Codes pénaux militaires dans la région de Xuanyun : avis publics

Les préfaces de cet ouvrage furent écrites par deux contemporains : Wang Shiqi (1551–1618), stratège militaire, et Du Chengshi (qui reçut son diplôme jin shi en 1601), fonctionnaire du Bureau de justice. Elles indiquent que l'auteur de l'œuvre est Wu Yunzhong, stratège militaire de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle. Le nom de Wu, accompagné d'une brève biographie, fut mentionné dans une histoire locale intitulée Caozhou Fu zhi (Nomenclature géographique de la préfecture de Caozhou). Selon cette dernière, il devint vice-censeur en chef et intendant de l'éducation après avoir obtenu son jin shi en 1598. Il prit part, sur ordre impérial, à une tournée d'inspections dans deux villes frontalières, Xuanhua et Datong, où il mena une enquête exhaustive sur le gouvernement local et l'armée, éradiqua la corruption et réalisa de grandes économies, ce qui lui valut la plus haute estime. L'ouvrage Xuanyun yue fa [bang shi] (Codes pénaux militaires dans la région de Xuanyun : avis publics) fournit de nombreux détails sur les lois militaires et les codes des officiers dans les régions bordant les terres mongoles. Il contient également de précieuses informations sur les relations de la cour des Ming avec le Mongols et les régions frontalières. L'œuvre se concentre sur la période de 1368 à 1600, couvrant la majeure partie de la dynastie Ming.

Inscriptions des tablettes funéraires de la famille Yan de Wuxing

Wuxing Yan shi chuan jia wan yan lu (Inscriptions des tablettes funéraires de la famille Yan de Wuxing) est un exemplaire manuscrit réalisé par Yan Qifeng de Wuxing, dans la province du Zhejiang. L'original de cette copie était intitulé Wuxing Yan Qifeng Dizhuang ji lu (Archives compilées par Yan Qifeng de Wuxing dans son studio de Dizhuang). Wan yan dans le titre de cette copie datant d'entre 1909 et 1911 est un terme raffiné désignant des tablettes de pierre. Pour prouver son authenticité, cet ouvrage porte plusieurs sceaux imprimés de la bibliothèque de Yan Qifeng. Il s'agit d'une version préliminaire réalisée pour la famille Yan, qui contient essentiellement les inscriptions des tablettes funéraires de la famille collectées à partir de recueils littéraires et d'histoires locales. Un tel ouvrage vint compléter les archives familiales et fut certainement considéré comme partie intégrante de la généalogie de la famille Yan. Il n'est fait aucune mention de cet ouvrage dans les essais biographiques sur Yan Qifeng, écrits par les trois érudits Yang Xianchi, Huang Shisan et Cheng Jinfang. Cette omission peut s'expliquer par le fait que l'ouvrage ne fut jamais achevé. Les estampes conservées des inscriptions de tablettes constituent une ressource importante pour l'étude de l'histoire et de la littérature, et offrent divers exemples de style de calligraphie. Ces inscriptions sont des témoignages de la vie et de la famille du propriétaire du tombeau. Certains textes sont de nature commémorative et sont écrits en vers subtils. En raison de l'espace restreint, les inscriptions sont toujours concises et claires, mais également personnalisées.

Mémoriaux de Luo Shan

Luo Shan zou shu (Mémoriaux de Luo Shan) est un recueil écrit par Zhang Fujing (1475–1539), dont le nom d'origine était Zhang Cong. Zhang fut surnommé Fujing car Cong se prononçait de la même manière que le nom de l'empereur Jiajing. Après de nombreuses tentatives, Zhang obtint son jin shi à l'âge de 47 ans. Il gravit rapidement les échelons des services gouvernementaux, devenant grand secrétaire de la bibliothèque impériale et, six ans après le début de sa carrière en tant que fonctionnaire, grand secrétaire du cabinet. Zhang Fujing reçut le titre posthume de Wenzhong. L'empereur Jiajing était le cousin de l'ancien empereur Zhengde. Son père était le prince de Xingxian, le quatorzième fils de l'empereur Zhenghua (règne : 1465–1487). Traditionnellement, si un nouvel empereur n'était pas un descendant direct du précédent, il devait être adopté par son prédécesseur de façon à conserver une lignée ininterrompue. C'est la raison pour laquelle lorsque Jiajing proposa de ne pas être adopté à titre posthume par l'empereur précédent, mais plutôt de déclarer son propre père empereur à titre posthume, il rencontra une vive résistance de la part de nombreux de ses fonctionnaires. Mais il l'emporta et des centaines d'opposants furent bannis, battus ou exécutés. Zhang Fujing prit le parti de l'empereur. Il mentionna dans plusieurs de ses mémoriaux l'empereur Zhongzong des Tang comme précédent et exposa la relation entre un père, un fil et un oncle. Cette édition imprimée datant de la première partie du XVIe siècle comporte sept juan en cinq volumes et un juan d'appendices. Il s'agit d'un recueil de Zou dui gao (Ébauches de mémoriaux), par opposition à l'autre ouvrage connu du même auteur Yu dui lu, qui est un recueil d'édits et de mémoriaux impériaux secrets en référence aux édits publiés en 34 juan, de la 6e à la 15e année du règne de Jiajing (1527–1536). L'ouvrage présenté ici ne contient qu'un tiers du Yu dui lu. Selon Yang He (mort en 1635), censeur et officier militaire, Yu dui lu était trop long et il sélectionna pour ce recueil uniquement des mémoriaux datant d'entre 1521 et 1536. L'inscription à la main sur la couverture du livre fut certainement écrite par Fu Zengxiang (1872–1949), célèbre directeur de la bibliothèque du musée du palais et bibliophile dont la bibliothèque personnelle compte 200 000 livres. Cet ouvrage a peut-être fait partie de la collection de Fu, mais il ne présente aucune impression de sceaux de cette bibliothèque.

Ouvrages divers de Zou Deyong

L'auteur de cet ouvrage, Zou Deyong, était originaire d'Anfu, dans la province du Jiangxi, et le petit-fils de Zou Shouyi (1491–1562). Zou l'aîné fut l'un des représentants de l'école du philosophe néo-confucianiste Wang Yangming, une des figures dominantes du néo-confucianisme Ming et un défenseur de l'éducation. Après avoir obtenu son jin shi en 1616, Zou Deyong servit en tant que censeur, puis comme superviseur des censeurs au Bureau du revenu et au Bureau des rites. Par la suite, il fut relevé de ses fonctions pour avoir déplu à l'empereur alors qu'il tentait d'aider un confrère fonctionnaire. Il retourna dans sa ville natale et, conformément à la tradition intellectuelle de sa famille et aux enseignements de son père sur le confucianisme, il rénova une école appelée Fu gu shu yuan (Académie de la restauration des anciennes coutumes). Compilé par une personne inconnue, l'ouvrage présenté ici, Zou Deyong za zhu (Ouvrages divers de Zou Deyong), comporte 12 essais avec des titres individuels et un juan supplémentaire contenant une table des matières. Les essais, tels que Sheng men lü ling (Lois et décrets des disciples confucianistes), sont accompagnés des notes, observations et pensées de Zou Deyong. L'inscription de l'empreinte de sceau du collecteur indique : Ji gu zhai cang shu (Livres de la collection Jiguzhai).

Recueil d'examens de l'administration publique de la famille Qi de Shouyang

Ce recueil manuscrit d'essais et de poèmes, réalisé par 12 membres de la famille Qi et couvrant plusieurs générations, fut écrit alors que ceux-ci rivalisaient pour les diplômes ju ren et jin shi. Il fut compilé par Qi Junzao (1793–1866), fonctionnaire et poète originaire de Shouyang, dans la province du Shanxi. Qi Junzao, le cinquième fils de Qi Yunshi, historien, grandit à Pékin mais retourna à Shouyang après l'exil de son père. Qi Junzao obtint le diplôme provincial ju ren en 1810 et le diplôme jin shi en 1814. Il servit à la bibliothèque impériale, puis officia en tant qu'examinateur et examinateur en chef des examens de l'administration publique. En 1837, il devint vice-président du Bureau de guerre. À la fin des années 1840, il était chargé de la défense côtière et de l'interdiction de l'opium dans la province du Fujian lorsque les Britanniques attaquèrent les ports pendant la guerre de l'opium entre 1840 et 1842. La nomination de Qi en tant que grand secrétaire en 1851 fut le point culminant de sa carrière. En 1852, il fut honoré du titre de grand gardien de l'héritier présomptif. Il obtint l'autorisation de prendre sa retraite en 1855, mais il fut rappelé à la cour pour être l'un des quatre tuteurs du jeune empereur Tongzhi (règne : 1862–1874). Qi Junzao servit en tout auprès de quatre empereurs. Son nom fut inscrit au temple des hommes d'État éminents. Les nombreuses impressions de sceaux et le contenu de ce recueil laissent à penser que celui-ci fut constitué en 1854 environ ou ultérieurement, par Qi lui-même ou à sa demande.

Méandres de la critique poétique

L'auteur, Hu Yinglin (1551–1602), fut l'un des érudits les plus éminents de la fin de l'ère Ming. Ses contributions portent sur des domaines diversifiés, dont l'historiographie, la critique littéraire de romans et de poèmes, la philologie et la bibliographie. Plus de 1 000 écrits lui sont attribués et environ 200 seulement ont survécu, dont les deux ouvrages les plus connus sont Shaoshishanfang bi cong (Commentaires du studio Shaoshishan) sur l'histoire, la philologie et la littérature, et Shi sou (Méandres de la critique poétique) traitant de poésie. Composé de 20 sections, cet ouvrage est divisé en quatre parties. La première, nei bian (chapitres intérieurs), comporte six juan avec des entrées sur ce que l'on appelle la poésie de « style ancien » et de « style moderne ». Puis, la seconde partie, wai bian (chapitres extérieurs), contient six juan et aborde la poésie d'un point de vue chronologique, de la dynastie Zhou à celle des Yuan. La partie za bian (chapitres divers), en six juan, inclut des anecdotes et xu bian (chapitres supplémentaires), en deux juan, couvre la dynastie Ming. La date exacte de publication est inconnue, mais l'ouvrage fut probablement imprimé en 1590 environ ou à une date antérieure. Différentes éditions circulèrent en Chine, au Japon et en Corée. Il s'agissait de produire un compte rendu systématique sur la poésie depuis les dynasties Zhou et Han à celle des Ming, avec des discussions sur les poètes, types de vers et genres majeurs, et des présentations de Hu Yinglin sur la poésie, les essais, la fiction et le drame. L'ouvrage visait également à démontrer comment les sept grands poètes Ming incarnaient les efforts de fu gu (renouveau de l'antiquité). Il inclut une préface du célèbre dramaturge Wang Daokun (1525–1593). Le livre fut imprimé avec des caractères mobiles coréens de couleur bronze.

Archives d'examens de l'administration publique de la province du Guizhou

Cet ouvrage est un recueil d'archives d'examens de l'administration publique de la province du Guizhou datant de la 25e année (1546) du règne de Jiajing (1522–1566) de la dynastie Ming. En Chine, le système d'examens de l'administration publique fut établi durant la première moitié du VIIe siècle et continua avec quelques changements jusqu'à son abolition en 1905, à la fin de la dynastie Qing. L'objectif consistait à former et sélectionner des fonctionnaires qualifiés pour constituer une bureaucratie efficace et administrer le vaste pays sous l'empereur. Ce système fut conçu de façon à récompenser le mérite de tous les candidats masculins, et non leurs relations sociales et politiques ou leur fortune. Toutefois, les fils de la bourgeoisie et des commerçants prospères, qui constituaient « l'élite », réussissaient les examens et étaient nommés aux hautes fonctions de façon disproportionnée. En retour, ils soutinrent et renforcèrent la structure impériale et sociale. Avec l'aide de la cour impériale, ils influèrent également sur le programme et les qualifications requises pour ces examens, qui comportaient des difficultés pour les classes inférieures. Les principales ressources contenues dans ces archives datant des dynasties Ming et Qing font la lumière sur les aspects éducatifs, culturels, sociaux et politiques de l'époque. Ces archives contiennent souvent une préface, les sujets d'examen, ainsi que les noms et rangs des fonctionnaires ayant différents rôles lors des examens, tels que les examinateurs, les superviseurs, les surveillants, les ramasseurs de copies, les copistes, les relecteurs et les fournisseurs. Ces examens étaient organisés selon différents échelons, du niveau local, puis préfectoral, provincial et métropolitain, jusqu'au plus haut niveau impérial. Le cursus incluait des thèmes allant des études confucéennes classiques, telles que Si shu (les Quatre livres), à l'économie, la politique, la littérature et la poésie, la gouvernance, la défense nationale, l'histoire, le droit, les questions militaires, les sciences naturelles, l'agriculture et les coutumes. À la fin de la Chine impériale, le système d'examen permettait d'accéder aux nominations officielles. En 1546, les deux examinateurs en chef du Guizhou, tous deux préfets au cours du règne de Jiajing, furent Mao Yi, instructeur confucianiste de Meizhou dans la province du Sichuan, et Yu Shaofang, également instructeur du Lianjiang Xian, à Fuzhou Fu dans la province du Fujian. Mao Yi écrivit la préface et Yu Shaofang la postface.

Documents d'examens de l'administration publique de la province du Yunnan

Cet ouvrage, en un juan et quatre volumes, est un recueil d'examens de l'administration publique de la province du Yunnan datant de la 34e année (1555) du règne de Jiajing (1522–1566) de la dynastie Ming. En Chine, le système d'examens de l'administration publique fut établi durant la première moitié du VIIe siècle et continua avec quelques changements jusqu'à son abolition en 1905, à la fin de la dynastie Qing. L'objectif consistait à former et sélectionner des fonctionnaires qualifiés pour constituer une bureaucratie efficace et administrer le vaste pays sous l'empereur. Ce système fut conçu de façon à récompenser le mérite de tous les candidats masculins, et non leurs relations sociales et politiques ou leur fortune. Toutefois, les fils de la bourgeoisie et des commerçants prospères, qui constituaient « l'élite », réussissaient les examens et étaient nommés aux hautes fonctions de façon disproportionnée. En retour, ils soutinrent et renforcèrent la structure impériale et sociale. Avec l'aide de la cour impériale, ils influèrent également sur le programme et les qualifications requises pour ces examens, qui comportaient des difficultés pour les classes inférieures. Les principales ressources contenues dans ces archives datant des dynasties Ming et Qing font la lumière sur les aspects éducatifs, culturels, sociaux et politiques de l'époque. Ces archives contiennent souvent une préface, les sujets d'examen, ainsi que les noms et rangs des fonctionnaires ayant différents rôles lors des examens, tels que les examinateurs, les superviseurs, les surveillants, les ramasseurs de copies, les copistes, les relecteurs et les fournisseurs. Ces examens étaient organisés selon différents échelons, du niveau local, puis préfectoral, provincial et métropolitain, jusqu'au plus haut niveau impérial. Le cursus incluait des thèmes allant des études confucéennes classiques, telles que Si shu (les Quatre livres), à l'économie, la politique, la littérature et la poésie, la gouvernance, la défense nationale, l'histoire, le droit, les questions militaires, les sciences naturelles, l'agriculture et les coutumes. À la fin de la Chine impériale, le système d'examen permettait d'accéder aux nominations officielles. En 1555, les deux examinateurs en chef du Yunnan furent Wang Wengong, magistrat de comté qui écrivit également la préface, et Wei Kexue, auteur de la postface.

Quatre romans rivalisant d'éclat

Au cours de la dynastie Ming, la production de romans imprimés au bloc de bois dans les ateliers prospéra, donnant ainsi naissance à la première communauté professionnelle de romanciers. Deng Zhimo, qui vécut entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, est l'auteur principal de cet ouvrage. Il fut connu pour une série de romans taoïstes abordant des thèmes tels que les immortels et pour ses romans d'un genre appelé Zheng qi xiao shuo (Romans rivalisant d'éclat). Parmi les thèmes distinctifs de ces romans, symbolisés dans les œuvres de Deng, figurent les oiseaux et les fleurs, les montagnes et les cours d'eau, le vent et la lune, les jeunes garçons et les jolies filles, les légumes, les prunes et la neige, et le thé et le vin. Les histoires contenaient souvent des objets s'opposant. Le format de ces romans tient son inspiration des ères Sui et Tang et des techniques de narration de la littérature folklorique. Également connu sous le prénom social de Baizhuosheng (étudiant de grande modestie), Deng Zhimo était tuteur à l'école fondée par la famille d'imprimeurs Yu à Jianyang, dans la province du Fujian. Ils imprimèrent de nombreuses lectures populaires, et publièrent et republièrent plusieurs écrits de Deng. La première édition en trois juan de l'œuvre Si zhong zheng qi (Quatre romans rivalisant d'éclat) de Deng, abordant les oiseaux et les fleurs, fut imprimée à l'atelier de Cuiqing Tang qui appartenait à la famille Yu. Cette édition développée fut imprimée par Chunyu Tang au cours du règne de Tianqi (1621–27), alors que Deng était âgé de 65 ans. Elle comporte 12 juan en dix volumes. Les trois juan d'origine sur les oiseaux et les fleurs sont suivis de trois juan sur les jeunes garçons et les jolies filles, de trois juan sur le vent et la lune, et de trois autres sur les légumes. L'ouvrage est un recueil de poésie, de prose et de nouvelles de formes variées, notamment ci (forme classique de poésie chinoise), fu (poèmes en prose) et lian ju (quatrains), les vers étant souvent accompagnés de noms d'airs de chansons. Il s'agit principalement de compositions de Deng lui-même, d'un style animé et populaire, bien qu'il citât également des poèmes et des chansons d'auteurs célèbres. Une préface fut écrite par Zhang Tianzuo, un confrère d'une société dont Deng était membre.

Nomenclature géographique de Yicheng

Les nomenclatures géographiques contiennent des informations et des sources approfondies pour l'étude de l'histoire de la Chine, de la géographie, de l'économie locale, de la culture, de la langue et des dialectes, des biographies et de l'administration du gouvernement local, à une période donnée. L'ouvrage présenté ici est une nomenclature géographique locale du comté de Yicheng, dans la province du Shanxi. Elle est composée de 12 juan en six volumes et il s'agit de l'une des nombreuses éditions publiées au fil des siècles, à partir du début du règne de Jiajing (1522–1566) jusqu'à la période républicaine dans les années 1920. Yicheng était connu pour la richesse de son histoire, sa culture, son art et son commerce. La mère de l'empereur Wanli (1563–1620), qui exerça une grande influence sur son fils alors qu'il accéda au trône à l'âge de dix ans seulement, compte parmi les personnages célèbres originaires de la ville. Cette nomenclature géographique est une édition Ming de l'ère Wanli, avec des suppléments ajoutés au cours de la dynastie Qing. Cui Ruxiu (mort en 1621), qui obtint son jin shi en 1607 et fut le magistrat de Yicheng entre 1607 et 1609, est l'auteur principal de l'ouvrage, tandis que sa compilation fut réalisée par Shi Xueqian, un confrère magistrat. Le supplément datant de la dynastie Qing fut compilé par Shangguan Li (1611–1683), également natif de Yicheng et fonctionnaire du début de la dynastie Qing. D'autres suppléments furent ajoutés et publiés en 1608 par Hu Xianyao, un magistrat de Yicheng au cours de l'ère Shunzhi (1644–1661). Cette édition inclut les préfaces de quatre auteurs : Lei Sipei, poète et membre de l'Académie impériale Hanlin, Shi Xueqian, Hu Xianyao, dont la préface date de 1657, et Shangguan Li. Elle comporte également une postface de Cui Ruxiu. L'inscription de l'empreinte de sceau indique Yu han shan fang cang shu (Collection de Ma Guohan), qui fut le sceau de la collection de Ma Guohan (1794–1857), érudit et bibliophile, préfet de Longzhou, dans la province du Shaanxi.