16 octobre 2012

Walt Whitman, portrait demi-longueur, assis, tourné vers la gauche, portant un chapeau et un gilet, tenant un papillon

Cette photographie du poète américain Walt Whitman, prise en 1877, était l'une de ses favorites. Il utilisa le thème du papillon sur la main de façon récurrente dans ses ouvrages et il souhaitait que cette photo soit reproduite dans le frontispice de cette épreuve de Feuilles d'herbe de 1891. Pour promouvoir son image d'unité avec la nature, il déclara qu'il s'agissait d'un vrai insecte et de « l'un de ses grands amis ». En réalité, le papillon, en carton découpé, était à l'évidence un accessoire photographique. Aujourd'hui dans les collections de la Bibliothèque du Congrès, il avait été glissé dans l'un des premiers carnets de Whitman offerts à la bibliothèque en 1918. Le mot « Easter » (Pâques) est imprimé au dos du papillon, ainsi que les paroles d'un hymne de John Mason Neale. Dr. R.M. Bucke, un des héritiers littéraires de Whitman, affirma que pour ce dernier le papillon représentait Psyché (déesse grecque de l'âme) ou l'âme même du poète. Feuilles d'herbe, publié pour la première fois en 1855, fut l'œuvre majeure de Whitman et parut dans des éditions révisées et développées, jusqu'à la neuvième édition entre 1891 et 1892.

Papillon en carton de Walt Whitman

L'ouvrage présenté ici est le papillon en carton coloré ayant appartenu au poète américain Walt Whitman. En 1877, W. Curtis Taylor de Broadbent & Taylor photographia Whitman, à Philadelphie, tenant un papillon. Il s'agissait du portrait que Whitman souhaitait utiliser comme frontispice pour une nouvelle édition de Feuilles d'herbe. Pour promouvoir son image d'unité avec la nature, il déclara qu'il s'agissait d'un vrai insecte et de « l'un de ses grands amis ». En réalité, le papillon, en carton découpé, était à l'évidence un accessoire photographique. Aujourd'hui dans les collections de la Bibliothèque du Congrès, il avait été glissé dans l'un des premiers carnets de Whitman offerts à la bibliothèque en 1918. Le mot « Easter » (Pâques) est imprimé au dos du papillon, ainsi que les paroles d'un hymne de John Mason Neale. Dr. R.M. Bucke, un des héritiers littéraires de Whitman, affirma que pour ce dernier le papillon représentait Psyché (déesse grecque de l'âme) ou l'âme même du poète.

L'Asie selon les nouvelles observations géographiques, 1787

En 1717, Mékhitar de Sébaste, aujourd'hui Sivas, en Turquie (1676–1749), jeune prêtre catholique arménien, fonda un monastère catholique arménien bénédictin sur l'île de Saint-Lazare, à Venise. Mékhitar écrivit et publia plusieurs ouvrages qui constituèrent des sources d'inspiration et de renouveau intellectuel pendant les siècles qui suivirent. Le monastère devint un centre promouvant les publications et les enseignements arméniens. Des cartes et des études géographiques comptent parmi les nombreux ouvrages publiés par les pères mékhitaristes de Saint-Lazare. Cette carte de l'Asie fait partie d'un ensemble de quatre cartes continentales d'Elia Endasian, produit à l'imprimerie de Saint-Lazare en 1786 ou 1787. La cartographie repose principalement sur les ouvrages précédents réalisés par les cartographes italiens, mais les noms de lieux et les légendes des cartes apparaissent en arménien.

L'Amérique selon les nouvelles observations géographiques, 1787

En 1717, Mékhitar de Sébaste, aujourd'hui Sivas, en Turquie (1676–1749), jeune prêtre catholique arménien, fonda un monastère catholique arménien bénédictin sur l'île de Saint-Lazare, à Venise. Mékhitar écrivit et publia plusieurs ouvrages qui constituèrent des sources d'inspiration et de renouveau intellectuel pendant les siècles qui suivirent. Le monastère devint un centre promouvant les publications et les enseignements arméniens. Des cartes et des études géographiques comptent parmi les nombreux ouvrages publiés par les pères mékhitaristes de Saint-Lazare. Cette carte de l'Amérique fait partie d'un ensemble de quatre cartes continentales d'Elia Endasian, produit à l'imprimerie de Saint-Lazare en 1786 ou 1787. La cartographie repose principalement sur les ouvrages précédents réalisés par les cartographes italiens, mais les noms de lieux et les légendes des cartes apparaissent en arménien.

Plan d'Erevan

Les origines de la ville moderne d'Erevan remontent au fondement de la forteresse d'Erebouni en 782 av. J.-C. Dès lors toujours habitée, ses citoyens ont plaisir à faire remarquer que leur cité est plus ancienne que Rome. Toutefois, Erevan resta une ville relativement petite jusqu'après la conquête russe du Caucase au début du XIXe siècle. Elle devint plus tard la capitale de l'éphémère première République d'Arménie (également appelée République démocratique d'Arménie), premier État indépendant arménien depuis la chute du royaume arménien de Cilicie en 1375. Le pays fut créé le 28 mai 1918, dans le chaos qui suivit la fin de la Première Guerre mondiale, et perdit son indépendance versla fin du mois de novembre et le début du mois de décembre 1920. Cette carte à grande échelle d'Erevan fut vraisemblablement publiée par le gouvernement de la brève république avant la prise de pouvoir par les bolchéviques. Elle montre la ville telle qu'elle apparaissait avant la mise en œuvre, entre 1924 et 1936, du plan directeur d'Erevan de l'architecte Alexandre Tamanian, qui transforma cette ville régionale en une métropole majeure. La carte est colorée à la main pour montrer l'utilisation des terres et inclut un index des points d'intérêt.

Japon, d'Hokkaido à Kyushu

Cette carte fut réalisée par Tadataka Inō (1745–1818), cartographe et astronome amateur qui produisit des cartes d'une précision exceptionnelle et influença considérablement la cartographie nippone. Occupant 214 feuilles au total, la grande carte du Japon d'Inō montre les lignes côtières, les fleuves et les principales routes de l'ensemble de l'archipel. Pour réaliser cette carte, Inō et son équipe entreprirent dix voyages à caractère topographique s'étalant sur plus de 16 ans. Au lieu de la triangulation, ils utilisèrent la technique topographique des intersections, consistant à mesurer les distances avec des points fixes en fonction de l'observation, des directions cardinales et des observations astronomiques. Initialement, Inō fournit lui-même les fonds pour ce travail, mais par la suite, le shogunat Tokugawa offrit son soutien et finit par financer 80 % du projet. Les détails des premières cartes d'Inō impressionnèrent les autorités, qui se préoccupaient de plus en plus des défenses côtières et de la menace d'une intrusion étrangère. Reposant sur un cadre mathématique plutôt que politico-historique, les cartes d'Inō contrastaient fortement avec la cartographie traditionnelle du pays. Toutefois, le shogunat dissimula la plupart des cartes au public japonais, et les fonctionnaires continuèrent d'utiliser et de mettre à jour les kuni ezu (cartes provinciales) existantes jusqu'à la chute du régime des Tokugawa en 1868. Le médecin allemand Franz von Siebold (1796–1866) parvint à quitter le Japon avec une copie d'une carte d'Inō et la publia en Europe, où elle changea les points de vue des étrangers sur ce pays. Seules 60 copies de la carte d'Inō existeraient encore au Japon. Cet ensemble presque complet de 207 feuilles fut découvert à la Bibliothèque du Congrès en 2001.