Livre de la colombe

Grégoire Bar ‘Ebraya (également appelé Bar Hebraeus, 1226–1286) fut un évêque syriaque orthodoxe et l'un des principaux auteurs de la tradition syriaque postérieure. Auteur prolifique, principalement en syriaque mais également en arabe, il aborda des thèmes tels que la philosophie, la théologie, la spiritualité et l'histoire. Ses œuvres incluent également des commentaires sur les Écritures, des dévotions, des traités de morale, des ouvrages sur la logique et les sciences, ainsi que de la poésie et des historiettes. Ce manuscrit, daté de 1360, constitue un témoignage ancien important de ses écrits. Il contient son Ktābā d-yawnā (Livre de la colombe), ouvrage important de théologie mystique, dans lequel Bar Hebraeus indique comment débuter et poursuivre une vie monastique. Il inclut également plusieurs de ses mushata (poèmes).

La vie de Marie

Ce manuscrit du XVIe siècle contient une copie relativement bien conservée de Ktāba d-taš’itāh d-qaddištā yāldat alāhā Maryam (La vie de Marie) en syriaque, dialecte d'araméen oriental. L'ouvrage (en six volumes) fut écrit par Théophile, patriarche grec d'Alexandrie entre 385 et 412, et copié en 1567–1568 par un scribe nommé Slibona. Il contient à la fin une homélie métrique de Jacques de Saroug (mort en 521) sur la mort de Marie, dont il manque la seconde moitié dans cette copie. Des corrections et des signes vocaliques ont été ajoutés par un contributeur ultérieur. L'œuvre commence par une croix décorative et la page de titre.

Poèmes (Carmina)

Ce manuscrit, datant probablement du XVIe siècle, contient des mušḥātā (poèmes) de Grégoire Bar ‘Ebraya (également appelé Bar Hebraeus, 1226–1286), un évêque syriaque orthodoxe et l'un des principaux auteurs de la tradition syriaque postérieure. Auteur prolifique, principalement en syriaque mais également en arabe, il aborda des thèmes tels que la philosophie, la théologie, la spiritualité et l'histoire. Ses œuvres incluent également des commentaires sur les Écritures, des dévotions, des traités de morale, des ouvrages sur la logique et les sciences, et des historiettes. Bar Hebraeus était connu pour son sens de la justice et de l'intégrité, son grand savoir et ses qualités de meneur fondées sur des principes. Des pages récentes (principalement vierges) furent ajoutées au début du manuscrit. Une note mentionne que le manuscrit fut transféré en 1924 d'Édesse (aujourd'hui Sanliurfa, au sud-est de la Turquie) à Alep, où la communauté syriaque orthodoxe est très ancienne. Cette dernière se développa considérablement en raison d'un afflux de chrétiens syriaques, particulièrement de toute la communauté d'Édesse, essayant de trouver refuge lors des troubles liés à l'effondrement de l'Empire ottoman.

Le livre de l'interprète

Ce manuscrit du XVIe siècle est une ancienne copie du glossaire syriaque-garshuni classifié d'Élie de Nisibe (975–1046). Élie fut un érudit et un moine syriaque oriental, puis un évêque et un métropolite de Nisibe (1008–1046), au nord de la Mésopotamie (aujourd'hui Nusaybin, au sud-est de la Turquie). Il fut une figure importante de la littérature syriaque et arabe chrétienne et l'un des premiers grammairiens. Outre ce glossaire, ses autres productions littéraires incluent une chronique bilingue (syriaque–arabe), de la poésie liturgique et des lettres. Cet ouvrage comporte en préface un discours d'Élie dédié à la personne pour laquelle il écrivit le livre. Le texte est fondamental pour l'histoire de la lexicographie arabe, particulièrement parmi les chrétiens. De nombreux thèmes y sont abordés, non seulement chrétiens mais également scientifiques, avec notamment la médecine. Le syriaque est un dialecte d'araméen oriental, parlé par les chrétiens dans les régions situées entre l'Empire romain et la mer d'Arabie du Ier au XIIe siècle. Le garshuni est apparu lorsque l'arabe est devenu la langue dominante parlée dans les régions du Croissant fertile avant le développement d'une forme écrite de la langue arabe. Il est encore utilisé aujourd'hui dans certaines congrégations chrétiennes syriaques.

Collection de coquilles

Georg Gottlieb Plato (1710–1777) était le fils de Johann Christoph Wild originaire de Ratisbonne, en Allemagne. Il abandonna le nom de famille Wild et adopta Plato à la place, d'après son mécène Johann Heinrich Plato, un fonctionnaire du rang de conseiller à Ratisbonne. Johann Heinrich œuvra pour l'éducation du jeune homme, qui étudia la pharmacie et la médicine avant de se lancer dans une carrière d'avocat à Ratisbonne et de devenir par la suite membre de l'Académie bavaroise des sciences. Les archives illustrées en deux volumes de la collection de coquilles de mollusques de Georg Gottlieb Plato témoignent de son intérêt pour l'histoire naturelle, auquel il se livra en plus de ses études personnelles en histoire et en numismatique. Le premier volume de l'ouvrage comporte les dessins soignés et exécutés avec finesse de la collection de coquilles, réalisés sur du papier bleu avec un égard particulier pour une représentation fidèle. Le second volume contient un registre et la description des objets représentés en latin, et partiellement en français et en néerlandais. Les manuscrits furent conservés à la bibliothèque de la ville de Ratisbonne avant sa fermeture définitive en 1812. Puis, ils furent transférés à la Bibliothèque d'État de Bavière de Munich.

Brève description de Kiev

Écrivain, professeur et historien, Maksim Fedorovich Berlinskii est né en 1764 dans le village de Nova Sloboda, près de Poutyvl dans l'oblast de Koursk, en Russie (actuellement l'oblast de Soumy, en Ukraine). Fils de prêtre orthodoxe, Berlinskii fut un élève du séminaire théologique de Kiev (anciennement appelé Académie Mohyla de Kiev), avant d'étudier au séminaire pour les maîtres de Saint-Pétersbourg. En 1788, il rejoignit le lycée séculaire de Kiev, où il enseigna pendant 46 ans. C'est à cette époque que Berlinskii produisit de nombreux livres et articles sur l'histoire, l'archéologie et la topographie ukrainiennes et russes. En 1814, Berlinskii rencontra le ministre des Affaires étrangères, le comte Nikolaï Petrovitch Roumiantsev (1754–1826), un historien passionné de Kiev et de l'Ukraine. Grâce au soutien financier de Rumyantsev, Berlinskii réalisa Plan drevnego Kieva s obiasneniiami o ego drevnostiakh (Plan de l'ancienne Kiev avec les explications de ses antiquités) en 1814 et l'ouvrage Kratkoe opisanie Kieva (Brève description de Kiev) présenté ici. Publié par le ministère de l'Éducation à Saint-Pétersbourg en 1820, il est considéré comme le premier ouvrage savant sur l'histoire de Kiev et comme la première longue description détaillée des anciennes églises de Kiev. Le texte débute par une présentation de l'histoire de la ville de ses débuts à 1800, puis il inclut les descriptions de nombreuses églises, y compris la cathédrale Saint-Nicolas, l'église Saint-Basile, l'église Saint-Ilya, la cathédrale Sainte-Sophie et la cathédrale Saint-Georges. Ces dernières sont indiquées sur une carte détaillée, avec d'autres églises, monastères et couvents, tels que la laure des Grottes de Kiev et le couvent de Sainte-Irène, ainsi que le fleuve Dniepr et autres sites historiques comme la Porte dorée de Kiev. Cet ouvrage contient deux autres lithographies.

Lectionnaire des Évangiles

Ce manuscrit syriaque écrit très lisiblement est un Purāš qeryānē d-ṭeṭrā ewangelyon du XVIe siècle (lectionnaire des Évangiles : ouvrage contenant les parties des écritures et les leçons devant être lues dans le cadre de l'office divin lors de jours particuliers). Les pages sont divisées en deux colonnes de 22 lignes de texte chacune. L'encre, noire pour les lettres et rouge pour les titres et les points diacritiques, est si bien préservée que l'écriture est généralement très claire. Comme souvent dans les manuscrits syriaques occidentaux écrits avec application, le texte principal est rédigé en serto, écriture signifiant « linéaire », développée au VIIIe siècle. Les titres des chapitres, parfois écrits à l'encre bleue au lieu de l'encre rouge mentionnée précédemment, sont en estrangelo, la plus ancienne écriture syriaque signifiant « arrondi ». Des tableaux hauts en couleurs répertoriant les lectures du livre, ornementées de manière circulaire, préfacent le texte. Ils sont suivis de différents motifs et d'une page de titre très enluminée. Le syriaque est un dialecte d'araméen oriental, parlé par les chrétiens dans les régions situées entre l'Empire romain et la mer d'Arabie du Ier au XIIe siècle.

Synaxaire

Ce manuscrit du XVIIIe siècle, daté de 1733 dans le colophon, est un Al-Sinkisār (Synaxaire), c'est-à-dire une collection de courtes biographies des saints principalement utilisée dans l'Église orthodoxe. Le récit de la vie d'un saint est lu sous forme de leçon lorsque le jour de ce saint est célébré à l'église. Dans ce synaxaire, les jours de l'année sont écrits à l'encre rouge et sont suivis d'une courte narration sur le ou les saints célébrés le jour en question. Le texte est en garshuni (arabe avec une écriture syriaque). L'arabe garshuni est toujours utilisé aujourd'hui dans certaines congrégations chrétiennes syriaques.

Commentaire sur l'Évangile

Ce manuscrit du XXe siècle est l'une des nombreuses copies du Pušāqā d-ewangelyon qaddišā (Commentaire sur l'Évangile) de Dionysius Bar Salibi (mort en 1171). Né à Mélitène dans une région parfois contrôlée par les Turcs, Bar Salibi devint évêque métropolite assyrien. Cet ouvrage est notable en raison des citations nommées d'anciens auteurs syriaques qu'il contient. Bar Salibi était un auteur très apprécié dont les écrits incluent des poèmes, des prières, un traité contre l'hérésie et des traductions en syriaque des œuvres d'Aristote. Bon nombre de ses œuvres, notamment ses commentaires bibliques, ont survécu et offrent un témoignage remarquable. Ce manuscrit, d'une écriture serto très claire et régulière, reflète la tradition et la pratique continues de la production de manuscrits parmi les scribes syriaques occidentaux. La forme serto, qui signifie « linéaire », s'est développée à partir du VIIIe siècle, puis elle est devenue l'écriture syriaque la plus utilisée. Le syriaque est un dialecte d'araméen oriental qui fut parlé par les chrétiens dans les régions situées entre l'Empire romain et la mer d'Arabie du Ier au XIIe siècle.

Vies des saints

Ce manuscrit en garshuni (arabe écrit à l'aide de l'alphabet syriaque) de Qisas al-qiddīsīn (Vies des saints), datant de 1692–1693, est l'œuvre d'un scribe nommé Murad bin 'Abd Al-Masih. Il s'agit d'une collection de récits biographiques sur les homélies et les vies des saints. Pour la plupart, les auteurs de ce type de biographie sont anonymes. La plupart du texte est divisé en deux colonnes, à l'exception de quelques pages qui n'en comporte qu'une. Plusieurs notes de marge écrites en garshuni et en arabe accompagnent le texte. Le garshuni est apparu lorsque l'arabe est devenu la langue dominante parlée dans les régions du Croissant fertile avant le développement d'une forme écrite de la langue arabe. Il est encore utilisé aujourd'hui dans certaines congrégations chrétiennes syriaques.