15 juillet 2014

Vues du Grand Tibet

Les notes manuscrites présentées ici accompagnent une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie le 2 août 1904. Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.

Vue de Lhassa depuis l'est

Cette image, intitulée « Vue de Lhassa depuis l'est », est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. Le Chakpori (également appelée colline Chagpori, Chiakpori, Chapori, Chakpori, Chaga, ou Chag-pa dans d'autres sources), « montagne de fer », se dresse en arrière-plan, quasiment au centre de l'image, avec le Man-ba-datsan (également Man-bo-datsang ou Vaidurya Ta-tsan), où la médecine tibétaine était enseignée. Le Potala, palais du dalaï-lama, apparaît à droite sur la colline de Marpari. À gauche du Chakpori, derrière un édifice blanc, on distingue à peine la cathédrale de Lhassa (la Grande cathédrale), le Jokhang (Tsokhang ou Ihio). Des bâtiments du Banak sho, quartier des commerçants (souvent appelé Banagshio ou Banashag), sont visibles au premier plan. Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.

Monastère de Séra

Cette vue d'ensemble depuis le sud du monastère de Séra est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. Le monastère est composé de très hauts bâtiments et de trois temples dorés. Dans l'édition de 1899 de son ouvrage Le bouddhisme du Tibet ou lamaïsme, L.A. Waddell raconte : « [Le monastère] est appelé Ser-ra, ou « grêle miséricordieuse ». Son nom aurait été inspiré de la rivalité avec son voisin, « tas de riz  » (monastère de Drepung), car la grêle détruit le riz, et les querelles entre les deux monastères étaient fréquentes. [. . .] Il fut bâti sur un site pittoresque à environ 2,5 kilomètres au nord de Lhassa, sur les bas versants du Tatipu, chaîne de collines arides, célèbre pour ses minerais d'argent, entourant le monastère tel un amphithéâtre ». Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.

Manoir tibétain

Cette image, intitulée « Manoir tibétain », est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. Ce manoir tibétain, au centre de la photographie, est situé près du col de Chakla. Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.

Femmes tibétaines

Cette image, intitulée « Femmes tibétaines », est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. La photographie montre deux Tibétaines de classe ouvrière, marchant pieds nus et portant des charges sur le dos. Dans l'édition de 1890 de son ouvrage Tibet, W.W. Rockhil raconte : « Les femmes tibétaines sont robustes, tandis que les hommes sont faibles, et l'on voit souvent les femmes effectuer à la place de leurs époux les services de corvée dont les paysans doivent s'acquitter. Par conséquent (en raison de la supériorité physique des femmes), trois ou quatre frères épousent parfois la même femme, et s'ils font des enfants, ils les choisissent et les partagent entre eux. La femme qui vit avec trois ou quatre frères est appelée « une belle », car elle sait comment gérer une famille entière ». Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.

Lhassa, monastère royal de Tengyeling vu depuis le sud-est

Cette vue depuis le sud-est du monastère royal de Tengyeling (également Tangia Ling, Tangye-ling ou Tan gye Ling dans d'autres sources) est extraite d'une collection de 50 photographies du Tibet central, acquise auprès de la Société géographique impériale de Russie à Saint-Pétersbourg par la Société américaine de géographie en 1904. Tengyeling fut le palais monastique de l'ancien régent Demo Rinpoché (ou Demohutuktu). La photographie montre au loin le Chakpori (également appelée colline Chagpori, Chagpori, Chiakpori, Chapori, Chakpori, Chaga ou Chag-pa), « montagne de fer », à gauche, et le Potala, palais du dalaï-lama, à droite. Le monastère de Tengyeling apparaît au second plan. Le bâtiment au toit plat au premier plan est une maison privée. Des darchok, ou drapeaux de prières (aussi Da-cha, dar-lch'og ou Dar Cho), sont visibles complètement à gauche. Dans l'édition de 1899 de son ouvrage Le bouddhisme du Tibet ou lamaïsme, L.A. Waddell raconte : « Un régent est nécessaire pour diriger le gouvernement temporel, particulièrement selon le système de succession papale par réincarnation, où le nouveau dalaï-lama n'atteint pas la majorité et la succession nominale à la souveraineté temporelle avant sa dix-huitième année. Afin d'éviter les complots contre les hiérarchies, Ngawang décréta que le régent devait être lama, et il restreignit ce poste aux grands lamas des palais monastiques, ou Ling de Lhassa, à savoir Tengyeling, Kundeling, Drib Tsemchokling et Tsomonling ». Deux lamas bouddhistes mongols, G.Ts. Tsybikov et Ovché (O.M.) Narzounof, prirent ces photographies lorsqu'ils voyagèrent au Tibet en 1900 et 1901. Les notes accompagnant les images furent écrites en russe pour la Société géographique impériale de Russie par Tsybikov, Narzounof et d'autres Mongols qui connaissaient bien le Tibet central. En avril 1904, Alexander Grigoriev, membre correspondant de la Société américaine de géographie, traduisit les notes russes en anglais.