Wyandotte, dans le Michigan, 1896

Cette carte panoramique montre Wyandotte (Michigan) telle qu'elle était en 1896. Cette dernière fut érigée sur une terre appartenant à l'origine à la tribu amérindienne Wyandot. Ce document présente la ville bâtie aux abords de la rivière Détroit, cours d'eau permettant le transit de nombreux bateaux à voiles et autres navires. L'index figurant au bas de la carte indique les lieux dignes d'intérêt, notamment les écoles, les églises, l'hôtel de ville, l'opéra et les usines. Ces écoles et ces églises, dont un établissement scolaire et une église catholiques allemands et trois églises luthériennes allemandes, attestent de la présence d'une large population d'immigrés de cette origine dans la ville. La rivière est bordée d'industries, notamment le chantier naval de Wyandotte, une fabrique de cerceaux et de douves, la brasserie et fabrique de glace Eureka, la brasserie Marx Brothers, un atelier de planage, un constructeur de navires en fer, une fabrique de tapis et de toges, une ferronnerie, un entrepôt de bois de construction et l'entreprise Michigan Alkali Company. Au bas de la carte, deux vignettes offrent une vue agrandie des deux usines de la Michigan Alkali Works, construites par l'industriel John Baptiste Ford (1811–1903). À l'extrémité de la ville, deux trains se croisent, l'un cheminant sur la ligne Michigan Central Railroad, l'autre sur la Lake Shore and Michigan Southern Railroad. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.

Vue aérienne de Middletown, dans le Connecticut, 1915

Cette carte panoramique montre Middletown (Connecticut), telle qu'elle était en 1915. Située le long du fleuve Connecticut, la ville s'appelait à l'origine Mattabeseck, nom amérindien de la région. C'était une ville portuaire possédant également de nombreuses industries. Des navires sont représentés voguant sur le fleuve à proximité de l'agglomération et de ses édifices (notamment des habitations, des églises, des boutiques, des usines et d'autres infrastructures) densément implantés depuis la rive. La ville s'étend jusqu'aux collines avoisinantes. Un train s'éloigne sur la ligne Air Line Railroad. Des vignettes placées au‑dessus et en dessous de la carte offrent un aperçu plus détaillé des différents lieux dignes d'intérêt. La frise supérieure est constituée des vues de la rue principale, des écoles, des banques, des boutiques, des édifices municipaux et de l'université Wesleyenne, fondée à Middletown en 1831. La frise inférieure se compose d'images de 13 usines et complexes industriels, fournisseurs, entre autres produits, de bois de construction, de lainage et de machines à écrire. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.

Carte des dominions britanniques et français en Amérique du Nord avec indication des routes, des distances, des frontières et de l'étendue des colonies

Cette carte de repérage de l'Amérique du Nord publiée en 1755 montre la souveraineté des Britanniques sur de vastes parties du continent au début de la guerre de la Conquête (1754–1763). Ce document est peut‑être la plus célèbre carte d'Amérique du Nord du XVIIIe siècle. Créée par John Mitchell, virginien d'origine qui se rendit à Londres vers l'âge de trente‑cinq ans, cette carte fut compilée à l'aide des informations fournies par les gouverneurs des colonies britanniques. Même si les territoires d'autres puissances européennes y apparaissent, elle fut réalisée dans le but de servir les intérêts britanniques. Les possessions françaises dans la vallée du Mississippi et dans celle de l'Ohio, selon les termes du traité d'Utrecht (1714) n'y sont pas représentées. Par contre, les territoires revendiqués par les Anglais, s'étendant de l'ouest des monts Allegheny jusqu'au fleuve Mississippi, sont mis en valeur. Non seulement cette carte est une véritable source de renseignements géographiques, mais elle peut également être considérée comme une représentation de la domination anglaise en Amérique du Nord. Elle fut ultérieurement utilisée pour établir les frontières des États‑Unis lors du traité de Paris de 1783. La mise en couleur fut réalisée à la main et les reliefs apparaissent sous forme de dessins. Une carte intitulée « Nouvelle carte de la baie d'Hudson et du Labrador d'après la dernière étude de ces côtes » apparaît dans un cartouche dans l'angle supérieur gauche. Abel Buell fut fortement influencé par ce document lorsqu'il créa sa Carte des États‑Unis d'Amérique du Nord (1784), première carte des États‑Unis indépendants à être publiée. En comparant le cartouche de sa carte à la façon dont les territoires revendiqués s'étendent depuis la côte atlantique sur celle-ci, cette inspiration ne fait aucun doute. Les États allant jusqu'au Mississippi sur la création de Buell de 1784 y furent délimités de manière similaire. La carte présentée ici indique les provinces, certains comtés, un grand nombre de bourgs et de villes, les colonies frontalières, les forts, les routes, les distances entre les principales agglomérations, les cours d'eau et les lacs, les portages, les chutes d'eau, les villages amérindiens et les territoires tribaux, les « comptoirs » anglais sur les terres amérindiennes, les gisements de minéraux, les premiers itinéraires d'exploration, quelques champs de bataille et les reliefs. Les zones de pêche de l'Atlantique Nord, des chenaux du fleuve Saint‑Laurent et des Grands Lacs sont également représentées.

Amérique du Nord et Antilles, nouvelle carte de l'Empire britannique et de ses limites selon le traité de paix définitif de 1763, représentés avec précision, et des dominions détenus par les Espagnols, les Français et autres États européens

Suite au traité de Paris de 1763 marquant officiellement la fin de la guerre de la Conquête, les principales puissances coloniales européennes se partagèrent l'Amérique du Nord. L'article VII de ce traité, mis en évidence dans l'angle inférieur droit de la carte, définit la frontière entre les territoires français et britanniques sur le continent par « une ligne longeant le centre du fleuve Mississippi ». Les frontières coloniales visibles sur ce document, d'après les termes du traité, représentent les possessions britanniques officiellement reconnues à l'est du fleuve Mississippi. Des cartes plus anciennes, comme la Carte des dominions britanniques et français en Amérique du Nord avec indication des routes, des distances, des frontières et de l'étendue des colonies (réalisée par John Mitchell en 1755), avait déjà entériné ces revendications territoriales, mais à l'époque celles‑ci étaient toujours contestées par la France et par l'Espagne. La mise en couleur fut réalisée à la main et les reliefs apparaissent sous forme de dessins. Ce document comprend des notes historiques intitulées « Extrait du traité de paix, des proclamations, etc., relatifs à l'Amérique et aux Antilles » et deux vignettes représentant des cartes du Canada : « Carte détaillée de Baffin et de la baie d'Hudson », dans l'angle supérieur gauche, et « Carte du pays situé entre Montréal, Albany et Oswego », dans l'angle inférieur gauche. Cette carte indique les frontières des provinces, les bourgs et les villes, les villages amérindiens et les territoires tribaux, les forts, quelques routes, les portages, les chutes d'eau et certaines industries. Les brisants et les hauts‑fonds à proximité de la côte, les routes de navigation et les dangers que les navires pouvaient rencontrer entre le golfe du Mexique et les Caraïbes y sont aussi signalés.

Elkins, en Virginie‑Occidentale, 1897

Cette carte panoramique montre Elkins (Virginie‑Occidentale) telle qu'elle était en 1897. La ville devint une plateforme ferroviaire dans les années 1880 sous l'égide de deux entrepreneurs et hommes politiques : Henry Gassaway Davis (1823–1916) et Stephen Benton Elkins (1841–1911), qui lui donna son nom. Les deux hommes furent sénateurs de Virginie‑Occidentale. Ce document représente la ville d'Elkins, située le long de la rivière Tygart's Valley enjambée par deux ponts, le premier réservé au chemin de fer (longeant Railroad Avenue) et le second aux personnes à pied ou utilisant un autre moyen de locomotion (dans la continuité de Davis Avenue). À l'extrémité de la ville, un train se déplace sur le réseau du West Virginia Central Railroad. Le chemin de fer permit l'avènement des industries en rapport avec l'exploitation de ressources naturelles comme le charbon et le bois destiné à la construction. L'index figurant au bas de la carte indique les lieux dignes d'intérêt, notamment la plateforme ferroviaire, les principales installations industrielles, les boutiques, les écoles, les églises (presbytérienne, baptiste, catholique, méthodiste, baptiste réservée aux gens de couleur, et des Frères unis en Jésus Christ) et l'opéra. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.

Province du New Jersey, divisée en parties est et ouest, communément appelées les Jersey

William Faden, éminent éditeur anglais spécialisé dans les cartes et les impressions, publia Province du New Jersey, divisée en parties est et ouest, communément appelées les Jersey en 1777. Cette carte est souvent considérée comme un document révolutionnaire à la fois pour sa description détaillée de la topographie du nord de l'État et pour sa ligne de démarcation entre le « Jersey est » et le « Jersey ouest », tracée en 1743. Sur cette carte mise en couleur à la main apparaissent un nombre extraordinaire de noms de villes et de bourgades réparties sur toute la colonie. Les frontières des comtés, les cours d'eau et les routes y sont indiqués, et les reliefs sont représentés par des hachures. Dans l'angle inférieur droit, un tableau « d'observations astronomiques » fournit la latitude et la longitude de cinq lieux : Philadelphie, Lewes (Delaware), le « fort de New York », le phare de Sandy Hook et Machacamach Fork, en prenant comme premier méridien celui de Londres ou celui de Philadelphie. Ce dernier est le méridien origine utilisé sur la carte. La comparaison des toponymes suggère que ce document publié par Faden inspira Abel Buell pour sa Carte des États‑Unis d'Amérique du Nord (1784), la première à paraître dans ce pays après son indépendance. Faden fit figurer cette carte dans son « Atlas de l'Amérique du Nord » de 1777. Elle indique les comtés, les bourgades et les villes, les maisons, les églises, les noms de certains habitants, les fabriques, les routes, les ponts, les ferrys, les chutes d'eau et la végétation. Les baies, les criques, les hauts‑fonds, les rochers et les chenaux se trouvant le long de la côte ainsi que les mouillages de la baie du Delaware y sont également spécifiés. Une note stipule : « Cette carte a été réalisée par Bernard Ratzer, lieutenant du 60e régiment, d'après le levé effectué en 1769 par ordre des membres de la commission chargée d'établir la ligne de démarcation entre les provinces de New York et du New Jersey, et d'après un autre levé important des territoires nord en possession du comte de Dunmore, pratiqué par Gerard Banker, l'ensemble des travaux ayant été réglementé et corroboré par des observations astronomiques ».

Fort Reno, dans le Territoire de l'Oklahoma, 1891

Cette carte panoramique montre Fort Reno (Territoire de l'Oklahoma) telle qu'il était en 1891. Initialement, Fort Reno était un camp de l'armée américaine établi en 1874 pendant les guerres amérindiennes et baptisé ainsi en l'honneur du major général Jesse L. Reno, mort en 1862 lors de la guerre de Sécession. Ce camp militaire resta entièrement opérationnel jusqu'à peu après l'obtention du statut d'État par l'Oklahoma en 1907. Ce document présente la disposition, bien ordonnée, des lieux. Un index au bas de la carte indique la fonction des bâtiments, parmi lesquels des casernes et le quartier des officiers, des entrepôts, des échoppes (dont une boulangerie, une boucherie et un atelier de maréchal‑ferrant), et des équipements de service comme des écuries, une blanchisserie, un bureau de poste, des latrines et deux hôpitaux. Au‑delà du camp, un train passe sur la voie ferrée « Chocktaw Railroad ». Un village de tipis est installé de l'autre côté de cette voie. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.

Les États‑Unis selon le traité de paix définitif signé à Paris le 3 septembre 1783

Le 9 août 1783, le cartographe originaire de Philadelphie William McMurray fit passer une annonce dans le journal local Pennsylvania Packet pour une carte intitulée Les États‑Unis selon le traité de paix définitif. McMurray sollicitait des fonds pour publier sa carte par le biais de cotisations. Quand il en aurait suffisamment récolté, McMurray prévoyait de faire graver et imprimer sa carte. Ces souscriptions coûtaient trois dollars et demi : un dollar et demi à la commande et les deux dollars restants payables à la livraison de la carte. Cependant, les commandes se firent attendre et la carte ne fut publiée qu'en décembre 1784. Il s'était déroulé près de neuf mois après la publication de la Nouvelle carte corrigée des États‑Unis d'Amérique du Nord d'Abel Buell, faisant de celle de McMurray la deuxième carte des États‑Unis à être publiée après la ratification du traité de Paris. Ce document précise les noms et les frontières des treize États d'origine selon le traité de 1783 et délimite également, à l'aide de lignes de couleur, les frontières de dix États supplémentaires, sans nom, au nord‑ouest de la rivière Ohio. Ceci était conforme à l'ordonnance de 1784, promulguée par le Congrès américain le 23 avril de la même année, demandant à ce que les territoires situés à l'ouest des monts Appalache, au nord de l‘Ohio et à l'est du Mississippi soient divisés en plusieurs États. La mise en couleur fut réalisée à la main et les reliefs apparaissent sous forme de dessins. Le méridien origine est celui de Philadelphie. Une vignette en bas à droite représente le continent nord‑américain dans son intégralité, à plus petite échelle.

Vue aérienne d'Asbury Park, dans le New Jersey, 1881

Cette carte panoramique montre Asbury Park, (New Jersey) telle qu'elle était en 1881. L'océan est visible au bas de la carte et la ville s'étend depuis le rivage. L'origine d'Asbury Park remonte à 1871, alors une communauté établie face à l'océan par l'industriel James A. Bradley (1830–1921) et baptisée d'après l'évêque méthodiste Francis Asbury (1745–1816). La ville s'enorgueillissait de posséder des attractions comme une promenade bordée de cabines et une jetée. Sur ce document, les rues de l'agglomération sont larges et les arbres majestueux, et trois lacs viennent agrémenter l'ensemble. Ils portent les noms de « Wesley », « Sunset » et « Deal ». Un pont ferroviaire faisant partie de la ligne Central Railroad of New Jersey enjambe le plus grand des trois (le lac Deal) et un train s'approche de la ville. Une foule de petites silhouettes déambulent dans les rues et profitent des lacs et des plages. De grands espaces vides rectangulaires, qualifiés « sites pour hôtels », occupent le bas de la carte, à droite. Un cartouche dans la partie inférieure de cette dernière illustre le pavillon pédagogique d'Asbury Park. À sa droite, un index indique l'emplacement dudit pavillon ainsi que celui de l'école publique et de plusieurs églises (presbytérienne, catholique, épiscopale, réformée et baptiste). À sa gauche, une note fournit l'information suivante : « Cette station balnéaire a connu un essor sans égal. On y compte aujourd'hui plus de 600 immeubles dont des hôtels. En 1869, ce n'était qu'un désert de sable stérile valant à peine 15 000 $. En 1880, les lieux étaient estimés à près de 1 000 000 $. » La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.

Vue aérienne de Garfield, dans le New Jersey, 1909

Cette carte panoramique montre Garfield, (New Jersey) telle qu'elle était en 1909. À l'origine, Garfield s'appelait East Passaic, mais elle fut rebaptisée en l'honneur du président américain James Garfield. Ce document représente la ville, située le long des rivières Passaic et Saddle enjambées par plusieurs ponts. Les noms de rues y sont indiqués, de même que celui de la ligne de chemin de fer « Erie Railroad ». Dans l'angle inférieur gauche, cinq images incrustées dans la carte montrent certains édifices plus en détail : l'hôtel de ville, la Première église réformée, l'église presbytérienne, et les écoles publiques de Garfield, notamment celle de Belmont et l'école Numéro 1. En haut de la carte, cinq images supplémentaires présentent les bâtiments suivants : une usine de la société de construction Passaic & Garfield (fabricant de blocs de ciment ornementaux ou de construction), l'agence immobilière John Karl (et l'immeuble adjacent de l'entreprise de plomberie John Karl), le vaste centre de production de la Hammerschlag Manufacturing Company, le café Lotsey Toth Plaudersville, et la fabrique Garfield Worsted. De nombreux bâtiments industriels et usines sont visibles sur ce document. La carte panoramique était un type de carte communément utilisé pour représenter les villes américaines et canadiennes vers la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Également connues sous le nom de vues aériennes ou cartes de vue en perspective, ces œuvres représentent les villes vues d'en haut et en oblique. Pas toujours dessinées à l'échelle, ces cartes révèlent le tracé des rues, les bâtiments individuels ainsi que les caractéristiques essentielles du paysage, en perspective. Cette carte est de Thaddeus Mortimer Fowler (1842–1922), l'un des concepteurs de cartes panoramiques les plus prolifiques. Né à Lowell, dans le Massachusetts, Fowler combattit et fut blessé durant la guerre de Sécession. Après avoir travaillé pour un oncle photographe, il fonda sa propre société de cartes panoramiques en 1870. Au cours de sa longue carrière, Fowler réalisa les cartes panoramiques de villes dans 21 États américains et dans certaines régions du Canada.