Cahier de leçons sans titre sur la langue copte

Ce manuscrit de notes sur le vocabulaire et la grammaire coptes fut compilé par le père Girgis Murqus d'Akhmīm, en Haute-Égypte. Il contient des listes d'expressions courantes en copte, accompagnées de leur traduction arabe. Le livre fut probablement utilisé par l'auteur comme guide d'enseignement pour les élèves débutants des classes de copte. Il est semblable aux manuels d'Iryan Moftah (1826–1886), éminent professeur de copte et réformateur linguistique, à l'exception qu'il comporte des exercices de conjugaison. Plusieurs pages du cahier sont manquantes, et la reliure est en mauvais état. Les mots arabes sont parfois mal orthographiés. La date exacte du manuscrit est inconnue, mais il fut vraisemblablement créé dans les années 1870. Plus de la moitié du livre est consacrée à la grammaire. À la fin de l'ouvrage, des pages incluent des phrases en anglais avec leur traduction arabe, des comptes financiers personnels et une madihah (panégyrique) de trois pages sur la vie de saint Jean l'évangéliste. Le manuscrit est important, car il montre comment les réformes de la langue promues par Iryan Moftah furent adoptées par d'autres professeurs de copte. L'ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Calcul du jour de Pâques orthodoxe copte

Ce manuscrit traite du calcul du dimanche de Pâques selon le calendrier copte. La détermination de cette date chaque année régit la majeure partie de la vie liturgique et dévotionnelle de l'Église orthodoxe copte. Le calendrier copte commence en 284 après J.-C., date appelée Anno martyrum (AM), ou année des martyres. Le premier feuillet contient un tableau des quatre saisons, avec leurs mois et signes du zodiaque coptes correspondants. Les pages suivantes, dont certaines sont déchirées ou très tachées, fournissent des instructions permettant de calculer le mouvement de la Lune et de concilier les calendriers copte et arabe (islamique). L'ouvrage inclut également des instructions pour déterminer la date des fêtes de saints, ainsi que d'autres fêtes et jeûnes, tels que le jeûne des apôtres, qui sont établis par rapport à Pâques. De nombreux tableaux calculent les dates de Norouz ou Nawruz (Nouvel An égyptien) à partir de la création d'Adam. Le manuscrit comporte également des prévisions de la date de Pâques, de la Création et l'Incarnation jusqu'à 1900 environ. À la fin du volume, le moine qui écrivit cet ouvrage, Butrus Girgis, aborde son renouveau spirituel. La date de l'ouvrage est incertaine, mais une courte note autobiographique suggère qu'il fut réalisé dans les années 1860. Le volume est mal relié. Sa page de titre est manquante, et des pages intérieures sont déchirées ou tachées, et illisibles où l'encre a traversé le papier. L'ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Litanies de la Vierge Marie

Ce manuscrit arabe contient deux ouvrages sur la Vierge Marie, qui est considérée comme la mère de Jésus-Christ dans les textes sacrés chrétiens et musulmans. Le premier manuscrit est une prière personnelle dédiée à la Vierge, à réciter quotidiennement pour le bénéfice spirituel. Il inclut une analyse de la place de Marie dans la vie de Jésus, comme raconté dans le Nouveau Testament, en commençant par l'Annonciation par l'archange Gabriel de la naissance de Jésus et se terminant par la présence de Marie à la Crucifixion. Le second manuscrit est une litanie, ou liste, des attributs saints de Marie sous la forme d'une longue prière. Les ouvrages sont attribués, probablement à tort, à l'intellectuel et chef laïc copte Iryan Moftah (1826–1886). Ils furent écrits en caractères naskhi clairs généralement utilisés dans les ouvrages religieux coptes de l'époque. Aucun des deux ouvrages n'est complet, et le volume n'est pas relié. Il est conservé avec les manuscrits de Moftah, abordant des thèmes religieux, historiques et linguistiques, de la collection Iryan Moftah de l'Université américaine du Caire.

Réconciliation de la miséricorde et de la justice

Ce manuscrit est un carnet de notes contenant l'ébauche d'un sermon ou essai sur le thème de la réconciliation de la justice et de la miséricorde du professeur et penseur copte Iryan Moftah (1826–1886). L'auteur écrivit ses notes en caractères ruq'ah soignés sur le papier d'un carnet commercial non réglé et perforé de trous pour l'insérer dans un classeur. Le texte principal est abondamment annoté de citations bibliques et de corrections dans les marges. Certaines feuilles sont manquantes, notamment les dernières pages du volume. L'auteur n'est pas nommé dans le texte, mais des éléments internes et l'inclusion du carnet dans les documents de Moftah permettent de le lui attribuer de façon quasi certaine. Moftah traite de l'apparente contradiction entre la justice et la miséricorde divines, soutenant que l'inclination des hommes pour le péché, comme raconté dans la Genèse avec la désobéissance d'Adam et Ève, est associée à la miséricorde et au pardon divins. Iryan Moftah, issu d'une famille de notables coptes, fut l'un des chefs du mouvement du XIXe siècle visant à réformer l'administration de l'Église copte et la langue liturgique. Célèbre pour son influence sur la réforme copte liturgique, il était également un intellectuel et un prédicateur laïc. Ses manuscrits abordant des thèmes religieux, historiques et linguistiques appartiennent à la collection Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

La perle sublime dans le sacrement de l'eucharistie

Ce volume manuscrit contient deux ébauches d'un ouvrage sur le sacrement eucharistique (sirr al-'Afkharistiya en arabe). Ce sacrement, où le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus-Christ, est vénéré dans de nombreuses Églises chrétiennes, telles que l'Église orthodoxe copte. Il s'agit de l'événement central de chaque messe dans la tradition orthodoxe et différentes confessions occidentales. Le volume contient deux versions du même essai. L'ouvrage est attribué à Iryan Moftah (1826–1886), bien que son nom n'apparaisse pas sur le livre ; la date de la composition n'est pas non plus fournie. Les deux versions du texte sont abondamment annotées de références bibliques, de notes marginales et de commentaires interlinéaires, dont bon nombre sont écrits avec les mêmes caractères ruq'ah clairs que le texte principal. Les deux ébauches furent vraisemblablement préparées pour un sermon ou un opuscule. Iryan Moftah, issu d'une famille de notables coptes, fut l'un des chefs du mouvement du XIXe siècle visant à réformer l'administration de l'Église copte et la langue liturgique. Célèbre pour son influence sur la réforme copte liturgique, il était également un intellectuel et un prédicateur laïc. Ses manuscrits abordant des thèmes religieux, historiques et linguistiques appartiennent à la collection Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

L'histoire des provinces romaines du Proche-Orient

Ce manuscrit arabe est une histoire des provinces romaines du Proche-Orient, avec une référence particulière au roi Hérode le Grand et la dynastie qu'il fonda. De nombreuses pages sont manquantes au début et à la fin du manuscrit. La partie restante aborde l'histoire de la Palestine romaine au Ier siècle avant J.-C., jusqu'à la destruction du temple par l'empereur romain Titus en 70 après J.-C. L'auteur, le titre et la date de la copie ne sont pas connus. L'ouvrage a été approximativement daté du XVIIe siècle. Le texte n'est pas décoré, à l'exception du marquage d'expressions en rouge et de quelques notes marginales, qui ne sont pas contemporaines du manuscrit. Le volume n'est pas relié. Il s'agit d'une histoire politique et militaire sans référence aux événements bibliques ou à la vie et l'époque de Jésus-Christ, faisant de cet ouvrage une composition copte rare. Bien que l'auteur se soit inspiré des écrits de l'historien juif Flavius Josèphe, la source du texte reste incertaine. Hérode le Grand, fils d'Antipater, devint roi de la province romaine de Judée en 37 avant J.-C. et régna jusqu'à sa mort en 4 avant J.-C. Pendant son règne tumultueux, Hérode allia acuité politique, grand dynamisme pour la réalisation de travaux publics et impitoyable cruauté au service de ses ambitions. La dynastie qu'il fonda gouverna certaines régions de la Palestine et des territoires voisins jusqu'à la fin du Ier siècle après J.-C. N'ayant guère suscité d'intérêt parmi les érudits, il n'existe aucune édition critique du manuscrit. Cet ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Évangile de saint Jean

Ce manuscrit arabe de l'évangile de saint Jean date du XVIIIe siècle. Le texte, d'une écriture claire, est encadré de deux lignes rouges. Les feuillets sont numérotés avec des chiffres coptes. Le manuscrit comporte de nombreuses notes marginales et références à l'Ancien Testament en arabe, et des chiffres coptes sont utilisés pour les citations des versets et des chapitres. Les notes de marge furent probablement ajoutées par Wadi' Muftah, dont le nom apparaît sur les pages de garde. Le texte est complet et en excellent état, bien que la dernière page ait été copiée par une main différente et que le texte n'ait pas de bordure. Le volume est relié de cuir brun recouvrant le plat d'un rabat. Il faisait peut-être partie d'un ensemble. Le scribe ayant produit la copie et le lieu de sa réalisation ne sont pas indiqués. Les en-têtes de chapitre dans le texte de l'évangile sont indiqués en rouge. L'ouvrage comporte une table des matières complète et une introduction biographique de trois pages. La biographie identifie Jean l'évangéliste comme l'un des douze apôtres et indique qu'il écrivait en grec. Le récit raconte ensuite les voyages de Jean et ses retours fréquents à Éphèse où, selon la tradition, il fut enterré. La biographie conclut par le miracle de sa tombe, qui ne contenait que ses sandales lorsqu'elle fut ouverte. Ce miracle, ainsi que d'autres détails de sa vie et de ses ouvrages sont abordés dans la biographie. Cet ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Évangile de saint Luc

Ce manuscrit de l'évangile de saint Luc date du XVIIIe siècle. Le texte, d'une écriture claire, est encadré de deux lignes rouges. Les feuillets sont numérotés avec des chiffres coptes. Le manuscrit comporte de nombreuses notes marginales et références à l'Ancien Testament en arabe, et des chiffres coptes sont utilisés pour les citations des versets et des chapitres. Les notes de marge furent probablement ajoutées par Wadi' Muftah, dont le nom apparaît sur les pages de garde. Le texte est complet et en excellent état, bien que la dernière page ait été copiée par une main différente et que le texte n'ait pas de bordure. Le volume est relié de cuir brun recouvrant le plat d'un rabat. Il faisait peut-être partie d'un ensemble. Le scribe ayant produit la copie, ainsi que la date et le lieu de sa réalisation ne sont pas indiqués. Les en-têtes de chapitre dans le texte de l'évangile sont inscrits en rouge. L'ouvrage comporte une table des matières complète. Dans l'en-tête du texte de son évangile, Luc est appelé « saint Luc le médecin et l'un des soixante-dix [disciples] ». Développant cette brève description, la biographie d'introduction raconte que saint Pierre choisit Luc comme l'un des 70 apôtres, et que ce dernier écrivit son évangile en grec à Alexandrie, en Égypte, la 14e année du règne de l'empereur Claude. Il aurait suivi Pierre pour prêcher en Macédoine, et fut martyrisé à Rome. Cet ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Évangile de saint Marc

Cette copie manuscrite de l'évangile de saint Marc date du XVIIIe siècle. Le texte, d'une écriture claire, est encadré de deux lignes rouges. Les feuillets sont numérotés avec des chiffres coptes. Le manuscrit comporte de nombreuses notes marginales et références à l'Ancien Testament en arabe, et des chiffres coptes sont utilisés pour les citations des versets et des chapitres. Les notes de marge furent probablement ajoutées par Wadi' Muftah, dont le nom apparaît sur les pages de garde. Le texte est complet et en excellent état. Le volume est relié de cuir brun recouvrant le plat d'un rabat. Le scribe ayant produit la copie, ainsi que la date et le lieu de sa réalisation ne sont pas indiqués. Les en-têtes de chapitre dans le texte de l'évangile sont indiqués en rouge. Considéré comme le fondateur de l'Église copte au Ier siècle après J.-C., saint Marc l'évangéliste fait l'objet d'une vénération particulière. Une courte biographie précède l'évangile, abordant sa naissance et son apostolat avec Jésus-Christ, sa résidence à Alexandrie, en Égypte, et son martyre. L'histoire, très semblable à celle racontée dans les versions modernes de sa vie, reflète son rôle central dans l'histoire de l'Église copte. Une table des matières avec de brèves explications des événements de chaque chapitre compte parmi les autres documents préliminaires. Cet ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Livres historiques de l'Ancien Testament

Ce manuscrit biblique contient des parties des livres historiques de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois de l'Ancien Testament. Le début et la fin du volume sont incomplets. Le scribe, dont le nom était peut-être écrit dans le colophon désormais disparu, n'est pas connu. L'ouvrage fut copié en 1748 (Josué) et en 1749 (second livre des Rois). Il contient des mots repères, mais les pages ne sont pas numérotées, et le marquage des chapitres n'est pas cohérent. L'ouvrage, d'une écriture soignée, semble avoir été peu utilisé, comme l'indique l'absence de salissures dans les marges extérieures, observées dans certains autres manuscrits de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire. La reliure est particulièrement sophistiquée. Elle présente un rabat en enveloppe sur la tranche, typique de la région et l'époque. La première et la quatrième de couverture, en cuir, arborent des médaillons estampés à froid, des pendants et des coins avec des dorures considérablement endommagées. Les traductions arabes de l'Ancien et du Nouveau Testament dont disposaient les Coptes aux XVIIIe et XIXe siècles reposaient sur plusieurs traditions, notamment copte ancienne, syriaque, grecque et même latine. Les scribes ne fournissaient généralement pas les sources de leurs traductions arabes, et les érudits n'ont pas encore réalisé d'analyse critique des textes bibliques utilisés par les chrétiens égyptiens lors de la période immédiatement antérieure à l'ouverture de l'Égypte sur l'Europe.