8 février 2013

Gymnase de Kekin. Vue depuis le clocher de l'église de Tous les Saints. Rostov Veliki

Au début du 20e siècle, le photographe russe Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii (1863–1944) utilisait un procédé de photographie en couleur particulier destiné à créer des archives visuelles de l'empire russe. Certaines des photographies de Prokudin-Gorskii remontent aux alentours de 1905, mais la majeure partie de son travail est datée de 1909 à 1915, années pendant lesquelles, avec l'appui du tsar Nicolas II et du ministre des Transports, il entreprit de longs voyages aux quatre coins de l'empire.

Brève anthropologie ou science de l'homme

Naiden P. Stoianov (1830–1876) fut l'auteur de plusieurs manuels bulgares, mais il est plus connu pour avoir été l'un des meneurs du soulèvement des Bulgares contre la domination ottomane en avril 1876. Également nommée révolte de Koprivshtitsa, du nom de l'une des villes où naquit l'insurrection, la révolte d'Avril fut brutalement réprimée par les Ottomans. Stoianov mourut en prison après avoir été torturé. Il étudia à la fois auprès de Neofit Rilski et de Naiden Gerov, écrivains majeurs et figures emblématiques du Renouveau national bulgare au XIXe siècle. Sa Brève anthropologie ou science de l'homme, publiée en 1856, marqua le début du développement d'une terminologie scientifique bulgare, en particulier des mots décrivant le corps humain.

Portrait de l'auteur Ernest Hemingway posant avec un marlin bleu

Ernest Hemingway (1899-1961) était un écrivain américain qui remporta le prix Nobel de littérature en 1954. Il est né à Oak Park, dans l'Illinois et commença sa carrière comme journaliste à Kansas City à l'âge de 17 ans. Ses expériences en Europe nourrirent ses premiers romans. Hemingway servit avec une unité d'ambulance volontaire dans les Alpes durant la 1ère guerre mondiale, vécut à Paris pendant la majeure partie des années 1920 et effectua des reportages sur la révolution grecque et la guerre civile en Espagne. Sa perception de ces événements produisit Le soleil se lève aussi (1926), l'Adieu aux armes (1929), et Pour qui sonne le glas (1940) dont certains estiment qu'il s'agit de son plus grand roman. Dans les années 1930 et 1940, Hemingway passa une grande partie de son temps entre Key West, en Floride, et Cuba. Il était fervent amateur des activités de plein air, et son intérêt pour la chasse, la pêche et la corrida se retrouve dans ses romans et nouvelles. À Key West et à Cuba, Hemingway se découvrit une passion pour la pêche au gros qui l'inspirera pour le reste de sa vie et qui est à l'origine de son célébrissime roman Le vieil homme et la mer (1951). Cette photographie, prise à Key West dans les années 1940, montre Hemingway avec un marlin bleu qu'il a pêché. Beaucoup de ses romans, nouvelles, et son travail documentaire sont des classiques de la littérature américaine, se distinguant par leur sobriété, leur prose littéraire, et leur caractère authentique.

Prison d'Ouro Preto

La collection Thereza Christina Maria se compose de 21 742 photographies réunies par l'Empereur Pedro II sa vie durant ; il les a léguées à la Bibliothèque nationale du Brésil. Cette collection couvre une vaste gamme de sujets. Elle documente les réalisations du Brésil et du peuple brésilien au 19e siècle, et comprend également de nombreuses photographies d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du nord. La prison de la ville minière d'Ouro Preto a été construite entre 1784 et 1837. Elle a servi de geôle pendant tout le 19e siècle. En 1938, le bâtiment est devenu le Musée de la Conjuration, un mouvement pour l'indépendance brésilienne dirigé par des mineurs. Ce bâtiment a été photographié par Augusto Riedel lors d'une expédition dans l'intérieur du Brésil avec le gendre de l'empereur Pedro II, Luis Augusto, duc de Saxe. Plusieurs villes dans l'État de Minas Gerais ont été visitées lors de l'expédition, dont la plus célèbre est Ouro Preto. Célèbre pour ses façades baroques, la ville a été nommée site du Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980.

12 février 2013

Antiquités de Samarcande. Mausolée de Guri Bibi Khanym. Plan, élévations et sections

Ces plan, section et élévation du mausolée de Bibi Khanym, à Samarcande (Ouzbékistan), sont extraits de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'architecture islamique de Samarcande, avec notamment des monuments datant des XIVe et XVe siècles, lors du règne de Tamerlan et de ses successeurs. Le mausolée fut construit en même temps que la mosquée principale voisine (1399-1405) et, comme elle, fut nommé en hommage à la première épouse de Tamerlan, Sarai Mulk Khanym (bibi signifiant « dame » ou « mère »). D'ailleurs, la structure semble avoir été reliée à l'origine à la mosquée par un long passage. Le mausolée servit sans doute de sanctuaire pour l'inhumation non seulement de Sarai Mulk Khanym, mais également d'autres épouses de la famille régnante. Le dôme pointu repose sur un plan cruciforme dans une structure octogonale. Les murs de briques du mausolée étaient richement décorés de motifs formés par des carreaux de céramique. À l'instar de tous les monuments de l'ensemble de Bibi Khanym, le mausolée a subi des dommages considérables dus à l'activité sismique de cette région. Les murs de maçonnerie encore existants apparaissent en rouge et les fragments du dôme sont représentés dans deux dessins.

Antiquités de Samarcande. Madrasa d'Ulugh Beg. Vue d'une galerie à un étage entourant l'intérieur de la cour

Cette photographie d'une partie de la cour intérieure de la madrasa d'Ulugh Beg, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'architecture islamique de Samarcande, avec notamment des monuments datant des XIVe et XVe siècles, lors du règne de Tamerlan et de ses successeurs. Situé au centre de Samarcande, l'ensemble du Registan est composé de trois exemples majeurs de madrasa (école religieuse). La madrasa la plus ancienne sur la place du Registan est nommée d'après le roi-astronome et petit-fils de Tamerlan, Ulugh Beg (1393 env.-1449), qui la construisit entre 1417 et 1420. Pendant le règne d'Ulugh Beg, la madrasa, centre important de l'éducation islamique, comptait près de 100 étudiants. Cette vue présente la cour et le rez-de-chaussée d'une arcade construite avec des salles dédiées aux érudits. À l'origine, ces modules (khujras) faisaient partie d'une arcade à deux étages qui entourait la cour de la madrasa. Malgré les dommages considérables, la façade de l'arcade arbore encore des fragments de l'ornement de faïence polychrome formant des motifs géométriques et à fleurs sophistiqués. L'angle du grand arceau de l'aivan (salle voûtée dotée de trois murs et d'un côté ouvert) est visible sur la droite.