15 juillet 2011

Concert Place Saint-Marc à Venise, en Italie

Cette impression photochrome de la place Saint-Marc (Piazza San Marco) à Venise fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). La basilique, que l'on aperçoit ici, fut initialement construite en 832, peu de temps après que les restes de Saint-Marc l'évangéliste, saint patron de Venise, aient supposément été ramenés de la ville d'Alexandrie, en Égypte, par deux marchands vénitiens. L'église fut détruite dans un incendie, reconstruite à la fin de Xe siècle, puis une nouvelle fois au cours du XIe siècle. Sur le côté droit de la place, on aperçoit la base du Campanile de 99 mètres, ou clocher, datant du XVIe siècle. La place était le lieu principal de rassemblement de la ville. L'édition 1906 du guide Baedeker Italie : Manuel pour voyageurs remarquait : « La place Saint-Marc est le cœur de Venise, c'est d'ici que la vie neuve s'épanche dans toutes les directions, à travers un système complexe de rues et de canaux, qui la ramènent à nouveau vers ce même centre. Lors des soirées d'été, tous ceux qui ont envie de profiter de l'air frais se rassemblent ici. La scène est plus animée lorsque joue l'orchestre militaire… et possède un charme tout particulier. En hiver, l'orchestre joue toujours les mêmes jours… et la Piazza devient alors une promenade à la mode. »

Via Roma à Naples, en Italie

Cette impression photochrome de la Via Roma à Naples fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). La Via Roma s'étend du nord au sud sur plus de deux kilomètres et constitue l'une des principales artères de la ville. Selon l'édition de 1909 du guide Baedeker L'Italie des Alpes à Naples : Manuel pour voyageurs, « la vie à l'extérieur bruyante des napolitains est pittoresque et divertissante... Du matin au soir, les rues résonnent du vacarme des véhicules, du claquement des fouets, des cris des conducteurs et des appels des vendeurs d'aliments ou d'autres articles ». Le centre historique de Naples, dont l'architecture reflète les styles médiéval, Renaissance et baroque, est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1995.

Palais Pitti, résidence royale à Florence, en Italie

Cette impression photochrome du Palazzo Pitti à Florence fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Situé sur la rive sud du fleuve Arno, le palais fut dessiné à la Renaissance par l'architecte Filippo Brunelleschi (1377-1466) vers 1458, pour Luca Pitti (1398-1472), ami et serviteur de la famille Médicis. Le palais était toujours inachevé à la mort de Pitti. En 1550, près de 80 ans après la mort de Pitti, Éléonore de Tolède, femme du Grand Duc Cosme Ier de Médicis, acheta le palais. Il devint la résidence royale officielle, remplaçant le Palazzo Vecchio, au cours du règne du fils d'Éléonore, Ferdinand Ier. Le palais subit de nombreuses rénovations entre la moitié du XVIe siècle et le XIIe siècle, qui furent entrepris principalement par les architectes Bartolomeo Ammannati (1511-1592), de Giulio Parigi (1571-1635), et d'Alfonso Parigi (1606-1656). Parmi les attraits du palais, on trouve des musées et des galeries, notamment la Galerie Palatine dans les jardins de Boboli et le musée d'Art Moderne.

Chateau des Comtes de Namur, en Belgique

Cette impression photochrome du château des Comtes fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Belgique » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Située dans le centre de la Belgique, à 65 kilomètres environ de Bruxelles, la ville de Namur est célèbre pour son histoire militaire et son rôle crucial dans la défense de la Belgique. La ville fut fondée sur un éperon rocheux, au confluent de la Sambre et de la Meuse. La citadelle de pierre, construite par les mérovingiens au début du Moyen Âge, figure parmi les hauts lieux de la ville. La citadelle fut reconstruite vers 1230 durant le règne de Louis IX (Saint Louis) de France (1214-1270). Le château des Comtes se trouve dans l'enceinte de la forteresse et servit de résidence aux comtes de Namur entre le Xe et le XVe siècle. En raison de nombreux sièges qui ponctueront le cours des guerres successives que connut l'Europe, en particulier ceux tenus par Louis IX de France en 1692 et par Guillaume III d'Angleterre en 1695, peu de bâtiments historiques de Namur sont intacts aujourd'hui, mais l'imposante citadelle a survécu et reste l'emblème de la ville.

Atlas portulans de la Mer Méditerranée, de l'Europe occidentale et des côtes de l'Afrique du Nord-Ouest.

Les cartes-portulans ont commencé à être utilisées sur les voiliers en mer Méditerranée vers la fin du XIIIe siècle. Dressées pour, et souvent par les marins, ces cartes marines se caractérisaient par leur système de loxodromies, ou lignes de rhumb, qui s'entrecroisent sur chaque carte et par la rose des vents décorée qui apparaît habituellement. Cet atlas de cinq cartes manuscrites est attribué à Juan Oliva, un membre de l'illustre famille de cartographes catalans Oliva, ayant commencé à travailler à Majorque un peu avant 1550. L'atlas a été compilé au plus tôt après 1590, peut-être même au cours des premières années du XVIIe siècle. Les cartes de l'atlas sont : 1. La Méditerranée orientale, notamment la Grèce, les îles de la mer Égée, la Crète, Chypre et la mer Noire ; 2. La Méditerranée centrale, notamment l'Italie, la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Malte ; 3. L'Europe occidentale et les îles Britanniques, avec une représentation complète des côtes d'Espagne, du Portugal, de France, des Pays-Bas belgiques, du Danemark, des côtes sud-ouest de Scandinavie et des îles Britanniques ; 4. L'Afrique du Nord, avec Madère, les îles Canaries, les îles du Cap-Vert et une partie des Açores ; et 5. Une carte du monde dressée sur une projection ovale. Sur la carte du monde, l'Amérique du Nord est identifiée par « terra florida » et « nova francia » et se rattache à l'Asie de l'Est. Plusieurs cartes comportent des dessins de navires.

Carte moderne et corrigée du monde entier

Oronce Fine (1494-1555), aussi connu sous son nom latinisé Orontius Finaeus Delphinatus, est né à Briançon, en France, et a étudié la médecine à l'Université de Paris. Il fut nommé à la chaire de Mathématiques au Collège Royal à Paris en 1531 et, comme de nombreux mathématiciens de l'époque, consacra ses connaissances à la cartographie. Parallèlement à la production de cartes, Fine publia un ouvrage en plusieurs volumes sur les mathématiques, l'astronomie et les instruments astronomiques. Il était également expert en fortifications militaires. La carte de Fine Nova, et integra universi orbis descriptio de 1531 est la première carte connue où figure le nom Terra australis. Les anciens géographes avaient spéculé sur l'existence d'un continent austral, et les explorateurs européens supposaient souvent que les terres récemment découvertes dans l'hémisphère Sud, comme la Terre de Feu et la Nouvelle Zélande, étaient des prolongations de ce continent. L'existence de l'Antarctique ne fut pas définitivement prouvée avant le XIXe siècle. La Terra australis de Fine comporte quelques ressemblances avec l'Antarctique, mais il est peu probable que ses connaissances du continent aient été au-delà des spéculations des géographes anciens et de la Renaissance.