2 avril 2012

Portraits d'étrangers : Anglais, Français

Après près de deux siècles de contact restreint avec l'étranger, le Japon fut de plus en plus exposé à la culture occidentale dans les années 1850, à mesure que de nouveaux accords commerciaux facilitaient l'interaction interculturelle. L'afflux de technologies et de coutumes peu familières causèrent l'anxiété ainsi que la crainte de la population japonaise, et sa forte curiosité se manifeste dans les représentations détaillées de sujets étrangers par les artistes d'ukiyo-e (images du monde flottant). Cette gravure, tirée de la série Gaikokujin no zu (Portraits d'étrangers), est d'Utagawa Yoshitomi (actif entre 1850 et 1870), un élève du célèbre artiste d'ukiyo-e Utagawa Kuniyoshi (1798-1861). Il propose ici son idée des Français et des Anglais « typiques » : l'homme à cheval est français et sa compagne, assise en amazone, est anglaise.

L'Église en Ouganda : une responsabilité des missionnaires de la mission ougandaise, 1913

L'Église en Ouganda : une responsabilité des missionnaires de la mission ougandaise, 1913 contient le texte d'un document rédigé par J.J. Willis, évêque de l'Ouganda, adressé aux missionnaires anglicans locaux à la veille du concile de 1913 qui s'est tenu dans le pays. Le document comporte deux parties : la première partie est une vue d'ensemble de la situation de l'Église en Ouganda et du travail réalisé l'année précédente ; la seconde partie traite des problèmes rencontrés par la mission ougandaise sur le terrain. Le rapport sur le travail de l'Église couvre non seulement les activités missionnaires et pastorales, mais aussi des sujets tels que la formation industrielle, l'éducation et les missions médicales. Lorsqu'il aborde les défis auxquels l'Église est confrontée, Willis constate l'augmentation de la consommation d'alcool et la résurgence de la polygamie au sein d'une frange de la population. Le texte est extrait d'une compilation reliée de dix documents sur les débuts de l'Église anglicane en Ouganda. Celle-ci se trouve à la bibliothèque de l'Université chrétienne de l'Ouganda, à Mukono, près de Kampala. L'université a été fondée en 1997 par l'Église anglicane de l'Ouganda. Elle inclut le Collège de théologie de l'Évêque Tucker, fondé en 1913.

Dictionnaire arabe-italien

Ce volume qui date du milieu du XVIIIe siècle, intitulé Repertorio Arabo–Italiano en italien, constitue un genre de vade mecum (un ouvrage de référence) relatif à l'usage de l'arabe et de l'italien. Ce volume est principalement composé d'un dictionnaire arabe-italien (arabe sur la droite, italien sur la gauche) et d'une liste de mots classés. Le dictionnaire constitue la majeure partie du livre, il est ordonné selon l'alphabet arabe. La liste de mots dans la seconde partie du livre est composée de 55 sections classées en différentes thématiques, telles que les animaux, les vêtements, les pierres précieuses, les mois et les jours, les termes logiques et des thèmes chrétiens, comme les habits sacerdotaux et les sacrements. Les noms en arabe sont au singulier et au pluriel, et les verbes sont au temps parfait, à l'imparfait et à l'infinitif (masdar), ce qui laisse supposer que cette œuvre a été volontairement conçue pour aider les étudiants, et non pas seulement comme un ouvrage de référence occasionnel. Quelques pages de notes au début du livre concernent les grammaires italienne et arabe.

Euchologion

Ce volume en langue arabe de la fin du XVIIe siècle est un Euchologion, le livre de prières et de rituels du rite byzantin. Le texte comprend des prières en arabe et en grec côte à côte, ainsi que des notes et des instructions supplémentaires en arabe. Il n'est pas surprenant de trouver un certain nombre d'emprunts au grec dans le texte, par exemple : qundāq, du grec kontakion, qui fait référence au livre liturgique lui-même ; aghrubnīya, du grec agrupnia, qui signifie « veille » ; et afšīn, du grec euchēn, qui signifie « prière ». Le rite byzantin est le rite liturgique utilisé dans les églises orthodoxes ainsi que dans plusieurs églises chrétiennes en Syrie.

Actes du Concile de Qarqafé

Ce manuscrit renferme les canons du Concile melkite de Qarqafé au Liban, qui eut lieu en 1806 et fut présidé par le patriarche Agape II Matar (également connu sous le nom d'Agape III). Le concile semble avoir été particulièrement influencé par l'évêque melkite d'Alep, Germanos Adam (décédé en 1809). Le texte contient de nombreuses corrections et des émargements par une tierce personne. Il est précédé d'une table des canons et une liste des signataires clôt l'œuvre. Le Concile melkite de Qarqafé a par la suite été condamné, en raison de ses prétendues idées jansénistes, par le pape Grégoire XVI (1765–1846) dans son Melchitarum Catholicarum Synodus. Le jansénisme est un mouvement né en France au XVIIe siècle au sein de l'Église catholique romaine, comparable au protestantisme et en particulier au calvinisme.

Une Femme laissant tomber sa tasse à thé d'horreur en découvrant le contenu monstrueux d'une goutte d'eau grossie de la Tamise révélant l'impureté de l'eau potable à Londres.

Cette caricature de 1828 montre une femme regardant dans un microscope pour observer les monstres nageant dans une goutte d'eau de Londres. Dans les années 1820, une grande partie de l'eau potable de Londres venait de la Tamise, qui était fortement polluée par les égouts de la ville qui s'y déversaient. Une Commission sur l'approvisionnement en eau de Londres qui fut nommée pour enquêter sur cette situation publia un rapport en 1828, résultant en diverses améliorations. Les cinq compagnies d'eau qui desservaient la rive nord du fleuve améliorèrent la qualité de leur eau par la construction de réservoirs ainsi que l'adoption d'autres mesures. Toutefois, la population de Southwark (sur la rive sud du fleuve) continua à recevoir de l'eau contaminée. Les problèmes ne furent résolus que dans les années 1860, lorsque le système d'égout actuel de Londres fut installé par le Metropolitan Board of Works (MBW) et son ingénieur, Joseph Bazalgette. Entre l'apparition de cette caricature et l'achèvement des égouts MBW, Londres a subi deux épidémies de choléra : en 1832 (partie de la pandémie mondiale du choléra) et en 1854. Observer une goutte d'eau au microscope était un divertissement populaire offert par des forains qui portaient les microscopes dans des caisses sur leur dos. Dans cette caricature, le personnage de forain dans l'extrémité inférieure gauche lève son chapeau devant une pompe à eau et dit : "Content de vous voir, j'espère vous retrouver dans toutes les paroisses de Londres." Le lettrage en haut indique : "Microcosme. Dédié aux compagnies d'eau de Londres 1 - Apporter toute chose monstrueuse, toute chose prodigieuse, 2 - hydres et gorgones, et affreuses chimères. Vide Milton." Ce dernier est une référence au Paradis perdu de Milton.