Bible hébraïque

Ce manuscrit de la Bible hébraïque est constitué de 340 feuillets grand format en parchemin d'excellente qualité, rédigés sur trois colonnes. Ils sont présentés en beaux caractères carrés séfarades pour le texte biblique, avec des notes dans les marges et entre les colonnes (petite massore), et dans les marges supérieure et inférieure (grande massore), sur trois et quatre lignes respectivement. La ponctuation du texte est celle de l'hébreu tibérien, très similaire à celle des meilleurs codex orientaux, exemplaires de cette tradition. Les parashiyyot (au singulier, parasha, péricope annuelle) sont indiquées dans la marge par l'abréviation parash ou la lettre peh (l'une et l'autre ornées). L'ordre des livres de la Bible coïncide avec celui prescrit dans le Talmud de Babylone. Dans la plupart des cas, la grande massore est ornementale, en particulier dans les marges extérieures des premiers livres du Pentateuque, et forme des dessins miniatures représentant des plantes et des motifs géométriques, évoquant par endroits un grand candélabre. Cette caractéristique du manuscrit a suscité des doutes relatifs à son lieu d'origine, car les dessins miniatures en forme de candélabre sont plus fréquents dans les bibles catalanes de la seconde moitié du XIVe siècle. Il semble cependant certain que cette bible ne peut pas être liée à l'école catalane du XIVe siècle. Elle est datée du XIIIe siècle et le style du candélabre de ce manuscrit est différent de celui des bibles catalanes. Le manuscrit reproduit une note concernant une preuve d'achat qui, jusqu'à une période récente, était assimilée au colophon. Elle indique que la bible fut acquise par les frères Isaac et Abraham ben Maimón, à Tolède, en 1280. L'origine tolédane du manuscrit semble plausible, compte tenu des sédarim (au singulier, séder, péricope triennal), caractéristiques des bibles du royaume de Tolède. Cependant, il n'existe pas de dessins miniatures en forme de candélabre dans d'autres manuscrits tolédans connus. À la fin du Pentateuque, des Premiers prophètes, des Prophètes seconds et des Chroniques, figurent des notes massorétiques complètes indiquant le nombre total de versets et de péricopes, ainsi que le verset, le mot et la lettre médiale pour chaque livre du Pentateuque, outre d'autres listes contenant des informations relatives au texte. Le rappel du nombre de versets, qui apparaît à la fin de chaque livre de la Bible, est généralement présenté sous la forme d'une vignette ornée (découpée dans certains cas). Le manuscrit faisait partie de la collection possédée, utilisée et annotée par le converti Alfonso de Zamora (1474–1544 env.), professeur d'hébreu à Salamanque et à Alcalá de Henares. Ceci se voit dans la manière caractéristique de numéroter les chapitres ou de nommer les livres de la Bible, par exemple. Le manuscrit a été amplement utilisé pour la composition du texte hébreu de la Bible polyglotte Complutense de 1514. Il est muni d'un lien en étoffe Complutense (d'Alcalá de Henares) datant du XVIe siècle et porte les armoiries dorées de l'université Complutense de Madrid.

Principia

Philosophiae naturalis principia mathematica (Principes mathématiques de la philosophie naturelle) est le chef d'œuvre de sir Isaac Newton. La publication de ce traité constitua un tournant majeur de l'histoire de la science, considéré par nombre d'observateurs comme l'une des plus importantes œuvres scientifiques jamais éditées. Newton (1642–1727) fut professeur de mathématiques au Trinity College, à Cambridge, où il écrivit son ouvrage. Le livre présente les bases de la physique et de l'astronomie, formulées dans le langage de la géométrie pure. Il s'appuie sur un raisonnement déductif selon lequel, à partir de propositions très générales, sont démontrées des propriétés mécaniques sous la forme de théorèmes. L'ouvrage pose les fondations de l'hydrostatique, de l'hydrodynamique et de l'acoustique, et systématise une méthode pour l'étude de la nature par des moyens mathématiques. Écrit en latin, le livre vise un public d'experts en mathématiques et en mécanique, d'astronomes, de philosophes et de diplômés de l'université. Connue sous son intitulé abrégé Principia, l'œuvre contient trois livres, précédés d'un chapitre préliminaire de définitions et d'un autre abordant des axiomes ou les lois du mouvement. Les « définitions », huit au total, spécifient le vocabulaire utilisé tout au long du texte et présentent le concept d'espace et de temps absolus. Le premier livre, « Axiomes et lois du mouvement » est de loin la partie la plus connue de l'ouvrage. La première loi de Newton établit qu'un objet persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme, à moins que quelque force n'agisse sur lui. L'état d'inertie devient donc la première loi ou axiome. L'énoncé de la deuxième loi indique que la force nette qui s'exerce sur un objet est proportionnelle à la force de son mouvement linéaire dans un cadre de référence inertiel. La troisième loi souligne que toutes les forces s'exerçant entre deux objets sont d'intensité égale et dans des directions contraires. C'est sur cette troisième loi qu'est basée la dynamique gravitationnelle sous la forme d'un système d'attraction réciproque. Le deuxième livre examine le mouvement des corps en relation avec la résistance et la vitesse. Dans cette partie centrale de l'ouvrage, le premier chapitre concerne le mouvement des objets dans le vide, c'est-à-dire le mouvement d'objets ne rencontrant aucune résistance. Le troisième livre, « Le système du monde », décrit l'application des principes astronomiques élaborés précédemment. Newton explore la dérivation des lois de la gravité, les conséquences pour les orbites planétaires, la Lune et les équinoxes dans leur relation avec la théorie de la gravitation, ainsi que l'étude des comètes. Son traité se termine par le texte de la « scholie générale », adjoint à partir de la deuxième édition. Newton y suppose une explication rationnelle concernant l'existence d'un être supérieur et exprime sa célèbre affirmation « Je n'avance pas d'hypothèses » à propos de sa méthodologie. Le traité Principia parut en trois éditions du vivant de Newton. La première édition fut publiée en 1687, tirée à 300–400 exemplaires. Elle fut suivie de l'édition de 1713, révisée, modifiée et augmentée par l'auteur. La troisième édition de 1726 fut révisée par Newton et publiée par Henry Pemberton. La traduction en anglais d'Andrew Motte ne fut imprimée qu'en 1729 (après le décès de Newton). L'édition française parut en 1756, traduite par la marquise de Châtelet, avec des ajouts du mathématicien Alexis-Claude Clairaut et un avant-propos de Voltaire.

Louanges de la Sainte Croix

Propriété de l'université Complutense, le codex De Laudibus Sanctae Crucis (Louanges de la Sainte Croix) est la copie la plus ancienne et la mieux préservée d'Espagne d'une œuvre célèbre et vénérée à son époque, publiée en 815 par Louis le Pieux (778–840). Son auteur, le moine bénédictin Raban Maur (784–856 env.), abbé du monastère de Fulda et évêque de Mayence, fut un disciple d'Alcuin d'York. Outre ses travaux théologiques et scientifiques, et son œuvre poétique, Raban fut conseiller de Louis le Pieux et de ses successeurs Lothaire Ier (795–855) et Louis le Germanique (804–876). L'ouvrage est divisé en deux livres. Le premier comporte 28 poèmes graphiques relatifs au culte de la Sainte Croix, assortis d'explications sur la page opposée. Le deuxième livre est une annexe contenant des explications sur le premier livre. Le manuscrit forme sans doute l'une des collections les plus importantes et les plus célèbres de carmina figurata (poèmes visuels) de son époque, et l'un des sommets poétiques et artistiques de la culture carolingienne. Il définit le thème de la dévotion à la Croix, caractéristique de l'art carolingien à partir de 850. Il s'agit du codex le plus ancien de la bibliothèque Complutense, appartenant au premier ensemble d'œuvres que le cardinal Cisneros remit à l'université Complutense d'origine. Comme l'ont démontré séparément les érudits Elisa Ruiz et Manuel Sánchez Mariana, le codex fut précédemment la propriété de la reine Isabelle, puis vendu après sa mort au cardinal Cisneros par Ferdinand le Catholique. Rédigé sur parchemin, le manuscrit n'est pas daté et ne contient aucune indication du copiste, du scriptorium où il a été créé ou de ses propriétaires antérieurs. Néanmoins, grâce à des preuves paléographiques et documentaires, il a été possible de remonter jusqu'à Salzbourg (aujourd'hui en Autriche) et de dater le codex de la première moitié du IXe siècle environ. Les poèmes et les commentaires sont écrits en minuscules carolines. Les textes superposés aux illustrations et leurs transcriptions correspondantes dans les pages de commentaires sont en majuscules. Le symbole de la croix est présenté comme le fil conducteur de l'ouvrage et, à quelques très rares exceptions, il constitue l'élément principal des illustrations. Symbole humain parmi les plus anciens et les plus complexes, la croix remonte à l'interprétation païenne de l'intersection entre les énergies et les plans, ou entre des entités opposées, comme par exemple le ciel et la terre, ou le temps et l'espace. À cela s'ajoute le poids symbolique considérable que le christianisme a conféré à la croix au fil des siècles. Bien que la Croix constitue l'élément de base de la plupart des illustrations du manuscrit, sont également présentes certaines représentations figuratives du thème du poème, notamment celle de Raban Maur vénérant la Croix.

Chronique du roi saint Ferdinand III

Coronica del sancto rey don Fernando tercero deste nombre que gano a Seuilla y a Cordoua y a Iaen y a toda el Andaluzia, cuyo cuerpo esta en la santa iglesia de Seuilla (Chronique du roi saint Ferdinand III, qui conquit Séville, Cordoue, Jaén et la totalité de l'Andalousie, et dont la dépouille repose dans la sainte église de Séville) fut imprimé à Séville, en 1516, par Jacobo Cromberger. L'ouvrage fut très populaire dès sa publication. Seuls deux exemplaires existent aujourd'hui : celui présenté ici, parfaitement préservé, qui appartient à la bibliothèque de l'université Complutense, et le deuxième, dépourvu de frontispice, qui appartient à la Société hispanique de New York. Le livre adopte de manière formelle le style désuet caractéristique de l'impression espagnole du début du XVIe siècle. Cependant, sa typographie est l'une des plus parfaites produites en Espagne à cette époque. La première page contient, juste au-dessus du titre, une impression xylographique (gravure sur bois) de saint Ferdinand III, roi de Castille–et–León, sur son trône. Face à lui, se tiennent deux chevaliers et deux ecclésiastiques, dont l'un présente le livre à l'un des chevaliers. Le livre est illustré d'impressions xylographiques qu'il est possible de situer à mi-chemin entre les iconographies du Moyen Âge et celles de la Renaissance. Seules sept des impressions, sur 27 au total, sont des originaux. Les autres sont des illustrations provenant d'œuvres antérieures, principalement des romans de chevalerie. L'auteur n'est pas mentionné sur la page de garde, ce qui incita des érudits à mener de nombreuses recherches aux XVIIIe et XIXe siècles. Néanmoins, et conformément à la mention figurant à la fin du chapitre 28, il est notoire que l'ouvrage est une traduction légèrement modifiée de De rebus Hispaniae réalisée par l'archevêque de Tolède, Rodrigo Jiménez de Rada (1170–1247). Les derniers chapitres ont été écrits sous le parrainage, sinon l'intervention directe, du roi Alphonse X et de son fils Sanche IV. À cette époque, la partie intitulée Seguimiento del Toledano (Suite du Tolédan) fut ajoutée, ainsi que cinq chapitres initiaux, avec un résumé des règnes d'Alphonse VIII et d'Henri Ier. Une fois le récit achevé et traduit, l'ensemble de l'ouvrage constitua une partie de Primera Crónica General de España (Première chronique générale d'Espagne), d'où fut tirée ultérieurement l'œuvre présentée ici, avant de recevoir son propre titre. Ces chroniques furent imprimées à de nombreux exemplaires, dont l'un, quasiment révéré comme une relique dans la cathédrale de Séville, mais aujourd'hui disparu, fut restauré par le compilateur Diego López de Cartagena. Ce dernier prépara l'édition en extrayant la partie finale du texte qui avait été insérée par l'adaptateur. Il décala également le chapitre consacré aux funérailles du roi Henri Ier, qui, pour des raisons chronologiques, apparaissait après les premiers jours du règne de saint Ferdinand. L'exemplaire de l'université Complutense fut précédemment la propriété de l'historien Rafael Floranes (1743–1801), originaire de Santander. Au XIXe siècle, l'ouvrage fit son entrée dans la bibliothèque de Fernando Fernández de Velasco, avant que le Dr Francisco Guerra, dernier possesseur avant l'université Complutense, l'obtienne auprès de l'un de ses héritiers.

Vue aérienne de la ville de Little Rock, capitale de l'Arkansas, 1871

Cette carte panoramique montre la ville de Little Rock (Arkansas) telle qu'elle était en 1871. Little Rock, capitale de l'Arkansas, fut officiellement répertoriée en 1831. L'endroit reçut cette appellation de l'explorateur français Jean-Baptiste Bénard de la Harpe (1683–1765) au XVIIIe siècle à cause d'une formation rocheuse près de la rivière Arkansas. Sur ce document, les rues ont un tracé bien ordonné depuis la rive. De nombreux vaisseaux voguent sur la rivière ou sont amarrés le long de cette rive. Le nom de certains d'entre eux est lisible, comme celui du bateau à vapeur Arkansas Belle. Au premier plan,.plusieurs trains cheminent sur les voies longeant la rivière. Dans la partie inférieure de la carte, la population est indiquée pour l'année 1860 (soit environ 3 200 habitants) et pour 1871 (15 600 habitants), témoignant de la croissance exponentielle de la ville en dix ans. Une légende au bas de la carte indique les lieux dignes d'intérêt : le siège de la législature de l'État, l'hôtel de ville, l'arsenal d'État, un pénitencier,les écoles (dont le Saint John's College, à la brève carrière), un asile pour aveugles, un couvent catholique, un cimetière et le dépôt ferroviaire. L'index du cartouche en bas à droite répertorie les nombreux lieux de culte, notamment des congrégations presbytérienne, baptiste et d'autres branches importantes du protestantisme, une église catholique et une synagogue. À la base de la carte, plusieurs structures sont représentées plus en détail : le siège de la législature de l'État, le Saint John's College, une école publique et l'asile pour aveugles. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, elles révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.

Vue aérienne de la ville d'Atlanta, capitale de l'État de Géorgie, 1871

Cette carte panoramique montre la ville d'Atlanta (Géorgie) telle qu'elle était en 1871. Celle‑ci naquit au confluent des rivières Chattahoochee et Peachtree Creek, puis devint une installation ferroviaire située à l'intersection des lignes Western & Atlantic Railroad et Georgia Railroad. Atlanta acquit le statut de capitale de la Géorgie en 1868. Ce document, offrant un panorama de la ville orienté nord‑est, montre bien l'importance du chemin de fer dans la région. Le dépôt ferroviaire (appelé Union Depot), est visible vers le centre de l'image. Des trains cheminent le long des rails traversant l'agglomération. Des rues, des habitations et des bâtiments industriels se déploient depuis ce dépôt jusqu'aux collines avoisinantes. Une légende au bas de la carte indique les lieux dignes d'intérêt, notamment le siège de la législature de l'État, l'hôtel de ville, le palais du gouverneur, les écoles et les facultés, les lieux de culte, une caserne, l'usine à gaz, le centre de fret et diverses installations industrielles (des fonderies, des fabriques, une ferronnerie et une brasserie). La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, elles cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.

Belleville, dans le comté de Saint Clair (Illinois), 1867

Cette carte panoramique montre Belleville (Illinois) telle qu'elle était en 1867. Le nom de cette ville est d'origine française. Elle fut fondée en 1814 et officiellement répertoriée comme ville en 1850. Une légende au bas de la carte indique les lieux dignes d'intérêt, notamment le jardin public, le palais de justice, le dépôt ferroviaire, les mines de charbon, les écoles,et les églises des congrégations protestante allemande, presbytérienne, baptiste, méthodiste, méthodiste allemande et catholique. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces elles révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.

Cairo (Illinois), 1867

Cette carte panoramique montre la ville de Cairo (Illinois) telle qu'elle était en 1867. Celle‑ci était située à l'extrémité sud de l'État de l'Illinois, au confluent de la rivière Ohio et du fleuve Mississippi, avant que ce dernier continue sa course dans l'État éponyme, une fois le Missouri traversé. Sur cette carte, la colonie est installée sur l'espace en forme de péninsule situé entre ces deux cours d'eau, l'Ohio apparaissant au premier plan et le Mississippi à l'arrière‑plan. L'État du Missouri, quant à lui, est visible au‑delà de la rive du Mississippi. De nombreux bateaux à vapeur voguent sur les deux cours d'eau, attestant de l'importance de cette zone en matière de navigation. Pendant la guerre de Sécession, Cairo fut un port stratégique pour l'armée de l'Union. Des bateaux à vapeur sont amarrés le long de de la rivière Ohio, à proximité du dépôt ferroviaire de l'Illinois Central Railroad. Un train, sur la droite, se dirige vers ce dépôt. Une légende au bas de la carte indique divers lieux dignes d'intérêt, notamment le palais de justice, les écoles, l'usine à gaz, les églises (épiscopale, catholique, méthodiste et presbytérienne), un couvent, le poste de douane, les magasins de l'armée et l'hôtel Saint Charles. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, elles révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.

Vue aérienne de la ville de Champaign depuis le sud‑ouest. Comté de Champaign (Illinois),1869

Cette carte panoramique montre la ville de Champaign (Illinois) telle qu'elle était en 1869. L'angle de vue, pris depuis le sud‑ouest, révèle une zone d'activité ferroviaire, à savoir une plateforme de voies traversant la ville et sa périphérie. De nombreux trains voyagent sur les lignes se croisant. Celles‑ci portent les noms de : Illinois Central Railroad, Champaign & Monticello Railroad, et Indianapolis, Bloomington & Western Railroad. La légende au bas de la carte indique divers lieux dignes d'intérêt, dont plusieurs écoles, les églises (baptiste, congrégationaliste, presbytérienne, « chrétienne », catholique, et deux méthodistes), le parc municipal, l'usine à gaz et deux dépôts ferroviaire. Deux vignettes, dans la partie inférieure, présentent chacune un édifice plus en détail : l'école publique et l'université industrielle de l'État de l'Illinois La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, elles révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.

Vue panoramique de la ville d'Halifax (Nouvelle‑Écosse), 1879

Cette carte panoramique montre Halifax, capitale de la province de Nouvelle‑Écosse (Canada), telle qu'elle était en 1879. Le port d'Halifax (sur l'océan Atlantique) est visible au premier plan. De nombreux vaisseaux de tous types, aussi bien des bateaux à voile qu'à vapeur, se dirigent vers différentes directions. Un bras de mer, appelé le bras nord‑ouest, apparaît à l'extrémité de la ville, bordé de petites collines à l'arrière‑plan. La ville est dense aux abords du port et de nombreuses petites jetées, le long desquelles un grand nombre de navires sont amarrés, s'avancent dans la mer. Au bas de la carte, une légende très complète indique plus de 100 sites de la ville dignes d'intérêt, notamment les hôtels, les écoles et les facultés, les églises, les bâtiments gouvernementaux et les industries. Divers autres services présents en ville sont répertoriés, comme le bureau de poste, le commissariat de police, l'hôpital, l'établissement pénitentiaire, les cimetières, l'usine à gaz, la centrale hydraulique, l'horloge de la ville, les jardins publics et une patinoire. Vers le centre de l'image se dresse la forteresse imposante de la colline de la Citadelle, établie en 1749. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter des villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces cartes représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, elles révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est l'œuvre d'Albert Ruger (1829-1899), premier artiste panoramique américain à connaître le succès. Né en Prusse, Ruger immigra aux États-Unis et commença à travailler en tant que maçon. Alors qu'il servait au sein des Volontaires de l'Ohio pendant la guerre de Sécession, il dessina des panoramas des camps de l'Union. Après la guerre, Ruger s'installa à Battle Creek, dans l'état du Michigan, où il entama sa carrière de dessinateur de cartes panoramiques en faisant des esquisses des villes du Michigan. À la fin des années 1860, Ruger créa un partenariat avec J.J. Stoner de Madison (Wisconsin) et ensemble, ils publièrent de nombreux panoramas de villes.