24 août 2011

L'homme du commerce

« L'homme du commerce » est une carte détaillée réunissant l'anatomie humaine avec le système de transport américain. Publiée en 1889 par la société de développement des terres et des fleuves de Superior, dans le Wisconsin, la carte promeut Superior comme étant le centre des transports et présente les tracés de 29 chemins de fer traversant les États-Unis. La carte muette de l'Amérique du Nord se superpose à une vue en coupe du corps humain. La métaphore de la carte fait de West Superior « le centre de la circulation cardiaque ». Les chemins de fer représentent les artères principales. New York est « le nombril grâce auquel cet homme de commerce s'est développé ». La note explicative conclut : « Il est intéressant de savoir que l'on ne peut trouver dans aucune autre partie du monde une telle analogie entre les canaux naturels et artificiels de commerce et circulatoires ainsi que de l'appareil digestif de l'homme ». L'utilisation du corps humain comme métaphore cartographique date pour le moins du XVIe siècle, avec la carte anthropomorphique, issue de la cosmographie de Sebastian Münster, représentant l'Europe sous la forme d'une reine. Cette carte pourrait être la première application de cette métaphore à l'Amérique du Nord. Le cartographe fut A.F. McKay, qui occupa brièvement en 1889 le poste d'éditeur du journal Superior Sentinel. La carte fut gravée par Rand McNally. La bibliothèque de l'American Geographical Society fit l'acquisition de la carte en 2009, aidée en partie par la Map Society of Wisconsin. La seule autre copie connue de cette carte se trouve dans une collection privée.

Carte de la côte nord-ouest de l'Amérique et d'une partie de la côte nord-est de l'Asie représentant le parcours de mai à octobre 1778 des sloops de Sa Majesté, « Resolution » et « Discovery »

George Vancouver (1757–1798), qui devint un explorateur et un arpenteur illustre du nord-ouest Pacifique, rejoignit la Marine Royale à l'âge de 13 ans comme aspirant sur le H.M.S. Discovery lors du troisième voyage funeste du capitaine James Cook en 1778–1780. Il pourrait s'agir de l'une des premières cartes de Vancouver. Le but dans lequel fut créée cette carte est inconnu. De telles cartes peuvent avoir été dessinées par les aspirants en tant qu'exercice s'inscrivant dans le cadre d'une étude continue réalisée sous la supervision des commandants et des capitaines des navires, tout comme le suggère le fait que la carte ne soit pas comparable à celles réalisées par William Bligh, commandant du navire-jumeau du Discovery, le Resolution. En avril 1778, Cook quitta Nootka Sound et l'île qui plus tard portera le nom de Vancouver. Il navigua le long de la côte de l'Alaska à la recherche de passages permettant de le mener jusqu'au passage du nord-ouest mais fut contraint de revenir vers le sud. En juillet, il avait contourné la péninsule d'Alaska et fut de nouveau capable de naviguer vers le nord, en passant par la péninsule tchouktche, en Russie, avant de prendre le large vers la mer de Béring. Cook traversa le cercle polaire arctique en août avant d'être repoussé par la banquise. Il mit le cap vers l'ouest et se fraya un chemin jusqu'à la côte russe, et se dirigea alors vers le sud-est jusqu'à Norton Sound, Alaska, en septembre 1778.

Une carte d'une partie du littoral de la Nouvelle-Galles-du-Sud sur la côte est de la Nouvelle-Hollande depuis Point Hicks jusque Black Head

Cette carte est l'une des quatre cartes manuscrites provenant du premier grand voyage d'exploration du capitaine James Cook, qui en avril 1770 réalisa la première délimitation claire de la côte est de l'Australie. Appuyée par la Royal Society et la Royal Navy, l'expédition avait plusieurs objectifs. Cook devait observer et décrire le transit de Vénus, cartographier les lignes côtières des lieux visités dans le Pacifique sud, et archiver des informations concernant les peuples, la flore et la faune rencontrés. Les promoteurs de l'expédition espéraient également que Cook trouve et revendique pour la Grande-Bretagne les terres alors connues sous le nom de terra incognita australis. Cook ne navigua pas à proximité des côtes, sauf à certains endroits, la quantité de détails présentée sur la carte varie donc en fonction de la distance de son navire par rapport à la côte.

Une carte d'une partie du littoral de la Nouvelle-Galles-du-Sud sur la côte est de la Nouvelle-Hollande depuis le cap Moreton jusqu'au cap Palmerston

Cette carte est l'une des quatre cartes manuscrites provenant du premier grand voyage d'exploration du capitaine James Cook, qui en avril 1770 réalisa la première délimitation claire de la côte est de l'Australie. Appuyée par la Royal Society et la Royal Navy, l'expédition avait plusieurs objectifs. Cook devait observer et décrire le transit de Vénus, cartographier les lignes côtières des lieux visités dans le Pacifique sud, et archiver des informations concernant les peuples, la flore et la faune rencontrés. Les promoteurs de l'expédition espéraient également que Cook trouve et revendique pour la Grande-Bretagne les terres alors connues sous le nom de terra incognita australis. Cook ne navigua pas à proximité des côtes, sauf à certains endroits, la quantité de détails présentée sur la carte varie donc en fonction de la distance de son navire par rapport à la côte.

Carte de France divisée en départements, subdivisés en arrondissements

Cette carte de France de 1806 représente la division du pays en départements et en arrondissements. Les départements modernes furent créés en 1790, après le déclenchement de la Révolution française de 1789, par l'Assemblée nationale constituante, en partie dans le but d'affaiblir les vieilles loyautés militaires et historiques des provinces et de créer un système national de loyauté plus cohérent. Chaque département était dirigé par un conseil général élu, présidé par un commissaire représentant le gouvernement central. Les départements étaient subdivisés en arrondissements dont chacun se trouvait sous l'administration d'un sous-préfet. Les arrondissements furent également subdivisés par la suite. Ils furent créés en 1800 et prirent la place des anciens districts.

Carte représentant les parties de la ville de New York et du comté de Westchester sous la juridiction du département des parcs publics

Cette carte fut réalisée en 1870 au cours d'une période de bouleversement pour les parcs de la ville de New York. Un groupe de politiciens corrompus, connus comme le cercle Tweed en référence à William « Boss » Tweed, remplaça brusquement le conseil des commissaires de Central Park par une nouvelle agence, le département des parcs publics. Le nouveau commissaire, Peter B. Sweeny, licencia ensuite le concepteur de Central Park Frederick Law Olmsted, Calvert Vaux et Andrew Haswell Green, le contrôleur du parc. Tweed et Sweeny, à l'aide des autres membres clés du cercle, le maire Abraham Oakey Hall et le contrôleur Richard B. Connolly, prirent le contrôle des finances de la ville et détournèrent des centaines de millions de dollars. Le cercle Tweed fut découvert en 1871 et le département des parcs publics fut récupéré par certains des commissaires antérieurs de Central Park. Andrew Haswell Green fut réassigné au poste de contrôleur du département des parcs, et Olmsted et Vaux furent réengagés. Le nouveau département des parcs publics acheva Central Park et réaménagea bien d'autres parcs de Manhattan au début des années 1870, y compris Madison Square, Washington Square, Union Square, et Tompkins Square.