Testament olographe et codicille de Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal

Jeanne Mance (1606−1673) fut la première infirmière laïque à exercer à Montréal. Fondatrice et première économe de l'Hôtel-Dieu de Montréal, elle fut également un personnage emblématique de l'histoire de la ville. Elle arriva initialement au Canada en 1641, poussée par sa conviction religieuse et sa volonté de servir les colons et le peuple autochtone en établissant un hôpital. Elle supervisa la construction de l'Hôtel-Dieu, et revint plusieurs fois en France afin de réunir les fonds nécessaires au projet. Reconnue fondatrice de la ville, elle partage ce titre mérité avec l'officier français Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612−1676), premier gouverneur de Montréal. Dans son testament, présenté ici, elle lègue son cœur aux montréalais, et demande aux infirmières de l'hôpital de prendre soin de son corps. Sa dépouille fut placée dans la crypte de la chapelle de l'actuel Hôtel-Dieu de Montréal. Établi en 1645, l'Hôtel-Dieu de Montréal est le plus ancien hôpital de la ville. Le testament fut rédigé par Bénigne Basset, (dit Deslauriers, 1629−1699 env.), notaire, greffier au tribunal et arpenteur, qui arriva à Montréal avec les sulpiciens en 1657.

Carnaval d'hiver de Montréal, février 1884

À la fin du XIXe siècle, le Carnaval d'hiver de Montréal changea la façon dont cette saison était perçue au Québec. Il visait à promouvoir la ville en plein hiver, saison que les visiteurs évitaient autrement. De 1883 à 1889, cinq carnavals furent organisés. Il fut annulé en 1886 en raison d'une épidémie de variole, et en 1888 à cause du retrait du financement par les compagnies ferroviaires. Faisant l'objet d'une grande publicité, le carnaval attirait de nombreux touristes américains. Des trains spéciaux, offrant des tickets à prix réduits, étaient même affrétés pour l'événement. Bon nombre des organisateurs du carnaval étaient recrutés parmi les membres de différentes associations de Montréal, notamment le Montreal Snow Shoe Club (club de raquetteurs). Le Carnaval d'hiver de Montréal proposait des activités telles que des bals, des mascarades, des parades, des spectacles, des compétitions de hockey sur glace, de ski et de curling, des descentes de luge, des joutes, de l'équitation, des courses en raquettes ou en traîneau, et du patinage de vitesse. Une grande variété de documents imprimés furent produits autour de cet événement, par exemple des articles de journaux, des cartes de vœux, des cartes postales, des programmes, des guides et des affiches. Sur la chromolithographie présentée ici, des raquetteurs descendent le Mont-Royal, colline située au cœur de la ville, lors d'une procession aux flambeaux. Le palais de glace constituait un élément essentiel des carnavals de Montréal, stupéfiant les badauds par sa hauteur, son architecture et son aspect fantastique. L'attaque des clubs de raquetteurs sur le palais était d'ailleurs l'un des moments forts des festivités. Principal symbole de l'événement, le palais de glace est représenté sur la quasi-totalité des productions imprimées ayant trait au carnaval. Sur cette image, le palais est décoré de cristaux de mica pour simuler la glace. Les palais de glace de 1883, 1884, 1885, 1887 et probablement de 1889 furent conçus par l'éminent architecte Alexander Cowper Hutchinson, et construits par son frère J.H. Hutchinson au moins en 1883.

Théâtre de l'opéra français, saison 1895−1896

La troupe professionnelle du Théâtre de l'opéra français fut fondée à Montréal en 1893. Un an plus tard, elle s'installa au Théâtre français, auditorium rénové et équipé d'électricité, situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Dominique. Dans un contexte où les artistes professionnels locaux québécois étaient peu nombreux, et où le répertoire musical et théâtral était essentiellement dominé par la langue anglaise, les comédies, les drames et les opérettes du Théâtre de l'opéra français enchantaient les montréalais francophones. Le baryton Vandiric et des primas donnas telles que Mesdames Essiani, Bennati et Conti-Bessi se produisirent avec la troupe, qui était composée de chanteurs et d'acteurs venus de France, ainsi que de 25 instrumentalistes et de 24 choristes. Le répertoire de la troupe incluait des œuvres lyriques et dramatiques. La saison de 1895−1896 se révéla la plus ambitieuse et la plus difficile, se terminant prématurément par un scandale. Le soir du 12 février 1896, après une longue attente, un chanteur monta sur scène, et expliqua aux spectateurs que des sommes importantes étaient dues aux artistes et que la représentation prévue, Le Barbier de Séville, n'aurait donc pas lieu. Le public et la presse s'indignèrent de la détresse des artistes et rassemblèrent les fonds nécessaires pour leur permettre de rentrer en France. Toutefois, certains artistes choisirent de rester à Montréal, et ils comptèrent parmi les grands qui cédèrent progressivement la place aux artistes professionnels locaux à l'aube du XXe siècle.

La grande exposition agricole et industrielle de la Puissance sous le patronage de Son Excellence le gouverneur général du Canada aura lieu à Montréal

Cette affiche impressionnante de la Grande exposition agricole et industrielle de la Puissance, qui se déroula à Montréal en 1884, mesure plus de deux mètres de hauteur. Dominée par l'image du Palais de cristal, cette gravure sur bois monumentale est caractéristique des immenses affiches utilisées à l'époque au Canada et aux États-Unis. L'affiche évoque l'échelle exceptionnelle de l'exposition de 1884, qui attira de nombreux visiteurs. Ces expositions avaient lieu chaque année pendant une semaine en août ou en septembre. Le terme de « Puissance » dans le titre original fait référence au Dominion du Canada, créé par la loi constitutionnelle de 1867. Regroupés par spécialité sur le site, dans le quartier du Mile End, les exposants présentaient des produits tels que du bétail, de l'outillage, des nouvelles machines, des curiosités scientifiques, et bien d'autres encore. Comme dans la tradition européenne, des remises de récompenses et de prix étaient organisées. Le programme proposait également des ascensions en ballon, des feux d'artifice, des courses de chevaux et des tours de manège. Symbole de la puissance coloniale britannique, le Palais de cristal de Montréal était une réplique moins grande et adaptée du célèbre Crystal Palace, construit en 1851 pour l'exposition universelle de Londres. Bâtie en 1860 selon les plans de l'architecte John Williams Hopkins, la structure fut la première située au sud de la rue Victoria, entre les rues Sainte-Catherine et Cathcart. En 1879, elle fut transférée sur le quadrilatère formé par la rue Bleury, la rue Saint-Urbain, l'avenue du Mont-Royal et le boulevard Saint-Joseph. Après la destruction de la structure par un incendie en 1896, les expositions agricoles et industrielles du Québec furent déplacées de Montréal aux villes de Trois-Rivières, de Sherbrooke et de Saint-Hyacinthe.

Vue arrière de l'église de Saint-Eustache et de la fuite des Patriotes

Cette gravure représente une scène des Rébellions de 1837−1838 au Canada, déclenchées par le mécontentement envers le statu quo politique. Cette insatisfaction fut particulièrement exacerbée par la dominance des Britanniques dans les affaires de ce qui était encore à l'époque deux colonies distinctes : le Bas-Canada (région du sud de l'actuelle province du Québec) et le Haut-Canada (région du sud de l'actuelle province de l'Ontario). Durant la rébellion, les chefs réformistes du Bas-Canada, le plus connu étant Louis-Joseph Papineau (1786−1871), tirèrent parti des tensions politiques longtemps latentes pour recruter une grande force rebelle. Toutefois, cette dernière ne fit pas le poids devant les troupes du gouvernement, complétées par une importante milice de loyalistes venant du Haut-Canada, sous le commandement du général John Colborne. Les Patriotes (rebelles) s'opposèrent aux miliciens et aux forces armées britanniques à trois reprises, notamment à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée, et de nombreux rebelles, dont Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Des centaines d'insurgés furent arrêtés, certains furent déportés en Australie et d'autres furent pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Lord Charles Beauclerk (1813−1861), l'artiste de l'œuvre d'origine à partir de laquelle Nathaniel Hartnell réalisa cette gravure, fut un officier commandant des soldats britanniques à Saint-Charles.

Un passage fortifié. Avancée des troupes du colonel Wetherall pour prendre Saint-Charles

Cette gravure représente une scène des Rébellions de 1837−1838 au Canada, déclenchées par le mécontentement envers le statu quo politique. Cette insatisfaction fut particulièrement exacerbée par la dominance des Britanniques dans les affaires de ce qui était encore à l'époque deux colonies distinctes : le Bas-Canada (région du sud de l'actuelle province du Québec) et le Haut-Canada (région du sud de l'actuelle province de l'Ontario). Durant la rébellion, les chefs réformistes du Bas-Canada, le plus connu étant Louis-Joseph Papineau (1786−1871), tirèrent parti des tensions politiques longtemps latentes pour recruter une grande force rebelle. Toutefois, cette dernière ne fit pas le poids devant les troupes du gouvernement, complétées par une importante milice de loyalistes venant du Haut-Canada, sous le commandement du général John Colborne. Les Patriotes (rebelles) s'opposèrent aux miliciens et aux forces armées britanniques à trois reprises, notamment à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée, et de nombreux rebelles, dont Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Des centaines d'insurgés furent arrêtés, certains furent déportés en Australie et d'autres furent pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Lord Charles Beauclerk (1813−1861), l'artiste de l'œuvre d'origine à partir de laquelle Nathaniel Hartnell réalisa cette gravure, fut un officier commandant des soldats britanniques à Saint-Charles.

Traversée de la rivière Richelieu la nuit

Cette gravure représente une scène des Rébellions de 1837−1838 au Canada, déclenchées par le mécontentement envers le statu quo politique. Cette insatisfaction fut particulièrement exacerbée par la dominance des Britanniques dans les affaires de ce qui était encore à l'époque deux colonies distinctes : le Bas-Canada (région du sud de l'actuelle province du Québec) et le Haut-Canada (région du sud de l'actuelle province de l'Ontario). Durant la rébellion, les chefs réformistes du Bas-Canada, le plus connu étant Louis-Joseph Papineau (1786−1871), tirèrent parti des tensions politiques longtemps latentes pour recruter une grande force rebelle. Toutefois, cette dernière ne fit pas le poids devant les troupes du gouvernement, complétées par une importante milice de loyalistes venant du Haut-Canada, sous le commandement du général John Colborne. Les Patriotes (rebelles) s'opposèrent aux miliciens et aux forces armées britanniques à trois reprises, notamment à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée, et de nombreux rebelles, dont Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Des centaines d'insurgés furent arrêtés, certains furent déportés en Australie et d'autres furent pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Lord Charles Beauclerk (1813−1861), l'artiste de l'œuvre d'origine à partir de laquelle Nathaniel Hartnell réalisa cette gravure, fut un officier commandant des soldats britanniques à Saint-Charles.

Campement des troupes du colonel Wetherall à Saint-Hilaire de Rouville

Cette gravure représente une scène des Rébellions de 1837−1838 au Canada, déclenchées par le mécontentement envers le statu quo politique. Cette insatisfaction fut particulièrement exacerbée par la dominance des Britanniques dans les affaires de ce qui était encore à l'époque deux colonies distinctes : le Bas-Canada (région du sud de l'actuelle province du Québec) et le Haut-Canada (région du sud de l'actuelle province de l'Ontario). Durant la rébellion, les chefs réformistes du Bas-Canada, le plus connu étant Louis-Joseph Papineau (1786−1871), tirèrent parti des tensions politiques longtemps latentes pour recruter une grande force rebelle. Toutefois, cette dernière ne fit pas le poids devant les troupes du gouvernement, complétées par une importante milice de loyalistes venant du Haut-Canada, sous le commandement du général John Colborne. Les Patriotes (rebelles) s'opposèrent aux miliciens et aux forces armées britanniques à trois reprises, notamment à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée, et de nombreux rebelles, dont Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Des centaines d'insurgés furent arrêtés, certains furent déportés en Australie et d'autres furent pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Lord Charles Beauclerk (1813−1861), l'artiste de l'œuvre d'origine à partir de laquelle Nathaniel Hartnell réalisa cette gravure, fut un officier commandant des soldats britanniques à Saint-Charles.

Vue de la façade de l'église de Saint-Eustache occupée par les Patriotes

Cette gravure représente une scène des Rébellions de 1837−1838 au Canada, déclenchées par le mécontentement envers le statu quo politique. Cette insatisfaction fut particulièrement exacerbée par la dominance des Britanniques dans les affaires de ce qui était encore à l'époque deux colonies distinctes : le Bas-Canada (région du sud de l'actuelle province du Québec) et le Haut-Canada (région du sud de l'actuelle province de l'Ontario). Durant la rébellion, les chefs réformistes du Bas-Canada, le plus connu étant Louis-Joseph Papineau (1786−1871), tirèrent parti des tensions politiques longtemps latentes pour recruter une grande force rebelle. Toutefois, cette dernière ne fit pas le poids devant les troupes du gouvernement, complétées par une importante milice de loyalistes venant du Haut-Canada, sous le commandement du général John Colborne. Les Patriotes (rebelles) s'opposèrent aux miliciens et aux forces armées britanniques à trois reprises, notamment à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée, et de nombreux rebelles, dont Papineau, s'enfuirent aux États-Unis. Des centaines d'insurgés furent arrêtés, certains furent déportés en Australie et d'autres furent pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Lord Charles Beauclerk (1813−1861), l'artiste de l'œuvre d'origine à partir de laquelle Nathaniel Hartnell réalisa cette gravure, fut un officier commandant des soldats britanniques à Saint-Charles.

Lhassa, monastère de Drepung depuis l'est

Cette vue, depuis l'est, du monastère de Drepung (également Drépoung, De-Pung, De-p'ung, Debang, Drabung, Dabung, Brebung ou Brasbung dans d'autres sources) est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. W.W. Rockhill explique dans Tibet (1890) que le monastère de Drepung était le plus peuplé du Tibet. Dans Le bouddhisme du Tibet ou lamaïsme (1899), L.A. Waddell rapporte : « Il s'agit du monastère le plus puissant et le plus peuplé du Tibet. Associé à la doctrine de kalachakra, il fut fondé et nommé d'après le monastère indien tantrique appelé « tas de riz » (Sri-Dhanya Kataka), au Kalinga. Il est situé à près de cinq kilomètres à l'ouest de Lhassa, et compterait 7 000 moines ». Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.