Résumé de la structure des parties des plantes et de leurs fonctions

L'ouvrage présenté ici, Kitāb mukhtaṣar tarkīb a'ḍā' al-nabāt wa waẓā'ifihā (Résumé de la structure des parties des plantes et de leurs fonctions), fut réalisé par le botaniste et médecin égyptien 'Uthmān Ghālib (1845−1920). Dans une courte préface, il explique que son objectif consistait à « écrire des livres concis sur les (différentes) branches de l'histoire naturelle afin qu'ils puissent être utilisés dans les écoles élémentaires ». Il ajoute : « Puisque la botanique, à l'instar des autres branches des sciences naturelles, requiert une visualisation pour être comprise, je me suis attaché à produire les figures nécessaires pour permettre aux élèves d'atteindre le niveau de connaissance souhaité ». Le format est semblable à celui d'un glossaire, avec des définitions accompagnées de dessins au trait. Les thèmes abordés incluent les caractéristiques des cellules des plantes, telles que les inclusions cristallines, l'amidon, l'inuline, le tanin et la chlorophylle, la reproduction cellulaire sexuée ou asexuée, les informations anatomiques sur les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs, les fruits et les graines, la fertilisation, le géotropisme, l'héliotropisme et les pathologies végétales. L'ouvrage se termine par une table des matières. Il fut imprimé par procédé lithographique au Caire en 1887. Ghālib, qui naquit à Gizeh, obtint en 1871 un diplôme à la faculté de médecine de Qasr al-'Aynī, où il enseigna en 1881 l'histoire naturelle. Il devint par la suite vice-chancelier de l'école et de l'hôpital, et directeur du jardin botanique de Qasr al-'Aynī. Cet ouvrage fut commandé par Ya'qūb Artīn Pāsha, homme de lettres égyptien arménien et ministre adjoint à l'Information de 1884 à 1919, considéré comme un pionnier dans le domaine de l'éducation en Égypte.

Le facilitateur utile sur la médecine et la sagesse, avec Guérison des corps et Livre de la miséricorde

Cette impression de 1898 d'un ouvrage du XVe siècle par l'auteur yéménite Ibrāhīm ibn 'Abd al-Raḥmān ibn Abū Bakr al-Azraq, ou al-Azraqī, est un livre de remèdes abordant les usages médicinaux des graines, des céréales et d'autres aliments, ainsi que leur valeur nutritionnelle. Le contenu est basé en partie sur deux œuvres antérieures : Shifā' al-ajsām (Guérison des corps) de Muḥammad ibn Abū al-Ghayth al-Kamarānī, et Kitāb al-raḥmah (Livre de la miséricorde) de Ṣunburī. Il inclut également dans les marges un autre ouvrage dans la tradition d'al-ṭibb al-nabawī (Médecine prophétique), Kitāb al-ṭibb al-nabawī (Le livre de la médecine prophétique) du célèbre historien Muḥammad al-Dhahabī (1274−1348). Ce genre d'écrits médicaux aborde les questions du ḥadith concernant la maladie, la thérapie et l'hygiène, ce qui le différencie des principaux courants galénique et avicennien de la médecine islamique. Dans l'introduction, al-Azraq écrit : « Selon les paroles du Prophète, [...] deux classes [de personnes] seront toujours indispensables aux hommes, les docteurs pour le corps et les oulémas pour la religion ». Le livre est organisé en cinq parties : les thèmes relatifs aux sciences naturelles, la description de différentes graines, la nature des aliments, et les remèdes et leurs bienfaits, les façons de rester bien portant pendant les périodes de bonne santé, y compris le ḥadith et des recommandations d'hommes lettrés, le traitement des maladies limitées à chaque membre du corps, le traitement des maladies générales, ainsi que d'autres sujets dont la récitation (thérapeutique) des Écritures et d'autres versets religieux. Bien que Le facilitateur utile soit répertorié dans l'encyclopédie bibliographique de Kātip Çelebi (1609−1657) et que plusieurs impressions modernes aient paru, on sait peu de choses sur al-Azraq.

Compte-rendu réel de médecine vétérinaire

Kitāb ṣidq al-bayān fī ṭibb al-ḥayawān (Compte-rendu réel de médecine vétérinaire) est un manuel de science vétérinaire de l'auteur libanais Jirjīs Ṭannūs 'Awn, datant de la fin du XIXe siècle. Il est divisé en deux principales parties : la première aborde les animaux domestiques communs, tels que les chevaux, les vaches et les cochons, et la seconde les maladies. La quatrième section de la seconde partie, « Sur les maladies courantes », qui constitue l'essentiel du livre, compte 24 chapitres sur les maladies de la poitrine, du foie, du pancréas, etc. Pour chaque maladie, les espèces animales affectées sont généralement indiquées, avec leurs causes et leurs traitements. Le livre, abondamment illustré, se termine par une liste de remèdes et une table des matières. Jirjīs Ṭannūs 'Awn dédia son ouvrage à Pashko Váša, gouverneur ottoman nommé de la mutasarrifiya du Mont-Liban (district administratif de l'Empire ottoman). Pashko Váša, qui officia au gouvernorat de 1883 jusqu'à sa mort en 1892, est célèbre pour sa politique éclairée, incluant des mesures comme l'établissement d'un hôpital à Beiteddine. Dans l'introduction, l'auteur rend hommage au gouverneur qui, selon lui, dès son arrivée au Liban, « fit preuve de vertu et de persévérance, sans autre but que l'amélioration de la qualité de vie des citoyens et la prospérité du pays ».

Le trésor caché sur les arts et les artisanats

Kitāb al-durr al-maknūn fī al-ṣanā'i' wa al-funūn (Le trésor caché sur les arts et les artisanats) est un recueil sur plusieurs artisanats et techniques artisanales, écrit par l'auteur libanais du XIXe siècle Jirjīs Ṭannūs 'Awn. Le livre est composé de neuf chapitres abordant différents procédés, dont la galvanoplastie, la teinture de tissus, la photographie, et la fabrication de bougies, d'encre, de colle, de miroirs, de céramique et de savon. Le dixième chapitre traite des composés chimiques. La majeure partie du livre est consacrée à trois artisanats : la galvanoplastie, y compris les techniques de déposition et de galvanisation avec le cuivre, le laiton, l'or et l'argent, la teinture de tissus, dont les sources de teinture naturelles et artificielles pour des couleurs et des fibres variées, et la photographie. Le dernier chapitre, sur les produits chimiques, inclut une partie sur les antidotes en cas d'empoisonnement. Le livre contient de nombreuses illustrations et une table des matières. Jirjīs Ṭannūs 'Awn dédia cet ouvrage à l'auteur, réformateur et homme d'État ottoman Ahmet Cevdet Pasha (1822−1895), grand érudit très cultivé. Selon la couverture, l'auteur utilisa son propre argent pour cette impression.

Vers le salut grâce à la prière fervente

Ce manuscrit de dévotions, attribué à Butrus al-Sadamanti, semble avoir été copié au XIXe siècle par un scribe anonyme. Il inclut une introduction de 40 pages aux dévotions. Le titre n'est pas indiqué dans l'ouvrage proprement dit, mais il est noté sur la deuxième de couverture. La reliure est petite et raide, et le bloc de texte est plutôt solide excepté pour les dernières pages, qui sont manquantes. On sait peu de choses sur la vie de l'auteur présumé, nommé dans l'incipit anba (évêque) et qiddis (saint) Butrus al-Sadamanti. Selon les érudits, sa date de naissance est incertaine. Il aurait été actif au XIIIe siècle et serait d'origine arménienne. Son nom suggère qu'il fut associé au monastère copte de Sadamant, en Moyenne-Égypte. Aucune autre copie connue de Matla' al-Najat (Vers le salut grâce à la prière fervente) n'existe. Il est important de souligner qu'al-Sadamanti vécut et écrivit à l'époque de transition où le copte fut supplanté par l'arabe comme langue écrite parmi les Coptes. Le manuscrit est composé de dévotions de nature profondément personnelle et même mystique. L'introduction traite du besoin et des bienfaits de la prière, et aborde comment le fidèle doit se préparer au dialogue avec Dieu. L'ouvrage fait partie de la collection de livres et de manuscrits coptes Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Techniques choisies dans l'art de l'agriculture

L'auteur de ce livre, Bishārah ibn Salwān Naḥūl al-Lubnānī, explique dans son introduction qu'il désirait depuis longtemps écrire un texte en arabe sur l'agronomie, mais qu'il put le faire seulement après avoir acquis une série de textes sur l'agriculture en français traduits en turc. L'ouvrage est organisé en deux parties : la première traite de l'horticulture et la seconde de l'élevage. La partie sur l'horticulture débute par des thèmes généraux, tels que l'eau, le sol et les maladies végétales. Elle aborde ensuite les céréales semblables au blé, les racines nutritives, les racines épaisses et rondes, les légumineuses, les plantes oléagineuses pour les produits d'éclairage et d'autres usages industriels, les plantes utilisées pour fabriquer de la corde, de la ficelle et du tissu, les plantes utilisées pour la teinture, les plantes à partir desquelles le vin est fabriqué, les plantes contenant du sucre, les arbres fruitiers, les arbres produisant des huiles comestibles, les arbres dont les feuilles ont des utilisations industrielles, les herbacées annuelles ou vivaces, etc. La première partie conclut par une taxonomie, un tableau des températures en Celsius, en Fahrenheit et en Réaumur, et les légendes des illustrations, qui sont toutes à la fin du livre. La seconde partie commence par la classification du règne animal (les vertébrés, les mollusques, les articulés et les radiaires) de Georges Cuvier. Des thèmes pratiques sont également abordés, notamment l'élevage des ongulés, les oiseaux domestiqués, les poissons et la pisciculture, l'apiculture, la sériciculture, les animaux nuisibles mammaliens et aviaires, les insectes nuisibles, la chasse, la fabrication du vin et de la bière, et le fonctionnement des moulins. Les dernières parties du livre portent sur le traitement des maladies humaines en l'absence de médecin.

Abrégé médical. Livre I. Sur les maladies du système respiratoire

Fī 'ilal al-jihāz al-tanaffusī (Sur les maladies du système respiratoire) est une traduction arabe de l'œuvre d'origine en français Traité des maladies de l'appareil respiratoire d'Hippolyte de Brun. Hippolyte de Brun (1855−1931) enseigna la médecine à l'Université Saint-Joseph, une université catholique de Beyrouth, fondée par les jésuites en 1875. Il fut également médecin à l'hôpital français de Beyrouth, et titulaire d'une chaire de médecine clinique de 1885 à 1914 et de 1919 à 1926. Le traducteur de cet ouvrage, Khayr Allāh Faraj Ṣufayr, obtint son diplôme à la même université et fut mu'āwin (externe) à l'hôpital français. Dans la préface de sa traduction, Ṣufayr fait l'éloge, par formalité, de la politique progressiste du sultan ottoman Abdülhamid II (règne : 1876−1909), dont les mesures insufflèrent l'élan nécessaire à la création de son ouvrage. En outre, il souligne la difficulté à traduire la terminologie médicale moderne en arabe. Le traducteur raconte que le livre fut entrepris sous la supervision de l'auteur d'origine, de Brun, et qu'il comporte quatre chapitres. Toutefois, la table des matières du livre traduit présente une division de base en cinq chapitres, notamment sur les maladies de la cavité nasale, de la gorge, des bronches, des poumons et de la cavité pleurale. L'ouvrage inclut un glossaire de termes médicaux et l'avant-propos de l'œuvre d'origine. Il fut publié en 1888 à l'imprimerie de l'Université Saint-Joseph à Beyrouth.

Les éléments de géométrie

Cet exemplaire de Mabādi' al-handasa (Les éléments de géométrie) est une seconde édition d'une œuvre de Rifā'a Rāfi' al-Ṭahṭāwī (1801−1873), éminent intellectuel et pionnier de la pensée des Lumières en Égypte au XIXe siècle. Dans son introduction, l'auteur fait référence à une édition de 1842−1843 écrite pour les élèves de la madrasa al-Ṭubjīa, école militaire fondée par Méhémet Ali Pasha (1769−1849) à Tourah, en Égypte. Il mentionne également le célèbre manuel de géométrie de 1794 Éléments de géométrie par A.M. Legendre. Al-Ṭahṭāwī raconte que cette nouvelle édition de 1854 fut réalisée avec l'aide des érudits de l'école Muhandis-khāna (fondée en 1816 par Méhémet Ali) qui « corrigèrent les erreurs [et] modifièrent des expressions inadéquates ». Bien que l'ouvrage d'al-Ṭahṭāwī soit vraisemblablement inspiré du livre de Legendre, il contient également de nombreux nouveaux documents, particulièrement dans la dernière partie de l'ouvrage sur la géométrie appliquée et les techniques de relevés topographiques. L'ouvrage commence par un glossaire de termes et une table des matières. L'annexe comporte la liste des figures. 1854 fut une année fatidique pour al-Ṭahṭāwī, marquant son retour au Caire après quatre ans d'exil de fait à Khartoum, ordonné par le vice-roi ottoman 'Abbās Ier Ḥilmī, petit-fils de Méhémet Ali, qui se méfiait des idées progressistes d'al-Ṭahṭāwī sur la gouvernance et les souverains. Dans l'introduction, al-Ṭahṭāwī décrit 'Abbās comme un souverain bienveillant doté d'une « forte volonté de civiliser la province égyptienne ». En fait, 'Abbās fut assassiné le 13 juin 1854, quelques jours seulement après la publication de la seconde édition de l'ouvrage Les éléments de géométrie d'al-Ṭahṭāwī.

Manuel de la langue copte

Ce manuscrit, produit pour les arabophones par Iryan Moftah (1826–1886), est une introduction de base à l'alphabet, la prononciation et la grammaire du dialecte bohairique de la langue copte. Il fut copié dans un carnet de notes commercial. L'auteur a divisé chaque page verticalement, avec le texte en écriture copte à gauche, et la traduction ou explication arabe à droite. Le manuscrit est écrit à l'encre noire intense. Le titre et l'auteur sont indiqués sur l'étiquette collée sur la couverture. L'ouvrage n'est pas daté, mais il fut probablement réalisé au milieu du XIXe siècle. Outre l'alphabet, l'auteur enseigne la formation des noms, des adjectifs et des adverbes, et comment dire l'heure. Bien qu'elle ne soit plus parlée par les Égyptiens, la langue copte revêt une grande importance culturelle et liturgique pour les chrétiens coptes d'Égypte et du monde entier. Grammairien et professeur, Iryan Moftah participa aux réformes de l'éducation et de la culture du pape copte Cyrille IV (règne : 1854–1861), préconisant notamment l'utilisation du dialecte bohairique comme langue vernaculaire de la liturgie. Ce dialecte intégrait énormément d'éléments de vocabulaire et même de prononciation du grec, ce qui suscita l'opposition de certains quartiers, particulièrement en Haute-Égypte. Rien ne permet de déterminer si les manuels de Moftah furent imprimés et employés dans les écoles et les séminaires. Ses manuscrits abordant des thèmes religieux, historiques et linguistiques appartiennent à la collection Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.

Grammaire copte

Ce manuscrit est composé d'une partie d'un manuel copte d'Iryan Moftah (1826–1886). Il répertorie des phrases utiles, avec le copte dans la colonne de gauche et l'arabe à droite. Moftah n'explique pas les complexités linguistiques ou les conjugaisons, et il traite des phrases simples de tous les jours, ce qui permet de déterminer que le livre était dédié aux écoliers ou aux jeunes séminaristes plutôt qu'aux étudiants de niveau avancé. Bien que le manuel soit destiné aux arabophones, il n'existe pas d'élément suggérant que les élèves sont familiers avec les complexités de la grammaire classique arabe. Le livre ne comporte pas de références religieuses ou bibliques, et l'auteur utilise souvent un arabe parlé pour enseigner des expressions d'usage quotidien telles que « Lave-toi les mains », « Ne bois jamais d'arak [boisson alcoolisée locale préparée à partir de dates ou de raisins] » ou « Taille la [mèche de la] bougie ». Les expressions courantes sont regroupées en thèmes, notamment « à la maison », « au coucher » ou « aux repas ». Rien ne permet d'affirmer que les textes de grammaire de Moftah furent publiés à l'imprimerie copte établie vers 1860, car aucune copie imprimée n'a été retrouvée. Moftah utilisaient probablement ses manuels dans les salles de classe à l'école cléricale où il enseignait, ou ils servaient de modèles à recopier par les autres professeurs. Ses manuscrits abordant des thèmes religieux, historiques et linguistiques appartiennent à la collection Iryan Moftah, conservée à l'Université américaine du Caire.