11 août 2011

Le livre des sciences naturelles

Joseph Simon Assemani (1687–1768), connu pour ses catalogues de manuscrits orientaux au Vatican et son travail encyclopédique sur la littérature syriaque (et arabe chrétienne) Bibliotheca Orientalis, est, selon les mots du grand orientaliste allemand Georg Graf, « à jamais la fierté de la nation maronite ». Ce volume, rédigé en Garshuni (langue arabe écrite à l'aide de l'alphabet syriaque), contient un manuscrit de l'œuvre philosophique d'Assemani intitulée Le livre des sciences naturelles (Kitāb al-Ṭabī‘īyāt), divisé en 30 chapitres (maqālāt). L'ouvrage est numéroté par pages (pas par feuillets), mais seuls figurent les nombres impairs. Cette copie du livre fut effectuée par un moine nommé Yuwāṣaf (Joasaph, 1690–1737) du village de Baskinta au Liban, dépendant du monastère Saints Pierre et Marcellin à Rome.

Le livre des délices de la discussion autour du Voyage nocturne et de l'Ascension du prophète Mahomet

Ce manuscrit du XVIe siècle contient une des premières copies du travail mystique de Najm Al-Dīn Muhammad ibn Ahmad Al-Ghayṭī (mort en 1573) intitulé Kitāb al-ibtihāj bil-kalām ‘alà al-Isrā’ wal-Mi‘rāj (Le livre des délices de la discussion autour du Voyage nocturne et de l'Ascension du prophète Mahomet). L'islam enseigne qu'au cours de l'Isrā’ (le Voyage nocturne), Mahomet rallia La Mecque à Jérusalem sur le dos d'un animal fabuleux, le Bouraq, et que le Mi‘rāj, l'ascension de Mahomet vers les cieux, eut lieu la même nuit. L'auteur de l'ouvrage était un érudit religieux qui vivait au Caire. Cette copie du manuscrit, réalisée avant la mort de l'auteur original, est particulièrement importante pour son époque, puisqu'elle fut créée en 979 A.H. (1571 apr. J.-C.).

Explication de la lettre d'Ibn Zaydūn

Ce manuscrit est une copie du commentaire apparaissant d'une lettre d'Abū al-Walīd Aḥmad Ibn Zaydūn al-Makhzūmī (1003–1070), plus connu sous le nom d'Ibn Zaydūn, membre de la noblesse et poète actif en Espagne à l'époque de la chute des califes omeyyades en 1031. Ibn Zaydūn fut entraîné dans l'agitation politique de cette période et mêlé à de nombreux conflits et rivalités. Le commentaire traite d'une lettre d'Ibn Zaydūn concernant sa querelle avec un ministre nommé Ibn ‘Abdūs, qui trouve son origine dans la rivalité des deux hommes pour gagner le cœur de Wallada bint al-Mustakfī (994—1091), elle-même poétesse de renom et fille du calife Muḥammad III de Cordoba. Le manuscrit est daté de 1250 A.H. (1834 apr. J.-C.).

L' unique explication des secrets

Ce manuscrit contient une œuvre en garshuni (langue arabe écrite en alphabet syriaque) traitant des sacrements. Au début du manuscrit, l'ouvrage est appelé L'unique explication des secrets(c.à-d. les sacrements), mais dans le colophon, le livre est intitulé Le trésor des secrets. Le manuscrit fut copié par Stéphane (Isṭifānūs), un moine du monastère Saint-Antoine. Le colophon indique que le manuscrit fut achevé le 11e jour de Tammuz (juillet) de 1740. L'ouvrage comporte de nombreuses annotations dans les marges, elles aussi en garshuni.

La science de la théologie : Livre trois

Ce manuscrit contient une traduction arabe d'un ouvrage théologique en latin écrit par Jean-Claude (de la Poype) de Vertrieu (1655–1732), évêque de Poitiers, France. Une grande partie de l'ouvrage est rédigée sous forme de questions-réponses, et la partie incluse ici traite, entre autres sujets, de questions de loi et de coutumes, d'amour, de vrai culte et de doute. Le texte fut copié au XIXe siècle par un scribe nommé George, qui vivait à Deir al-Qamar (le couvent de la lune) dans le centre de la partie méridionale du Liban.

Dictionnaire des rêves bulgare, imprimé pour la curiosité des lecteurs

Publié en 1844, Dictionnaire des rêves bulgare est une des premières publications bulgares d'astrologie, qui s'inscrit dans la tradition des Balkans d'ouvrages apocryphes et astrologiques. Elle était destinée à aider les lecteurs à interpréter leurs rêves en leur offrant une liste alphabétique de rêves et d'interprétations. L'œuvre est anonyme, mais elle fut publiée par Zaharia Carcalechi, un journaliste et éditeur renommé de Bucarest produisant principalement des ouvrages en roumain, qui publia aussi 12 livres en langue bulgare entre 1840 et 1850.