29 décembre 2015

Notes concernant les environs d'York

Cette carte manuscrite fut dessinée à la plume et à l'encre et peinte à l'aquarelle en 1781. Elle représente la région de Williamsburg jusqu'à Yorktown, entre les fleuves James et York, à l'époque de la bataille de Yorktown, qui se déroula en septembre‒octobre de la même année. Fondée en 1632, Williamsburg fut la capitale de la Virginie coloniale de 1699 à 1780. York (de plus en plus appelée Yorktown après la guerre d'indépendance) fut fondée en 1691 et devint une ville portuaire majeure dans l'exportation du tabac. La carte indique des routes, des habitations, des hôpitaux et une église. Elle fournit également les noms de quelques propriétaires terriens locaux. Elle montre aussi le ferry de Burwell, la Maison de transition, des moulins, des ponts, des criques et d'autres points d'intérêt. Le texte à droite de la carte contient des notes concernant plusieurs sites qui y sont indiqués, ainsi que le rôle qu'ils jouèrent dans la bataille. Certains d'entre eux sont signalés par une lettre. Aucune échelle n'est fournie, mais la carte est évaluée à l'échelle de 1:44 000 environ. Yorktown fut le lieu de la dernière bataille terrestre majeure de la guerre d'indépendance. La défaite des Britanniques et la capitulation de leur armée commandée par lord Cornwallis aboutit à des négociations de paix et à la conclusion du traité de Paris le 3 septembre 1783. Cela mit fin officiellement aux hostilités et mena à la reconnaissance internationale de l'indépendance américaine. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Notes sur les environs d'York. Plan donné par des arpenteurs du pays

Cette carte manuscrite fut dessinée à la plume et à l'encre et peinte à l'aquarelle. Il s'agit d'une ébauche contenant des informations fournies par des arpenteurs locaux. Elle fut utilisée par un cartographe militaire français pour produire une carte complète. Elle représente la région de Williamsburg jusqu'à Yorktown, en Virginie, entre les fleuves James et York, où se déroula la bataille de Yorktown en septembre‒octobre 1781. Fondée en 1632, Williamsburg fut la capitale de la Virginie coloniale de 1699 à 1780. York (de plus en plus appelée Yorktown après la guerre d'indépendance) fut fondée en 1691 et devint une ville portuaire majeure dans l'exportation du tabac. La carte indique des routes, des habitations, des hôpitaux et une église. Elle fournit également les noms de quelques propriétaires terriens locaux. Elle montre aussi le ferry de Burwell, la Maison de transition, des moulins, des ponts, des criques et d'autres points d'intérêt. Le texte à droite de la carte contient des notes concernant plusieurs sites qui y sont indiqués, ainsi que le rôle qu'ils jouèrent dans la bataille. Certains d'entre eux sont signalés par une lettre. Aucune échelle n'est fournie. Yorktown fut le lieu de la dernière bataille terrestre majeure de la guerre d'indépendance. La défaite des Britanniques et la capitulation de leur armée commandée par lord Cornwallis aboutit à des négociations de paix et à la conclusion du traité de Paris le 3 septembre 1783. Cela mit fin officiellement aux hostilités et mena à la reconnaissance internationale de l'indépendance américaine. Cette carte est extraite de la collection Rochambeau, conservée à la Bibliothèque du Congrès, comptant 40 cartes manuscrites, 26 cartes imprimées et un atlas manuscrit qui appartint à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), commandant en chef de l'armée expéditionnaire française (1780-1782) durant la guerre d'indépendance américaine. Certaines de ces cartes furent utilisées par Rochambeau durant le conflit. Datant d'entre 1717 et 1795, elles couvrent la majeure partie de l'est de l'Amérique du Nord, de Terre-Neuve-et-Labrador, au nord, à Haïti, au sud. La collection inclut des plans urbains, des cartes de batailles de la guerre d'indépendance et de campagnes militaires, ainsi que d'anciennes cartes d'État des années 1790.

Flora Arabica, deuxième partie. Archives du relevé botanique de l'Inde, volume VIII, numéro 2

Flora Arabica (Flore d'Arabie) est un catalogue botanique des plantes présentes en Arabie. L'ouvrage comporte six volumes couvrant l'ensemble de la péninsule arabique : l'ouest extratropical, l'ouest tropical, l'est tropical et l'est extratropical, y compris la région du golfe Persique. Le catalogue, œuvre du père Ethelbert Blatter, est largement issu des herbiers du British Museum, qui contiennent eux-mêmes les archives d'autres collections. L'auteur affirme que l'ouvrage Flora Arabica contient « toutes les matières végétales collectées jusqu'ici en Arabie ». L'intérêt de l'ouvrage réside dans l'indication des noms des plantes en arabe et en persan, dont les variantes de dialectes régionaux. L'ouvrage Flora Arabica d'Ethelbert Blatter a occupé une place de choix dans les livres de référence sur les plantes d'Arabie jusqu'à la fin du XXe siècle. Le prêtre jésuite suisse Ethelbert Blatter (1877‒1934) fut un pionnier de la botanique en Inde. Il quitta son pays d'origine pour étudier en Allemagne et aux Pays-Bas, puis plus tard en Angleterre pour y suivre des études théologiques. En 1903, il s'installa à Bombay (aujourd'hui Mumbai), en Inde, pour enseigner au collège Saint-Xavier et s'engagea dans les recherches botaniques et les publications qui vont occuper tout le reste de sa vie. Bien que ses principales contributions concernent l'Inde britannique, ses livres relatifs aux plantes d'Aden et d'Arabie constituent également des participations importantes à la littérature botanique. Flora Arabica contient le volume VIII des Archives du relevé botanique de l'Inde (également appelé le Relevé). Le relevé botanique de l'Inde (Botanical Survey of India, ou BSI) a été effectué en 1890 avec pour objectif d'identifier les plantes présentes en Inde et leur valeur économique. L'intérêt des Européens pour la flore indienne remonte aux origines de l'exploration et de l'expansion coloniale. Dès le XVIe siècle, les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques collectaient et étudiaient les plantes natives. Avec l'extension des territoires contrôlés par la Compagnie britannique des Indes orientales, l'étude de la vie végétale se développa au nord et au nord-ouest du sous-continent Indien. L'expansion économique et impériale étendit les relevés au-delà des frontières de l'Inde britannique, au Myanmar (Birmanie) et à la péninsule arabique.

Fragment d'un livre de prières du Yémen

L'ouvrage présenté ici est une édition allemande d'un fragment d'un livre de prières juives yéménites. Il contient sept prières versifiées rédigées en hébreu et en langue judéo-arabe, assorties d'une traduction et de commentaires approfondis en allemand. Le fragment est originaire de Sanaa, capitale du Yémen. L'ampleur de l'œuvre témoigne de l'histoire unique des communautés juives yéménites, qui ont développé au fil des siècles leurs propres pratiques religieuses et séculières, indépendamment des influences extérieures. La traduction et les commentaires des poèmes liturgiques sont l'œuvre de Pinkas Heinrich, érudit et rabbin, né en 1861 à Iași (aujourd'hui en Roumanie). Conformément aux souhaits de David, son père, Pinkas Heinrich consacra la quasi-totalité de sa jeunesse à l'étude des disciplines rabbiniques pour succéder à son grand-père, Chanoch, qui était grand rabbin de la ville. Pinkas Heinrich effectua par la suite des études dans les universités de Bucarest, de Vienne et de Zurich. Le fragment faisait partie d'une collection plus importante de manuscrits hébreux et judéo-arabes appartenant à Moses Gaster (1856–1939), érudit juif britannique d'origine roumaine et grande figure du sionisme. Il n'a pas été établi si le fragment faisait également partie de la collection provenant de la Guenizah de la synagogue Ben Ezra du Caire, en Égypte. Pinkas Heinrich dédia l'ouvrage au « révérend Dr Moses Gaster, célèbre folkloriste, et éminent et remarquable chercheur en linguistique » et indiqua dans la préface que Gaster lui avait « confié le soin » de « corriger » le fragment. La langue judéo-arabe est une variante de l'arabe comportant des apports hébreux, araméens et d'autres vocabulaires. Elle est en usage au sein des populations juives vivant dans les régions arabes et s'écrit en caractères hébreux.

Flore d'Aden. Archives du relevé botanique de l'Inde, volume VII, numéro 3

Flore d'Aden est un catalogue botanique des plantes présentes à Aden et à proximité de la pointe sud de la péninsule arabique. L'ouvrage fut publié en trois numéros au cours de la période 1914‒1916. Bien qu'il n'eût jamais voyagé dans la région, le père Ethelbert Blatter put ajouter 250 plantes à la documentation des espèces connues dans ce territoire. Il s'appuya sur différents herbiers et récits de voyage, à commencer par ceux d'Henry Salt (1780‒1827). Chaque plante y est détaillée, avec sa description physique, ses noms en latin et en langue locale, son emplacement, sa saison de croissance et d'autres informations disponibles. Il est intéressant de noter que les descriptions indiquent rarement les utilisations médicinales ou culinaires. L'ouvrage est assorti de commentaires pittoresques relatifs aux circonstances des découvertes évoquées, comme par exemple « Marchesetti est le seul botaniste à avoir signalé cette espèce à Aden, et nous l'avons incluse en vertu de son autorité […] qu'il nous soit peut-être permis de douter de la présence réelle de l'espèce Cl. droserifolia à Aden ». Le prêtre jésuite suisse Ethelbert Blatter (1877‒1934) fut un pionnier de la botanique en Inde. Il quitta son pays d'origine pour étudier en Allemagne et aux Pays-Bas, puis plus tard en Angleterre pour y suivre des études théologiques. En 1903, il s'installa à Bombay (aujourd'hui Mumbai), en Inde, pour enseigner au collège Saint-Xavier et s'engagea dans les recherches botaniques et les publications qui vont occuper tout le reste de sa vie. Bien que ses principales contributions concernent l'Inde britannique, ses livres relatifs aux plantes d'Aden et d'Arabie constituent également des participations importantes à la littérature botanique. Flore d'Aden contient le volume VII des Archives du relevé botanique de l'Inde (également appelé le Relevé). Le relevé botanique de l'Inde (Botanical Survey of India, ou BSI) a été effectué en 1890 avec pour objectif d'identifier les plantes présentes en Inde et leur valeur économique. L'intérêt des Européens pour la flore indienne remonte aux origines de l'exploration et de l'expansion coloniale. Dès le XVIe siècle, les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques collectaient et étudiaient les plantes natives. Avec l'extension des territoires contrôlés par la Compagnie britannique des Indes orientales, l'étude de la vie végétale se développa au nord et au nord-ouest du sous-continent Indien. L'expansion économique et impériale étendit les relevés au-delà des frontières de l'Inde britannique, au Myanmar (Birmanie) et à la péninsule arabique.

Flora Arabica, première partie. Archives du relevé botanique de l'Inde, volume VIII, numéro 1

Flora Arabica (Flore d'Arabie) est un catalogue botanique des plantes présentes en Arabie. L'ouvrage comporte six volumes couvrant l'ensemble de la péninsule arabique : l'ouest extratropical, l'ouest tropical, l'est tropical et l'est extratropical, y compris la région du golfe Persique. Le catalogue, œuvre du père Ethelbert Blatter, est largement issu des herbiers du British Museum, qui contiennent eux-mêmes les archives d'autres collections. L'auteur affirme que l'ouvrage Flora Arabica contient « toutes les matières végétales collectées jusqu'ici en Arabie ». L'intérêt de l'ouvrage réside dans l'indication des noms des plantes en arabe et en persan, dont les variantes de dialectes régionaux. L'ouvrage Flora Arabica d'Ethelbert Blatter a occupé une place de choix dans les livres de référence sur les plantes d'Arabie jusqu'à la fin du XXe siècle. Le prêtre jésuite suisse Ethelbert Blatter (1877‒1934) fut un pionnier de la botanique en Inde. Il quitta son pays d'origine pour étudier en Allemagne et aux Pays-Bas, puis plus tard en Angleterre pour y suivre des études théologiques. En 1903, il s'installa à Bombay (aujourd'hui Mumbai), en Inde, pour enseigner au collège Saint-Xavier et s'engagea dans les recherches botaniques et les publications qui vont occuper tout le reste de sa vie. Bien que ses principales contributions concernent l'Inde britannique, ses livres relatifs aux plantes d'Aden et d'Arabie constituent également des participations importantes à la littérature botanique. Flora Arabica contient le volume VIII des Archives du relevé botanique de l'Inde (également appelé le Relevé). Le relevé botanique de l'Inde (Botanical Survey of India, ou BSI) a été effectué en 1890 avec pour objectif d'identifier les plantes présentes en Inde et leur valeur économique. L'intérêt des Européens pour la flore indienne remonte aux origines de l'exploration et de l'expansion coloniale. Dès le XVIe siècle, les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques collectaient et étudiaient les plantes natives. Avec l'extension des territoires contrôlés par la Compagnie britannique des Indes orientales, l'étude de la vie végétale se développa au nord et au nord-ouest du sous-continent Indien. L'expansion économique et impériale étendit les relevés au-delà des frontières de l'Inde britannique, au Myanmar (Birmanie) et à la péninsule arabique.