Supplément au recueil de médecine chinoise

Ce travail est un supplément à l'ouvrage Ben cao gang mu (Recueil de médecine chinoise) sous forme manuscrite du XVIe siècle, de 11 juan, en 20 volumes, compilé par Zhao Xuemin (1719-1805 environ), originaire de Qiantang (aujourd'hui Hangzhou), dans la province du Zhejiang. Le livre est considéré comme le plus important travail médical de la dynastie Qing. Fils d'un médecin de renom, Zhao Xuemin, comme son frère, suivit les traces de son père. Zhao était connu pour être un collectionneur passionné d'œuvres médicales, pharmacologiques et astrologiques. Il cultivait un jardin de fines herbes, testait les propriétés de diverses plantes et dirigeait une clinique. Ce travail faisait à l'origine partie de la série de 100 volumes intitulée Liji shi er zhong (Douze séries de Liji) que Zhao compléta au fil de décennies de collecte et d'organisation. Cet ouvrage fut divisé en 12 catégories qui englobent différents sujets médicaux liés aux maladies, aux remèdes et aux connaissances médicales, y compris la médecine populaire. Parmi les 12 catégories, seules deux existent toujours. Elles furent révisées et imprimées par Zhang Yingchang dans la dixième année du règne de Tongzhi (1871). La préface de ce manuscrit indique que 40 ans ont été nécessaires à l'auteur pour achever son travail, entre 1765 et 1805, pendant les règnes des deux empereurs Qing, Jiaqing et Qianlong. Nonobstant la période de plus de 200 ans après la publication du Ben cao gang mu de Li Shizen, Zhao tenta de combler certaines lacunes du recueil précédent. Il corrigea un certain nombre d'erreurs et ajouta un peu plus de 700 médicaments, principalement tirés de la tradition populaire. Le livre comprend une préface de l'auteur.

Recueil de médecine chinoise

Imprimé au cours de la période Wanli, Ben cao gang mu (Recueil de médecine chinoise) est un travail à l'échelle encyclopédique, en 52 juan de texte avec deux juan d'illustrations, en 25 volumes. Il fut compilé par Li Shizhen (1518-1593 environ), originaire du Sichuan, qui fut l'un des plus grands médecins, pharmacologues et naturalistes de l'histoire chinoise. Après avoir servi pendant un an seulement dans le prestigieux institut médical impérial, Li retourna chez lui pour travailler en tant que médecin et entamer l'écriture de ce livre. Vingt-sept années furent nécessaires pour réaliser cet ouvrage et ses trois révisions. La date exacte de publication est inconnue. Li recueillit ces informations en étudiant minutieusement des centaines de sources dans les années 1552 à 1578. Il voyagea beaucoup, réunit une première expérience avec des herbes et des remèdes locaux dans toute la Chine, et consulta tous les livres médicaux de l'époque. Cela donna lieu à un travail d'une importance scientifique, médicale et historique significative. Le recueil contient des détails sur environ 1 800 médicaments, y compris des variétés inconnues, avec des illustrations et quelque 11 000 prescriptions. Chaque plante est décrite en fonction de son type, de sa forme, de sa saveur, de sa nature et de sa méthode d'application. Cet ouvrage fut réédité de nombreuses fois pendant la dynastie des Qing (1644-1911) et depuis lors. Il a été traduit en plusieurs langues et est toujours considéré comme l'outil de référence par excellence pour la médecine traditionnelle chinoise. Il inclut également des discussions sur des sujets connexes tels que la botanique, la zoologie, la minéralogie et la métallurgie. L'auteur regroupe ses informations par catégorie : animale, minérale et végétale. On y trouve aussi une bibliographie d'environ 900 titres de livres. Une étiquette indique que cet exemplaire appartenait initialement à Fujiyama d'Izumo. Les corrections, écrites à l'encre rouge sur les marges du haut, furent apportées par le savant médical japonais Mori Tatsuyuki. La préface, datant de 1590, fut rédigée par Wang Shizhen (1526-1590), éminent homme de lettres et historien de la dynastie Ming.

Biographie du souverain et empereur dragon céleste de haute vertu

L'édition originale de cet ouvrage fut décrite dans le catalogue annoté Dao zang mu lu xiang zhu (catalogue du canon taoïste avec des annotations détaillées) comme étant constituée de six juan. Cet ouvrage est une biographie de Lao Tseu, traditionnellement considéré comme l'auteur de Dao de jing et le fondateur du taoïsme. La première référence à Lao Tseu se trouve dans Shi ji (les documents du grand historien) de l'historien chinois Sima Qian (145-86 av. J.-C environ). Lao Tseu est souvent évoqué comme étant un contemporain de Confucius (551-479 av. J.-C). L'expression Tai shang hun yuan shang de huang di (le souverain dragon céleste) est un titre honorifique accordé à Lao Tseu par l'empereur Song Zhenzong qui régna de 998 à 1022. Ce manuscrit fragmenté de l'ère Ming possède deux juan en deux volumes. Il est possible que ce soit un exemplaire provenant de la bibliothèque du prince Gaotang de la dynastie Ming, car chaque volume est marqué par l'empreinte d'un sceau carré représentant une gravure personnelle du prince : Gaotang Wang fu tu shu (bibliothèque de la maison du prince Gaotang). Petit-fils de l'empereur Xianzong qui régna de 1465 à 1487, le prince Gaotang (1514-1583), dont le vrai nom était Zhu Houying, était connu comme érudit de la connaissance encyclopédique, calligraphe et collectionneur de livres, souvent des copies de livres rares. Cette édition Ming fut copiée à partir d'un texte de l'ère Song. L'auteur est Jia Shanxiang, taoïste de renom, excellant dans l'art de la conversation et joueur de cithare de la dynastie des Song du Nord (960-1127). Un certain nombre de ses œuvres, dont You long zhuan (Biographie d'un maître dragon) sont disponibles dans Zheng zong dao zang (canon taoïste orthodoxe).

La nomenclature géographique Wanli de la préfecture de Yanping

Durant la dynastie Ming, trois préfectures constituaient le nord de la province du Fujian : Yanping, Jianning et Shaowu. La préfecture de Yanping (aujourd'hui Nanping Shi) fut établie en 1369. Le plus haut fonctionnaire était le préfet qui administrait les comtés, relayait les ordonnances du gouvernement d'État, contrôlait les juridictions pénales et percevait les taxes. Durant la dynastie Ming, le préfet se trouvait au quatrième rang dans la hiérarchie officielle. Les préfets étaient souvent impliqués dans l'édition de nomenclatures géographiques locales. Ces ouvrages contenaient des descriptions détaillées de la situation économique dans une localité à une période donnée. Les informations détaillées qu'ils contiennent en font des sources précieuses pour l'étude de l'histoire, de la géographie, de l'économie locale, de la culture, de la langue et des dialectes, des biographies de personnes notables, ainsi que de l'administration du gouvernement local. Le compilateur principal de ce travail fut Yi Kejiu, préfet de Yanping, qui obtint son jin shi (doctorat) en 1565 et devint préfet au début du règne de Wanli (1573-1620). Les quatre autres compilateurs, tous des fonctionnaires de son administration, furent Yang Shujing, Li Jiazhi, Lu Yang et Yao Yinglong. L'édition contient le titre ajouté suivant : Chong xiu Min zhi cai fang shu (Nouvelle édition des nomenclatures géographiques collectées du Fujian). Le catalogue de Tian yi ge (La bibliothèque de la première salle avant le paradis) classe ce travail comme une nouvelle édition de 34 juan rééditée par cette bibliothèque.

Généalogie de la famille Wang

Cette généalogie chinoise imprimée se présente sous forme de quatre volumes. Les travaux généalogiques chinois sont des témoignages historiques qui documentent l'ascendance, les actes et les événements relatifs à un clan patriarcal. Un travail généalogique incluait généralement : une préface, une table des matières, les règles de la compilation, les règles et instructions à respecter par les membres du clan, des images du temple ancestral, des tombeaux et des portraits, des arbres généalogiques, et des biographies des membres importants du clan. Il comprenait également les noms de la ou des personnes chargées d'effectuer ce travail, ainsi qu'un post-scriptum. L'inscription du titre indique que le compilateur s'appelait Wang Huo, un descendant de la soixante-dix-huitième génération de Shaxi, à Shexian, dans la province de l'Anhui. L'ouvrage retrace la lignée depuis Wang Han, un descendant du prince Yue de la dynastie Tang qui était considéré comme le membre fondateur de la famille Wang et dont la descendance s'est par la suite élargie pour fonder huit clans. Ce travail fut publié au cours du règne de Wanli, vers 1550, et contient une préface de l'auteur datant de 1550 et un post-scriptum de Wang Daokun, un poète et dramaturge de l'époque, datant de 1551.

Généalogie de la famille Liu de Xiuyi Mining

Les travaux généalogiques chinois sont des témoignages historiques qui documentent l'ascendance, les actes et les événements relatifs à un clan patriarcal. Un travail généalogique incluait généralement : une préface, une table des matières, les règles de la compilation, les règles et instructions à respecter par les membres du clan, des images du temple ancestral, des tombeaux et des portraits, des arbres généalogiques, et des biographies des membres importants du clan. Il comprenait également les noms de la ou des personnes chargées d'effectuer ce travail, ainsi qu'un post-scriptum. De tels travaux complètent les documents historiques généraux disponibles et sont une source importante pour l'étude de l'histoire et de la culture chinoises. Il existe de nombreuses généalogies de familles Liu dans les prémisses de l'histoire de la Chine et les dynasties Ming et Qing connurent à leur époque une forte augmentation de leurs publications. Les premières éditions existantes, et notamment cet ouvrage publié en 1557, datent de l'ère Ming. Les inscriptions originales indiquent que l'ouvrage a été compilé par Liu Hao, un descendant de la dix-neuvième génération, et d'autres auteurs. L'ouvrage retrace une lignée familiale depuis Liu Yu de Mining. Après avoir reçu son jin shi (doctorat) au cours du règne de Xiantong (860-874) de la dynastie Tang, celui-ci fut affecté à Jiangnan où il s'engagea dans les affaires militaires. Les générations ayant succédé à Liu pendant les dynasties Song, Yuan et Ming ont majoritairement poursuivi des carrières littéraires et politiques. L'ouvrage contient de nombreux écrits de personnalités de renom. Les quatre préfaces furent rédigées par Yu Ji (1272-1348), un érudit et poète ; Zhu Sheng (1299-1370), un membre de l'académie Hanlin ; et deux membres de la famille Liu, Liu Ran et Liu Tang. Le post-scriptum fut rédigé par l'auteur lui-même. Certains éléments de cet ouvrage sont les seuls écrits existants de ces hommes de lettres.

Album de la vieille ville

Al’bom starogo L’vova (Album de la vieille ville), publié en 1917, est une collection d'images des principaux monuments historiques de Lviv (aujourd'hui en Ukraine occidentale). L'album contient des photos des lieux de culte majeurs, comme la cathédrale catholique, la cathédrale arménienne, l'église dominicaine et l'église bénédictine. Les illustrations montrent à la fois des détails et des scènes de rue de la ville de Lviv construite entre le XVIe et le XIXe siècle. Les détails architecturaux comprennent des bas-reliefs, des portes sculptées, des sculptures sur pierre fines et amusantes, et des moulures. Les gens marchent près des fontaines sur la place du marché avec ses commerces attractifs et ses maisons. On peut apercevoir la rue des Arméniens, la rue du Tribunal et la rue Czacki, avec des détails de l'intérieur de la Maison Sobiéski et de la Maison Noire. Les photographies prises au musée de la ville montrent ses superbes salles, avec un portrait de Stanisław August (roi de Pologne de 1764 à 1795), d'autres œuvres d'art, des meubles, des porcelaines, des poêles en céramique pour chauffer les pièces et des sculptures. L'album reflète l'esprit de la vieille ville. Le texte d'introduction est en russe et les photos sont légendées en russe et en français.

Treize essais de Guan Gongming

Ce travail se compose de textes et d'un résumé de la divination Yi probablement écrits par Guan Lu (208-255), aussi connu sous le nom de Guan Gongming. Guan Lu était un praticien renommé de la divination pendant l'ère des Trois Royaumes (220-265). Il était connu pour sa capacité à diagnostiquer les causes de maladies et prévoir le destin d'une personne en tirant au sort. Un certain nombre d'ouvrages qui lui sont attribués sont énumérés dans les histoires des dynasties Sui et Tang. Cette édition manuscrite a été publiée au cours de la période Qianlong (1736-1795) de la dynastie Qing. Un post-scriptum à la fin du second volume indique que l'œuvre fut écrite pendant la quatrième année du règne de Qianlong (1739). Le nom de Guan Lu était vraisemblablement utilisé pour ajouter de l'authenticité à l'œuvre. L'inscription dans le premier volume indique que le texte fut copié par Chen Dajing, au sujet duquel il n'existe aucune information. Le deuxième volume, intitulé Bu yi zhai yao (Rudiments de la divination), inclut quatre impressions de sceaux de Chen Dajing. Les remerciements au début de l'ouvrage mentionnent notamment Liu Bowen (1311-1375), stratège militaire, homme politique et homme de lettres actif pendant le règne du premier empereur Ming, Hongwu, de 1368 à 1398. Ceci suggère que le texte original aurait été écrit vers le milieu de l'ère Ming ou après.

Écrits de l'école orthodoxe

Wen zhang zheng zong (Écrits de l'école orthodoxe) est une œuvre incomplète de la dynastie Song, composée des juan 4, 10, 13 et 15, les parties subsistantes d'une compilation à l'origine en 24 juan. Il s'agit d'une anthologie d'écrits pratiques et de documents officiels. Les articles furent sélectionnés selon les standards littéraires, philosophiques et politiques des auteurs, tels que l'accent sur le rationalisme, l'utilisation de notations correctes, la poursuite de l'élégance, le respect des anciens, l'éthique morale, etc. L'auteur, Zhen Dexiu (1178-1235), originaire de Pucheng, dans la province du Fujian, changea son nom de famille Shen en Zhen afin d'éviter d'utiliser le même nom que l'empereur Xiaozong qui régna de 1163 à 1189. Zhen Dexiu était un célèbre homme politique et écrivain de renom qui, avec Wei Liaoweng, fut l'un des deux promoteurs du néo-confucianisme de la dynastie des Song du Sud (1127-1279). Descendant de Zhu Xi, le fondateur du néo-confucianisme, Zhen développa davantage le néo-confucianisme et étendit son influence. En combinant les doctrines du bouddhisme et du taoïsme avec le néo-confucianisme, et en exprimant ses pensées sur l'amélioration de la personnalité et l'administration du pays, il adapta le néo-confucianisme à l'époque et réussit à en faire la philosophie dominante de la dynastie Song. Ce livre incarne la conception littéraire du néo-confucianisme et reflète la pensée littéraire principale de son époque. Il influença profondément la littérature chinoise pendant les générations suivantes. Pour ce travail, Zhen sélectionna un grand nombre de documents officiels datant de la période Chunqiu (770-476 av. J.-C) qu'il annota en tant que guides pour la postérité. Ces documents officiels furent des outils importants dans la vie politique, évoluant au fil du temps, avec des types et formats plus variés. Zhen considérait les documents de la période Chunqiu comme simples, directs et riches en contenu, et les édits impériaux de la dynastie Han (206 av. J.-C -220 apr. J.-C) comme brefs, simples et empreints de sympathie pour le peuple.

Traité sur les diagnostics et les traitements des organes zang et fu avec des illustrations du corps humain

Cette édition imprimée, en huit juan, avec deux juan de suppléments, en six volumes, fut publiée pendant la trente-quatrième année du règne de Wanli (1608). Ce travail possède certains traits caractéristiques de l'impression Ming : ses gravures sur bois coupées avec un soin et une précision extrêmes, les caractères essentiellement coupés en forme de carré et la reliure cousue. L'auteur de l'œuvre originale est inconnu. La préface datée de 1606 par Qian Lei, un médecin de la dynastie Ming originaire de Siming (aujourd'hui Ningbo Shi, dans la province de Zhejiang), déclare qu'il avait acquis un livre intitulé Zang fu zheng zhi tu shuo ren jing jing (Traité sur les diagnostics et les traitements des organes zang et fu avec des illustrations du corps humain) provenant de la succession du médecin de la cour Wang Zongquan, sous les ordres duquel il pratiquait la médecine. Qian publia cette édition sous le même titre que celui du livre acquis et ajouta deux juan de suppléments. L'ouvrage traite principalement des supposés 12 méridiens, réguliers et divergents, et des huit canaux supplémentaires de la médecine traditionnelle chinoise, dont la fonction principale était de renforcer la relation extérieur-intérieur des 12 canaux réguliers et d'ainsi former des liens plus étroits entre toutes les parties du corps. Les entrées du livre, avec des illustrations, expliquent les organes internes zang (tels que le cœur, les poumons et le foie) et fu (tels que la vésicule biliaire et l'estomac), leurs fonctions, les symptômes des maladies et les traitements. La préface indique qu'au moment de l'impression du livre, Qian étant déjà âgé, son fils Qian Xuan et son petit-fils Qian Shizhong l'ont aidé à compiler les travaux.