20 juillet 2012

Une carte d'une partie du littoral de la Nouvelle-Galles-du-Sud sur la côte est de la Nouvelle-Hollande depuis le cap Palmerston jusqu'au cap Flattery

Cette carte est l'une des quatre cartes manuscrites provenant du premier grand voyage d'exploration du capitaine James Cook, qui en avril 1770 réalisa la première délimitation claire de la côte est de l'Australie. Appuyée par la Royal Society et la Royal Navy, l'expédition avait plusieurs objectifs. Cook devait observer et décrire le transit de Vénus, cartographier les lignes côtières des lieux visités dans le Pacifique sud, et archiver des informations concernant les peuples, la flore et la faune rencontrés. Les promoteurs de l'expédition espéraient également que Cook trouve et revendique pour la Grande-Bretagne les terres alors connues sous le nom de terra incognita australis. Cook ne navigua pas à proximité des côtes, sauf à certains endroits, la quantité de détails présentée sur la carte varie donc en fonction de la distance de son navire par rapport à la côte.

Le Volcan Smeroe (Vue de la Résidence Passaroeng)

Cette lithographie de couleur représente le Smeroe (Semeru), le plus grand volcan de l'Île de Java. Connu également comme le Mahameru, ou la Grande montagne, le volcan entra en éruption au minimum une fois par an au cours du 19ème siècle et est depuis 1967 dans un état d'activité quasi-constante. Cette vue à partir de la ville de Pasuaran montre un panache de fumée s'échappant du sommet de la montagne. Le peintre hollandais Abraham Salm (1801-76) vécut 29 ans en Indonésie, où il créa de nombreuses peintures spectaculaires de paysages.  Cette lithographie est l'une des 15 vues de Java, s'inspirant du travail de Salm, réalisée par le graveur hollandais J.C. Grieve et publiée à Amsterdam en 1872. L'œuvre provient des collections du KITLV/L'Institut Royal Néerlandais d’études de l’Asie du Sud-Est et des Caraïbes à Leiden.

Soutenez l'effort de guerre ! L'Armée de terre et la marine comptent sur vous !

Durant la première guerre mondiale, toutes les parties ont utilisé des affiches comme outils pour mobiliser leur population en faveur de l'effort de guerre. Cette affiche de 1917, créée par l'influent concepteur grahiste allemand Lucian Bernhard, appelle les citoyens allemands à aider à financer la guerre avec leurs économies. Bernhard est né en 1883, et son nom de naissance était Emil Kahn. Après des études à l'Académie des Beaux-Arts de Munich, il s'installa à Berlin où il travailla comme artiste commercial. Il fut surtout connu pour ses affiches publicitaires novatrices pour des entreprises allemandes. Bernhard montra que la simplicité était la plus grande qualité d'une affiche efficace. En 1923, il immigra à New York, où il mourut en 1972. Durant sa carrière longue et riche, il conçut également des meubles, du papier peint, et d'autres articles ménagers, ainsi que de nouveaux modèles de polices de caractères. A partir de 1930, il se consacra à la peinture et à la sculpture.

La Birmanie sous domination britannique

Joseph Dautremer était un érudit français spécialiste en langues orientales qui servit un temps comme consul français à Rangoon, capitale de la Birmanie britannique. La Birmanie sous domination britannique est une étude détaillée de la Birmanie, avec des chapitres consacrés à l'histoire, aux personnes, à la géographie physique, à l'économie et au commerce international du pays. Un bref chapitre final traite des îles Andaman, où les Britanniques maintenaient une colonie pénitentiaire. Initialement publié à Paris en 1912, l'ouvrage de Dautremer a été traduit du français vers l'anglais par Sir (James) George Scott (1851–1935), administrateur Britannique en Birmanie et auteur de livres importants sur la Birmanie et le Vietnam. Dans son introduction à l'étude de Dautremer, Scott écrit que « [son] livre est plus un rapport consulaire de genre idéal qu'une simple description du pays ». Un des objectifs majeurs de Dautremer lors de l'écriture du livre était de tirer les leçons de l'expérience britannique que les Français pourraient utiliser pour régir leurs colonies situées à proximité en Indochine.

23 juillet 2012

La vie des animaux

Ce manuscrit est une copie de la version longue du livre d'al-Damīrī Hayāt al-hayawān (La vie des animaux), un travail encyclopédique largement diffusé dans le monde islamique en trois versions ou recensions - longue, intermédiaire et courte. Muhammad ibn Musā ibn Isā Kamāl al-Din Ibn Ilyās ibn Abd-Allāh al-Damīrī (1342 environ –1405) fut un tailleur égyptien qui devint auteur et érudit. En se basant sur le travail antérieur effectué par Jāhith (780–868) sur les animaux, al-Damiri combina la tradition littéraire arabe et persane des contes animaliers avec l'héritage de la Grèce et de Rome afin de proposer une présentation compréhensible et taxonomique des connaissances traditionnelles de son époque. Organisé par ordre alphabétique des noms d'animaux, l'ouvrage contient plus de 1 000 articles et citations provenant de 807 auteurs. Il contient également des informations concernant l'étymologie des noms d'animaux, les caractéristiques physiques et les habitudes des animaux ainsi que les traditions et proverbes musulmans propres aux divers animaux. Le travail d'al-Damiri existe dans diverses éditions en arabe et fut traduit vers le persan et le turc ottoman. Il fut également traduit en latin et son contenu partiellement incorporé dans l'Hierozoïcon sive bipartitum Opus de Animalibus Sacrae Scripturae (Ouvrage traitant des animaux des écritures sacrées), publié à Londres en 1663. Le présent manuscrit fut terminé en 1459 (863 après l'Hégire), un demi-siècle seulement après la mort d'al-Damiri. Le manuscrit est composé de deux parties. Dans le dernier feuillet de la seconde partie, une question légale concernant le divorce est posée et discutée conformément à l'école de droit chaféite.

La grande « Vie des animaux », volume 2

Kamal Al-Din Al-Damiri (1341-1405 apr. J.-C. environ, 742-808 après l'Hégire) était un tailleur devenu savant. Né au Caire, il passa la majeure partie de sa vie en Égypte. Hayat al-Hayawan (Vie des animaux) est son œuvre la plus connue. Il en existe deux versions, appelées la grande et la petite. Elle comprend plus de 1050 entrées sur les animaux, classées par ordre alphabétique arabe. Certaines entrées sont longues, d'autres sont plus courtes et il existe des doublons. L'entrée la plus longue, par exemple, concerne le lion et nécessite 11 pages. Les autres entrées ne font que quelques mots. La duplication survient lorsque les animaux ont des noms synonymes, ou lorsque la femelle ou le petit d'une espèce particulière sont nommés différemment. Les mammifères et les oiseaux sont le plus mis en avant dans cet ouvrage. Ce livre fut l'une des œuvres dont le sultan ottoman Selim Ier ordonna l'impression pendant son occupation de l'Égypte en 1517.