30 juin 2016

Apocalypse (Révélation de saint Jean le Divin)

Apocalypse (Révélation de saint Jean le Divin) est un livre du Nouveau Testament traitant principalement de sujets eschatologiques, tels que la fin du monde et de l'humanité, le règne de l'Antéchrist sur la Terre, le second avènement du Christ, sa victoire sur l'Antéchrist, et le jugement dernier. Ce contenu eschatologique fit de l'Apocalypse l'un des livres les plus populaires auprès des vieux‑croyants russes. Le commentaire de l'Apocalypse, probablement écrit à la fin du VIe siècle par le chrétien d'Orient André, théologien et archevêque de Césarée de Cappadoce, fut le texte le plus lu parmi les vieux‑croyants. Des versions commentées par d'autres théologiens, venant compléter celle d'André de Césarée, circulèrent également. Ces manuscrits annotés étaient bien souvent illustrés de miniatures en couleur. Le document présenté ici, datant du XVIIIe siècle et provenant des collections de l'Institut d'histoire de la division sibérienne de l'Académie des sciences de Russie (II SO RAN) à Novossibirsk (Russie), en est un magnifique exemple. Il fut acquis lors de l'expédition archéographique dans l'oblast de Tomsk organisée par l'Institut en 1972 et numérisé au début des années 2000 dans le cadre du projet Rencontre de frontières, fruit du partenariat entre la Bibliothèque du Congrès et plusieurs institutions de la Fédération de Russie, des États‑Unis et d'Allemagne.

La question d'Andorre : déclarations adressées par le Plus Illustre Conseil général des vallées d'Andorre à son Excellence l'évêque d'Urgel et Très Saint-Père

Sous le pariatge, ou traité de pariage de 1278, la principauté d'Andorre fut placée sous la suzeraineté conjointe de l'évêque espagnol d'Urgel et du comte français de Foix (dont les droits furent par la suite transférés à l'État français, puis au gouvernement français et enfin au président de la France). La cuestión de Andorra (La question d'Andorre) dans le titre de cet ouvrage fait référence à la lutte pour la souveraineté de la fin du XIXe siècle entre le Consell general (Conseil général des vallées, assemblée élue d'Andorre) et les deux coprinces d'Andorre, à savoir l'évêque Salvador Casañas i Pagés et le gouvernement français. La révolution populaire de 1881, menée entre décembre 1880 et juin 1881, déclencha des affrontements violents entre les deux coprinces et opposa leurs partisans. D'une part, le gouvernement français se montrait plus intéressé par ses droits sur Andorre et acceptait de travailler à l'amélioration de la communication si Andorre appartenait administrativement à la France, d'autre part, l'évêché d'Urgel souhaitait conserver ses droits sur la coprincipauté. La majorité des Andorrans refusaient de devenir sujets de l'un des coprinces, perdant ainsi leur indépendance en tant que nation, et désiraient participer à la vie politique du pays. Ce livre est une transcription des lettres envoyées le 18 octobre 1894, par le Consell General à l'évêque d'Urgel Salvador Casañas i Pagés et au pape Léon XIII. En publiant les lettres, le Consell General cherchait à exposer clairement à l'opinion publique sa position officielle quant à sa confrontation avec l'évêque Salvador Casañas i Pagés.

Concession pour la production d'énergie hydroélectrique et la construction de routes dans les vallées d'Andorre

Ce document, publié en 1930 à Tàrrega, en Catalogne, est l'édition imprimée du contrat signé en 1929 entre le Consell General (Conseil général des vallées), assemblée élue de la principauté d'Andorre, et la société Forces Hidroelèctriques d'Andorra, Societat Anònima (F.H.A.S.A., compagnie d'énergie hydroélectrique d'Andorre). Au début du XXe siècle, de nombreuses entreprises ont manifesté leur intérêt pour l'exploitation des centrales hydroélectriques en Andorre. L'électricité était utilisée dans le pays depuis le XIXe siècle, mais cette ressource restait encore très faible. En 1929, le Consell general accorda une concession pour le développement et l'exploitation du potentiel hydroélectrique de la principauté à Andreu Boussac et Llorenç Gómez, agissant au titre de représentants d'un groupe franco-espagnol constituant le F.H.A.S.A. Malgré la vente de la majorité de l'énergie produite aux pays voisins que sont l'Espagne et la France, Andorre réalisa par la même occasion de nombreuses améliorations pour son propre territoire. La disponibilité accrue de l'électricité et les revenus engendrés entraînèrent la modernisation du pays, caractérisée par des développements tels la construction de routes, une meilleure offre d'énergie à faible coût dans les foyers et les entreprises, l'augmentation de l'embauche de main-d'œuvre (essentiellement des indépendants) et le financement d'un corps policier andorran.

La coutume d'Andorre

Jean-Auguste Brutails (1859‒1926) fut membre de la Haute Cour d'Andorre à Perpignan (France). À ce titre, il était tenu par le gouvernement français de se consacrer à l'étude approfondie des lois et coutumes d'Andorre. Il s'appuya sur les recherches qu'il a menées et sur son travail de juriste pour rédiger La coutume d'Andorre, compilation de traditions et de droit coutumier, publiée à Paris en 1904. L'ouvrage est composé de deux parties. La première partie est une compilation de documents publics et privés que Brutails recueillit dans le cadre de ses recherches. Ces documents sont essentiellement en français et en catalan. Ils remontent aux XVIIIe et XIXe siècles, mais ils comprennent également le décret de 1305 en latin, établi par le comte de Foix, qui accordait certains privilèges aux Andorrans. L'analyse et la lecture de cette documentation permirent à Brutails de composer la deuxième partie du livre dans laquelle il aborde la géographie, l'économie, la démographie et les aspects sociologiques, historiques et administratifs d'Andorre, ainsi que ses coutumes, ses institutions civiles, y compris son organisation et ses procédures judiciaires.

La principauté d'Andorre et sa constitution politique

Francisco Pallerola y Gabriel fut juriste de La Seu d'Urgell (ou Seo de Urgel), ville des Pyrénées espagnoles où siège l'évêque d'Urgel, un des coprinces d'Andorre. Pallerola y Gabriel occupa le poste de magistrat épiscopal en Andorre pendant plus de 30 ans. Pendant ce temps, il recueillit une grande quantité de renseignements sur la principauté, soulignant l'importance du droit public andorran. El Principado de Andorra y su constitución política (La principauté d'Andorre et sa constitution politique) est une œuvre de Pallerola y Gabriel qui distille ses connaissances sur la principauté. L'ouvrage est composé de trois parties. La première résume l'histoire d'Andorre, dans le but de la contextualiser et de clarifier les parties ultérieures du document pour le lecteur. La deuxième partie aborde les institutions andorranes, en s'appuyant sur des œuvres importantes telles que Manual Digest d'Antoni Fiter i Rossell, publiée en 1748, et Politar Andorrà, d'Antoni Puig, publiée en 1764. La troisième et dernière partie est un résumé de l'histoire du droit privé andorran. Le livre comporte un index et des illustrations de lieux et de personnages importants d'Andorre, ainsi qu'une carte de la principauté.

La justice en Andorre. Lecture sur la place publique d'un arrêt de condamnation aux travaux forcés à perpétuité

Au XIXe siècle, avant la généralisation des photographies dans les journaux et les magazines, la presse française utilisait des gravures sur bois pour illustrer ses publications. Cette technique, dite d'impression au bloc de bois, s'effectue en sculptant une image sur un morceau de bois, généralement du buis, et en appliquant l'encre contre le motif en relief de la pièce pour graver l'image sur une surface. Cette gravure fut publiée à l'origine le 16 mai 1896, dans le magazine parisien L'Illustration. Selon la légende, elle montre une peine d'emprisonnement à vie avec travaux forcés déclarée sur une place de la ville d'Andorre. La gravure s'inspire d'une photographie originale représentant une condamnation à mort annoncée à Manuel Bacó le 28 février 1886. La condamnation fut commuée par la suite aux travaux forcés à vie. La scène se déroule sur la Plaça Guillemó (place Guillemo) à Andorre-la-Vieille, capitale et ville principale de la principauté d'Andorre. Les points forts de l'illustration sont la vivacité des visages des personnes présentes dans l'image, ainsi que la précision du dessin de la façade de la Casa Guillemó. L'auteur de l'illustration est l'écrivain et illustrateur napolitain Gennaro d'Amato (1857‒1947). Ses autres publications furent destinées entre autres à des magazines illustrés respectés tels que L'Illustration et la publication britannique intitulée Illustrated London News.