J. Willis, manufacture de chaussures. 241 Arch Street, à Philadelphie

Ce tirage publicitaire de 1846 montre la devanture et la manufacture de trois étages du « Magasin de chaussures en gros et au détail pour femmes de J. Willis » situé sur le bloc 600 d'Arch Street, à Philadelphie. Dans la rue, sous l’auvent du magasin, un couple pénètre dans la boutique par la porte ouverte, tandis qu'une dame regarde une affiche partiellement visible, accrochée dans la vitrine principale, sur laquelle on devine le magasin de chaussures Willis. Des étoffes sont visibles dans certaines fenêtres des étages supérieurs et une calèche tirée par un cheval est stationnée devant le bâtiment. Ce tirage inclut également des vues partielles des bâtiments voisins. Les ombrages, qui représentent la lumière réfléchie sur les fenêtres, sont un élément graphique important de cette image. L'entreprise présentée dans ce tirage fut exploitée à cette adresse sous le nom de « J. Willis » entre 1840 et 1853, date à laquelle elle fut rebaptisée « J. Willis & Son ».

William D. Parrish, reliure de livres, entrepôt de papier et chiffons, papier, livres et papier à lettres. 4 North Fifth Street, à Philadelphie

Ce tirage publicitaire de 1847 montre la devanture animée du magasin à trois étages de William D. Parrish, situé sur Fifth Street, au nord de Market Street, à Philadelphie. L’enseigne peinte sur le bâtiment annonce : « reliure de livres », « entrepôt de papier et chiffons » et « papier, livres et papier à lettres ». Un client entre dans le magasin par une porte ouverte. À l’autre porte, un employé accroche des sacs à un palan. Des étagères de livres reliés sont alignées le long d’un mur de la boutique. Des bouteilles en verre et des piles de volumes reliés sont exposées dans la vitrine centrale. Des employés au travail sont visibles par les fenêtres des étages supérieurs. Ceux-ci tendent les cordes des palans, examinent des chiffons, relient des livres ou portent des piles d'ouvrages reliés. Des boîtes sont présentes aux autres fenêtres sans employés. À l’extérieur, d’autres enseignes sur la façade annoncent : « Reliure de livres à l'étage », « Rachat de chiffons » et « Cahiers et livres d’école ». Sur le trottoir, des caisses portant des inscriptions et des sacs de chiffons sont empilés près de l’entrée du sous-sol. On peut notamment y lire :  « F.C.L. », « D.C.H. N. Orleans », « Nashville » et « Louisville ». Dans la rue, un cocher se tient près d'un chariot tiré par un cheval. William Parrish exploita le magasin à cette adresse de 1844 à 1854.

Ruines de l’église Saint-Augustin. North Fourth Street, à Philadelphie

Cette lithographie de 1844 montre les ruines de l’église Saint-Augustin, située au 260-262 North Fourth Street à Philadelphie. En mai 1844, l’église catholique fut détruite dans un incendie pendant les émeutes nativistes. L’illustration montre les murs extérieurs de l'édifice, endommagés mais toujours debout, derrière une clôture en pierre et en fer forgé. Sur le trottoir, des piétons, dont deux hommes, deux femmes et un couple, passent devant les ruines, les pointent du doigt et en discutent. Une autre femme tourne le dos aux vestiges de l'église et, près des deux hommes, un chien erre. La congrégation fut fondée en 1796 par Matthew J. Carr, rassemblant la grande communauté d’immigrants allemands et irlandais qui vivait dans le secteur nord de la ville. L'église fut construite en 1801 d’après les plans de l’architecte Douglas Fitzmaurice Fagan. Les émeutes de 1844 (du 6 au 8 mai) éclatèrent suite à une confrontation entre des catholiques irlandais et des participants à un rassemblement du Parti nativiste américain tenu dans le quartier irlandais de Kensington. Sous l’image, un texte explique que l’église fut « détruite par la foule dans la soirée du 8 mai 1844 ».

Frederick Fisher, tapissier, entrepôt de de plumes et de linge de lit à bas prix. Numéro 31

Cette lithographie de 1846 est une publicité pour une entreprise de tapisserie exploitée par Frederick Fisher à l’angle nord-est de Eighth Street et de Zane Street, à Philadelphie. L’entrepôt à un étage et demi qui y est illustré possède de nombreuses fenêtres et arbore des enseignes. Des clients entrent par une porte ouverte, passent devant une pancarte sur laquelle est inscrit « Lits, matelas en crin, coussins, plumes, mousse, housses, lits de camp, massette ». Du linge de lit et des colonnes de lit sont visibles par la plupart des fenêtres de l’entrepôt et sur les rebords des fenêtres. Au rez-de-chaussée, à travers une vitre, un cygne empaillé est posé sur des oreillers. Des colonnes de lit et des sacs portant la mention « plumes » sont posés contre les murs du bâtiment. Sur le trottoir, des matelas et des coussins sont exposés sur des présentoirs. La scène comprend également une borne d’incendie et un garçon qui longe l’entrepôt. Frederick Fisher exploita une entreprise de tapisserie de 1839 à 1853, notamment à cette adresse de 1844 à 1848.

Manufacture de machines à papier brevetées A.L. Knight and Company. Croisement de Fifteenth Street et de Willow Street, à Philadelphie

Cette lithographie de 1847 est une vue extérieure de la manufacture de machines à papier de deux étages située au croisement de Fifteenth Street et de Willow Street, à Philadelphie. Une enseigne sur le côté du bâtiment s’étend sur dix fenêtres et indique « Machine à papier brevetée de Knight, manufacture ». Un panneau plus petit au-dessus de la porte d’entrée porte l’inscription « A.L. Knight & Co ». Trois ouvriers sont présents, un à chaque étage du bâtiment, tandis qu'un homme sur le trottoir prépare un paquet afin qu'il soit hissé dans l’entrepôt. Un homme bien habillé se tient dans l’entrée du bâtiment et observe les ouvriers. Un autre homme guide un chariot tiré par un cheval hors de la cour clôturée de la manufacture. Une fenêtre du rez-de-chaussée laisse entrevoir une personne assise en train d'écrire. En arrière-plan, des bâtiments industriels sont partiellement visibles. Sous l’image se trouve un bloc de texte, dont un titre en typographie surimprimée à l’encre rouge. Le texte et l'image sont entourés d'une bordure bleue. L’entreprise A.L. Knight & Company fut exploitée de 1843 à 1850. Cette lithographie fut imprimée par la société Howell Evans, qui se revendiquait comme la première « presse rapide de cartes de visite de la ville ». À cette époque, l'imprimerie était située au croisement de Fourth Street et de Chestnut Street, à Philadelphie. En 1860, elle réalisa des publicités pour l’annuaire de la ville de Philadelphie.

Piper and Andrews, manufacture de fourneaux à air chaud. 82 North Sixth Street, à Philadelphie

Ce tirage publicitaire de 1845 montre une devanture de trois étages située sur le bloc 100 de North Sixth Street, à Philadelphie. Le bâtiment arbore des enseignes indiquant : « Manufacture de fourneaux à air chaud », « Poêles à chauffer, fours perpétuels, dos et montants de porte, coffres et grilles de foyer, toiture métallique en fer-blanc et en cuivre » et « Cuisinières. Piper & Andrews ». Un client entre par l’une des deux portes ouvertes ; à l'intérieur, des marchandises sont entreposées sur des étagères murales. Des vendeurs et des employés sont visibles à l’entrée de la cave, dans la deuxième entrée (face aux escaliers menant au premier étage) et à l’arrière du magasin. Des tuyaux et des poêles sont exposés aux entrées. Deux autres employés s'affairent aux fenêtres du premier étage. À droite de la manufacture, une vendeuse de rue est assise devant un bâtiment bancal en bois. Elle se tient sous un auvent dont la structure est lestée par des pierres et utilise un volet en guise de table, sur laquelle de la nourriture est disposée. Les étages supérieurs du bâtiment en bois se dressent derrière elle. À gauche de la manufacture, une usine adjacente est aussi partiellement visible. Celle-ci arbore des enseignes en partie visibles et à moitié lisibles, dont l'une indique « ady's Factory ». Henry A. Piper et R.S.R. Andrews furent associés de 1845 à 1847 environ.

Francis Field et Francis, importateurs et distributeurs de fer-blanc et de meubles en fer-blanc, importateurs et fabricants de matériel de sellerie, objets en fer-blanc, jouets en fer-blanc et objets laqués. 80 North Second Street, à Philadelphie

Ce tirage publicitaire de 1846 montre une devanture de trois étages située entre Arch Street et Race Street sur North Second Street, à Philadelphie. Le bâtiment est couvert d’enseignes indiquant le nom de l’entreprise, « Francis Field & Francis », et des slogans publicitaires, dont : « Importateurs et distributeurs de fer-blanc et de meubles en fer-blanc », « Importateurs et fabricants de matériel de sellerie, objets en fer-blanc, jouets en fer-blanc et objets laqués ». Un client entre dans le bâtiment par la porte ouverte. Il passe sous une pancarte illustrant un cochon accrochée au-dessus de l'entrée, indiquant : « Manufacture de lampes à huile ». Le client passe devant une pile de caisses sur le perron marquées « Fer-blanc à la boîte ». Des jouets, divers objets, des articles de sellerie en fer-blanc ainsi que des objets laqués garnissent les grandes vitrines au rez-de-chaussée. Aux fenêtres des étages supérieurs, un homme et une femme travaillent, et d'autres marchandises sont entreposées. Un tonneau est posé sur le trottoir, à côté des portes de la cave du magasin. Cette publicité inclut aussi des bâtiments adjacents partiellement visibles. La société Francis, Field & Francis (appartenant à Henry et Thomas Francis et Charles Field), était également appelée The Philadelphia Tin Toy Manufactury (La manufacture de jouets en fer-blanc de Philadelphie). Elle débuta ses activités à cette adresse en 1839 et fut l’une des manufactures de jouets les plus anciennes d’Amérique.

Entrepôt de literie Hartley & Knight. 148 South Second Street, à Philadelphie

Ce tirage publicitaire de 1846 montre la devanture en désordre d’un entrepôt de literie haut de deux étages, située au bloc 200 de South Second Street, à Philadelphie. Un employé, probablement l’un des propriétaires, se tient devant l’entrée principale et montre du doigt l’un des nombreux étalages désordonnés de matelas. Derrière lui, un couple pénètre dans l’entrepôt. Le couple marche sous la silhouette d’une oie encadrée, suspendue au-dessus de la porte d’entrée. Des étagères de matelas bordent les murs et des matelas roulés garnissent les vitrines ouvertes en grand. Deux femmes travaillent dans une arrière-salle au fond du magasin. Aux étages supérieurs du bâtiment, des matelas et de la literie sont exposés aux fenêtres et des tas de plumes sont visibles. Devant le magasin, un matelas sur un cadre de lit, un cadre de lit et de la literie sur un lit de camp sont exposés. Un employé charge de la literie sur un chariot tiré par un cheval et un homme bien habillé passe devant une borne d’incendie sur le trottoir. Ce tirage inclut également des vues partielles des bâtiments voisins. Une grande enseigne sur la façade indique « Entrepôt de literie Hartley & Knight ». Les associés Joseph Hartley et Reeve L. Knight s’installèrent à cette adresse en 1842 environ et leur partenariat dura jusqu’en 1854.

J. Mayland, Jr and Company, manufacture de tabac et de tabac à priser. Cigares étrangers et américains. Épicerie en gros. Angle nord–ouest de Third Street et de Race Street, à Philadelphie

Cette lithographie de 1846 est une publicité représentant la devanture et la manufacture de quatre étages de l’épicerie-tabac située au 111 Race Street (c’est-à-dire sur le bloc 300 de Race Street) à Philadelphie. La devanture est couverte d’enseignes indiquant : « Manufacture de tabac et de tabac à priser », « Cigares étrangers et américains », « Épicerie en gros » et « J. Mayland Jr & Co ». Au rez-de-chaussée un client entre dans le magasin. Le mur situé à sa droite est rempli d’étagères garnies de marchandises, et des caisses sont alignées au sol. Un commis arrange des pots dans la vitrine tandis que d’autres employés contrôlent une liste et déplacent une caisse. Les fenêtres des étages supérieurs laissent entrevoir des boîtes, des tonneaux et des sacs empilés, ainsi que des employés au travail. L'une des fenêtres contient une caisse hissée dans les airs. Devant le magasin, des débardeurs déchargent des caisses d’un chariot tiré par un cheval garé dans la rue. Des caisses et des tonneaux sont alignés sur le trottoir à côté du chariot. Ce tirage inclut également des vues partielles des bâtiments voisins. Jacob Mayland fonda sa manufacture de tabac vers 1803 et exploita son activité sur le bloc 300 de Race Street à partir de 1805. Ce commerce, rebaptisé Jacob Mayland Jr & Company vers 1842, demeura au 111 Race Street jusqu’en 1848 environ.

Vue de la réception du 29e régiment de volontaires de Pennsylvanie, à Philadelphie

Cette chromolithographie de 1863 montre une vue de la procession du régiment de volontaires de Pennsylvanie sous un angle innovant, honorant les services héroïques de ce régiment au sein de l'Armée du Potomac durant la guerre de Sécession. La procession, qui se déroula le 23 décembre 1863, est ici représentée de façon sinueuse, ordonnée de haut en bas. En haut de l'image, un grand aigle porte un bouclier aux couleurs de l'Amérique. Derrière ses ailes, des drapeaux patriotiques, par les « Ladies for the 29th » (Dames du 29e), sont flanqués de bannières portant l'inscription « Welcome Home » (Bon retour). Des soldats à cheval guident la procession, suivis de fantassins transportés sur des chariots tirés par des chevaux (un chariot tire également un canon), et d'une petite fanfare militaire. Derrière les musiciens, le 29e régiment défile à pied, dont certains hommes portent des drapeaux. Parmi les soldats qui défilent, il y a des fanfares militaires supplémentaires et des officiers à cheval. Des ambulances de compagnies de pompiers volontaires tirées par des chevaux suivent les troupes, notamment les véhicules de la Northern Liberty Fire Company Number 1, de la Vigilant Fire Company, de l'Assistance Fire Company, de Weccacoe, de la Southwark Hose Company et de la Hope Hose Company. Le long du parcours, des hommes, des femmes et des enfants regardent et rejoignent la procession, serrent la main aux soldats et applaudissent. Parmi les spectateurs, deux enfants se bagarrent. Des bâtiments bordent la route, la plupart représentés de façon partielle et indistincte à l'exception du Cooper Shop Soldiers Home (foyer des soldats ouvert en décembre 1863) et des bâtiments voisins, situés sur Race Street et sur Crown Street, visibles dans la partie supérieure de l'image. Des femmes se bousculent aux fenêtres du foyer et un grand drapeau américain sur lequel est inscrit « Cooper Shop Soldiers Home » est placé devant le bâtiment. Les noms des « Veterans of the 29th » (Vétérans du 29e régiment) encadrent l'image, dressant la liste des officiers de terrain et d'état-major, des sous-officiers, et de chacune des compagnies, y compris l'African American Company K. Sous l'image sont inscrits les noms du « Board of Managers of the Cooper Shop Soldiers' Home » (Conseil d'administration du foyer des soldats Cooper Shop). La procession commença à environ une heure depuis le pont sur Market Street, suivant Market Street jusqu'à Twenty-First Street, pour arriver finalement au Cooper Shop Soldiers Home, où les membres du 29e régiment dînèrent avant de se rendre au National Guards Hall (518-520 Race Street) pour y être accueillis par le colonel John Price Wetherill. L'ordre de la procession fut le suivant : First City Troop, 27th New York Battery, Liberty Coronet Band, Henry Guards, quatre compagnies de corps d'invalides, Provost Guard, des membres réformés du régiment, Birgfield's Band, l'ancien commandant (Murphy) et l'actuel commandant (Rickards) du régiment, le lieutenant colonel Zulick du régiment, le régiment, les membres féminins des familles, First Regiment, Jefferson Coronet Band, les cadets de l'Institut militaire de Pennsylvanie, les membres du conseil municipal, d'autres gardes et régiments, et enfin, les ambulances des pompiers. Les vétérans du 29e régiment en congé d'ancienneté se réengagèrent pour un service supplémentaire, ce qui fut annoncé lors de la procession. Cette chromolithographie fut publiée par Charles Baum, au profit du Cooper Shop Soldiers Home. Né en Allemagne vers 1824, Baum fut un résident de Philadelphie depuis les années 1840. Il fut ensuite artiste et éditeur de lithographies pendant la guerre de Sécession.