Un plan des domaines de la compagnie Rosalij, propriété de son Excellence Charles O'Harra, l'Honorable lieut. gouv. Will. Stuart, Messieurs James Clarke & Rob. & Phill. Browne, situés à Rosalie dans la paroisse de Saint-David, Dominique. Levé effectué par Isaac Werden. 1776.

La France et la Grande-Bretagne se disputèrent le contrôle de la Dominique pendant de nombreuses années. En 1763, l'île devint une possession britannique. Cette carte détaillée montre des domaines appartenant à des Britanniques ainsi qu'une plantation sur la côte atlantique de l'île. Les détails de la carte incluent des bâtiments et des structures individuels, des routes, les sections de la plantation identifiées par des chiffres, les divisions administratives des domaines identifiées par des lettres, des ruisseaux, des représentations illustrées de la végétation et du relief, le tracé et les caractéristiques de la côte et une vignette de navires dans le port. La carte comprend également une légende énumérant la taille de chaque section de la plantation et de chaque division des domaines. La vue panoramique en médaillon, « Rosalij », montre des maisons de la plantation, des champs cultivés et défrichés, un bateau dans le port à droite, des collines boisées à l'arrière-plan et les deux petites silhouettes d'un Européen et d'un Africain à gauche au premier plan. Sur cette carte, l’ouest est situé en haut.

Traité de Paris

Ce traité, adressé au Congrès par les négociateurs américains John Adams, Benjamin Franklin, et John Jay, mit officiellement fin à la guerre d'indépendance. Ce fut l'un des traités les plus avantageux jamais négociés pour les États-Unis. Deux dispositions cruciales portaient sur la reconnaissance britannique de l'indépendance des États-Unis et sur la délimitation des frontières qui allaient permettre l'expansion américaine à l'ouest du fleuve Mississippi. Deux copies originales du traité se trouvent dans le dossier Originaux Américains des Archives Nationales et Administration des documents (NARA). L'orientation du sceau, horizontale sur l'une et verticale sur l'autre est ce qui permet le plus aisément de les distinguer l'une de l'autre.

Frontière entre la Turquie et l’Arménie : telle que déterminée par Woodrow Wilson, Président des États-Unis d'Amérique

La désintégration des Empires ottoman et russe à la fin de la Première Guerre mondiale donna naissance à un certain nombre de nouveaux États. En mai 1918, l'Arménie orientale, qui faisait autrefois partie de l'Empire russe, se déclara république indépendante. En avril 1920, les puissances alliées victorieuses, démantelant l'Empire ottoman, ordonnèrent que l'Arménie occidentale fasse partie de la nouvelle république et chargèrent le Président américain Woodrow Wilson d’arbitrer la question du tracé de la frontière entre la Turquie (successeur de l'Empire ottoman) et l'Arménie. En novembre 1920, Wilson établit une frontière basée sur une variété de facteurs géographiques, démographiques, ethniques et historiques. Cette carte, réalisée sous la direction de l'armée des États-Unis par la section topographique du Service géologique des États-Unis, montre la décision de Wilson. Cependant, le traité de Sèvres qui prévoyait une Arménie indépendante et reconnaissait l'arbitrage de Wilson n'a jamais été ratifié. Les nationalistes turcs sous la direction de Mustafa Kemal renversèrent la monarchie turque, formèrent une république et envahirent l'Arménie, la forçant finalement à abandonner une grande partie du territoire que l'arbitrage de Wilson avait attribué à ce nouveau pays. Les forces bolcheviques russes envahirent aussi l'Arménie et incorporèrent ce qui restait de la République d'Arménie dans la nouvelle Union Soviétique.

Les secrets de la profession médicale

L'un des premiers pionniers de l'histoire de la médecine, Muhammad ibn Zakariya Al-Razi (également connu sous le nom latin de Rhazès ou Rasis, 865-925 apr. J.-C., 251-313 après l'Hégire) fut un polymathe, médecin et philosophe persan musulman. Il naquit dans la ville de Rayy, près de l'actuelle Téhéran en Iran, et vécut la majeure partie de sa vie entre son lieu de naissance et Bagdad, capitale du califat abbasside. Il enseigna la médecine et fut le médecin en chef des deux villes. Il fit des contributions majeures et durables dans les domaines de la médecine, de la musique, de la philosophie et de l'alchimie, et fut l'auteur de plus de 200 livres et traités. Les secrets de la profession médicale non seulement transmet de vastes connaissances en matière médicale, mais reflète également le dévouement personnel d'Al-Razi à la profession et au bien-être humain en général. Dans le livre, il rend accessible au public le savoir médical qu'il a acquis de la lecture d'ouvrages de médecins antérieurs, y compris Hippocrate, ainsi que son propre et vaste savoir. Il soutenait que la tendance parmi les médecins de son temps à garder secret le traitement médical nuirait à la diffusion des connaissances en général et qu'elle avait transformé la médecine en une profession lucrative au lieu de curative.

Scène hivernale et construction en rondins dans les Grisons, en Suisse

Cette impression photochrome d'un chalet dans les grisons fait partie des « Vues de voyage dans l'Europe du XIXe siècle » du catalogue de la Photoglob Company (1895). Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) signalait que les Grisons « sont formés d'un immense réseau de montagnes... et offre une diversité remarquable de paysages, de climats et de productions. » Situés dans la partie orientale du pays, les Grisons bordent l'Italie et le Liechtenstein. Ils constituent le plus grand canton de Suisse. Le chalet représenté ici est typique de la Suisse, comme en témoigne son architecture rustique en bois.

Profane et Smart, deux Newsies (distributeurs de journaux) âgés de 7 ans qui vendent le journal du dimanche, Nashville, Tennessee

Cette photographie, prise par un photographe inconnu à Nashville, dans le Tennessee, en novembre 1910, montre deux vendeurs de journaux de sept ans. La photographie provient de la collection du Children's Bureau, un office gouvernemental créé en 1912 pour enquêter et rendre compte "sur toutes les questions relatives au bien-être des enfants et la vie des enfants parmi toutes les classes de notre population."La promulgation de la loi était l'aboutissement d'une campagne lancée en 1903 par les deux réformateurs sociaux pionniers, Lillian Wald de la maison de redressement de Henry Street, à New York, et Florence Kelly de la Ligue nationale des consommateurs. La première responsable du Children's Bureau fut Julia C. Lathrop (1858-1932), une travailleuse sociale pionnière pour Hull House, une organisation créée pour fournir des services aux immigrants nouvellement arrivés à Chicago.

Conseils aux candidats colons désirant émigrer au Brésil (édition de 1932)

Cette brochure fut publiée par la Fédération des associations d’immigrants qui bénéficiait du soutien du gouvernement japonais afin de recruter des émigrants désirant quitter le Japon pour d’autres pays. Elle explique les conditions, les préparatifs et le processus de demande pour émigrer au Brésil. L’immigration japonaise au Brésil commença en 1908 et atteint son apogée entre 1926 et 1935. À la suite de l’abolition de l’esclavage au Brésil en 1888, le gouvernement du Brésil recherchait des immigrants pour faire face au manque de main d’œuvre dans l’industrie du café qui connaissait une croissance importante. Les immigrants européens purent combler cette brèche dans un premier temps. Il s'agissait principalement d'Italiens, mais ils furent rejoints plus tard par des immigrants du Japon, où il y avait une large pauvreté et où l’économie peinait à se moderniser et à recycler les soldats de retour de la guerre russo-japonaise (1904–1905).

Marche pour les droits civils à Washington DC : Dr. Martin Luther King Jr., président de la Southern Christian Leadership Conference et Mathew Ahmann, directeur exécutif national de la Conférence catholique pour la justice Interraciale, au milieu d'une foule

La marche sur Washington pour l'emploi et la liberté prit place en août 1963 et fut le décor du célèbre discours "I Have a Dream"  prononcé par le révérend Dr. Martin Luther King, Jr., président de la Southern Christian Leadership Conference. A. Philip Randolph, leader syndical et fondateur de la Confrérie des employés de wagon-lits, proposa une grande marche sur la capitale comme moyen d'inciter le Congrès et l'administration du président John F. Kennedy à agir sur les droits civils. D'autres personnes impliquées dans ce plan incluaient King lui-même, Roy Wilkins, président de l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur, et John Lewis, président du comité de coordination non-violent des étudiants. La marche fut totalement pacifique, et attira environ 200 à  300 000 personnes. Elle est largement reconnue pour avoir contribué aux percées législatives sur les droits civils en 1964 et 1965. On voit ici le jour de la marche, King et Mathew Ahmann, administrateur de la Conférence nationale catholique pour la justice interraciale.

Mémoires de la Révolution au Bengale, Anno Domini, 1757

Cette œuvre de William Watts (actif entre 1737-58) est un récit de la Bataille de Plassey, qui eut lieu le 23 juin 1757, près du village de Pâlāshir, à quelques 150 kilomètres au nord de Calcutta (de nos jours Kolkata). Au cours de cet affrontement décisif, les forces de la Compagnie anglaise des Indes orientales, sous le commandement de Robert Clive vainquirent Siraj Ud Daulah, le dernier Nabab indépendant du Bengale. La victoire britannique et le traité avec l'Empire Moghul qui s'ensuivit permirent à la compagnie de prendre le contrôle de la province du Bengale et de ses grandes richesses, établissant de ce fait la base d'une expansion du contrôle britannique sur le reste de l'Inde. La Compagnie françaisedes Indes Orientalessoutint le nabab, et sa défaite accéléra l'élimination de l'influence française en Inde. Le “Meer Jaffeir” auquel il est fait référence dans le titre est Mir Jafar, l'un des commandants militaires de Siraj-ud-Daulah, qui trahit son chef et contribua à causer sa défaite. La Compagnie anglaise des Indes orientales nomma plus tard Mir Jafar en tant que dirigeant fantoche du Bengale.

Photographie du Président Abraham Lincoln

Abraham Lincoln (1809-65) fut le 16ème président des États-Unis. Il naquit dans une ferme du Kentucky et déménagea avec sa famille dans l'Indiana à l'âge de huit ans. À l'âge de 21 ans, il déménagea dans l'Illinois, où il occupa différents postes et commença à étudier le droit. Il reçut moins d'un an d'éducation formelle, mais devint un rédacteur qualifié grâce à la lecture de la bible du roi James et d'autres classiques anglais. Il pratiqua le droit dans l'Illinois, et servit dans l'Assemblée générale de l'Illinois, et fut élu à la Chambre des représentants. En 1860, il fut élu président des États-Unis sur une plate-forme s'opposant à l'expansion de l'esclavage vers l'Ouest américain, une position qui précipita la sécession de l'Union des États du sud. Refusant d'accepter la sécession, Lincoln engagea la guerre contre le Sud pour préserver l'Union et pour finalement abolir l'esclavage aux États-Unis. Il fut tué par la balle d'un assassin le 14 avril 1865, peu après la capitulation du Sud. Cette photographie de Lincoln est de Mathew Brady B. (1823? -96), un des tous premiers photographes américains qui ouvrit une galerie à New York en 1844. Bien que surtout connu pour ses photographies de bataille de la guerre civile, Brady imprima d'abord sa marque comme photographe portraitiste qui captura un grand nombre de gens célèbres sur pellicule.