Édition secrète de L'aile nord-ouest, corrigée par M. Zhang Shenzhi

Le drame, datant de la dynastie des Yuan, La Chambre de l'aile ouest,de Wang Shifu, est la plus belle œuvre dramatique de la Chine traditionnelle. Avec l'oeuvre de Tang Xianzu Le Pavillon aux pivoines,que l'ouvrage de Kong Shangren L'éventail aux fleurs de pêcher,et que celui de Hong Sheng Le palais de la vie éternelle elle se situe comme l'une des quatre grandes pièces de théâtre classique de la Chine pré-moderne, et a eu une profonde influence sur l'histoire littéraire et dramaturgique de la Chine. L'intrigue du drame est une refonte de la nouvelle, L'histoire de Yingying (également intitulée Rencontre avec un immortel)de Yuan Zhen (dynastie des Tang). La célèbre réplique de la pièce : « J'espère que tous ceux qui, sous le ciel, connaissent l'amour, pourront s'unir comme mari et femme », a symbolisé par la suite le rêve de l'amour pur. Il y a eu de nombreuses éditions de l' La Chambre de l'aile ouest, au cours des siècles.   Datant de la dynastie des Ming, l'Édition secrète du pavillon du Nord de l’Occident, corrigée par M. Zhang Shenzhi etpubliée sous le règne Chongzhen, est particulièrement célèbre pour ses illustrations sur bois. L'artiste était le célèbre peintre Hong Shou (fin de la dynastie Ming). Les compositions sont superbes et démontrent une créativité extraordinaire, ce les rend uniques parmi les nombreuses illustrations du conte. L'illustration "Un regard dérobé sur la lettre" est très fidèle à l'intrigue et rend parfaitement l'esprit de la situation. Il s'agit d'un chef-d'œuvre de l'illustration en gravure sur bois antique.

Stèle de l'Armée de la Stratégie Inspirée

Cet estampage d'une stèle en pierre rend compte d'une inspection de l'Armée de la Stratégie inspirée, réalisée par l'empereur Tang Wuzong (Li Yan). Le texte est composé par Cui Xuan et rédigé par Liu Gongquan, tous deux de la dynastie des Tang. La stèle a été érigée dans la troisième année de l'ère Huichang (843 après JC), mais a été endommagé par des soldats au cours du siècle suivant et a fini par disparaître. La stèle étant érigée au sein du palais impérial, les estampages n'étaient pas facile à réaliser, même quand la stèle était encore intacte. Ces estampages de la dynastie des Song sont les seules copies existantes. La reliure date également de la dynastie des Song. Sur les deux volumes originaux, seul le premier nous est parvenu. La provenance de cet article est la suivante: Jia Sidao (Song du Sud), Institut National d'Histoire de l'Académie de Hanlin (dynastie Yuan), Trésors du palais de la dynastie Ming ; Zhu Gang, Prince de Jin (dynastie Ming), Sun Chengze, Liang Qingbiao, An Qi, et Zhang Rongfang (tous de la dynastie Qing).

Sutra Prajna Paramita du Diamant

Ce rouleau complet de la première année de l'ère Yifeng (676) de la dynastie des Tang fut découvert à Dunhuang, en Chine. Le rouleau contient le sutra prajna paramita du Diamant,un texte sacré provenant de la lignée prajna du bouddhisme mahayana, qui est également un texte fondateur du bouddhisme Chan chinois (Zen japonais). Durant la période des cours du Nord et du Sud, de nombreuses traductions ont transmis ce texte à la Chine ; cependant, la traduction de Kumarajiva est la plus respectée. Durant des générations, on a considéré que la récitation du sutra prajna paramita du Diamant conférait un mérite illimité. On rivalisait à le copier et l'imprimer, avec le résultat qu'il bénéficia d'une très large diffusion. Prajna signifie sagesse ; paramita signifie : passer de cette rive de naissances et de morts à la rive de l'éveil ; “diamant“ illustre la fermeté et la finesse de la sagesse. Le message général de ce sutra est que, par une compréhension du monde aussi ferme et aiguisée qu'un diamant, on peut mettre un terme à toutes ses angoisses et tous ses attachements. Ce rouleau, rassemblé par la Bibliothèque du Palais et complété sur ordre impérial par des fonctionnaires de l'administration du palais, est un exemple typique d'un manuscrit de cour de la dynastie Tang. L'impératrice Wu Zetian (624-705) ordonna la copie du Sutra du Lotus et du sutra prajna paramita dit “du Diamant“ à la mort de sa mère.

Projet partiel du Miroir compréhensif pour aider le gouvernement (Zizhi Tongjian)

Le Miroir compréhensif pour aider le gouvernement ((Zizhi Tongjian)est la première histoire complète de la Chine, organisée par ordre chronologique. Cet ouvrage décrit 1362 années d'histoire, depuis la 23e année du roi Weilie des Zhou (403 avant JC) jusqu'à la sixième année de l'ère Xuande (959 de notre ère), de la dynastie des Zhou postérieurs. l'ensemble du livre se compose de 294 juan (sections), avec un index de 30 juan et une "recherche d'incohérences" de 30 juan. Le compilateur était Sima Guang (1019-86), assisté par des tiers. Sima Guang (autrement nommé Junshi, sobriquet Yusou, communément appelé Maître du fleuve Su), se présentait comme un lettré(jinshi)dans la première année de l'ère Baoyuan (1038) de l'empereur Renzong. Il a occupé nombre de postes importants, et s'est vu accorder à titre posthume le nom de Wenzheng, la charge de Grand-précepteur, ainsi que titre féodal de Wenguo Gong. Le seul juan du Miroir compréhensif détenu par la Bibliothèque nationale de Chine est un brouillon original rédigé par Sima Guang lui-même. L'ouvrage de 33,8 centimètres de large sur 130 cm de long, présente plus de 460 caractères en 29 colonnes, et consigne les évènements de la première année de l'ère Yongchang (322 après JC) de l'empereur Yuan de la dynastie des Jin orientaux. Ce manuscrit se trouve sur une lettre de Fan Chunren à l'auteur et son frère plus âgé, Sima Dan. À la fin se trouve une copie de la main de Sima Guang "Remerciements à quelqu'un pour un cadeau." À la suite du juan se trouvent des colophons inscrits par des personnes des dynasties Song et Yuan. On y trouve plus de 100 sceaux de receveurs de la dynastie Song à la dynastie Qing.

Élevage de canards dans la province de Taipei

L'élevage des canards a été traditionnellement une entreprise importante à Taïwan, notamment dans la région du Nord. Partout où il y a de l'eau, les familles ont fait l'élevage des canards pour assurer leur subsistance.

Le Magnifique Temple Longshan de Taipei

Le Temple Longshan est le temple ancien le plus célèbre de Taipei. Construit en 1738 par des colons venus du continent chinois qui avaient établi un comptoir commercial sur le site 15 ans auparavant, le temple était le lieu où les résidents locaux pratiquaient le culte de Guanyin Bodhisattva dont ils recherchaient la protection et l'aide pour le règlement des litiges. Au cours de la guerre Sino-française de 1884-85, le temple devint un point de ralliement afin d'assurer avec succès la défense de Taiwan contre les troupes françaises. Les séismes, tempêtes et une attaque de grande ampleur par les termites obligèrent la communauté à reconstruire le temple à différentes époques au 19ème siècle et au début du 20ème siècle. En 1945, les bombardements alliés dirigés contre les occupants japonais détruisirent le temple, mais la statue de Guanyin, sous laquelle de nombreuses personnes du quartier trouvèrent refuge, demeura intacte.

La fleur de prunier

La fleur de prune et le bambou sont parfois associés comme des amis dans la culture chinoise. Tous deux sont des symboles de pureté et de constance. Cette association se reflète dans cette peinture de la fin du 17ème- début 18ème siècle et le poème qui l'accompagne. He Shikun était un personnage de la dynastie Ming qui est identifié dans deux gazettes locales comme étant originaire de Xinhui, à Guangdong. Cependant, l'inscription l'identifie ici comme étant de Wuyang, un nom ancien pour Guangzhou, au nord de Xinhui. En 1646, au cours des semaines cahotiques avant que Xinhui ne se rende aux forces de la dynastie Qing qui avaient pris Guangzhou, He Shikun et d'autres membres de l'élite locale prirent la tête des habitants pour repousser un siège par des troupes luttant pour restaurer la dynastie Ming. La dynastie Ming dirigea la Chine de 1368 à 1644, lorsque sa chute fut causée par les envahisseurs Mandchous qui établirent la dynastie Qing. Cependant, une résistance Ming dispersée contre la domination Mandchoue persista dans la Chine du Sud jusqu'aux années 1660.

Phénix à neuf têtes

Cette estampe de la dynastie Qing (1644-1911) montre un phénix à neuf têtes, une créature de la mythologie chinoise avec un corps d'oiseau et neuf têtes avec des visages humains. Il s'agit de l'une des créatures hybrides mentionnées dans le Classique des montagnes et des mers (Shanhai jing), où il est dit qu'elle demeure dans les grandes régions reculées du Nord dans la montagne appelée "Coffre céleste à l'Extrémité nord". Cette mention semble faire partie de ce qui est peut être la section la plus récente de cet ouvrage, qui a pu être composée à un moment entre le troisième ou quatrième siècle avant J.-C et le troisième ou quatrième siècle après J.-C.

Deux illustrations extraites de "Sélection d'arias de la dynastie Yuan"

Ces estampes datant d'environ 1615 montrent deux personnages de la poésie de la dynastie Yuan (1279-1368) L'image de droite illustre une pièce de théâtre racontant l'histoire de Zheng Kongmu, un greffier, et Song Bin, un jeune homme ayant tué quelqu'un par accident. Zheng reconnait Song Bin comme un homme honorable et convainc le juge de ne pas le faire exécuter. Il est au contraire exilé dans une colonie pénitentiaire où il connait bien des aventures, et notamment la rencontre de Zheng Kongmu à qui il apporte son aide lorsque celui-ci devient lui-même hors-la-loi en tuant une femme qui maltraitait ses enfants. L'autre image montre Peng Zu, un assistant de longue date d'une diseuse de bonne aventure nommée Zhou, et Ren Taohua, qui peut prédire l'avenir et trouver des moyens de changer le destin d'une personne. L'histoire commence avec l'inquiétude de la veuve Shi à cause de son fils Liuzhu, qui l'a quittée pour exercer la profession de marchand et n'est pas revenu. Zhou déclare à la veuve que son fils mourra le soir même. Taohua confirme la prophétie mais déclare que le jeune homme peut être sauvé si sa mère dit "Frère Shi Liuzhu" trois fois à la troisième veille. Liuzhu est sauvé lorsqu'il entend l'appel de la voix de sa mère, mais Zhou est troublé de découvrir qu'il existe une "étoile miséricordieuse", c'est-à-dire la mère, à ses côtés qu'il n'avait pas vue auparavant et il décide de tester ses propres pouvoirs magiques.. L'histoire se poursuit avec bien des incidents impliquant Zhou, Peng Zu et Taohua.

Habitants de Taiwan en procession vers une cérémonie de sacrifice rituel (pour les généraux Fan et Xie)

Les sacrifices rituels annuels pour les Généraux Fan et Xie au temple dédié aux dieux de la ville à Taipei étaient particulièrement importants pour la population de Taiwan pendant la période de l'occupation japonaise qui dura de 1895 à 1945. Des trains supplémentaires vers et au départ de Taipei étaient prévus pour faire face à l'afflux des personnes venues de toute l'île de Taiwan pour se rendre à cet événement.