24 août 2011

Afrique, avec tous ses états, royaumes, républiques, régions, îles, etc.

Cette carte de 1794 réalisée par Solomon Boulton (Bolton) fut adaptée d'une autre publiée à l'origine en 1749 par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697–1782), le géographe et cartographe français. D'Anville réforma la cartographie européenne en rejetant le plagiat et la cartographie non confirmée. Les cartes de d'Anville comprenaient des espaces vides là où, sur les cartes plus anciennes, apparaissaient le fruit de l'imagination et des éléments fondés sur des rumeurs. Cette carte indique les mines d'or, d'argent et de gemmes, les sources chaudes situées à proximité de Caledon et les villes de Stellenbosch et de Drakenstein. Elle comprend également des légendes, un texte décrivant les femmes Hottentot, ainsi qu'un compte-rendu détaillé de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie - VOC) au cap de Bonne-Espérance.

Hommes, mines et animaux en Afrique du Sud

Lord Randolph Henry Spencer Churchill (1849–1895), père du premier ministre Winston Churchill, était un important homme politique britannique de la fin du XIXe siècle. Élu pour la première fois au Parlement en 1874, il occupa les fonctions de secrétaire d'État pour l'Inde, président de la Chambre des communes et de chancelier de l'Échiquier. Churchill démissionna du cabinet de Lord Salisbury en décembre 1886. Pour retrouver la santé et restaurer ses finances, il effectua en 1891 une longue visite en Afrique du Sud, où il chassa, fit des investissements dans les mines d'or et s'entretint avec les résidents néerlandais (c.-à-d. Afrikaner) et britanniques de ce qui était alors la colonie britannique du Cap. Les voyages emmenèrent Churchill à travers une grande partie de l'Afrique du Sud, du Botswana et du Zimbabwe actuels. Il nota ses impressions dans une série de lettres pour le quotidien de Londres The Daily Graphic et reprit par la suite ces lettres afin de les publier sous forme de livre. Des chapitres distincts de l'ouvrage sont consacrés aux diamants, à l'or, aux lions, au périple à travers le Bechuanaland (actuel Botswana) ainsi qu'à d'autres sujets. Churchill fut favorablement impressionné par le climat, les paysages et la richesse minérale de l'Afrique du Sud et appela à accroitre l'immigration britannique dans le pays.

Guide de conversation en moré (langue de la tribu Mossi)

Le peuple Mossi est le plus grand groupe ethnique du Burkina Faso, un pays enclavé en Afrique de l'ouest. La langue des Mossis est le moré, il est parlé par environ 5 millions de personnes au Burkina Faso et par de plus petits groupes au Togo et au Mali. Le Burkina Faso est une ancienne colonie française, qui devint un état indépendant de la Haute-Volta en 1960. En 1984, le pays adopta son nom actuel signifiant « Terre des incorruptibles. » Ce guide de conversation anglais-moré, issu des collections africaines de la bibliothèque du Congrès, fut réalisé par une mission protestante américaine, les Assemblées de Dieu, en Ouganda à la fin des années 1950 jusqu'en 1961. Chaque phrase est accompagnée de sa signification directe en anglais, son équivalent moré translittéré et la traduction littérale anglaise du moré. Les sujets traités vont de la façon de nettoyer une maison au jardinage en passant par la façon de faire les lits. Les trois dernières pages contiennent un dictionnaire anglais-moré de termes bibliques.

Le Cameroun et le chemin de fer allemand du lac Tchad

En 1884, l'explorateur Gustav Nachtigal signa un traité avec les chefs Doualas au nom du Kaiser Wilhelm II d'Allemagne dans lequel les chefs acceptaient, en retour d'avantages commerciaux, l'installation d'un protectorat allemand. En 1885, la nouvelle colonie allemande de Kamerun vit le jour. Bon nombre d'allemands influents déterminèrent que le potentiel économique de la colonie ne pourrait être exploité que grâce à la construction d'un chemin de fer. En 1900, Ils fondèrent un syndicat des chemins de fer au Cameroun, qui obtint en 1902 une concession de la part du gouvernement allemand pour la construction qui ouvrira l'intérieur de la colonie au commerce. Le syndicat commandita des expéditions entre 1902 et 1903 et en 1904 destinées à réaliser l'étude topographique du parcours désiré. Ce livre écrit en 1905 par le directeur du syndicat comprend une vue d'ensemble du projet de chemin de fer et son histoire, des chapitres dédiés aux terres, à la population, au climat, à la végétation et aux animaux et à différentes régions géographiques du Cameroun ainsi que des illustrations des sujets traités. Il contient également une analyse comparative de la construction d'un chemin de fer en Afrique au sein des colonies allemandes, britanniques, françaises, belges et portugaises. Trois cartes dépliantes contiennent les informations basées sur les expéditions de 1902, 1903 et 1904, y compris le parcours projeté du chemin de fer depuis la ville de Rio del Rey située sur la côte atlantique jusqu'au lac Tchad situé à l'extrême nord du pays.

La Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire est une étude détaillée de la colonie française, publiée en 1906 conjointement à l'exposition coloniale française de Marseille. Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, l'empire mondial de la France, second en taille derrière la seule Grande-Bretagne, atteignait son apogée. L'exposition avait pour but de glorifier la mission civilisatrice de la France ainsi que de mettre en lumière son commerce lucratif avec les colonies, dont l'essentiel transitait par le port de Marseille. Le livre comprend quatre parties. La première partie retrace l'histoire et la constitution politique de la colonie. La deuxième partie traite des subdivisions régionales, ou cercles, ainsi que de leur histoire et des descriptions de leurs ressources naturelles, pratiques culturelles, structures politiques et de leur économie. La troisième partie parle de la colonisation française, de l'interaction entre les autochtones et les Européens et de l'utilisation des ressources naturelles issues de la colonie par l'Europe, y compris la construction des mines et l'exploitation de l'agriculture indigène. La dernière partie met l'accent sur le commerce au sein de la colonie, en particulier sur l'organisation de l'industrie et des méthodes françaises de gestion industrielle. Sont également inclus de nombreuses photographies et de nombreux tableaux statistiques. La Côte d'Ivoire obtint son indépendance en 1960.

Un pèlerinage sur ma terre natale : un compte-rendu de voyage parmi les Egbas et les Yorubas d'Afrique centrale entre 1859 et 1860

Robert Campbell (1829–1884) était un imprimeur, journaliste et enseignant jamaïcain qui, aux côtés de Martin Robison Delany (1812–1885), regroupa l'équipe d'exploration de la vallée du Niger entre 1859 et 1860, une expédition organisée par des Afro-américains libres afin d'explorer les possibilités de colonisation de l'Afrique de l'Ouest par des immigrants noirs venant d'Amérique. Campbell voyagea tout d'abord en Angleterre au début de l'année 1859. Il navigua ensuite jusque Lagos (aujourd'hui au Nigéria) et voyagea vers le nord-ouest jusque Abeokuta, où il rencontra Delany, un journaliste, activiste politique et diplômé de la Harvard Medical School. Agissant en qualité de commissaires de l'équipe d'exploration de la vallée du Niger, Delany et Campbell conclurent un traité avec le roi et les chefs des Egbas leur donnant le droit d'établir des colonies au sein du territoire Egba. Pèlerinage sur ma terre natale : un compte-rendu de voyage parmi les Egbas et les Yorubas d'Afrique centrale est le compte-rendu de Campbell au sujet de l'expédition, il contient des descriptions d'Abeokuta, des renseignements ethnographiques et le texte du traité qu'il négocia à l'aide de Delany. Le traité provoqua une résistance politique auprès des Egbas et ne fut jamais mis en application, Campbell immigra tout de même en Afrique. En 1862, il s'installa à Lagos en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants. Il y fonda et publia le journal Anglo-African et fut impliqué dans de nombreuses entreprises commerciales, civiques et scientifiques qui contribuèrent au jeune développement de la colonie britannique de Lagos.