Carte de Taïwan et des îles Pescadores

Cette carte est une vue panoramique de l'île de Taïwan et des îles Pescadores, où le relief est représenté par des images comme s'il était vu d'est en ouest, de manière à ce que les sommets montrés convergent depuis des directions opposées le long de l'axe nord-sud. La carte est orientée avec le nord à droite. Les côtes de Taïwan sont représentées avec une précision remarquable. La carte montre deux préfectures, Taïwan et Taipei, ainsi que 12 chefs-lieux de comté, le tout accompagné d'un texte indiquant les distances entre les agglomérations importantes, la géographie générale des îles et les mesures proposées pour une défense efficace. La carte a été créée et dessinée par Li Liankun, un préfet de la province du Fujian et constitue un mémorandum destiné à être consulté à des fins administratives par le gouverneur de la province. La préfecture de Taipei, ainsi que quatre comtés fondés au cours de la première année de règne de l'empereur Guangxu (1875) y apparaissent, tandis que la sous-préfecture Pulishe en est absente, ce qui suggère que la carte a probablement été dessinée après la huitième année du règne de Guangxu (1882). La carte a été achetée par Arthur William Hummel (1884-1975), missionnaire américain en Chine et sinologue qui, de 1928 à 1954, a été le premier responsable de la Division orientale (prédécesseur de la Division Asie) à la Bibliothèque du Congrès.

Annotations de cartes

L'inscription originale de cet ouvrage indique : "Compilé par Li Rihua de Jiahe ; complété par Lu Zhongmin de Qianjiang ; et édité par Qian Weiqi de Gulin." Si ku quan shu zong mu (catalogue général de la collection Siku impériale) enregistre trois des œuvres de Li Rihua, mais pas ce titre, ce qui amène à la conclusion que Li n'en était peut-être pas l'auteur. Toutefois, les préfaces de plusieurs autres ouvrages de référence soutiennent que Li Rihua est l'auteur de cet ouvrage et qu'il a été édité et complété par Lu Zhongmin et Qian Weiqi. Une telle préface a été rédigée par Li Zhaoheng, fils de Li Rihua. Selon une biographie de Li Rihua dans Ming shi (histoire Ming), durant les périodes Wanli (1573-1620) et Tianqi (1621-1627), le nom de Li Rihua rivalisait avec ceux de Wang Weijian et Dong Qichang, deux hommes aux connaissances encyclopédiques. Comme les lettrés de la dynastie des Ming étaient enclins à la vanité, le fils de Li peut avoir convenu d'attribuer ce travail à son père pour renforcer les réputations de Lu Zhongmin et Qian Weiqi, qui seraient les véritables auteurs. Le contenu du livre est semblable à celui de Yu tu bei kao (notes de référence aux cartes) par Pan Guangzu et de Di tu zong yao (Synthèses sur les cartes) par Wu Xueyan, le premier étant très détaillé et le dernier contenant une multitude de matériaux mais rédigé en langage simple. Ce travail, cependant, utilisant peut-être Yu tu bei kao comme un plan fournit peu d'informations dans un texte très long.

Une étude complète de la cithare chinoise

Ce livre comprend une recherche sur la musique chinoise ainsi que des notes marginales détaillées et exhaustives. Bien que l'ouvrage ait été endommagé, sa valeur reste intacte. La note préliminaire sur l'utilisation de l'ouvrage détaille son contenu, incluant une recherche détaillée sur les origines des notes et des hauteurs tonales ; des normes complètes pour la construction d'une cithare sur table (qin), une compilation des théories de musicologues, une compilation des résumés de techniques de doigté ; une comparaison stricte des airs qui ont été rendus ou récupérés, avec un classement détaillé des mesures et des lignes ; des essais édités de spécialistes, et la documentation des sources.

Nanking Illustré

Ce livre fut compilé par Zhu Zhifan de la dynastie Ming. À travers les âges, les sites célèbres de Jinling (Nankin) ont été appelés "Huit Vues" ou "Seize Vues". Zhifan élargit cette liste pour obtenir 40 scènes, qu'il fit peindre par Lu Shoubai (la 40ème scène comporte un colophon de Lu Shoubai). Zhifan assembla les scènes avec des poèmes et récits quant aux changements intervenus sur les sites, écrits de sa main, et imprima l'entière compilation. En fin d'ouvrage se trouvent des poèmes de Du Shiquan s'harmonisant avec les poèmes sur les peintures ; ces poèmes sont également de la main de Zhifan. Il existe deux suppléments : Jinling gujin tu kao (recherches dans les illustrations de Jinling dans les temps antiques et modernes), par Chen Yi, et Jinling yayou bian (excursions élégantes dans Jinling), avec des colophons poétiques de Yu Menglin et des poèmes de Jiao Hong et Zhu Zhifan. Ils sont également de la main de Zhifan et taillés sur sa demande. Zhifan se retira pour mener une existence isolée à Jinling et se consacra aux plaisirs prodigués par les montagnes, rivières, réunions littéraires et rencontres, ainsi qu'à l'échange de poèmes avec Jiao Hong, Gu Qiyuan et bien d'autres.

Un Médecin portant un habit de protection contre la peste au 17ème siècle.

Cette aquarelle représente le costume porté par les médecins traitant des patients atteints par la peste au 17ème siècle. Le costume a été décrit par Jean-Jacques Manget (1652-1742) dans son Traité de La Peste, publié à Genève en 1721. La blouse du costume était faite en cuir du Maroc, sous laquelle étaient portées une jupe, une culotte et des bottes, toutes en cuir et ajustées les unes aux autres. La pièce de nez en forme de long bec d'oiseau était empli de substances aromatiques et les orbites étaient recouverts de verre. La peste est une maladie infectieuse, causée par une bactérie, qui a ravagé une grande partie de l'Europe au cours des 14ème et 17ème siècles.