5 octobre 2015

Carte générale du Pays des cosaques du Don : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1823 du Pays des cosaques du Don est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (sept catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, ainsi que des monastères, des usines et des forts. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes, l'index des noms de région et les toponymes sont fournis en russe et en français. Le Pays des cosaques du Don fut fondé en tant que république autonome dans le sud de la Russie à la fin du XVIe siècle. Depuis l'Antiquité, de nombreux peuples, dont les Scythes, les Sarmates, les Khazars et les Polovtses, s'établirent dans cette région. Les Mongols de la Horde d'or conservèrent le contrôle nominal sur la zone jusqu'à la fin du XVe siècle, puis un nombre croissant de Slaves s'y installèrent. Les cosaques étaient des colons slaves qui jouissaient d'un statut semi–indépendant du gouvernement central, tout en ayant un rôle essentiel dans la protection des régions frontalières et l'expansion de l'État russe. Ils s'avérèrent parfois trop rebelles, donnant naissance à trois chefs des révoltes paysannes les plus sérieuses de la période tsariste : Stenka Razine (de son vrai nom Stepan Timofeïevitch, mort en 1671), Kondrati Boulavine (mort en 1708) et Emelian Pougatchev (mort en 1775).

Carte générale de la province d'Astrakhan : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1823 de la province d'Astrakhan est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (six catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, ainsi que des monastères, des usines, des puits, et des petites fortifications. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes et les toponymes sont fournis en russe et en français. Astrakhan fut fondée au XIIIe siècle environ, dans le delta intérieur de la Volga. Pendant plusieurs siècles, la ville se trouvait au carrefour des civilisations européenne, asiatique, indienne, persane, géorgienne et arménienne. Astrakhan était également située près de Saraï, célèbre capitale du royaume mongol occidental, la Horde d'or. Saraï (à proximité de Selitrenoï Gorodok sur cette carte) fut établie dans les années 1240 par le souverain mongol Batu Khan. Durant la période médiévale, les princes russes devaient se rendre à Saraï et payer des tributs au khan. Ils devaient également recevoir le yarlik (droit d'autorité) du khan et parfois voyager jusqu'à Karakorum (aujourd'hui en Mongolie) pour rendre visite au grand khan à des fins politiques. La région d'Astrakhan fut assiégée au fil des siècles par Tamerlan, les sultans de la Turquie ottomane et pour finir par les tsars de Russie. En 1556, Ivan le Terrible conquit le khanat d'Astrakhan, État vestige des Mongols, et intégra la région aux royaumes de Moscovie, marquant l'ascendance finale symbolique de la Russie après des siècles de lutte contre le joug des Mongols. Astrakhan continua d'être le témoin de bouleversements sociaux et politiques, dont les révoltes cosaques de Stepan Timofeïevitch Razine (également Stenka Razine) au XVIIe siècle et de Kondrati Boulavine au XVIIIe. La ville acquit une importance économique sous Pierre le Grand et Catherine la Grande au XVIIIe siècle, comme pont russe vers la mer Caspienne.

Carte générale de la province du Caucase et des pays de peuples montagnards : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1825 du Caucase et des pays de peuples montagnards est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (six catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, celles qui les séparent du pays des peuples des montagnes, les frontières avec la province cosaque de la mer Noire, des monastères, des usines, des forts et des redoutes. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes et les toponymes sont fournis en russe et en français. Le Caucase du Nord est traditionnellement connu comme la région nord des montagnes du Caucase, entre la mer d'Azov et la mer Caspienne. Pendant des siècles, cette zone se trouvait au carrefour de plusieurs cultures, expliquant sa longue histoire d'échanges commerciaux et de relations conflictuelles avec les souverains de la Perse, de la Russie, de l'Asie centrale et de la Turquie ottomane. L'Empire russe conquit la région à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. Ces conquêtes militaires furent immortalisées dans les œuvres de l'écrivain Mikhaïl Lermontov et les premiers ouvrages du comte Léon Tolstoï. Après la victoire sur la Turquie ottomane à la fin du XVIIIe siècle, Catherine la Grande ordonna au gouverneur général des nouvelles provinces du sud de la Russie, Grigori Potemkine, de construire des forteresses dans les régions sud, dont l'une d'entre elles allait être à Stavropol.

Carte générale de la province de Livonie : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1820 de la province de Livonie est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (six catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, ainsi que des tavernes et des postes de douanes. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes et les toponymes sont fournis en russe et en allemand. Le territoire représenté sur la carte correspond à la partie sud de l'actuelle Estonie et à la partie nord de l'actuelle Lettonie. Aux XIIe–XIIIe siècles, les Frères livoniens de l'Épée, ordre catholique militaire, s'emparèrent de la majeure partie de cette région durant les croisades nordiques. La zone borde le lac Peïpous (ou lac Chudskoye, en russe, sur cette carte), qui fut le site de la célèbre « bataille sur glace » en 1242. Cet affrontement légendaire, opposant les chevaliers Teutoniques aux Russes de Novgorod, permit à Alexandre Nevski de s'établir comme le saint patron de la Russie. Le conflit définit une frontière officielle entre les territoires médiévaux russes et allemands. Au cours des siècles suivants, l'élite allemande ecclésiastique (appelée plus tard les Germano–Baltes) forma une noblesse foncière qui asservit les paysans estoniens et lettons autochtones. Par la suite, les barons allemands locaux, qui habitaient dans les châteaux et les domaines établis par les chevaliers Teutoniques, partagèrent la gouvernance avec les évêques et les archevêques de Riga, de Dorpat (aujourd'hui Tartou) et d'autres villes régionales de la confédération livonienne. Les rois suédois conquirent l'ensemble de la zone au XVIe siècle et instaurèrent une culture luthérienne en Livonie suédoise. La guerre livonienne qui s'ensuivit entre la Russie, la Suède et la République des Deux Nations entraîna d'autres bouleversements à la fin du XVIe siècle. Pierre le Grand saisit la région durant la grande guerre du Nord (1700−1721) qui l'opposa à Charles XII de Suède, puis la zone fut intégrée à l'Empire russe sous le nom de province de Livonie.

Carte générale de la province de Kherson : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1821 de la province de Kherson est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (six catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, ainsi que des monastères, des usines, des tavernes, et des bureaux de douane. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes et les toponymes sont fournis en russe et en français. Le territoire représenté sur la carte correspond à la région sud de l'actuelle Ukraine. La province de Kherson tire son nom d'une colonie grecque antique de Crimée, nommée Chersonèse. Les Grecs établirent de nombreuses villes le long de la côte nord de la mer Noire au VIe siècle avant Jésus–Christ environ, non loin des cultures scythe et sarmate au nord et à l'est de ce qui est aujourd'hui le sud de l'Ukraine et de la Russie. La région fut ensuite habitée par différents peuples en migration, notamment les Goths, les Huns, les Avars, les Bulgares et les Khazars. Des siècles plus tard, cette zone dans les régions frontalières sud de la Russie fut contrôlée par la Turquie ottomane. Catherine la Grande conquit la majeure partie de la région à la fin du XVIIIe siècle et y fonda la province de Novorossia (Nouvelle Russie) en 1774. La province de Kherson fut créée à partir de cette région en 1802, occupant sa partie occidentale.

Carte générale de la province de Novgorod : avec l'indication des chemins de poste et autres grands chemins praticables, des stations et des distances entre elles en verstes

Cette carte de 1821 de la province de Novgorod est extraite du vaste ouvrage intitulé Geograficheskii atlas Rossiiskoi imperii, tsarstva Pol'skogo i velikogo kniazhestva Finliandskogo (Atlas géographique de l'Empire russe, du Royaume de Pologne et du grand-duché de Finlande), contenant 60 cartes de l'Empire russe. Compilé et gravé par le colonel V.P. Piadyshev, il témoigne des travaux topographiques détaillés menés par les cartographes militaires russes durant le premier quart du XIXe siècle. La carte montre les centres de population (six catégories classées par taille), les bureaux postaux, les routes (quatre types), les frontières des provinces et des districts, ainsi que des monastères. Les distances sont indiquées en verstes, unité de mesure russe qui n'est plus utilisée aujourd'hui, équivalant à 1,07 kilomètre. Les légendes et les toponymes sont fournis en russe et en français. Novgorod, dont les racines remontent au milieu du IXe siècle, est la ville la plus ancienne de Russie, ainsi que sa première capitale. Sous le commandement du légendaire Riourik, les Vikings, provenant de ce qui est aujourd'hui la Suède, fondèrent Novgorod (Holmgard) comme base au sein de leurs réseaux commerciaux entre la mer Baltique et la mer Noire. Ces Vikings furent appelés les Rus, d'après le nom de leur terre natale, Roslagen, au nord de Stockholm. Le terme de Russie provient du nom de ces Vikings, bien qu'ils nommèrent leur nouveau territoire à l'est Garðaríki. Les Rus fondèrent la première entité politique russe, la Rus de Kiev, nommée d'après leur ville de Kiev sur le fleuve Dniepr, en actuelle Ukraine. Kiev remplaça rapidement Novgorod et devint la nouvelle capitale viking, avec un emplacement privilégié à proximité de la capitale byzantine, Constantinople. Novgorod demeura une ville du nord importante, particulièrement au XIIIe siècle, lorsqu'elle défendit les frontières occidentales de l'État contre les chevaliers Teutoniques. Centre majeur de l'art et de la culture russes, Novgorod fut gouvernée pendant la période médiévale par un conseil municipal, possédait un code juridique et servit d'avant–poste oriental à la Hanse. Finalement, Novgorod passa sous le contrôle de Moscou, puis devint une ville provinciale russe mineure. Les monuments historiques de Novgorod et de ses environs sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.