Concert Place Saint-Marc à Venise, en Italie

Cette impression photochrome de la place Saint-Marc (Piazza San Marco) à Venise fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). La basilique, que l'on aperçoit ici, fut initialement construite en 832, peu de temps après que les restes de Saint-Marc l'évangéliste, saint patron de Venise, aient supposément été ramenés de la ville d'Alexandrie, en Égypte, par deux marchands vénitiens. L'église fut détruite dans un incendie, reconstruite à la fin de Xe siècle, puis une nouvelle fois au cours du XIe siècle. Sur le côté droit de la place, on aperçoit la base du Campanile de 99 mètres, ou clocher, datant du XVIe siècle. La place était le lieu principal de rassemblement de la ville. L'édition 1906 du guide Baedeker Italie : Manuel pour voyageurs remarquait : « La place Saint-Marc est le cœur de Venise, c'est d'ici que la vie neuve s'épanche dans toutes les directions, à travers un système complexe de rues et de canaux, qui la ramènent à nouveau vers ce même centre. Lors des soirées d'été, tous ceux qui ont envie de profiter de l'air frais se rassemblent ici. La scène est plus animée lorsque joue l'orchestre militaire… et possède un charme tout particulier. En hiver, l'orchestre joue toujours les mêmes jours… et la Piazza devient alors une promenade à la mode. »

Nourrir les pigeons sur la place Saint-Marc à Venise, en Italie

Cette impression photochrome de la place Saint-Marc (Piazza San Marco) à Venise fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). La place, ou piazza, est entourée par la basilique Saint-Marc, le Palais des Doges, les Procuratie et la bibliothèque Marciana. La basilique, montrée ici, fut construite initialement en 832, peu de temps après que les restes de Saint-Marc l'évangéliste, saint patron de Venise, aient supposément été ramenés de la ville d'Alexandrie, en Égypte, par deux marchands vénitiens. L'église fut détruite dans un incendie, reconstruite à la fin de Xe siècle, puis une nouvelle fois au cours du XIe siècle. L'extérieur de l'église est richement décoré de chevaux de bronze dorés datant du milieu du XIIIe siècle, de nombreuses arches et de dômes, de marbres et de sculptures, et de mosaïques byzantines. On aperçoit à gauche une tour d'horloge de style Renaissance, datant du XVe siècle. Les trois hampes de bronze massives au bout desquelles flottent le drapeau du royaume d'Italie et les couleurs de Saint-Marc datent de 1505, et sont l'œuvre du sculpteur et architecte italien Alessandro Leopardi (1482-1522). L'édition 1906 du guide Baedeker Italie : Manuel du voyageur informe ainsi ses lecteurs : « Une multitude de pigeons animent la Piazza. Conformément à une vieille coutume, les pigeons étaient chassés des vestibules de Saint-Marc le dimanche des Rameaux et ceux-ci nichaient dans tous les recoins des bâtiments environnants... Dans la soirée, ils se perchent par centaines sous les arches de Saint-Marc. Il est possible d'acheter des graines et des pois pour les pigeons auprès de divers flâneurs sur la place. »

Le Pont des Soupirs à Venise, en Italie

Cette impression photochrome du Pont des Soupirs (Ponte dei Sospiri) à Venise fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Fabriqué à partir de roche calcaire blanche, il comporte deux fenêtres « grillagées » en pierre. Long de 11 mètres, il fut construit entre 1595 et 1600 par Antonio Contino (1566-1600). Très admiré pour son architecture décorative de la Renaissance italienne, le pont relie les salles d'interrogatoire et la prison du Palazzo Ducale à une nouvelle prison, le Palazzo delle Prigioni, situé de l'autre côté du Rio di Palazzo. Le nom du pont fit son apparition au XVIIe siècle ; on racontait alors que les détenus conduits en prison poussaient un soupir chargé de regret en contemplant Venise pour la dernière fois. Ce nom sera popularisé au XIXe siècle par le poète anglais Lord Byron dans « Le Pèlerinage de Childe Harold », où il écrit : « Je fus à Venise sur le Pont des Soupirs ; Un palais d'un côté, de l'autre une prison. »

Vue du Forum Romanum à Rome, en Italie

Cette impression photochrome du Forum Romanum fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Situé entre le Mont Palatin et le Capitole, le Forum était au cœur de la vie politique, commerciale et sociale de la Rome antique. Il comportait une place de marché, des temples, la maison du Sénat et des tribunaux. On aperçoit sur la gauche, à l'extrémité ouest du Forum, les ruines massives du temple de Saturne, le temple le plus ancien du forum, dédié au dieu romain de l'agriculture. Le temple fut consacré en 498 av. J.-C., brûlé par les gaulois au début du quatrième siècle av. J.-C., puis reconstruit en 42 av. J.-C. sous Lucius Munatius Plancus (entre 87 et 15 av. J.-C. env.). Une inscription sur le temple indique : « Le Sénat romain et le peuple ont restauré ce que le feu avait consumé »

Intérieur du Colisée à Rome, en Italie

Cette impression photochrome de l'intérieur du Colisée fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Entre 64 et 68 apr. J.-C., l'empereur Néron fit construire un palais extravagant au centre de Rome. Après sa mort, son successeur Vespasien (Titus Flavius Vespasianus) fit construire un amphithéâtre sur le site du lac dans l'enceinte du palais de Néron. La construction débuta vers 70 apr. J.-C. et s'acheva vers 82 apr. J.-C. sous le règne de Titus, fils de Vespasien. L'édifice est formé de trois niveaux de galeries comportant une alternance de colonnes doriques, ioniques et corinthiennes. Il forme une ellipse de 190 mètres de long pour 155 de large environ, haute de près de 50 mètres. Les sièges en gradins pouvaient accueillir environ 50 000 spectateurs autour d'une arène de forme ovale supportant le plancher où se déroulaient les combats. Sur ce plancher, les gladiateurs (généralement des esclaves, des criminels, des prisonniers ou d'autres individus ayant perdu leurs droits de citoyens), luttaient jusqu'à la mort. Le terme « arènes » vient du mot latin désignant le sable qui était répandu sur le plancher afin d'absorber le sang des combattants. Sous le plancher, se trouvait une vaste structure comprenant des tunnels et des cages d'animaux. Des trappes dans le plancher permettaient d'ajouter des surprises au spectacle. Le Colisée resta au centre des divertissements romains pendant près de 500 ans.

Temple de Vesta à Rome, en Italie

Cette impression photochrome du temple de Vesta à Rome fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Le temple est dédié à Vesta (Hestia en grec), la déesse du feu et du foyer. Situé du côté oriental du Forum Romanum, le temple fut construit à l'origine avec des roseaux et un toit de paille aux alentours du troisième siècle av. J.-C., dans le style qui caractérisait de nombreuses résidences latines à cette époque. Sa vulnérabilité face aux incendies conduit à sa reconstruction vers le troisième siècle apr. J.-C. Le temple est formé d'un bâtiment cylindrique comportant une colonnade de piliers et une coupole simple peu élevée, recouverte de métal. Les gardiennes du temple, les six vierges Vestales, ou prêtresses, entretenaient le feu sacré censé représenter l'endurance et la force de l'état romain. Le temple contenait également le Palladium, une statue de bois protectrice de la déesse Minerve (Athéna chez les grecs), apportée par Énée depuis Troie, qui était supposée avoir protégé la cité au cours de la guerre de Troie. Le temple fut mis au jour et identifié en 1877 par l'archéologue italien Rodolfo Lanciani (1845-1929).

La tour penchée de Pise, en Italie

Cette impression photochrome de la tour penchée de Pise fait partie des « Vues de l'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Également appelée Il Campanile, cette construction de marbre et de granit devait servir de clocher (campanile) à la cathédrale de Pise. La construction débuta en 1174 selon les plans de l'architecte Bonnanno Pisano, mais fut interrompue plusieurs fois. La tour ne fut pas achevée avant 1350, près de deux siècles plus tard. Haute de 57 mètres, la tour est construite dans le style pisan-roman. Elle comporte huit étages et approximativement 300 marches. L'inclinaison caractéristique de la tour (son sommet est décalé de plus de quatre mètres par rapport à la verticale) est attribuée à l'instabilité du sol sur lequel elle est construite. La tour est également célèbre pour les expériences que le scientifique Galileo Galilei y aurait accomplies en 1589, lâchant deux boulets de canon de masses différentes afin de démontrer que les objets lourds et légers tombaient à la même vitesse.

L' Arc de la Paix à Milan, en Italie

Cette impression photochrome de l'Arc de la Paix (Arco della Pace) à Milan fait partie des « Vues d'architecture et d'autres sites en Italie » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Cette construction en marbre de 23 mètres se dresse sur la Piazza Sempione, au bout de la Route du Simplon, cet axe stratégique traversant les Alpes emprunté par Napoléon Ier lorsqu'il envahit l'Italie en 1800. Napoléon ordonna peu après la construction de l'Arc afin de commémorer ses victoires. Les travaux commencèrent en 1806 sous la direction de l'architecte Luigi Cagnola (1762-1833), mais la construction ne put être achevée avant la fin du règne de Napoléon. En 1826, l'empereur d'Autriche Franz Josej Ier ordonna que l'arc soit terminé et dédié à la paix qui fut restaurée en 1815, après que Napoléon ait été vaincu et écarté du pouvoir. Les travaux s'achevèrent en 1838 sous la direction de l'architecte Francesco Peverelli (1789-1854) qui poursuivit la construction après la mort de Cagnola. Cet édifice néoclassique est constitué de trois arcades et de quatre colonnes corinthiennes en marbre, et comporte de nombreuses sculptures de Pompeo Marchesi (1790-1858). Au sommet, l'arc est coiffé de plusieurs pièces de bronze, dont deux personnages à cheval à chaque angle, ainsi que la Sestiga della Pace : une sculpture représentant une voiture tirée par six chevaux, réalisée par Abbondio Sangiorgio (1798-1879).

San Salvatore à Lugano dans le Tessin, en Suisse

Cette impression photochrome du mont San Salvatore dans le canton du Tessin fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Ce sommet de 912 mètres se situe près de Lugano, la plus grande ville du Tessin. Le guide Baedeker Italie septentrionale jusqu'à Livourne, Florence et Ravenne - Manuel du voyageur (1913) signalait aux voyageurs que « le sommet à la forme curieuse situé au sud de Lugano domine un panorama célèbre » et que la plus belle excursion depuis Lugano était la montagne.

Château de Chillon à Montreux, au bord du Léman, en Suisse

Cette impression photochrome du château de Chillon fait partie des « Vues de Suisse » du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Situé au sud-ouest de la Suisse au bord du lac Léman, à Montreux, ce château est mentionné pour la première fois dans des écrits au XIIe siècle. Sa date de construction exacte est inconnue. Le guide Baedeker La Suisse et les parties limitrophes de l'Italie, de la Savoie et du Tyrol. Manuel du voyageur (1913) informe ses lecteurs que le « château de Chillon, avec ses murs massifs et ses tours... se dresse sur un rocher isolé [1,8 mètres] de la berge, à laquelle il est relié par un pont ». L'architecture du château, qui servait à la fois de forteresse et de résidence, reflète l'influence de trois époques historiques : les périodes savoyarde, bernoise et vaudoise. Le château est constitué d'un réseau de cent bâtiments reliés entre eux, dont une prison où fut retenu le célèbre « Prisonnier de Chillon », François Bonivard, qui, au XIXe siècle, inspira à Lord Byron le poème du même nom.