L'État du New Hampshire. Carte dressée principalement à partir de levés réels

Cette carte du New Hampshire fut réalisée en 1794 par Samuel Lewis (1753 ou 1754–1822), dessinateur et graveur de Philadelphie. Elle était destinée à l'Atlas général pour l'édition Carey de la Nouvelle géographie universelle de Guthrie, publié à Philadelphie en 1795. Elle présente cinq comtés du New Hampshire, Cheshire, Grafton, Hillsborough, Rockingham et Stratford, avec leurs frontières, leurs villes et villages principaux, leurs routes et voies navigables, leurs montagnes et leurs îles. La plus grande partie de la région nord de la carte est vide, avec la mention, sur l'extrémité supérieure, « Portage indien » (portage de canoë). Lewis identifie les montagnes Blanches comme les collines Blanches, qu'il décrit comme apparaissant « à de nombreuses lieues en mer comme des nuages blancs s'élevant juste au-dessus de l'horizon ». Dartmouth College, fondé en 1769, est indiqué à gauche sur la carte. James Smither, originaire de Philadelphie, grava la carte. Mathew Carey (1760–1839), immigrant irlandais, travailla comme éditeur à Philadelphie. Il était spécialisé dans les cartes, atlas et ouvrages de géographie. En 1795, il publia le premier atlas paru aux États-Unis, l'Atlas américain. Les premiers éditeurs américains, tels que Carey, qui n'étaient pas liés pas des accords internationaux sur les droits d'auteur, réutilisèrent des sources européennes pour imprimer un grand nombre d'atlas et de textes de géographie. Carey combina des cartes venues d'Europe, publiées initialement à Londres par William Guthrie en 1770, à des cartes mises à jour des États-Unis pour réaliser la Nouvelle géographie universelle de Guthrie. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Le Connecticut, d'après les meilleures autorités

Cette carte du Connecticut parut pour la première fois dans l'Atlas général pour l'édition Carey de la Nouvelle géographie universelle de Guthrie, publié à Philadelphie en 1795. Elle fut créée « d'après les meilleures autorités » et comporte des informations issues de la carte extrêmement détaillée de William Blodget, parue en 1791, première carte officielle de l'État. Amos Doolittle (1754–1832), graveur sur plaque de cuivre de New Haven, réalisa la carte à l'échelle de 12 kilomètres pour 2,4 centimètres (7,5 miles pour un pouce). Essentiellement autodidacte, Doolittle était à l'origine bijoutier et orfèvre. Il s'essaya à la gravure alors qu'il combattait à Lexington et à Concord pendant la guerre d'indépendance américaine. Il se spécialisa plus tard dans les cartes d'atlas et les illustrations de livres. La carte comporte une scène décorative, dans l'angle inférieur droit, avec le blason et la devise du Connecticut, Qui transtulit sustinet (Celui qui l'a planté le soutient). Mathew Carey (1760–1839), immigrant irlandais, travailla comme éditeur à Philadelphie. Il était spécialisé dans les cartes, atlas et ouvrages de géographie. En 1795, il publia le premier atlas paru aux États-Unis, l'Atlas américain. Les premiers éditeurs américains, tels que Carey, qui n'étaient pas liés pas des accords internationaux sur les droits d'auteur, réutilisèrent des sources européennes pour imprimer un grand nombre d'atlas et de textes de géographie. Carey combina des cartes venues d'Europe, publiées initialement à Londres par William Guthrie en 1770, à des cartes mises à jour des États-Unis pour réaliser la Nouvelle géographie universelle de Guthrie. Doolittle entretint de solides relations professionnelles avec Carey. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Cette carte de la péninsule située entre les baies du Delaware et de Chesapeake, avec les dites baies et rives adjacentes, est dressée à partir des études les plus précises

John Churchman (1753–1805), topographe et cartographe quaker de Nottingham, en Pennsylvanie, réalisa cette carte colorée à la main pour la Société américaine de philosophie, afin d'appuyer le projet de construction d'un canal entre les baies du Delaware et de Chesapeake. La zone cartographiée couvre la péninsule de Delmarva, la baie de Chesapeake et la baie du Delaware. Elle montre en détail les points de mouillage et les dangers de navigation le long des hauts–fonds et des bancs de sable des eaux de Chesapeake et du Delaware. Churchman indique les comtés, les villes et les villages, les routes, les industries, les rivières, les marécages, les transbordeurs et le phare du cap Henlopen. Cette carte est tirée d'une série de sept cartes publiées séparément et réalisées en Amérique pendant la guerre d'indépendance américaine. Aucune date d'identification ou de nom de lieu n'apparaît sur la carte, qui parut en 1778 environ. Le nom « New Jersey occidental », qui apparaît dans l'angle supérieur droit, désigne une séparation provinciale du New Jersey qui ne fut abolie qu'en 1790. Le 30 juin 1779, Churchman signa un accord avec le graveur Daniel Few, ou Tew, qui fut chargé de préparer la plaque de cuivre pour la carte. Churchman présenta alors la carte à la Société américaine de philosophie, le 23 juillet 1779. Un comité de la Société examina la carte et recommanda de la publier. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

La Géorgie, d'après les dernières autorités

Cette carte de Géorgie parut pour la première fois dans l'Atlas général pour l'édition Carey de la Nouvelle géographie universelle de Guthrie, publié à Philadelphie en 1795. Elle montre l'État de Géorgie s'étendant jusqu'aux États actuels de l'Alabama et du Mississippi. La carte s'étend du Mississippi à l'ouest, à certaines parties de la Floride au sud, à la Caroline du Sud au nord-est et au « gouvernement du Tennessee » au nord. Elle indique l'emplacement des tribus amérindiennes, notamment les Chactas, les Cherokees, les Creeks, les Natchez et les Séminoles. La carte est la première à identifier les comtés de Géorgie. Le comté de Tallahassee, représenté à la frontière de la Floride, n'a jamais réellement existé en tant qu'entité officielle, seulement en tant que nom amérindien. Mathew Carey (1760–1839), immigrant irlandais, travailla comme éditeur à Philadelphie. Il était spécialisé dans les cartes, atlas et ouvrages de géographie. En 1795, il publia le premier atlas paru aux États-Unis, l'Atlas américain. Les premiers éditeurs américains, tels que Carey, qui n'étaient pas liés pas des accords internationaux sur les droits d'auteur, réutilisèrent des sources européennes pour imprimer un grand nombre d'atlas et de textes de géographie. Carey combina des cartes venues d'Europe, publiées initialement à Londres par William Guthrie en 1770, à des cartes mises à jour des États-Unis pour réaliser la Nouvelle géographie universelle de Guthrie. La carte fut gravée par William Barker (actif de 1795 à 1803), qui fut principalement graveur de cartes, spécialisé dans les lettres capitales. Il réalisa de nombreuses cartes pour l'atlas de Carey de 1795. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Une carte du Kentucky dressée à partir de levés réels

Le Kentucky intégra l'Union le 1er juin 1792 et devint le 15ème État des États-Unis. En 1793, Elihu Barker réalisa la carte la plus précise du Kentucky jusqu'à cette date, Une carte du Kentucky dressée à partir de levés réels. La carte inclut le Kentucky ainsi que le « territoire frontalier du nord-ouest », la Virginie et le « gouvernement du Tennessee ». Elle montre les montagnes du Kentucky oriental et celles situées entre la rivière Cumberland et le fleuve Tennessee, dans le Kentucky occidental, et indique les entrepôts de sel le long de l'État ainsi que ses pistes, ses villes et ses villages principaux. Les villes indiquées sur la carte sont notamment Washington, Charleston, Lexington, Versailles, Louisville et Stanford. La carte divise le Kentucky en neuf comtés, mais n'indique pas précisément leurs frontières. Barker ajoute des remarques descriptives utiles telles que « hautes terres fertiles où l'on répertorie quantités de pierres surchargées en effluves sulfureuses » et « terre nue stérile ». Barker grava la carte pour Mathew Carey (1760–1839), immigrant irlandais qui publia en 1795 le premier atlas paru aux États-Unis, l'Atlas américain. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

L'État du New Jersey, carte dressée à partir des informations les plus authentiques

Cette carte du New Jersey parut dans l'Atlas général pour l'édition Carey de la Nouvelle géographie universelle de Guthrie, publié à Philadelphie en 1795. S'étendant du fleuve Delaware à l'océan Atlantique, elle présente les villes, les routes et les comtés principaux de l'État, ainsi que les États frontaliers de New York, de Pennsylvanie et du Delaware. Le plan indique également les comtés suivants : Bergen, Burlington, Cape May, Cumberland, Essex, Gloucester, Hunterdon, Middlesex, Monmouth, Morris, Salem, Somerset et Sussex. La carte fut gravée en 1795 par William Barker (actif de 1795 à 1803). Samuel Lewis (1753 ou 1754–1822), dessinateur à Philadelphie, traça la « ligne de démarcation entre le Jersey oriental et le Jersey occidental ». Trenton, indiquée sur la carte sur le fleuve Delaware, au nord-est de Philadelphie, devint la capitale de tout l'État du New Jersey en 1790. Mathew Carey (1760–1839), immigrant irlandais, travailla comme éditeur à Philadelphie. Il était spécialisé dans les cartes, atlas et ouvrages de géographie. En 1795, il publia le premier atlas paru aux États-Unis, l'Atlas américain. Les premiers éditeurs américains, tels que Carey, qui n'étaient pas liés pas des accords internationaux sur les droits d'auteur, réutilisèrent des sources européennes pour imprimer un grand nombre d'atlas et de textes de géographie. Carey combina des cartes venues d'Europe, publiées initialement à Londres par William Guthrie en 1770, à des cartes mises à jour des États-Unis pour réaliser la Nouvelle géographie universelle de Guthrie. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Campagne de 1776

Cette carte de 1780 environ présente les affrontements de New York et du New Jersey, en 1776, première année complète de la guerre d'indépendance américaine. Le cartouche en haut à gauche montre la campagne dans Philadelphie et ses alentours, l'année suivante. La carte principale révèle le site des débarquements britanniques sur Staten Island, en préparation de la campagne de New York, ainsi que les mouvements de troupes et les sites de batailles sur Long Island, dans le comté de Westchester, et sur l'île de Manhattan. Elle montre également les villes et les routes dans le sud-est de l'État de New York et l'est du New Jersey. L'index, intitulé « Explication », décrit les principaux événements de la campagne et indique, par des lettres, les camps, les escarmouches et les batailles entre les forces britanniquo-hessoises et l'Armée continentale qui se déroulèrent entre le 22 août et le 20 novembre 1776. Les sites les plus remarquables sont notamment le point F, où la milice coloniale triompha en septembre 1776 sur Vanderwater's Height (aujourd'hui Morningside Heights, à Manhattan), ainsi que les points Q et R, qui marquèrent les victoires britanniques à Fort Washington, dans l'État de New York, le 16 novembre, et à Fort Lee, dans le New Jersey, le 18 novembre. Le cartouche de la campagne de Philadelphie montre des événements marquants qui eurent lieu entre le débarquement britannique sur la rivière Elk, le 15 août 1777, et la bataille de Germantown, le 4 octobre de la même année. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Une carte précise des Carolines du Nord et du Sud, avec leur frontière indienne

Cette carte colorée à la main des Carolines, datant de 1775, est connue sous le nom de « Carte de Mouzon ». Henry Mouzon (1741–1807 env.), cartographe et ingénieur civil à la paroisse de Saint-Stephen, fut chargé par le gouverneur lord Charles Greville Montague de réaliser l'étude topographique de la Caroline du Sud, en 1771. La carte de Mouzon est plus détaillée et plus précise que les cartes précédentes des Carolines. S'étendant de l'océan Atlantique jusqu'aux Appalaches, à l'ouest, cette carte repose sur celle de la Caroline du Sud établie par James Cook, en 1773, et sur celle de John Collet, de la Caroline du Nord, réalisée en 1770. Les inexactitudes de ces anciennes cartes furent corrigées grâce aux données provenant d'études topographiques plus récentes. La nouvelle carte ainsi établie représentait mieux l'expansion à l'ouest, en 1772, de la frontière entre les deux colonies. Pour la Caroline du Nord, elle incluait les comtés de Tryon et Pelham (appelé par la suite Sampson) et ajoutait des caractéristiques géographiques telles que « White Oak ou Tryon Mountains » et « Kings Mountain ». Pour la Caroline du Sud, elle indiqua des rivières et des villages amérindiens, à l'ouest de la frontière amérindienne cherokee. Le territoire représenté dans la partie sud-ouest de la carte est indiqué comme étant les terres des amérindiens creek et comme faisant partie de la Géorgie. La carte révèle également les forts, les paroisses, les sentiers amérindiens et les sondages sur la côte caroline. Les cartouches, en bas à droite, montrent « la rade de Port Royal » et « le banc de sable et la rade de Charlestown ». Des études récentes ont remis en cause l'attribution de la carte à Mouzon et ont suggéré qu'elle était probablement l'œuvre du cartographe britannique Louis Delarochette (1731‒1802), inspirée des cartes de Cook et de Collet. Publiée à Londres par Robert Sayer et John Bennett, la carte fut la source principale des connaissances sur la géographie des Carolines pour les forces américaines, britanniques et françaises durant la guerre d'indépendance américaine. La copie présentée ici, dont une partie du titre est tronquée, appartenait au général Rochambeau. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Esquisse de l'affrontement à Trenton, remise le 26 décembre 1776

Cette carte colorée à la main fut remise par le lieutenant Andreas Wiederholdt (1752–1805 env.), dans le cadre de son témoignage à la commission d'enquête hessoise sur la bataille de Trenton, qui se tint à Philadelphie en avril et mai 1778. La carte est une source précieuse d'informations sur la bataille qui se déroula le 26 décembre 1776. Le général George Washington, accompagné de l'armée continentale, remporta une victoire importante immédiatement après sa célèbre traversée du fleuve Delaware. Les Hessois furent une force auxiliaire allemande aux côtés des Britanniques durant la guerre d'indépendance américaine. L'officier hessois Wiederholdt appartenait au régiment de Knyphausen. Il s'enrôla tout d'abord comme soldat, puis il atteignit rapidement le grade de sergent-major avant de devenir officier. Après avoir montré beaucoup de dévouement à ses hommes, il fut promu capitaine, le plus haut grade qu'il ait atteint. Durant la guerre, Wiederholdt tint un journal qu'il appela Tagebuch. Ces mémoires personnels complétés de l'esquisse de la ville de Trenton et de sa campagne environnante constituent des informations importantes sur la planification qui précéda la bataille. Wiederholdt fut forcé de remettre son journal au tribunal et son esquisse de la bataille joua un rôle important dans l'enquête. Les trois régiments hessois étaient commandés par le colonel Johann Rall, à qui Wiederholdt rapporta, par erreur, que l'armée de Washington avait complètement encerclé Trenton. Rall succomba à ses blessures et près de 900 Hessois furent faits prisonniers. La carte, qui n'est pas à l'échelle, montre les itinéraires d'attaque de Washington ainsi que les positions des troupes américaines durant la bataille. La ville de Trenton est cartographiée au nord-est, avec le fleuve Delaware au sud de la ville. Dans plusieurs angles du plan figurent les voies environnantes qu'il était possible d'emprunter en cas de retraite. Wiederholdt inclut des représentations picturales des rivières, des transbordeurs et des routes menant à Trenton, ainsi que la végétation et le relief. Des notes sur différents points de repère et des références sont indiquées sur la carte. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.