Recueil de poèmes du Studio Yizhizhai

L'auteur de cet ouvrage, Ding Yan (1794-1875), était originaire de Shanyang (partie de l'actuelle Huai'an, dans la province du Jiangsu), érudit accompli et fonctionnaire du gouvernement. Après avoir atteint le rang de ju ren, candidat ayant réussi l'examen de niveau provincial mais ayant échoué au jin shi (doctorat), il refusa des nominations officielles mineures et retourna à Shanyang, où il joua un rôle actif dans les affaires locales. En 1842, il conduisit le corps civil local dans la défense de sa ville, fit face à la flotte britannique entrée sur le fleuve Yangtsé et prit en charge la réparation des murs de la ville. En 1843, il fut récompensé par le titre de secrétaire du Grand Secrétariat. Dix ans plus tard, il défendit sa ville à nouveau, cette fois contre les rebelles Taiping. En 1853, accusé d'avoir commis des erreurs dans l'organisation de la milice, il fut condamné et banni, puis libéré plus tard. En 1861, Ding fut officiellement nommé, par décret impérial pour ses efforts dans la défense de Shanyang, pour siéger à la Commission pour la formation des corps civils dans le nord du Jiangsu, avant de finalement recevoir le titre de fonctionnaire de second rang. Plein d'entrain, il contribua à enrailler la famine et draguer les voies navigables. Il plaida pour l'émission de papier-monnaie et la stricte interdiction de l'opium. Il dirigea également plusieurs académies locales et fut l'un des compilateurs en chef de l'histoire locale de Shanyang. Ding était surtout connu pour son érudition et ses ouvrages littéraires. Quelque 50 ouvrages lui étant attribués sont connus, dont 23 ont été collectés en 1862 sous le titre de Yi zhi zhai cong shu (Recueil d'œuvres du Studio Yizhizhai). Ses poèmes et ses courts essais de 16 juan, intitulés Yi zhi zhai shi wen ji (Recueil de poèmes et d'essais du Studio Yizhizhai), ne furent jamais imprimés. L'érudit et archéologue Luo Zhenyu (1866-1940) acquit un exemplaire manuscrit du travail de cet auteur auprès des descendants de Ding, à partir duquel il sélectionna et imprima en 1915 un juan des essais de Ding et un juan de ses poèmes. L'édition de la Bibliothèque du Congrès est un manuscrit Qing ayant conservé le titre original. Il inclut un certain nombre de préfaces, de poèmes et d'inscriptions écrites par différents savants et hommes de lettres. Parmi ces textes figurent la propre préface de Ding (datée de 1832) et celles de Zhou Ji (1836) et de Dashi Sheng (1824), des poèmes de Pan Deyu (1828) et de Wang Gui (1831), ainsi que des inscriptions de Zhu Qi (1844) et de Huang Juezi (1836). Il contient également des marques manuscrites qui pourraient provenir de la propre main de Ding Yan.

Recueil manuscrit d'essais du Studio Sheiyu'an

Ce manuscrit, ébauche d'un livre publié en 1889, se compose de trois œuvres de Sun Shijun de la dynastie Qing. Il comporte deux juan d'essais appelés Shei yu an wen chao (Recueil manuscrit de ses essais), un juan de poèmes intitulé Shi ou cun (Poèmes de circonstance), et un juan contenant un travail généalogique intitulé Zu pu ni gao (Ébauche de la généalogie familiale). Sun était un natif de Gui'an (partie de l'actuelle Huzhou Shi dans la province de Zhejiang), sur lequel Feng Xu, un membre de l'Académie Hanlin, écrivit un ouvrage biographique. Les essais comprennent des préfaces que l'auteur rédigea pour d'autres œuvres contemporaines écrites par des personnalités de renom, parmi lesquelles le peintre Wu Junqing (1844-1927), et des essais biographiques dont un certain nombre sur des femmes. Le manuscrit de poésie se compose de six feuilles avec 15 poèmes. Un intitulé sur la couverture du livre basé sur le manuscrit indique que l'impression commença au cours de la dixième année du règne de Guangxu (1884) et que sa réalisation prit cinq ans. Aucune version imprimée du volume de poésie n'a été trouvée. La version imprimée du travail généalogique, qui retrace neuf générations de la famille Sun, reçut un nouveau titre, Sun shi xian de zhuan (Biographies des ancêtres vertueux de la famille Sun). L'ensemble des travaux fut édité par les deux fils et le neveu de Sun Shijun, et présente un certain nombre de corrections manuscrites effectuées par une ou des personnes inconnues. L'ouvrage inclut une préface de Lu Yanwei (datée de 1886) et une postface de Cheng Wan (1883).

Bourdonnement d'un insecte

Imprimée sous le règne de Tianqi (1621-1627) de la dynastie Ming, cette œuvre littéraire répertorie les noms de l'auteur et des éditeurs. Elle fut écrite par Li Tingxun, natif du xian de Sanyuan dans la province du Shaanxi, et éditée par deux confrères d'une société savante, Xiong Jiarui et Shi Dingyu ; trois de ses disciples, Kong Shengzhen, Ma Yiyuan et Wei Jizheng ; et le fils de Li Tingxun, Li Menghe. Li Tingxun obtint son jin shi (doctorat) en 1595 et devint préfet du xian de Ningling dans la province du Henan. Le travail est organisé chronologiquement, débutant à la 36e année du règne de Wanli (1608) et se terminant à la troisième année du règne de Tianqi (1623). Aucune information biographique sur Li Tingxun ne figure dans la nomenclature locale (intitulée Sanyuan Xian zhi) de sa ville natale, Sanyuan, et cet ouvrage n'est pas non plus répertorié. Les deux premiers caractères chinois, xi ji, du titre signifient littéralement « petit animal » ou « insecte mariné dans du vinaigre », une métaphore qui décrit une personne peu instruite, et fut probablement utilisée ici pour souligner la modestie de l'auteur et le caractériser comme un homme humble présentant son œuvre littéraire. La préface de l'auteur au début du premier volume est datée de 1623.

Écrits choisis de Dong Zhongfeng

Cet ouvrage est une collection d'écrits de Dong Qi (1483-1546), sélectionnés par l'adepte de Dong, Tang Shunzhi (1527-1560), qui était un érudit confucéen, membre de l'Académie Hanlin et possédait des connaissances militaires. Dong Qi, un natif de Guiji dans la province du Zhejiang, obtint son jin shi (doctorat) et un deuxième diplôme de l'examen impérial le plus élevé, et entra à l'Académie Hanlin. Suite à un conflit avec l'influent fonctionnaire eunuque Li Jin, il fut nommé préfet d'un comté et quitta la capitale. Après la mort de Li, Dong revint à l'Académie Hanlin et assuma divers postes hauts placés. Il fut nommé à titre posthume secrétaire du ministère des Rites et reçut le titre de wenjian. Enfant prodige, Dong était un orateur et un érudit très réputé qui écrivit de nombreux ouvrages. Parmi ses disciples se trouvaient de nombreux auteurs célèbres. Cet ouvrage fut calligraphié par son petit-fils, Dong Xiang. La même écriture est visible sur l'étiquette de fin de la table des matières. L'original fut imprimé par Wang Guozhen et contenait 11 juan. Cette édition comporte 12 juan, car Dong Xiang ajouta un juan lorsqu'il recopia l'ouvrage. Le reste du livre est le texte exact de l'édition de Wang.

Édition augmentée des œuvres complètes du Studio Lotus

Il s'agit d'une édition imprimée de textes écrits par Yang Yikui (actif entre 1592 et 1607), peut-être imprimée dans la province du Zhejiang. Si ku cun mu (Catalogue des livres non inclus dans le catalogue général de la collection Si ku) liste le titre original comme un ouvrage de deux juan d'une collection privée dans le Zhejiang, l'un incluant de la poésie et l'autre divers essais. Comme le titre l'indique, il s'agit d'une édition augmentée de neuf juan en quatre volumes, publiée pendant l'ère Wanli, au cours de laquelle des écrits ultérieurs de Yang furent ajoutés à la sélection d'origine. Poète et essayiste, Yang Yikui obtint son jin shi (doctorat) en 1592 et servit avec distinction à différents postes, en devenant commissaire à la Commission de l'administration provinciale du Yunnan. La préface de l'un de ses autres ouvrages, Yi cheng (Archives des régions frontalières), est datée de 1615. Ce livre peut avoir été publié au même endroit et au même moment. La préface fut écrite par Zhang Jiude, un ministre du Bureau des travaux publics pendant la dynastie Ming.

Interprétations des principes astronomiques commandées par l'Ordre impérial

Compilé sur ordre de l'empereur Qing, Qianlong (règne de 1736-1795), cet ouvrage de 80 juan, en 32 volumes, n'a jamais été imprimé. Il inclut un guide éditorial au début, mais aucune préface ni postface. La première entrée du guide éditorial indique qu'il est nécessaire de connaître l'astronomie, l'alternance du soleil et de la lune, et les cinq constellations afin de ne pas être induit en erreur par les alchimistes et leurs prédictions concernant les catastrophes et les événements du destin. Cette déclaration suggère que le travail a pu être produit par des missionnaires catholiques qui désiraient utiliser la science pour contester la superstition. Le libellé du texte peut également indiquer la paternité de missionnaires catholiques. La raison pour laquelle ce travail ne fut jamais annoncé ni imprimé peut avoir un rapport avec la lutte entre les missionnaires et les alchimistes. Au moment des règnes de Kangxi et Yongzheng (1662-1735), les alchimistes chinois s'opposaient avec véhémence à la publication de Li xiang kao cheng (Recueil de science et d'astronomie calendaire), un calendrier imprimé en 1723. Le recueil fut compilé par des Chinois, mais fondé sur des théories occidentales et les méthodes et tableaux de calcul des missionnaires. En réponse, les alchimistes publièrent en 1740 un livre sur la géomancie et l'occultisme, intitulé Xie ji ban fang shu (Traité sur l'harmonisation des temps et la distinction des directions). Les missionnaires catholiques ont pu entamer ce travail pour contrer cette dernière publication.

Étude sur les dynasties légitimes et illégitimes dans l'histoire

Cet ouvrage, en quatre juan et quatre volumes, est une édition manuscrite sans préfaces ni postfaces. L'auteur, Shen Defu (1578-1642), vécut durant la dynastie Ming. Originaire de Jiaxing dans la province du Zhejiang, Shen était surtout connu pour ses œuvres littéraires. Il reçut le diplôme de ju ren en 1618. L'année suivante, il passa l'examen organisé par le Bureau des rites (pour le diplôme de jin shi), mais il échoua. Shen consacrait son temps à son écriture et son œuvre principale, Wanli ye huo bian (Notes diverses sur les dynasties jusqu'à l'ère Wanli), fut achevée en 1606-1607. Après son échec à l'examen, il rentra chez lui et compila ce supplément à son ouvrage antérieur. Le supplément est une histoire des dynasties, commençant par la dynastie des Jin occidentaux (265–316) et se terminant par la dynastie Sui (581-618). Cet ouvrage fut publié à titre posthume. Certaines persécutions officielles des auteurs de l'époque étaient liées au tabou de citation qui interdisait de dire ou d'écrire les prénoms de personnes haut placées en Chine, comme les empereurs. Étant donné que cet ouvrage comporte l'utilisation du nom généralement tabou de Kangxi (qui régna de 1662 à 1722), on peut supposer qu'il fut publié avant l'ère Kangxi. Le titre de l'œuvre se réfère à la théorie historiquement répandue de légitimisme en Chine, la doctrine de la légitimité du régime reposant sur le mandat du Ciel qui eut une profonde influence sur l'historiographie de la Chine ancienne.

Extraits sur la physionomie des chevaux

Il s'agit d'un manuscrit en deux volumes écrit par un auteur inconnu. Le document provient d'un large éventail d'ouvrages sur les chevaux datant de temps anciens. Il consigne en détail les formes des chevaux qui étaient souvent utilisées pour juger de la qualité d'un cheval. L'ouvrage contient également environ 100 versets sur le traitement des chevaux écrits dans un style de chanson populaire, énumérant les maladies équines et les remèdes qui prévalaient à l'époque. Les illustrations sont incluses à la fin du second volume. Le manuscrit date de la dynastie Ming et fut probablement écrit durant le règne de Longqing (1567-1572).