26 octobre 2012

Vue d'un plan incliné, près de Philadelphie

Cette œuvre, datant de 1840 environ, montre la vue vers l'est d'un plan incliné taillé dans Belmont Hill (Fairmount Park) pour le tirage des wagons entre la rivière Schuylkill, à Philadelphie, et Columbia, sur les chemins de fer de Philadelphie et de Columbia. En contrebas du plan, deux hommes regardent les voitures tirées par des câbles. Le pont ferroviaire couvert de Columbia sur la rivière Schuylkill, achevé en 1834, est visible en arrière-plan. Au premier plan, la scène est très boisée et un paysage urbain apparaît au loin. Le plan, reliant la rivière à la ligne ferroviaire, faisait partie d'un réseau de chemins de fer et de canaux construit à travers la Pennsylvanie au début du XIXe siècle. Il visait à aider Philadelphie à rivaliser avec New York et Baltimore, villes portuaires qui développaient de nouvelles voies de transport vers le Midwest américain en plein essor. Le plan fut abandonné en 1850, lorsque la société de chemin de fer construisit une nouvelle ligne. L'illustration fut réalisée par John Caspar Wild (1804–1846 env.), artiste et lithographe d'origine suisse, qui arriva à Philadelphie en 1832, en provenance de Paris. Il produisit des peintures et des tirages de Philadelphie, mais également d'autres villes américaines, notamment Cincinnati, Saint-Louis, et Davenport, en Iowa. Ses travaux constituent des archives historiques précieuses, car ils offrent une représentation de ces villes avant l'ère de l'industrialisation à grande échelle et de la croissance urbaine rapide.

Vue d'ensemble du cimetière de Laurel Hill

Dans les années 1830, un groupe de Philadelphiens influents souhaitaient établir un cimetière rural, à caractère naturaliste et serein, sur un site isolé et raffiné. Ils choisirent Laurel Hill, au 3822 Ridge Avenue, ancien domaine du négociant Joseph Sims, doté de falaises rocheuses et de vues spectaculaires, à six kilomètres environ du centre-ville. Le cimetière fut construit entre 1836 et 1839, d'après les plans de John Notman, architecte et paysagiste d'origine écossaise. Au premier plan, des calèches approchent de l'entrée principale (visible au gauche). Le cimetière contient des tombes, des monuments et une chapelle de style gothique, qui bordent son paysage. Ce tirage montre également des résidences de campagne, à flanc de coteau, s'élèvant en arrière-plan. Cette lithographie fut utilisée comme le frontispice du Guide du cimetière de Laurel Hill, en 1847.

Hospice de pauvres des Amis

Ce tirage montre une vue extérieure frontale de l'hospice de pauvres, situé du côté sud de Walnut Street, entre la troisième et la quatrième rue, à Philadelphie. Cet édifice fut construit en 1745 par la Société des Amis, secte religieuse protestante également appelée Quakers, et démoli en 1841. Il était destiné à héberger les membres sans ressources de la Société des Amis, mais il accueillait aussi parfois des pauvres d'autres confessions. Le tirage fut réalisée par Thomas S. Sinclair (1805–1881 env.), qui naquit sur les îles écossaises d'Orkney. Il fut actif à Philadelphie à partir de 1833, où il établit rapidement son entreprise et fut le premier graveur local à s'essayer à la lithographie en couleur. Pour ce tirage, il travailla probablement à partir de l'illustration originale de William L. Breton.

Hospice des pauvres. Philadelphie

Ce tirage, datant des années 1840, montre l'Hospice Blockley, à Philadelphie, vu de la rive est de la rivière Schuylkill. Il inclut le pont de Market Street, la tour à plomb de Beck (monument de la ville depuis 1808) et, au loin, la prison orientale d'État. William Strickland (1788–1854), l'un des fondateurs de l'architecture de style néogrec aux États-Unis, conçut la forme quadrilatère de l'hospice avec quatre grands bâtiments. L'hospice d'origine de Philadelphie, construit au début des années 1730, fut la première institution multifonctionnelle parrainée par le gouvernement, ayant pour objectif de prendre soin des pauvres en Amérique. Outre l'hébergement et les repas offerts aux pauvres, il comportait également une infirmerie et un hôpital pour les malades et les aliénés, une maison de travail et un orphelinat. Lorsque l'hospice d'origine devint surpeuplé, les autorités choisirent une vaste parcelle de terre inexploitée à Blockley, à l'ouest du centre-ville, pour y construire la nouvelle structure, qui fut achevée en 1833. L'illustration fut réalisée par John Caspar Wild (1804–1846 env.), artiste et lithographe d'origine suisse, qui arriva à Philadelphie en 1832, en provenance de Paris. Il produisit des peintures et des tirages de Philadelphie, mais également d'autres villes américaines, notamment Cincinnati, Saint-Louis, et Davenport, en Iowa. Ses travaux constituent des archives historiques précieuses, car ils offrent une représentation de ces villes avant l'ère de l'industrialisation à grande échelle et de la croissance urbaine rapide.

Institut de Pennsylvanie pour l'instruction des aveugles

Ce tirage est une vue extérieure de l'Institut de Pennsylvanie pour l'instruction des aveugles, situé à l'angle de Sassafras Street (aujourd'hui Race) et de Schuylkill Third Street (20e rue), à Philadelphie. L'école fut fondée en 1832 par Julius Reinhold Friedlander (1803–1839), jeune professeur allemand spécialisé dans l'enseignement aux enfants aveugles ou déficients visuels, peu après son arrivée dans la ville. Au cours de la première année, l'école se dota d'une constitution et d'un conseil d'administration. Quelques années plus tard, elle investit son nouveau bâtiment. La vue présentée ici montre des piétons se promenant dans la rue et un corps de garde. L'illustration fut réalisée par John Caspar Wild (1804–1846 env.), artiste et lithographe d'origine suisse, qui arriva à Philadelphie en 1832, en provenance de Paris. Il produisit des peintures et des tirages de Philadelphie, mais également d'autres villes américaines, notamment Cincinnati, Saint-Louis, et Davenport, en Iowa. Ses travaux constituent des archives historiques précieuses, car ils offrent une représentation de ces villes avant l'ère de l'industrialisation à grande échelle et de la croissance urbaine rapide.

Hôpital de Pennsylvanie

Ce tirage montre un vue extérieure depuis le sud-est de l'Hôpital de Pennsylvanie, situé sur Pine Street, entre la 8e et la 9e rue, à Philadelphie. Au premier plan, la scène de rue inclut une voiture tirée par des chevaux, un chariot, des cavaliers à cheval, notamment une femme montant en amazone, mais également des piétons et un corps de garde. Benjamin Franklin aida à recueillir les fonds pour le premier bâtiment de l'Hôpital de Pennsylvanie, l'aile est. Cette dernière fut conçue par Samuel Rhoads et construite en 1755, sur un site qui était à l'époque éloigné des odeurs et du bruit du centre-ville. Les plans de Rhoads prévoyaient un pavillon central et une aile ouest, mais ces derniers ne furent construits qu'après 1794, selon les plans de David Evans, Jr. La façade du pavillon central est légèrement avancée et constitue un bel exemple de l'architecture fédérale. L'illustration fut réalisée par John Caspar Wild (1804–1846 env.), artiste et lithographe d'origine suisse, qui arriva à Philadelphie en 1832, en provenance de Paris. Il produisit des peintures et des tirages de Philadelphie, mais également d'autres villes américaines, notamment Cincinnati, Saint-Louis, et Davenport, en Iowa. Ses travaux constituent des archives historiques précieuses, car ils offrent une représentation de ces villes avant l'ère de l'industrialisation à grande échelle et de la croissance urbaine rapide.