29 juin 2012

Le Su Wen du Huangdi Nei Jing (Classique interne de l'empereur Jaune)

Huangdi neijing (Classique interne de l'Empereur jaune) a été conçu entre la période des Royaumes combattants et celle de la dynastie des Han. Il constitue une somme des connaissances médicales chinoises jusqu'à l'époque de la dynastie Han. Il s'agit du plus ancien ouvrage existant sur la médecine chinoise. L'ouvrage est divisé en deux parties : le Su wen (Questions de base) et le Ling shu (Poinçon sacré). Après la dynastie Han, les deux parties ont été diffusées séparément. Le Su wen est rédigé sous forme de questions-réponses mettant en scène l'Empereur jaune et différents médecins de la haute antiquité. L'ouvrage expose les conceptions de la médecine chinoise sur la maladie, les médicaments, le diagnostic et le traitement. Il est toujours considéré comme un classique dans la pratique actuelle de la médecine chinoise. Les éditions commentées de Wang Bing (VIIIe siècle) et de Lin Y (XIe siècle) ont été suivies par de nombreuses autres. Cette édition de la dynastie Jin est remarquable en tant que première version imprimée de ce livre.

Les Classiques en pierre de Xiping

Ces gravures des sept classiques confucéens étaient placées à l'extérieur de la porte de l'Université nationale, située sur le côté sud de Loyang, la capitale, à l'époque de la dynastie des Han orientaux. Elles ont été réalisées entre 175 et 183, après que Cai Yong et un groupe de lettrés ont obtenu de l'empereur que les classiques de Confucius soient gravés dans la pierre, ceci afin d'empêcher qu'ils soient modifiés pour soutenir des points de vue particuliers. Ils sont également appelés les "Classiques en pierre de Han"  et "Classiques en pierre à calligraphie unique"."Les sept classiques - Le Livre des Mutations, Le Canon de l'Histoire, Le Canon des Poèmes, Le Livre des Rites, Les Annales des Printemps et des Automnes, la Tradition de Gongyang,et Les Analectes ont été copiés et gravés dans la calligraphie cléricale standard de la période Han. Chaque classique se fonde sur le texte d'une école de transmission et de commentaires, et des notes listent les différences dans les textes des écoles. Ce sont les premiers livres de l'histoire chinoise à être gravés dans la pierre ; on peut ainsi les considérer comme des «éditions».Ils sont issus des collections de la Bibliothèque nationale de Chine, qui compte plus de 230 000 estampages sur différents matériaux (carapaces de tortue, bronze, pierre), tous d'une grande valeur pour les spécialistes de la Chine tant ils nous apportent d'enseignements sur l'histoire, la géographie, la politique, l'économie, la science militaire, le folklore, la littérature, l'art, la science et la technologie, l'architecture, et bien d'autres sujets.

Album de visages d'opéra du Bureau de la Grande Paix

Les dessins de cet album montrent le maquillage des personnages de l'opéra de Pékin. Il est l'œuvre d'un peintre de cour pendant ou après le règne de Tongzhi (1851-1874). Au cours de la dynastie Qing, un Bureau de la Grande Paix fut créé pour gérer la troupe de théâtre de la cour. Il était chargé de préparer les pièces qui se jouaient pendant la saison des spectacles et lors des cérémonies officielles. Le maquillage des personnages des pièces suivait généralement une codification d'expressions et de couleurs bien établie. Les 97 peintures de ce livre présentent le maquillage de neuf types de pièces. Les illustrations sont habilement exécutées, les couleurs sont vives, la soie des pages ainsi que les pigments sont de la plus haute qualité. Selon toute vraisemblance, l'album était un « objet pour le plaisir de Sa Majesté ». L'album est très apprécié, tant pour sa beauté formelle que pour les informations qu'il renferme. Il constitue une ressource historique précieuse sur l'habillement et le maquillage des débuts de l'opéra de Pékin.

Annales de la Création

La couverture de cet ouvrage anonyme porte le titre de Traduction de l'intégralité du texte des "Annales Yao de la Création." Dans ce document bilingue, le texte dongba est en couleur et le texte chinois est en noir. Les glyphes dongba sont des caractères antiques qui étaient utilisés pour consigner le dialecte du peuple Naxi occidental implanté autour de la rivière Li dans le Yunnan. Ils furent élaborés aux environs du VIIe siècle. Les Les Annales de la Création reflètent la conception Naxi du monde naturel et des origines de l'humanité, et décrivent les migrations incessantes de ce peuple au cours de son histoire, ainsi que la lutte de ses ancêtres contre la nature. Cet ouvrage décrit de façon vivante, en images lumineuses, Chaozeng Li'en, l'ancêtre du peuple Naxi, et son épouse, Chenhong Baobai. L'œuvre déborde d'admiration envers la sagesse et l'héroïsme des ancêtres, entremêlée de descriptions de l'amour fidèle. Tout en consignant l'histoire et la culture traditionnelle Naxis, le livre reflète aussi indirectement la vie sociale, la philosophie religieuse, et les mœurs matrimoniales de l'époque. Cette œuvre, qui peut de fait être considérée comme une saga épique, est non seulement représentative de la littérature Dongba, mais est également un classique important de la religion Dongba, et d'une grande valeur historique.

De la chute des États

Ce rouleau complet de parchemin de la dynastie des Tang a été exhumé à Dunhuang, en Chine. Le texte est écrit à l'encre sur du papier jaunâtre en écriture standard, dans des colonnes régulièrement espacées avec des caractères magnifiques. Le rouleau contient un ouvrage intitulé De la chute des États,par Lu Ji (261-303), un écrivain de la dynastie des Jin occidentaux. Calqué sur l'œuvre de Jia Yi, Sur une visite à Qin,le document décrit l'ascension et la chute du royaume oriental de Wu durant la période des Trois Royaumes, ainsi que les contributions méritantes de la famille Lu. Célèbre parmi les ouvrages antiques sur l'administration, De la chute des États fait valoir que la clé de la fortune d'un pays est d'évaluer et employer les personnes à bon escient. Par rapport au texte tel qu'il est présenté dans l' Histoire des Trois Royaumes et l' Anthologie littéraire,le manuscrit découvert à Dunhuang présente de nombreuses différences dans les caractères employés (des caractères populaires non standards), et dans les formulations. Ces changements montrent l'évolution des caractères dans le processus de transmission des textes, et sont un exemple de la façon dont les scribes modifiaient les textes écrits durant l'ère du manuscrit. Le rouleau fait partie d'une collection de manuscrits allant du IVe  au XIe  siècle, qui a été découverte en 1900 dans une chambre de sutra des grottes de Mogao ; en 1910, les autorités chinoises ont décidé de transférer cette collection à la Bibliothèque de la Capitale, ancêtre de la Bibliothèque nationale de Chine.

Les Quatre livres en chapitres et versets entièrement commentés

Les Analectes est un des classiques fondateurs pour les lettrés ruistes (confucéens) Elles ont été compilées par les disciples de Confucius et les propres disciples de ceux-ci. Cet ouvrage contient essentiellement des conversations et des dialogues relatifs à Confucius et à ses disciples, qui reflètent les opinions et les principes de Confucius tels qu'appliqués à l'administration, à l'éthique, à la moralité et à l'éducation. La version généralement acceptée des Analectes se divise en 20 chapitres. Zhu Xi (1130-1200), de la dynastie des Song, a compilé "Le grand apprentissage" et "L'invariable milieu" du Livre des Rites et a combiné ces extraits avec Le Mencius pour créer Les Quatre livres en chapitres et vers avec commentaires réunis.Immensément admirée en Chine, l'œuvre de Zhu Xi a été considérée pendant plusieurs siècles comme indispensable au cursus de tout candidat se préparant aux examens de la fonction publique. Ainsi, Les Analectes ont exercé en Chine une influence profonde et étendue sur plusieurs générations.