29 juin 2012

Le Jin Zhaocheng Tripitaka

Cette édition du canon bouddhiste a été imprimée entre la neuvième année de l'ère Huangtong de Xizong de la dynastie Jin et vers l'ère Dading de Shizong, et pour cette raison est appelée "Jin Tripitaka" par les spécialistes. Elle est aussi appelée le "Jin Tianning du Temple Tripitaka de Xiezhou" parce que le bois a été sculpté au Temple Tianning sur la montagne Jinglin, à Xiezhou, Shanxi (l'actuel comté de Xie dans le district de Jinnan). L'œuvre a été redécouverte en 1933, au temple de Guangsheng  dans le comté de Zhaocheng, Shanxi, de sorte que son nom est également abrégé en "Zhaocheng Tripitaka". Selon les documents historiques, la création du Tripitaka Jin a été financée par une femme du nom de Cui Fazhen, roturière de Zhangzi dans le comté de Luzhou, avec le soutien de beaucoup de croyants de la région. Au total, plus de 168 000 panneaux de bois furent sculptés, dont 6 980 juan (chapitres) de texte. Le Tripitaka Jin est basé sur le "Kaibao Tripitaka" du Xe siècle, et s'inscrit dans la tradition des publications imprimées dans la plaine de Chine du Nord. Cette œuvre possède une grande valeur documentaire. En effet, beaucoup des sutras de cette édition du canon étaient manquants, ou n'étaient pas inclus dans les autres éditions.

Encyclopédie Yongle

L' Encyclopédie de Yongle est une encyclopédie à grand échelle - la plus grande de la Chine pré-moderne - organisée selon les catégories traditionnellement établies en Chine. L'ouvrage complet est composé de 22 877 juan (chapitres) de texte à proprement parler, de prolégomènes et d'un index de 60 juan, tous reliés en 11 095 tomes, pour un total de quelques 370 millions de caractères. L'encyclopédie renferme des informations textuelles provenant d'environ 8000 textes de toutes sortes, depuis les temps pré-Qin jusqu'au début de la dynastie Ming. Elle recouvre les œuvres de spécialistes célèbres dans des domaines tels que l'astronomie, la géographie, les affaires humaines, les objets célèbres, la philosophie yin-yang, le bouddhisme et le taoïsme, l'artisanat, etc. En plus d'être de grande ampleur et de porter sur des sujets très variés, l' Encyclopédie de Yongle était transcrite avec soin et finement illustrée, ce qui en faisait un véritable trésor parmi les manuscrits. L'œuvre elle-même est tombée dans l'oubli avec la chute des Ming. Beaucoup d'exemplaires ont connu un sort malheureux au cours des dynasties Ming et Qing, et des parties de l'encyclopédie ont été dispersées à travers le monde. Seuls quelque 400 volumes nous sont parvenus. Ils sont répartis entre plus de 30 collections à travers huit pays ou territoires. La bibliothèque nationale de Chine possède 221 tomes, soit plus de la moitié des volumes dans le monde, ce qui fait d'elle l'institution qui en détient le plus grand nombre.

La Bibliothèque complète en quatre sections (Siku Quanshu)

Le Siku quanshu (Bibliothèque complète en quatre sections), compilée durant la période Qianlong de la dynastie des Qing, est la plus grande collection de textes de la Chine pré-moderne. Elle occupe une place importante dans l'histoire des textes culturels et de la pensée universitaire en Chine. L'édition Wenjin ge est un manuscrit rédigé au cours du règne Qianlong. Elle comprend au total 36 304 tomes, répartis en 6 144 boîtes placées sur 128 étagères. Ils sont constitués de 79 309 juan (chapitres) et étaient tout d'abord conservés dans le pavillon Wenjin du Palais d'Été de Rehe (Jehol, aujourd'hui Chengde). En 1914, ils ont été versés au fonds de la Bibliothèque de la Capitale (aujourd'hui la Bibliothèque nationale de Chine). La collection complète est divisée en quatre sections: classique, anecdotes, références, et belles-lettres, chacune liée à une couleurs des quatre saisons, pour en faciliter la lecture. Les textes sur lesquels se fonde l'édition Wenjin ge sont les livres conservés à la trésorerie du palais, les livres rassemblés par le tribunal des Qing, les livres soumis depuis tous les secteurs de l'empire, et les livres reconstitués à partir de l' Encyclopédie de Yongle.L'ensemble complet des Siku quanshu de la Bibliothèque nationale de Chine conserve un riche corpus de documents littéraires et historiques, ainsi que les étagères, les caisses et les livres originaux.

L' Exploitation des œuvres de la nature (Tiangong Kaiwu)

Tiangong kaiwu (Exploitation des œuvres de la nature), un ouvrage intégré sur l'agriculture et l'artisanat, est l'une des œuvres les plus importantes sur la science et la technologie dans l'histoire de la Chine. Un savant européen a dit qu'elle constituait une version avant l'heure de l'Encyclopédie de Denis Diderot   publiée en France au XVIIIe  siècle. L'auteur est Song Yingxing, un scientifique réputé de la dynastie des Ming. Tout en travaillant comme précepteur dans le comté de Fenyi (province de Jiangxi), il a étudié les techniques agricoles et artisanales, dont il a ensuite fait un livre. Cet ouvrage a été publié grâce aux fonds de son ami Shaokui Tu, dans la dixième année du règne Chongzhen (1637). Le Tiangong kaiwu décrit tous les aspects de la technologie jusqu'au milieu de la période Ming. Divisé en trois parties et comprenant 121 illustrations, il décrit les conditions, les configurations et les étapes de production de plus de 130 types de techniques de production et d'outils. Le livre constitue un panorama complet de la science et de la technologie, et fournit un résumé systématique des techniques chinoises antiques, de l'expérience accumulée par la Chine en matière d'agriculture, et des réalisations de la Chine dans la technologie artisanale. Bon nombre de techniques de production décrites dans le livre sont toujours en usage aujourd'hui. Le livre a été traduit en japonais, français, anglais, allemand, italien et russe, et a été largement diffusé en Europe et au Japon.