11 août 2011

Guide de conversation pour ceux qui aimeraient parler grec

Le Guide de conversation pour ceux qui aimeraient parler grec est un guide de conversation publié en 1845 et un manuel pour la rédaction de lettres commerciales destiné aux bulgares. Il ne s'agit pas du premier manuel d'aide aux affaires de ce type publié en bulgare, mais il est remarquable en raison de l'importance de son auteur, Konstantin Fotinov (env, 1790–1858), professeur bulgare ayant édité le premier périodique bulgare Liuboslovie (Philologie). Fotinov estimait que pour être en mesure de rivaliser avec les grecs sur le plan commercial, les bulgares devaient être capables d'utiliser la langue grecque, alors largement utilisée dans la plupart des ports et des centres commerciaux de l'empire ottoman. Les 26 dernières pages du livre sont des extraits de correspondance commerciale bilingues bulgare-grec.

Arithmétique bulgare

Les manuels d'arithmétique étaient populaires au cours de la période du Renouveau national bulgare au XIXe siècle, puisqu'il était alors largement admis que tout le monde, en particulier les hommes d'affaires, devait posséder des rudiments de mathématiques. Arithmétique bulgare fut le quatrième texte de ce type publié au cours de cette période, en 1845. L'auteur, Khristodul Kostovich Sichan-Nikolov (1808–1889), moine, enseignant, écrivain et journaliste, fut souvent assisté dans ses activités universitaires par Neofit Rilski, lui-même écrivain, professeur et prêtre. Avant d'écrire son propre ouvrage, Sichan-Nikolov participa en tant qu'éditeur à la publication du premier manuel d'arithmétique en bulgare L'arithmétique, ou l'étude des nombres écrit en 1833 par Pavlovich. Le manuel d'arithmétique de Sichan-Nikolov connut assez de succès pour qu'une seconde édition soit publiée en 1856, mais l'intérêt de l'ouvrage aujourd'hui réside surtout dans la préface de sa première édition, qui contribua au débat sur la forme de la nouvelle langue littéraire bulgare. Sichan-Nikolov devint plus tard un membre des missionnaires protestants américains et britanniques en Bulgarie et publia leur journal Zornitsa (L'étoile du jour).

Livre de divertissements pour 1846

Le Livre de divertissements pour 1846 fut le second d'une série dont la publication commença l'année précédente, en 1845. L'anthologiste Konstantin Ognianovich (1798–1858), était un serbe qui croyait en l'enseignement pour les bulgares et qui contribua au Renouveau national bulgare en publiant des œuvres poétiques et des anthologies populaires encourageant la lecture et la fierté nationale bulgare. Les ouvrages de cette série s'intégraient dans la tradition de publication de calendriers et conduisirent à la transformation du genre, faisant passer l'intérêt pour les contenus légers à la production d'anthologies populaires au contenu sérieux tel que traductions littéraires, œuvres poétiques originales et autres articles pouvant intéresser les lecteurs. Certaines œuvres militaient en faveur de la liberté de l'église bulgare vis à vis des influences grecques.

Grammaire de la langue slave

Ivan N. Momchilov était un auteur de manuels et un professeur reconnu au cours de la période du Renouveau national bulgare au XIXe siècle. En tant qu'enseignant, il remarqua que ses élèves avaient besoin d'un manuel de slavon d'église de base et entreprit d'écrire un tel ouvrage. La Grammaire de la langue slave, écrite en 1847, fut le premier manuel de Momchilov et la première grammaire du slavon d'église publiée en bulgare, par un bulgare. Elle fut rédigée en utilisant plusieurs autres grammaires comme base de départ, notamment celle du russe Ivan Stepanovich Peninskii, celle du russe Nikolai Ivanovich Grech et celle du serbe Avraam Mrazović. Le slavon d'église est une langue liturgique qui s'est développée au fil des siècles à partir du vieux slavon d'église, dont les premières traces écrites remontent au IXe siècle. Il s'agit d'une langue archaïque, hautement littéraire, qui ne correspond pas aux langues slaves parlées.

Fables d'Ésope

Les Fables d'Ésope sont un classique pour l'éducation des enfants partout dans le monde. Les premières traductions bulgares publiées des fables apparaissent dans le Manuel accompagné de divers enseignements de Petur Beron, plus connu sous le nom de Manuel du poisson. La première publication séparée consacrée uniquement aux fables d'Ésope est ce recueil de 1852 de Petko Slaveikov (1827–1895), poète, journaliste, traducteur, folkloriste et figure de proue des Lumières bulgares. Slaveikov traduisit les fables de manière littéraire, avec une forte note bulgare. Le livre n'est pas illustré et il fallut attendre 1854 pour que des gravures sur bois soient ajoutées à une traduction ultérieure d'Ésope en bulgare.

Gustave Adolphe, par la grâce de Dieu, roi de Suède, des Goths et des Vandales, grand-prince de Finlande, duc d'Estonie et de Carélie et seigneur d'Ingrie

Au cours de sa période de grandeur impériale au XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle, la Suède comptait parmi les grandes puissances européennes. L'ascension de la Suède coïncida largement avec le règne du roi Gustave Adolphe entre 1611 et 1632. Sous son commandement, la Suède augmenta ses capacités militaires, conquit des territoires importants sur le continent européen et soutint le luthéranisme à une époque de grandes querelles confessionnelles. Cette gravure sur cuivre représente le roi à l'apogée de son parcours. La gravure est l'œuvre de Lucas Kilian, un artiste néerlandais (et italien) qui passa la plus grande partie de sa vie à Augbourg. En arrière-plan, on aperçoit la ville de Francfort-sur-le-Main, qui résista avant d'être prise par le roi. Fidèle à son genre, ce portrait équestre royal avait pour but de renforcer l'image publique du roi : non pas celle d'une icône nationale, mais plutôt d'un décideur, partisan d'une politique européenne hégémonique. Gustave Adolphe fut tué en 1632 lors de la bataille de Lützen, qui opposa les états protestants allemands aux forces du Saint-Empire romain germanique et de la Ligue catholique.