Hôtel Eiger à Grindelwald, dans l'Oberland bernois, en Suisse

Cette impression photochrome de l'Hôtel Eiger à Grindelwald fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) décrit la ville de Grindelwald, située dans les montagnes bernoises, comme un « excellent point de départ pour des excursions et un refuge idéal en hiver comme en été ». Baedeker s'émerveille à la vue de Grindelwald et de son « amphithéâtre grandiose de montagnes et de glaciers ». L'Eiger, ce pic imposant de 3975 mètres de haut, compte parmi les montagnes qui surplombent la ville et a donné son nom à l'hôtel. L'hôtel fut construit en 1890 et comportait 20 chambres à l'origine.

La Tonhalle de Zurich, en Suisse

Cette impression photochrome de la Tonhalle de Zurich fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Cette salle de concert fut construite pour accueillir l'orchestre de la Tonhalle, fondé en 1868. L'édition de 1913 du guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur décrit la salle comme un « bâtiment efficace érigé entre 1893 et 1895, comportant un café-restaurant, des terrasses à l'air libre, et de larges salles de concert ». Le guide de tourisme Cook pour la Suisse (1908) le décrivait comme « un établissement digne d'un palais, près du lac, avec restaurant, proposant des concerts tous les soirs de l'été ».

Le Spalentor à Bâle, en Suisse

Cette impression photochrome du Spalentor à Bâle fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) décrivait cette tour, qui fut construite aux alentours de l'année 1400, comme « la plus belle des portes de Bâle encore debout ». Située dans le quartier St Paul près de la frontière entre la Suisse et la France, cette tour au toit recouvert de tuiles était l'une des deux portes principales de Bâle. Elle servait à l'origine de fortification médiévale et de défense extérieure de la ville, mais c'était aussi un lieu de passage important pour le transport de marchandises depuis la France. Elle servait notamment au contrôle du commerce avec l'Alsace qui constituait alors l'une des principales sources de denrées alimentaires pour la Suisse.

Le clocher de la ville de Berne, en Suisse

Cette impression photochrome du clocher de Berne (Zeitglockenturm) fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Ce clocher au cadran doré a été construit en 1191 et constituait alors la porte ouest de la vieille ville. Au fil du temps, le clocher a également rempli les fonctions de tour de garde de la ville et de prison. La tour a été reconstruite au cours du XVe siècle et des ornements baroques ont alors été ajoutés. L'horloge astronomique, marque distinctive du clocher, fut construite par Kasper Brunner en 1527. Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) décrivait aux voyageurs « une curieuse horloge, qui proclame l'approche de chaque heure par le chant du coq, tandis qu'une troupe d'ours marche en procession autour d'un personnage assis juste avant les heures ».

Fontaine de Trevi à Rome, en Italie

Cette impression photochrome de la fontaine de Trevi (Fontana di Trevi) fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Longue de 26 mètres pour 20 de large, la fontaine se dresse contre le côté sud du Palazzo Poli, un palais baroque qui fut modifié par Luigi Vanvitelli (1700-1773) afin d'accueillir la fontaine et de lui servir de toile de fond. La fontaine date de la Rome antique, époque à laquelle elle constituait le point d'arrivée de l'aqueduc de l'Aqua Virgo, dont la construction fut ordonnée au début du premier siècle par l'empereur Auguste afin d'approvisionner en eau les thermes proches du Panthéon. (Le nom « Trevi » est tiré du latin « Trebium », nom de l'ancien emplacement de la fontaine.) Vers 1629, sous le patronage du Pape Urbain VII, l'architecte Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) termina les plans d'une nouvelle fontaine destinée à remplacer la précédente, érigée sur le site en 1453 par Leon Battista Alberti (1404-1472). Cependant, la mort d'Urbain VII fit échouer la construction et il fallut attendre 1730 environ pour que le pape Clément XII décide de restaurer la zone de Trevi et que l'architecte Nicola Salvi (1697-1751) soit chargé de mettre en œuvre le projet de Bernini. Salvi mourut avant de pouvoir achever son ouvrage qui passa aux mains de Giuseppe Panini pour être terminé en 1762. L'immense bassin de pierre de la fontaine abrite une représentation de Neptune, le dieu des mers, exécutée par Pietro Bracci (1700-1773), ainsi que divers personnages sur les côtés, représentant la santé et l'abondance.

Château et bourg médiéval de Turin, en Italie

Cette impression photochrome d'un château médiéval et du bourg fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Située en bordure du Pô dans la région d'Italie septentrionale du Piémont, Turin fut le site en 1884 de l'Esposizione Generale Italiana Artistica e Industriale (Exposition générale italienne artistique et industrielle). L'exposition comprenait un château médiéval, le Castello Mediaevale, et une place de marché médiévale, le Borgo Mediaevale, destinés à offrir aux visiteurs un aperçu de la vie au Moyen Âge. Créés à partir d'une idée de l'architecte Alfredo Cesare Reis Freira d'Andrade (1839-1915), les bâtiments s'inspiraient d'exemples provenant de toute l'Italie, notamment du château de Fénis dans la vallée d'Aoste et d'un village du Piémont. L'édition 1906 du guide Baedeker Italie : Manuel du voyageur qualifiait l'édifice de « reproduction intéressante d'un château du XVe siècle et du petit bourg qui lui correspond ».

Extérieur du Colisée à Rome, en Italie

Cette impression photochrome du Colisée provient des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Entre 64 et 68 apr. J.-C., l'empereur Néron fit construire un palais extravagant au centre de Rome. Après sa mort, son successeur Vespasien (Titus Flavius Vespasianus) fit construire un amphithéâtre sur le site du lac dans l'enceinte du palais de Néron. La construction débuta vers 70 apr. J.-C. et s'acheva vers 82 apr. J.-C. sous le règne de Titus, fils de Vespasien. L'édifice est formé de trois niveaux de galeries comportant une alternance de colonnes doriques, ioniques et corinthiennes. Il forme une ellipse de 190 mètres de long pour 155 de large environ, haute de près de 50 mètres. Les sièges en gradins pouvaient accueillir environ 50 000 spectateurs autour d'une arène de forme ovale supportant le plancher où se déroulaient les combats. Sur ce plancher, les gladiateurs (généralement des esclaves, des criminels, des prisonniers ou d'autres individus ayant perdu leurs droits de citoyens), luttaient jusqu'à la mort. Le terme « arènes » vient du mot latin désignant le sable qui était répandu sur le plancher afin d'absorber le sang des combattants. Sous le plancher, se trouvait une vaste structure comprenant des tunnels et des cages d'animaux. Des trappes dans le plancher permettaient d'ajouter des surprises au spectacle. Le Colisée resta au centre des divertissements romains pendant près de 500 ans.

Piazza de la cathédrale à Milan, en Italie

Cette impression photochrome de la place de la cathédrale (Piazza del Duomo) à Milan fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Le Duomo di Milano (Cathédrale de Milan) est l'une des plus grandes églises chrétiennes au monde. La construction de la cathédrale a débuté en 1386 sur le site de deux anciennes basiliques, sous le patronage de la célèbre famille Visconti. Il fallut presque 500 ans pour terminer la cathédrale. Nicolas de Bonaventure (actif vers 1390), Jean Mignot (actif vers 1400), Carlo Buzzi (décédé en 1638), Francesco Maria Richini (1584-1658) et Aurelio Trezzi (1598-1625) firent partie des architectes ayant supervisé les travaux. Construite principalement en style gothique, la cathédrale est célèbre pour ses façades de briques triangulaires revêtues de marbre, ses vitraux, ses plus de 130 flèches de marbre et 3400 statues. La cathédrale surplombe la vaste Piazza del Duomo. Du côté gauche de la place, se trouve la Galleria Vittorio Emanuele II, une galerie double portant le nom de Victor Emmanuel (1820-1878), premier roi de l'état italien unifié entre 1861 et 1878. Au centre de la place se trouve une statue équestre du roi, réalisée en 1896 par le sculpteur Ercole Rosa (1846-1893).

Vue générale de Lausanne et du lac Léman, en Suisse

Cette impression photochrome de Lausanne fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Située dans la partie sud-ouest de la Suisse, Lausanne est la deuxième ville au bord du lac Léman par son importance, après Genève. C'est également la capitale du canton de Vaud. Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) décrit Lausanne comme une ville « pittoresque, située à flanc de colline ». Site d'un camp militaire romain nommé Lousanna aux alentours de 15 av. J.-C., la ville s'est transformée au fil du temps, connaissant une large expansion au XIIIe siècle. La cathédrale de Lausanne, consacrée en 1275, constitue l'une des réalisations les plus remarquables de la ville.

Saint-Gall, depuis Rosenberg, en Suisse

Cette impression photochrome de St-Gall (St. Gallen) depuis le quartier Rosenberg fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). St-Gall est une ville historique vallonnée située dans le canton homonyme dans le nord-est de la Suisse. Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) informait ses lecteurs que St-Gall était « l'une des plus hautes grandes villes d'Europe, capitale du canton et siège épiscopal » et également « l'une des principales villes industrielles de Suisse ». Elle porte le nom d'un moine irlandais, Saint Gallus, qui fonda un ermitage en ces lieux au VIIe siècle. Le site fut agrandi pour former l'abbaye bénédictine historique et la bibliothèque que le guide Baedeker décrit comme « l'un des lieux d'apprentissage les plus célèbres en Europe entre le VIIIe et le Xe siècle ».