15 juillet 2011

Histoire de la vie et sermons de Bouddha extraits des textes sacrés bouddhistes

Le Seokbosangjeol (L'histoire de la vie et les sermons de Bouddha extraits des textes sacrés bouddhistes) a été compilé par le prince Suyang, fils du roi Sejong et de la reine Soheon, au cours de la 29e année du règne du roi Sejong (1447). Il a été écrit en style de prose coréenne, non seulement afin de prier pour le repos de la mère du prince, mais également pour que le peuple apprenne les doctrines bouddhistes plus facilement. Son contenu révèle la vie de Bouddha et ses principaux sermons, choisis parmi les sûtras chinois tels que le Sûtra du Lotus, le Sûtra de Ksitigarbha, le Sûtra d'Amitabha, et le Sûtra de la Médecine. Le livre a été publié en utilisant des caractères mobiles en métal appelés gabinja. Les gabinja sont considérés comme les caractères d'imprimerie les plus remarquables de toute la période de la dynastie Joseon. Les caractères utilisés pour imprimer le Seokbosangjeol sont les premiers fabriqués après l'invention de l'écriture avec l'alphabet original coréen Hangeul. Certains éléments de l'ouvrage manquent toujours, mais il s'agit d'un chef-d'œuvre extrêmement rare et important, en particulier pour les domaines de recherche de la linguistique du XVe siècle et de l'histoire de l'imprimerie.

Une carte de Séoul durant la période de la dynastie Joseon

Le Suseon jeondo (carte de Séoul) est une carte imprimée au bloc de bois réalisée par Kim Jeongho (1804-1866), le principal géographe de la Dynastie Joseon dans les années 1840. Le mot Suseon désigne Séoul qui était alors la capitale et que l'on nommait Hanyang à cette époque, tandis que jeondo signifie « la carte complète ». Véritable étude de l'ensemble de la ville réalisée par Kim Jeongho, la carte indique les routes principales, les infrastructures, les villages et d'autres éléments de la capitale en détail. Les montagnes, traditionnellement considérées comme essentielles à la connexion entre le ciel et l'autorité du roi, sont dessinées plus grandes que nature. La valeur historique et artistique de la carte provient de la description réaliste de l'ancienne Séoul et de sa délicatesse en tant qu'ouvrage artistique. C'est pourquoi elle est connue aujourd'hui comme l'une des meilleures descriptions des caractéristiques d'une ville coréenne traditionnelle.

Histoires illustrées exemplifiant les cinq vertus de Confucius

Sur ordre du roi Jeongjo, 21e souverain de la dynastie Joseon (règne : 1724-1776), Oryun haengsildo (Histoires illustrées exemplifiant les cinq vertus de Confucius) a été réalisé en assemblant entre eux deux livres de morale tirés des classiques chinois. Il s'agit de Samgang haengsildo (Conduite illustrée des trois engagements) et Iryun hangsildo (Histoires illustrées exemplifiant les deux vertus de Confucius). Le livre décrit les accomplissements de 150 modèles extraits de la littérature antique coréenne et chinoise. Les thèmes traités comprennent les relations entre le roi et ses serviteurs, entre les parents et leurs enfants, entre les maris et leurs femmes, entre les vieux et les jeunes, et enfin, entre amis. L'ouvrage comprend des épisodes illustrés en chinois avec de simples annotations en coréen, ajoutées afin d'aider les gens ordinaires, qui ne pouvaient lire le chinois, à comprendre le sens.

Légende de Hong Gildong

Hong Gildongjeon (la légende de Hong Gildong) est l'un des premiers romans écrits à l'aide de l'alphabet coréen Hangeul, vers le milieu de la dynastie Joseon. Le roman est écrit par Heo Gyun (Hŏ Kyun, 1569-1618) dont les idées révolutionnaires se reflètent dans l'histoire à travers l'importance accordée à la lutte contre les différences de statut et les politiciens corrompus. Le personnage principal du roman, Hong Gildong, est le fils d'un noble et de sa servante. Malgré sa grande intelligence et son talent, Hong Gildong ne sera jamais accepté comme fils d'une noble famille en raison de la rigidité du système de statuts. Après être parti de chez lui, Hong Gildong devient le chef de bandits et monte un groupe de « Robins des bois » qui dérobent aux riches leurs biens injustement acquis pour les distribuer aux pauvres. Il partira ensuite pour une contrée étrangère nommée Yuldo où il bâtira un pays idéal où tout le monde est égal.

What Ails You Now Ye Louise

Robert Burns (1759-1796) est surtout connu pour ses poèmes et chansons qui illustrent le patrimoine culturel de l'Écosse. Né à Alloway dans le comté d'Ayrshire, en Écosse, il est l'aîné de sept enfants issus de William Burnes, métayer, et de sa femme Agnès Broun. Burns a reçu peu d'éducation formelle, mais a lu la littérature anglaise et a absorbé les contes et chansons folkloriques traditionnels de son environnement rural, en grande partie en langue orale écossaise. Il commença à composer des chansons en 1774 et publia son premier recueil, Poèmes, principalement dans le dialecte écossais, en 1786. Cette œuvre connut le succès de la critique et ses poèmes en écossais et en anglais, traitant de sujets variés, valurent à Burns un large public. Tout en bâtissant sa réputation littéraire, Burns travailla comme fermier et fut nommé receveur des accises à Ellisland en 1788. Il passa les 12 dernières années de sa vie à rassembler et à éditer des chansons folkloriques traditionnelles écossaises pour différentes collections, dont Le Musée musical écossais et Collection choisie [sic] « d'airs pour la voix » originaux écossais. Burns contribua à ces anthologies avec des centaines de chansons écossaises, réécrivant parfois les paroles traditionnelles et composant ou réarrangeant la musique. Burns a écrit ces vers en réponse à une épître poétique reçue d'un tailleur d'Ochiltree nommé Thomas Walker. Walker envoya tout d'abord un message amical, mais ne recevant aucune réponse de Burns, il écrit alors une lettre critique sur l'édition de Kilmarnock récemment publiée de Poems, Chiefly in the Scottish Dialect (Poèmes, principalement en dialecte écossais). Walker pourrait avoir été encouragé par son ami d'Ochiltree, William Simson, qui avait réussi peu avant à obtenir une réponse de la part de Burns. Pour sa part, Burns n'a jamais publié l'échange et aucun manuscrit n'a été retrouvé en sa possession, mais les deux poèmes ont été imprimés ensemble après la mort de Burns dans Poems Ascribed to Robert Burns (Poèmes attribués à Robert Burns)(1801). Cet exemplaire manuscrit contemporain comporte plusieurs différences avec le texte publié, notamment un remplacement de la conclusion dans une strophe différente.