12 février 2013

Faïencerie Méjigirski de Kiev

Ce livre est un recueil d'articles sur la célèbre faïencerie Méjigirski de Kiev, qui faisait partie du monastère de Méjigirski datant du Xe siècle. La manufacture fut fondée à la fin du XVIIIe siècle et sa capacité de production de faïence était telle qu'elle devint, au milieu du XIXe siècle, la plus grande entreprise industrielle de Kiev. La première partie du livre est consacrée à l'histoire de la manufacture, et elle inclut des détails et des enluminures de sa vaste gamme de produits, notamment des pièces décoratives et d'autres plus utilitaires. Le livre non seulement présente toutes les marques de fabrique (sceaux) de la faïencerie, de sa création à l'arrêt de sa production en 1884, mais il est également illustré de dessins architecturaux de différents bâtiments de l'usine. Des essais de nature variée viennent compléter ce document, abordant l'art et l'ouvrier (une étude sociologique sur comment insuffler l'amour de l'art aux ouvriers et sur le rôle de l'art appliqué dans leur vie), et l'iconographie de la Vierge Marie. Le livre contient également une chronique d'art avec des réflexions sur l'influence de l'architecture sur le savoir d'autrui concernant l'histoire de différents pays.

Le baptistère de la cathédrale Sainte-Sophie à Kiev

Ce livre est consacré au baptistère de la cathédrale Sainte-Sophie à Kiev. La cathédrale tire son nom de l'église du VIe siècle Sainte-Sophie à Constantinople (aujourd'hui Istanbul). Au lieu de désigner un dévouement à un saint particulier, ce nom signifie plutôt « sainte sagesse ». Appelée la « nouvelle Constantinople » pour représenter le christianisme oriental, Sainte-Sophie à Kiev fut initialement construite au XIe siècle. Le baptistère fut bâti dans le cloître quelques années plus tard et ses murs arborent encore les fresques des XIe et XIIe siècles. Au début du XXe siècle, il était dans un état délabré et les travaux de restauration entrepris à d'autres endroits de la cathédrale n'avaient pas encore commencé. Toutefois, les murs effrités et les surfaces exposées permirent aux érudits d'étudier les techniques de construction utilisées dans la cathédrale. Ce livre examine la structure du baptistère et contient des illustrations de son état vétuste à cette époque. La cathédrale, tout comme la laure de Kievo-Petchersk, est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le mouvement national et culturel en Ukraine aux XVIe et XVIIe siècles

Mykhaïlo Hrouchevsky (1866–1934), professeur d'histoire et figure politique dominante d'Ukraine, officia comme président du Conseil central ukrainien à l'époque de la Révolution russe de 1917. Cet ouvrage, publié en 1912, est consacré au mouvement national et culturel de l'Ukraine aux XVIe et XVIIe siècles, et à la création d'une conscience nationale ukrainienne. Le livre aborde essentiellement les relations entre l'Ukraine et la Pologne, et leur impact sur la formation d'un État ukrainien. L'auteur décrit un déclin de la vie orthodoxe et laïque ukrainienne aux XVe et XVIe siècles, ainsi que la montée à la même époque de la culture polonaise et sa diffusion en Ukraine. Les sujets traités incluent l'influence de la Réforme sur la Pologne et l'Ukraine, ainsi que le développement des institutions éducatives et scientifiques en Ukraine, telles que l'Académie d'Ostrog.

Description de la laure de Kievo-Petchersk

Ce livre, publié en 1826 à l'imprimerie de la laure de Kievo-Petchersk, est une histoire complète du monastère et de sa création. La laure de Kievo-Petchersk, portant également le nom de monastère des Grottes de Kiev (pechera signifie grotte et lavra désigne un monastère), est un grand ensemble fondé en 1051 par un moine du nom d'Antoine dans des grottes creusées à flanc de colline. Le monastère devint rapidement un centre du christianisme en Russie et du développement culturel local, soutenant des écrivains, des médecins, des scientifiques et des artistes. Suite à un incendie en 1718, la majeure partie du grand ensemble de la laure fut reconstruite dans le style baroque. Cet ouvrage aborde le fondement et les premières années de la laure, les saints qui vécurent dans ses grottes, ses vicissitudes au fil des siècles, les églises rupestres, les autres églises et cathédrales, les bâtiments du monastère et son imprimerie, la première de Kiev. D'autres chapitres incluent le texte des chartes et décrivent en détail les objets précieux et décorations des bâtiments, ainsi que les différents mécènes et bienfaiteurs. Le livre traite également du Patericon (Vies des saints) et des miracles présumés de la laure, et répertorie en détail les abbés qui la dirigèrent et les événements qui se déroulèrent sous leur administration. Tout comme la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, la laure est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Monuments de l'art ukrainien du XVIIIe siècle

Cette brochure fut réalisée par Nikolai Makarenko, spécialiste en architecture, en histoire de l'art et en archéologie, qui devint par la suite directeur du Musée des arts de Kiev. L'auteur commence par une réflexion sur les effets bénéfiques de la culture cosaque sur les régions du sud de la Russie et son impact considérable sur la culture ukrainienne. Il fait l'éloge du style des XVIIe et XVIIIe siècles et décrit l'église Pokrovskaia comme un exemple d'architecture magnifique et pure. L'église, construite en 1764 par Pyotr Kalishevski à Romny, dans la province de Poltava, fut par la suite déplacée dans la ville de Poltava. Selon l'auteur, la nouvelle église qui fut bâtie à Romny est sans attrait et disgracieuse. La conception de l'ancienne église était simple et pure, et ses magnifiques coupoles étaient visibles de loin. La brochure inclut un plan et une description de l'église, ainsi que des dessins illustrant les objets qu'elle renferme et des photographies de l'église. Makarenko décrit des détails de l'intérieur de l'église, notamment des sculptures de Zacharie et de Jean-Baptiste.

Évangéliaire de Peresopnytsia, monument de l'art de la Renaissance du XVIe siècle du sud de la Russie

Cet ouvrage est consacré à l'un des manuscrits slaves orientaux les plus importants et richement décorés, l'Évangéliaire de Peresopnytsia. Créé au milieu du XVIe siècle, une partie de ce manuscrit fut réalisée au monastère de la Mère de Dieu à Peresopnytsia, dans la province de Volhynie, et l'autre au monastère de la Sainte-Trinité près de Lviv, tous deux en Ukraine actuelle. L'ouvrage présenté ici, d'Alexander Gruzinskii, évoque l'histoire de l'évangéliaire, ses ornements et ses illustrations. Le thème principal de la première section est l'origine du manuscrit de Peresopnytsia, qui fut redécouvert dans les années 1830 par l'érudit slaviste Osip Bodjanskij. La seconde section se concentre sur ses éléments décoratifs, les cadres, les monogrammes et les spirales, reflétant à la fois l'influence de la Renaissance et celle de la tradition de la peinture d'icônes ukrainienne. La troisième section aborde le texte de l'évangéliaire, réalisé en glagolitique, écriture inventée au IXe siècle par les saints Cyrille et Méthode pour traduire la bible et d'autres œuvres religieuses en slavon d'église. La forme utilisée dans le présent manuscrit est un slavon d'église ultérieur, employé à partir du XIVe siècle. Cet ouvrage contient des tableaux illustrés, notamment des pages de l'Évangéliaire de Peresopnytsia.