Antiquités de Samarcande. Mausolée de Khodzha Abdu-Derun. Fenêtre du sépulcre du saint donnant sur la galerie appelée ziaretga

Cette photographie du mausolée de Khodzha Abdu-Derun, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Le grand ensemble commémoratif de Khodzha Abdu-Derun fut dédié à un juge arabe vénéré du IXe siècle, du clan d'Abdi. Le mot derun (intérieur) a été ajouté pour indiquer son emplacement dans Samarcande et le distinguer d'un autre grand ensemble situé à l'extérieur de la ville commémorant le sage. Le mausolée d'origine en forme de dôme, érigé probablement au XIIe siècle, fut agrandi pour devenir un sanctuaire de pèlerinage au XVe siècle. Le grand ensemble comprend également un bassin dans la cour, une mosquée et un portail d'entrée séparé. La légende indique que cette vue, prise depuis une fenêtre à l'intérieur de la chambre funéraire, présente une galerie connectée à un ziarat khana (vestibule dédié à la prière rituelle dans le sanctuaire d'inhumation). Dans la galerie, l'homme vêtu d'une robe est coiffé d'un turban blanc, symbole récurrent de l'autorité spirituelle. En arrière-plan, un portail en bois mène vers une cour ensoleillée.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de Cheikh Burkhaneddin Kilich. Rukhabad. Vue d'ensemble

Cette photographie du mausolée de Rukhabad, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Le mausolée qui se dresse au centre de cette vue est appelé Rukhabad (« demeure de l'âme »). Il s'agit d'une structure dotée d'un dôme central probablement construite dans les années 1380 pour le sage et mystique Cheikh Burkhaneddin Sagardzhi, figure islamique importante à Beijing, où il mourut. Il avait demandé à son fils que sa dépouille fût rapatriée à Samarcande afin d'être enterrée dans le mazar (mausolée) de Cheikh Basir, un autre sage. Par la suite, une structure monumentale fut érigée sur le site par Tamerlan, qui vénérait Cheikh Sagardzhi. L'ensemble de Rukhabad inclut une grande cour entourée par un cloître, ainsi qu'une mosquée d'été (visible à gauche). L'entrée est marquée par une porte dotée d'un arceau pointu (peshtak) qui est encadrée de deux tours surmontées d'un dôme. La vue complète d'un quartier urbain, avec des cours et des maisons dont les murs de briques (d'adobe) cuites au soleil sont recouverts d'argile, constitue l'une des caractéristiques remarquables de cette photographie. Une partie des remparts de la ville est visible en arrière-plan.

Antiquités de Samarcande. Mausolée du saint Cheikh Noureddine Basir Kutbi-Chaardakhum. Vue d'ensemble depuis le sud

Cette photographie d'un mausolée du palais des émirs de Boukhara, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Au centre de cette vue, se dresse un mausolée dédié au chef spirituel Cheikh Noureddine Basir. Bien que sa complexité n'égale pas celle des mausolées centralisés du XVe siècle, tel que celui de Rukhabad, cette structure possède néanmoins une forme monumentale grâce à la conception de son dôme élevé, soutenu par une double construction intérieure. Malgré les dommages clairement visibles sur la surface recouverte de carreaux du dôme, le cylindre le soutenant est en bonne condition, arborant notamment une grande bande d'inscription de céramique encore intacte. Le mausolée est situé à proximité du palais des émirs de Boukhara, qui dirigèrent Samarcande après l'expulsion des Timourides au début du XVIe siècle. Le palais fut appelé « Kok Tach » d'après le trône de Tamerlan qui construisit une citadelle dans Samarcande. La rangée de canons et le garde russe (vêtu d'une tunique blanche), évoquant la prise de Samarcande par les forces russes en 1868, donnent un intérêt particulier à cette photographie.

Antiquités de Samarcande. Sanctuaire de Chupan-Ata. Vue d'ensemble depuis le sud-est

Cette photographie du mausolée de Chupan-Ata à proximité de Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Cette vue du mausolée (mazar) de Chupan-Ata, construit au milieu du XVe siècle, présente les dommages considérables subis par la structure et le dôme, ainsi que par le mur de briques (d'adobe) cuites au soleil qui les entoure. L'emplacement en hauteur de la structure a sans doute accru le risque de dommages dans cette région sismique active, et pourtant la structure du dôme élevé, érigé sur un cylindre, est encore intacte. Le nom du mazar signifie « père des bergers » et fait allusion à un culte local populaire. Dépourvu de toutes ses décorations en céramique, l'extérieur du mausolée paraît avoir été recouvert d'un matériau semblable au stuc pour le préserver. La conception du mausolée est centralisée, avec quatre arceaux s'élevant de la structure cubique typique et des angles biseautés étayant le cylindre sous le dôme. La personne debout sur le toit donne une idée de l'échelle. Il semble que des gravats jonchent le sol brûlé par le soleil.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de l'émir Timour Kuragan. Vue de la façade nord-ouest du mausolée

Cette magnifique photographie du mausolée de Gour Emir, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande, notamment Gour Emir (« tombe du souverain » en persan). Bien qu'il soit principalement connu comme le lieu de sépulture de Tamerlan, Gour Emir fut commencé sous Tamerlan en 1403 pour commémorer la mort de son petit-fils bien-aimé, le sultan Mahomet. Avec l'enterrement de Tamerlan en 1405, Gour Emir devint en fait le mausolée des Timourides. Cette vue du nord-ouest (le titre original de la photographie indiquant qu'il s'agit d'une vue est n'est pas correct) du mausolée présente un angle de l'arceau (complètement à gauche) nord de l'aivan (salle voûtée dotée de trois murs et d'un côté ouvert). Malgré les dommages considérables subis au cours des siècles dans cette région sismique active, la partie centrale de l'ensemble a survécu, notamment le tambour et le grand dôme strié avec leur revêtement de carreaux de céramique. Le tambour est décoré d'inscriptions monumentales en caractères perso-arabes allongés, tandis que le minaret arbore une écriture coufique angulaire formant des mots tirés de la profession de foi islamique. L'ensemble de la structure comporte encore des fragments de l'ornement en céramique polychrome. Un côté du gigantesque arceau principal dans la partie ouest du mausolée est visible à droite.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de l'émir Timour Kuragan. Vue de la façade ouest du mausolée

Cette photographie du mausolée de Gour Emir, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande, notamment Gour Emir (« tombe du souverain » en persan). Bien qu'il soit principalement connu comme le lieu de sépulture de Tamerlan, Gour Emir fut commencé sous Tamerlan en 1403 pour commémorer la mort de son petit-fils bien-aimé, le sultan Mahomet. Avec l'enterrement de Tamerlan en 1405, Gour Emir devint en fait le mausolée des Timourides. Cette vue de l'ouest du mausolée présente les vestiges d'un grand arceau pointu encadrant la façade principale. L'unique minaret encore existant sur les quatre qui furent érigés à l'origine est visible sur la gauche. Malgré les dommages considérables subis au cours des siècles dans cette région sismique active, la partie centrale de l'ensemble a survécu, notamment le tambour et le grand dôme strié avec leur revêtement de carreaux de céramique. Le tambour est décoré d'inscriptions monumentales en caractères perso-arabes allongés, tandis que le minaret arbore des spirales d'écriture coufique angulaire formant des mots tirés de la profession de foi islamique. Des maisons de briques cuites au soleil occupent le premier plan.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de Khodzha Abdu-Derun. Vue d'ensemble de la galerie menant vers le lieu de recueillement du sépulcre du saint

Cette photographie du mausolée de Khodzha Abdu-Derun, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Le grand ensemble commémoratif de Khodzha Abdu-Derun fut dédié à un juge arabe vénéré du IXe siècle, du clan d'Abdi. Le mot derun (intérieur) a été ajouté pour indiquer son emplacement dans Samarcande et le distinguer d'un autre grand ensemble situé à l'extérieur de la ville commémorant le sage. Le mausolée d'origine en forme de dôme, érigé probablement au XIIe siècle, fut agrandi avec un sanctuaire de pèlerinage au XVe siècle. Le grand ensemble incluait un bassin dans la cour, une mosquée et un portail d'entrée séparé menant vers la cour. Cette vue de l'arrière du mausolée présente un passage que les pèlerins empruntaient pour voir le sépulcre du saint et s'y recueillir. Des bâtiments secondaires et un mur endommagé s'étendent sur la droite. Le passage est gardé par un homme coiffé d'un turban et portant une robe de soie colorée. En arrière-plan, un portail ornemental mène vers une cour intérieure adjacente.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de Khodzha Abdu-Derun. Vue d'ensemble du mausolée depuis le sud-ouest

Cette photographie du mausolée de Khodzha Abdu-Derun, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande. Le grand ensemble commémoratif de Khodzha Abdu-Derun fut dédié à un juge arabe vénéré du IXe siècle, du clan d'Abdi. Le mot derun (intérieur) a été ajouté pour indiquer son emplacement dans Samarcande et le distinguer d'un autre grand ensemble situé à l'extérieur de la ville commémorant le sage. Le mausolée d'origine en forme de dôme, érigé probablement au XIIe siècle, fut agrandi pour devenir un sanctuaire de pèlerinage au XVe siècle. Le grand ensemble comprend un bassin dans la cour, une mosquée et un portail d'entrée. Cette vue présente l'arrière de ses principaux composants. Le mausolée surmonté d'un dôme, construction centralisée respectant un plan cruciforme, est visible au milieu. Bien que la structure soit intacte, les surfaces des murs et du dôme ont subi des dommages considérables. Sur la droite, la mosquée annexe est dotée de son propre dôme. Un petit minaret apparaît à gauche, devant la mosquée d'été. Des bâtiments secondaires bas s'étendent en arrière-plan, où les trois personnes debout donnent une idée de l'échelle.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de l'émir Timour Kuragan (Gour Emir). Inscription le long des côtés et à l'intérieur de la niche de l'entrée principale

Cette photographie des détails de l'arceau d'entrée menant vers la cour du mausolée de Gour Emir, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande, notamment Gour Emir (« tombe du souverain » en persan). Bien qu'il soit principalement connu comme le lieu de sépulture de Tamerlan, Gour Emir fut commencé sous Tamerlan en 1403 pour commémorer la mort de son petit-fils bien-aimé, le sultan Mahomet, à l'âge de 27 ans. Lorsque Tamerlan y fut enterré en 1405, Gour Emir devint le mausolée des Timourides. Cette vue présente une partie de la façade à gauche de l'arceau de l'aivan (salle voûtée dotée de trois murs et d'un côté ouvert) de la structure d'entrée. Dans le panneau inférieur, l'arceau pointu est orné de figures à fleurs de faïence polychrome, disposées dans des motifs géométriques sophistiqués. Au-dessus, le panneau endommagé contient un motif géométrique rectiligne avec des éléments floraux. Les panneaux de lambris sont bordés de motifs à fleurs reliés par de délicates vrilles. Malgré l'absence de couleurs, les photographies détaillées comme celle présentée ici fournissent des informations essentielles pour l'étude des ornements en céramique originaux des monuments architecturaux de Samarcande.

Antiquités de Samarcande. Mausolée de l'émir Timour Kuragan (Gour Emir). Décorations sur la niche de l'entrée principale

Cette photographie des céramiques de l'arceau d'entrée menant vers la cour du mausolée de Gour Emir, à Samarcande (Ouzbékistan), est extraite de l'ouvrage archéologique Album du Turkestan. Cet inventaire photographique, en six volumes, fut réalisé entre 1871 et 1872 sous le patronage du général Konstantin P. von Kaufman, premier gouverneur général (1867-1882) du Turkestan, nom donné aux territoires d'Asie centrale de l'Empire russe. L'album consacre une attention particulière à l'héritage de l'architecture islamique de Samarcande, notamment Gour Emir (« tombe du souverain » en persan). Bien qu'il soit principalement connu comme le lieu de sépulture de Tamerlan, Gour Emir fut commencé sous Tamerlan en 1403 pour commémorer la mort de son petit-fils bien-aimé, le sultan Mahomet, à l'âge de 27 ans. Lorsque Tamerlan y fut enterré en 1405, Gour Emir devint le mausolée des Timourides. Cette vue présente la partie supérieure de la façade située dans la niche de l'aivan (salle voûtée dotée de trois murs et d'un côté ouvert) de la structure d'entrée. Au bas de la photographie, la bande horizontale est composée d'une rangée de panneaux de lambris verticaux recouverts de faïence contenant des motifs à fleurs polychromes rayonnants. Le sommet des panneaux est décoré d'un arceau pointu et orientent le regard vers des motifs sophistiqués de carreaux de céramiques, disposés dans des croisillons géométriques. Les vestiges d'une structure voûtée appelée mocárabe, ou « stalactites » en raison des éléments décoratifs qui semblent être suspendus, sont visibles à droite. Le mur de briques sous-jacent apparaît dans l'angle supérieur droit.