Le cours du fleuve Mississippi selon les descriptions les plus modernes

Le cours du fleuve Mississippi représente le cours et le bassin versant complets du fleuve Mississippi, ainsi que les régions orientales de l'Amérique du Nord, selon les informations géographiques les plus récentes connues au milieu des années 1730. La carte met en évidence de larges parties de l'Amérique du Nord orientale, entre la baie d'Hudson et le golfe du Mexique, et entre l'embouchure du Saint-Laurent et le delta du Mississippi. Elle indique la Nouvelle–France, la Nouvelle–Angleterre et la Nouvelle–Espagne. Elle précise également les noms des lacs, des rivières et d'autres points d'intérêt, et indique certains campements amérindiens, ainsi que les forts européens, les missions, les sites miniers et les villes américaines récentes. Pendant plus d'un siècle avant la réalisation de cette carte, la région située entre la partie orientale du Canada et les Grands Lacs et le sud de la Nouvelle-Orléans avait été explorée par des voyageurs au long cours français, qui se livrèrent au commerce et au piégeage le long de la frontière occidentale américaine. La carte met en évidence les points de portage entre les réseaux fluviaux utilisés par ces voyageurs frontaliers. Elle représente également les itinéraires les plus étendus depuis Québec, à travers les Grands Lacs et les affluents du fleuve Mississippi, jusqu'à la Nouvelle-Orléans. Des notes, ou des « légendes », apportent des informations supplémentaires, par exemple le fait que le Mississippi « regorge de pélicans ». ‎Le relief est représenté par des dessins. L'échelle est indiquée en trois types différents de lieues, ancienne unité de mesure française variable selon les degrés et l'époque. Très approximativement, une lieue équivalait à trois kilomètres. La carte fut publiée à Amsterdam en 1737 par Jean-Frédéric Bernard (1683–1744 env.), libraire, imprimeur, auteur et traducteur français. Issu d'une famille de réfugiés huguenots français, Bernard vécut et travailla principalement aux Pays-Bas, mais il publia et imprima des ouvrages en français. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Différents camps de l’armée de Yorktown à Boston

Cette carte manuscrite intitulée Différents camps de l’armée de Yorktown à Boston est dessinée à la plume et à l'encre, et peinte à l'aquarelle. Elle fut créée en 1787 par le cartographe français François Soulés (1748–1809) à partir d'une version antérieure de 1782. Orientée avec le nord en haut à droite, elle représente l'itinéraire de progression de l'armée du comte de Rochambeau, pendant la guerre d'indépendance américaine, entre Providence, dans le Rhode Island et Yorktown, en Virginie, ainsi que les camps des troupes et l'itinéraire de retour. La progression initiale vers le sud, entre le 10 juin et le 30 septembre 1781, apparaît sous la forme d'un tracé blanc, assorti de deux bordures pleines de couleur noire. L'itinéraire relie Providence à Head of Elk et Annapolis, dans le Maryland, puis se prolonge le long de la baie de Chesapeake en direction de Williamsburg et Yorktown (camps 1 à 40). L'itinéraire du convoi de ravitaillement est représenté par le tracé jaune entre « Scott’s House » et Williamsburg, vers le sud. La progression de la Légion de Lauzun sur le flanc de l'armée principale est indiquée par le tracé rouge entre Lebanon, dans le Connecticut et Philipsburg, dans l'État de New York. Les camps de l'itinéraire de retour sont indiqués le long du tracé jaune entre Williamsburg et « Spurrier’s Tavern », puis le long du tracé blanc en direction de Boston. Les camps indiqués le long du tracé en tirets (rectangles rouges) entre Princeton, dans le New Jersey, et King’s Ferry, correspondent à la progression de la Légion de Lauzun sur le flanc de l'armée principale lors de la marche de retour. La carte est colorée à la main. Son titre provient d'une étiquette manuscrite, placée à l'origine au verso de la carte. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Partie orientale du Canada, traduction de l'anglais de la carte de Jefferys, publiée à Londres en mai 1755

La carte Partie orientale du Canada est un manuscrit coloré à la main par le cartographe, auteur et illustrateur Georges-Louis Le Rouge (né en 1712), géographe royal du roi Louis XV. Elle fut dressée d'après une carte anglaise réalisée par Thomas Jefferys (1719–1771 env.), géographe du roi George III, qui grava et publia de nombreux atlas et cartes au milieu du XVIIIe siècle, en particulier pour l'Amérique du Nord. La carte couvre la région du nord-est entre Montréal et l'île du Petit Mécatina, et la région du sud-ouest jusqu'au port de Boston. La partie orientale du Canada, dont la péninsule de Gaspé, le fleuve Saint-Laurent, le golfe du Saint-Laurent, la Nouvelle-Écosse, la baie de Fundy et le golfe du Maine, y est nettement visible. La carte représente les villes, les forts, les routes, les ports, les rivières et les lacs, ainsi que les territoires des tribus indiennes, les îles côtières, le relief et les sondages du détroit de Northumberland. Elle indique également le tracé d'un projet de route entre Québec et Fort Western, dans le Maine. Les frontières établies par différents traités sont mises en évidence par des tracés colorés discontinus. Dans sa partie supérieure, la carte comporte deux cartouches « d'explication » décrivant les tracés colorés et les parties hachurées, et dans sa partie supérieure gauche, un tableau comparant les latitudes et les longitudes de plusieurs autres cartes antérieures. ‎Le relief est représenté par des dessins. L'échelle est fournie en lieues maritimes et en miles. La carte représente Neptune conduisant son char dans le golfe du Saint-Laurent. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Ville, port et rade de Baltimore, dans le Maryland

Ville, port et rade de Baltimore est une carte manuscrite, dessinée à la plume et à l'encre, et peinte à l'aquarelle, qui décrit le port et les environs de Baltimore, dans le Maryland, vers la fin de la guerre d'indépendance. Elle fut créée par Louis-Alexandre Berthier (1753–1815), jeune officier français qui accompagna l'armée du comte de Rochambeau en Amérique du Nord en 1780 et servit dans son état-major général. Berthier devint par la suite maréchal dans l'armée française et chef d'état-major de Napoléon. La carte représente les fortifications, les camps des troupes de Rochambeau à proximité de Baltimore, les batteries situées à l'entrée du port et le bac traversant la rivière Patapsco. Elle indique également la disposition des rues de Baltimore à l'époque, ainsi que les quais, les maisons et les fermes de la région. La carte met en évidence les chenaux, les sondages et les hauts–fonds des eaux environnantes et représente les routes vers « Frederick Town », « White Marsh » et « Spurrier’s Tavern » (à l'intersection des routes reliant Baltimore, Washington et Annapolis). Les reliefs sont représentés par des ombrages. Le titre provient d'une étiquette manuscrite, placée à l'origine au verso du document. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Plan d’une partie de la rade de Boston représentant ses dispositifs de défense

Cette carte manuscrite, Plan d’une partie de la rade de Boston, dessinée à la plume et à l'encre, et peinte à l'aquarelle, date de 1778, troisième année de la Révolution américaine. Elle représente le port de Boston entre l'île de Castle William et Point Alderton. La carte montre la position de la flotte française placée sous les ordres de l'amiral comte d’Estaing, dans le port de Boston, où les navires français s'étaient rendus pour effectuer des réparations après un engagement peu concluant avec la flotte britannique placée sous les ordres de l'amiral John Byron, au large des côtes du Rhode Island. Elle met également en évidence les batteries françaises construites sur plusieurs îles de l'avant-port pour protéger la flotte, ainsi qu'un hôpital provisoire. La légende lettrée permet d'identifier les points géographiques d'intérêt et les fortifications, ainsi que les navires et leurs commandants. La carte était à l'origine accompagnée d'un extrait des mémoires de l'un des officiers de l'amiral d’Estaing. Ce plan filigrané comporte des reliefs représentés par des hachures. L'échelle y figure en toises, ancienne unité de mesure égale à 1,95 mètre environ. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

États–Unis. Partie nord.

Dessinée à la plume et à l'encre, et peinte à l'aquarelle, cette carte manuscrite datée de 1708 représente principalement les colonies anglaises de Pennsylvanie et de New York selon les connaissances géographiques de l'époque. Elle englobe la région comprise entre le lac Michigan (lac Illinois sur cette carte) à l'ouest, l'Ontario et le Québec au nord, l'ouest de la Nouvelle-Angleterre à l'est, et la Virginie et le sud des montagnes Appalaches au sud. La carte indique les territoires habités par différentes tribus amérindiennes et contient des informations historiques relatives aux conflits tribaux et aux migrations des populations. Elle représente également les lacs et les rivières, précisant parfois les noms en anglais et en français, ainsi que les collines, les montagnes, les chutes d'eau, les îles côtières ainsi que d'autres points d'intérêt géographiques. Les principales étendues d'eau représentées sont la baie de Chesapeake, les fleuves Potomac, Susquehanna, Delaware, Hudson et Saint-Laurent, et les lacs Supérieur, Michigan (Illinois), Huron, Érié et Ontario (Frontenac). La carte indique de nombreux villages et villes dans la région qui devint par la suite le nord–est des États-Unis, dont Philadelphie, New York, Albany et un certain nombre de bourgades plus modestes. Le relief est représenté par des dessins et des hachures. Cette carte filigranée présente plusieurs trous et déchirures, en particulier sur les plis et les rainures. Son titre anachronique provient d'une étiquette manuscrite, placée à l'origine au verso du document. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Côte de Yorktown à Boston. Marches de l'armée

Cette carte manuscrite, dessinée à la plume et à l'encre, et peinte à l'aquarelle, Côte de Yorktown à Boston, fut créée en 1782, au cours de la guerre d'indépendance américaine. Elle est orientée avec le nord en haut à droite. Elle représente l'itinéraire de progression de l'armée du comte de Rochambeau entre Providence, dans le Rhode Island et Yorktown, en Virginie, ainsi que les camps des troupes et l'itinéraire de retour vers Boston. La progression initiale en direction du sud, du 10 juin au 30 septembre 1781, est représentée par le tracé jaune reliant Providence à Head of Elk et Annapolis, dans le Maryland, puis le long de la baie de Chesapeake en direction de Williamsburg et Yorktown (camps 1 à 40). L'itinéraire du convoi de ravitaillement est représenté par le tracé vert entre « Scott’s House » et Williamsburg, vers le sud. La progression de la Légion de Lauzun sur le flanc de l'armée principale est indiquée par le tracé rouge entre Lebanon, dans le Connecticut et Philipsburg, dans l'État de New York. Les camps de l'itinéraire de retour sont indiqués le long du tracé vert entre Williamsburg et « Spurrier’s Tavern » et du tracé jaune entre Providence et dans la direction de Boston. Les camps indiqués le long du tracé rouge entre Princeton, dans le New Jersey, et King’s Ferry, dans l'État de New York, correspondent à la progression de la Légion de Lauzun sur le flanc de l'armée principale lors de la marche de retour. Le titre provient d'une étiquette manuscrite, placée à l'origine au verso de la carte. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Carte générale de l'océan Atlantique ou Occidental dressée par le bureau général des cartes, plans et journaux de la marine, publiée par ordre du ministre pour le service des navires français en 1786

La Carte générale de l'océan Atlantique ou Occidental, obtenue par une projection de Mercator, fut créée en 1792 par le bureau cartographique de la marine française sur ordre du gouvernement. Elle fut dressée pour répondre aux besoins des navires français. Cette carte nautique représente les latitudes et longitudes exactes de l'océan Occidental (Atlantique Nord) jusqu'à l'équateur, avec pour origine le méridien de Paris en fonction duquel sont calculées toutes les valeurs longitudinales. Les profondeurs sont indiquées par des sondages. Cette carte semble avoir été utilisée par un navire particulier au cours d'un voyage entre la France et les îles des Caraïbes. En effet, un tracé rouge indique un parcours entre Brest et Fort-Dauphin (aujourd'hui Fort-Liberté, en Haïti) effectué en cinq semaines. Elle représente les villes, les îles et les caractéristiques géographiques des deux côtés de l'océan Atlantique, depuis l'est de l'Amérique du Nord aux îles des Caraïbes et au nord-est de l'Amérique du Sud, et depuis l'Europe de l'Ouest à l'Afrique de l'Ouest. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.