7 octobre 2014

Incendie du bateau à vapeur New Jersey sur le fleuve Delaware, en face de Philadelphie, le 15 mars 1856, au cours duquel 50 personnes périrent

George G. Heiss, lithographe de Philadelphie du milieu du XIXe siècle, se spécialisa dans les images de matériel de lutte contre l'incendie. Cette lithographie montre, au loin, sous un ciel nocturne d'hiver, des nuages de fumée s'élevant du New Jersey, bateau à vapeur de la Philadelphia & Camden Ferry Company, ainsi que des canots se précipitant vers la catastrophe. Dans la partie droite de l'image, le ferry Dido se lançant également à son secours est partiellement visible. Le New Jersey s'embrasa à cause de chaudières défectueuses, au milieu d'un voyage de Camden à Philadelphie, alors que de la glace épaisse l'avait forcé d'emprunter une route alternative plus longue. L'incendie se propagea rapidement et le capitaine Ebenezer Corson tenta de rabattre le navire vers le quai d'Arch Street, à Philadelphie. À près de dix mètres de l'appontement, la timonerie s'écroula, entraînant la perte de contrôle totale du vaisseau. Corson survécut en sautant sur le rivage avant que le navire dériva sur le fleuve, mais 50 personnes périrent. Heiss, dont l'atelier était situé à proximité de l'accident, imprima peu après cette lithographie. Heiss naquit à Philadelphie en 1823. Il exposa à l'Artists' Fund Society entre 1840 et 1843, et il fut également un portraitiste reconnu. Il travailla étroitement avec le studio de lithographie Thomas Wagner and James McGuigan de 1847 à 1855, lorsqu'il ouvrit son propre établissement au 213 North Second Street. De cette époque jusqu'au début des années 1860, il lithographia et publia principalement des vues de camions de pompiers pour des d'unités locales de volontaires. En 1865, Heiss publia L'alphabet national illustré, enrichi de lithographies. Il cessa ses activités de lithographe en 1868, puis il établit un grand magasin de matériel d'artiste au 25 North 11th Street, qu'il exploita jusqu'en 1885.

Cornelius & Baker, fabricants de lampes, de chandeliers, de luminaires au gaz, etc., à l'angle de Columbia Avenue et de Fifth Street, Philadelphie

William H. Rease, né en Pennsylvanie en 1818 environ, fut le lithographe le plus prolifique de publicités imprimées de Philadelphie dans les années 1840 et 1850. Cette publicité montre le grand bâtiment industriel de Cornelius & Baker, occupant la majeure partie du bloc 500 de Columbia Avenue. Près de l'une des entrées, un homme tient un cheval attelé à un sulky, et un omnibus est sur le point de tourner à l'angle. Au premier plan, des passagers montent dans un autre omnibus, qui effectue le trajet entre Germantown Road et North Fifth Street, tandis qu'un homme à cheval s'approche. Christian Cornelius, orfèvre néerlandais qui immigra aux États-Unis, fonda son entreprise d'éclairage en 1827 ; celle-ci devint la Cornelius, Baker & Company en 1835. Dans les années 1850, elle exploitait l'usine représentée ici, une autre sur Cherry Street et un magasin au 176 Chestnut Street. L'entreprise fabriquait initialement des luminaires en laiton, mais elle produisit également des sculptures et des luminaires en zinc, dont certains furent installés au Capitole. La Cornelius and Sons and Baker, Arnold and Company lui succéda en 1869. Rease commença à pratiquer son art vers 1844. Pendant les années 1850, il collabora essentiellement avec les imprimeurs Frederick Kuhl et Wagner & McGuigan à la production de tirages publicitaires connus pour leur représentation des détails humains. Bien que Rease travaillât souvent avec d'autres lithographes, il fit la promotion en 1850 dans l'annuaire d'entreprises O'Brien de son propre établissement au 17 South Fifth Street, au nord de Chestnut Street. En 1855, il déménagea son entreprise à l'angle nord-est de Fourth Street et de Chestnut Street (après un partenariat avec Francis Schell entre 1853 et 1855 environ), où il produisit des certificats, des vues, des cartes et des estampes maritimes en plus des tirages publicitaires.

Harrison Brothers, fabrique de céruse et laboratoire de chimie, Philadelphie

William H. Rease, né en Pennsylvanie en 1818 environ, fut le lithographe le plus prolifique de publicités imprimées de Philadelphie dans les années 1840 et 1850. Cette publicité est une vue d'ensemble de l'usine de produits chimiques d'Harrison Brothers, près de Fitler Street et d'Harrison Street, à Frankford, quartier plus à l'est du nord-est de Philadelphie. Les enseignes sur les bâtiments indiquent, de gauche à droite : « Usine d'acide pyroligneux », « Usine d'acide sulfurique  », « Usine d'acétate de plomb », « Usine de céruse », « Usine d'alun » et « Usine de sulfate ferreux ». La scène montre des travailleurs poussant des brouettes, jetant du charbon dans un fourneau et hissant des tonneaux à l'aide d'un palan. Des biches et des chevaux paissent dans les champs bordés d'arbres, derrière le complexe d'usines chimiques. Établie en 1793 environ, l'entreprise Harrison Brothers exploitait, à l'époque de la guerre de Sécession, des usines à New York, dans le Maryland et à Philadelphie. Elle occupa les locaux de Frankford présentés ici jusqu'en 1870. Rease commença à pratiquer son art vers 1844. Pendant les années 1850, il collabora essentiellement avec les imprimeurs Frederick Kuhl et Wagner & McGuigan à la production de tirages publicitaires connus pour leur représentation des détails humains. Bien que Rease travaillât souvent avec d'autres lithographes, il fit la promotion en 1850 dans l'annuaire d'entreprises O'Brien de son propre établissement au 17 South Fifth Street, au nord de Chestnut Street. En 1855, il déménagea son entreprise à l'angle nord-est de Fourth Street et de Chestnut Street (après un partenariat avec Francis Schell entre 1853 et 1855 environ), où il produisit des certificats, des vues, des cartes et des estampes maritimes en plus des tirages publicitaires.

McNeely & Company, fabricants de maroquin, de peau de daim et de chamois, de cuir blanc, de peaux de cerf, de veau et de mouton tannées à l'écorce, de parchemin, de vélin, etc. 64 North Fourth Street, au sud d'Arch Street, près du Merchants Hotel, Philadelphie

William H. Rease, né en Pennsylvanie en 1818 environ, fut le lithographe le plus prolifique de publicités imprimées de Philadelphie dans les années 1840 et 1850. Cette publicité montre le grand complexe d'usines de McNeely, composé de plusieurs bâtiments industriels, de remises et d'une cour clôturée, à proximité d'une rue et d'un trottoir très passants. Des employés travaillent dans un labyrinthe de lignes de séchage sur lesquelles sont étendues des pièces de cuir. Des chariots de livraison traversent la cour et sortent par la porte surmontée d'un panneau marqué « McNeely ». Un travailleur collecte, à l'aide d'un chariot tiré par un cheval, du charbon amassé à côté du bâtiment principal. Des piétons, dont une femme et un garçon, se promènent et discutent sur le trottoir. Un couple afro-américain pousse une charrette à bras chargée, tandis qu'un omnibus bondé de la Frankford Road−Fourth Street circule dans la rue. La famille McNeely exploita une usine de cuir à Philadelphie de 1830 au début du XXe siècle. Rease commença à pratiquer son art vers 1844. Pendant les années 1850, il collabora essentiellement avec les imprimeurs Frederick Kuhl et Wagner & McGuigan à la production de tirages publicitaires connus pour leur représentation des détails humains. Bien que Rease travaillât souvent avec d'autres lithographes, il fit la promotion en 1850 dans l'annuaire d'entreprises O'Brien de son propre établissement au 17 South Fifth Street, au nord de Chestnut Street. En 1855, il déménagea son entreprise à l'angle nord-est de Fourth Street et de Chestnut Street (après un partenariat avec Francis Schell entre 1853 et 1855 environ), où il produisit des certificats, des vues, des cartes et des estampes maritimes en plus des tirages publicitaires.

Rockhill & Wilson, tailleurs et confectionneurs pour hommes et pour garçons, 205 et 207 Chestnut Street, et 28 South Sixth Street

William H. Rease, né en Pennsylvanie en 1818 environ, fut le lithographe le plus prolifique de publicités imprimées de Philadelphie dans les années 1840 et 1850. Cette publicité montre l'intérieur large et spacieux du magasin de vêtements de Daniel H. Rockhill et de Franklin S. Wilson, situé aux 205−207 (ultérieurement les 603−605) Chestnut Street. Des vendeurs et des clients rangent et examinent les marchandises étalées sur les présentoirs du magasin, qui est richement décoré de pilastres, de frontons arrondis, de rosettes, ainsi que de chandeliers et de luminaires fleuris. Deux vendeurs s'occupent de clients au premier plan : l'un discute avec une femme et un jeune garçon, et l'autre aide des messieurs. En 1857, Rockhill et Wilson déménagèrent leur magasin du 111 (plus tard le 321) Chestnut Street à ce numéro, où il demeura jusqu'en 1882. L'entreprise possédait également des locaux au 28 South Sixth Street. Rease commença à pratiquer son art vers 1844. Pendant les années 1850, il collabora essentiellement avec les imprimeurs Frederick Kuhl et Wagner & McGuigan à la production de tirages publicitaires connus pour leur représentation des détails humains. Bien que Rease travaillât souvent avec d'autres lithographes, il fit la promotion en 1850 dans l'annuaire d'entreprises O'Brien de son propre établissement au 17 South Fifth Street, au nord de Chestnut Street. En 1855, il déménagea son entreprise à l'angle nord-est de Fourth Street et de Chestnut Street (après un partenariat avec Francis Schell entre 1853 et 1855 environ), où il produisit des certificats, des vues, des cartes et des estampes maritimes en plus des tirages publicitaires.

La couronne des histoires

L'ouvrage présenté ici est l'un des deux volumes de Tāj al-Tavārīkh (La couronne des histoires), autobiographie d'Abdur Rahman Khân, souverain d'Afghanistan de 1880 à 1901. Après de longues années d'exil en Asie centrale, Rahman arriva au pouvoir sous l'égide des Britanniques, qui lui apportèrent par la suite un appui financier, politique et militaire. Se sentant menacé, il commença à réprimer différents groupes sociaux qui s'opposaient à son régime, telles que les tribus des Hazaras et des Ghilzais du centre et de l'est de l'Afghanistan. Il expulsa également des rivaux et leur famille, dont Barakzai Khan et Ghulam Muhammad Tarzi. L'émir Abdur Rahman Khân est célèbre pour avoir créé et centralisé l'administration publique moderne en Afghanistan. Une note dans ce volume indique que la version anglaise fut traduite en persan par Ghulam Murtza Khan Qandahari, consul général adjoint britannique à Mashhad, en Iran, et publié à Bombay par Matb-e Gulzar Husaini le 2 juillet 1904. En réalité, il s'agit ici d'une traduction inverse, car le livre parut initialement en persan à Kaboul en 1883. Qandahari déclare dans la préface qu'il le traduisit, « car son absence en persan était tangible et regrettable ». Selon l'érudit Amin Tarzi, le véritable traducteur de l'anglais en persan fut Mirza Husain Ali Shirazi, qui publia son ouvrage à Mashhad en 1903, révélant que la contribution de Qandahari à l'édition de 1904 était moindre que ce qu'il le lassa entendre. Le volume est composé d'une préface et de 12 chapitres. La préface semble avoir été écrite par Qandahari, qui loue la suprématie de Dieu et l'intégrité de Rahman en tant que souverain qui rétablit l'ordre en Afghanistan et bâtit un pays moderne. Le premier chapitre est consacré à la jeunesse de Rahman de 1853 à 1863, alors qu'il fut élevé comme un enfant de sang royal. Le second chapitre traite de la fuite de Rahman de Balkh à Boukhara en 1863, après avoir défié l'autorité de son oncle, l'émir Shir Ali Khan (1825−1879). Le troisième et le quatrième chapitres évoquent les guerres entre Rahman et Shir Ali Khan. Le cinquième chapitre porte sur sa vie en exil à Samarcande de 1870 à 1878, et le sixième chapitre sur l'année 1879, qu'il passa à Badakhshan. Les chapitres suivants abordent son couronnement, son organisation des affaires de l'État afghan, l'annexion d'Hérat, l'Afghanistan dans les années 1880, les luttes contre d'autres groupes de l'opposition, ainsi que les personnes et les familles afghanes qu'il força à l'exil. Un arbre généalogique et une photographie de Rahman précèdent le premier chapitre.