10 février 2011

Cinq chansons favorites : Royal Charlie ; John Anderson My Jo ; Whistle and I'll Come to You, My Lad ; Love and Glory ; Nobody Coming to Marry Me

Robert Burns (1759-96) est surtout connu pour ses poèmes et chansons qui reflètent le patrimoine culturel de l'Écosse. Né à Alloway, Ayrshire, en Écosse, il est l'aîné de sept enfants issus de William Burnes, métayer, et de sa femme Agnès Broun. Burns a peu reçu d'éducation formelle, mais a lu la littérature anglaise et a absorbé les contes et chansons folkloriques traditionnels de son environnement rural en grande partie en langue orale écossaise. Il se mit à composer des chansons en 1774, et publia son premier recueil, Poèmes, principalement en dialecte écossais, en 1786. Cette œuvre fut un succès critique, et ses poèmes tant en écossais qu'en anglais, sur des sujets variés, valurent à Burns un large public. Tout en bâtissant sa réputation littéraire, Burns travaillait en tant que fermier, et en 1788 il fut nommé agent d'accise à Ellisland. Il passa les 12 dernières années de sa vie à collecter et à éditer des chansons folkloriques traditionnelles écossaises pour des collections incluant Le Musée musical écossais et Collection choisie de chansons folkloriques [sic] originales écossaises. Burns contribua par des centaines de chansons écossaises à ces anthologies, parfois en réécrivant les paroles traditionnelles et en composant pour celles-ci des musiques nouvelles ou en révisant les partitions existantes. Les œuvres de Burns ont été largement diffusées dans toute l'Écosse et au-delà dans des livres de colportage. Ces petits livrets peu coûteux de huit pages étaient souvent illustrés par des gravures sur bois et imprimés sur papier brut. Les livres de colportage (appelés "garlands" s'ils incluaient des chansons) étaient une forme de divertissement populaire au 18e siècle et au début du 19e siècle et constituaient le principal moyen pour les gens ordinaires de découvrir chansons et poésies. Ils étaient distribués par des marchands ambulants qui vendaient les livres sur les marchés et au porte-à-porte dans des zones rurales. Les livres de colportage incluaient souvent des poèmes de plusieurs auteurs, et ces derniers n'étaient pas identifiés. Ce livre, de la collection G. Ross Roy de l'Université de Caroline du Sud, comprend "John Anderson, My Jo," et "Whistle and I'll Come to You, My Lad" de Burns.

Livre élémentaire avec diverses instructions

Le Livre élémentaire et Instructions diverses de Béron est le premier livre élémentaire en bulgare moderne. Utilisé par les enfants tout au long du 19ème siècle, il contient, en plus des règles de grammaire, des informations générales sur la nature et l'arithmétique de base. Le livre est plus connu comme "l'abécédaire au poisson" à cause de l'image de baleine à la fin. Béron est considéré comme le père du bulgare moderne.

Conditions telles que Créées par leurs seigneurs bourgmestres d'Amsterdam

Cette brochure, publiée à Amsterdam en 1656, contient des informations sur les seigneuries offertes par la Compagnie des Indes occidentales à des colons dans la colonie hollandaise de la Nouvelle-Néerlande, et en particulier sur les politiques de la ville d'Amsterdam envers la colonisation outre-mer aux termes de l'accord entre la ville et la Compagnie des Indes occidentales. Conçues pour aider à peupler la colonie, les seigneuries étaient de grandes concessions de terres octroyées aux investisseurs néerlandais qui acceptaient d'établir une colonie de "cinquante âmes de plus de quinze ans." La brochure était, sous la forme d'annexe, une partie du livre d'Adriaen van der Donck, Beschryvinge Van Nieuw-Nederlant (Description de la Nouvelle-Néerlande), publié en 1655, mais produit par un autre imprimeur.

Prospérité de la Compagnie des Indes occidentales

Cette brochure de 1642 contient un certain nombre de propositions visant à augmenter les bénéfices de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales au profit de ses actionnaires. La compagnie fut fondée en 1621 en vertu d'une charte accordée par les États généraux, l'organe dirigeant des Provinces-Unies des Pays-Bas. Similaire à la Compagnie hollandaise des Indes Orientales, qui avait été fondée en 1602 pour promouvoir le commerce avec l'Asie, il fut accordé à la Compagnie des Indes occidentales un monopole de 24 ans sur l'ensemble du commerce des marchands et habitants hollandais dans une région qui comprenait les Amériques et l'Afrique de l'Ouest. Les Néerlandais ont maintenu une colonie sur la côte nord-est du Brésil entre 1624 et 1654, et les propositions contenues dans la brochure se rapportent principalement au Brésil et au commerce du sucre, ainsi qu'au financement de la force militaire de la Compagnie des Indes occidentales et à certaines questions ayant trait à l'esclavage. Beaucoup des pages présentent, sur le côté droit, les montants détaillés des coûts et des bénéfices, calculés en florins, la monnaie d'alors. La brochure est signée "P. Le Candele," dans la ville de Middelburg, province de Zélande.

Libertés, telles qu'accordées par le Conseil des Dix-neuf de la Société agréée des Indes Occidentales à tous ceux qui veulent établir une colonie dans la Nouvelle-Néerlande.

Les dix-neuf Lords, l'organe dirigeant de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, ont établi le patroon system (système de clientélisme) comme moyen d'encourager la colonisation de la Nouvelle-Néerlande, la colonie hollandaise en Amérique du Nord qui couvrait une partie des états actuels de New York, du New Jersey, du Connecticut et du Delaware. Les "patroons" étaient de riches propriétaires Hollandais qui reçurent de vastes étendues de terres, les pouvoirs de gouvernement local, et une participation dans le commerce des fourrures en échange de l'établissement de colons dans la Nouvelle-Néerlande. En juin 1629, la Compagnie des Indes occidentales publia la Charte des libertés et exemptions, qui déclarait "patroons" (barons) de la Nouvelle-Néerlande tous ceux "s'engageront, en l'espace de quatre ans.... à implanter une colonie de cinquante âmes de plus de quinze ans. " Les barons avaient le droit d'étendre leurs colonies de "quatre miles le long des rives ou le long d'une rive d'un fleuve navigable (ou deux miles le long des deux rives d'un fleuve), et aussi loin dans le pays que la situation des occupants le permettra." La seigneurie la plus prospère fut Rensselaerswyck, qui fut octroyée au diamantaire d'Amsterdam Kiliaen Van Rensselaer en 1629, et qui finit par s'étendre sur plus d'un million d'acres (400 000 hectares) dans la région actuelle d'Albany, New York. Cette brochure, publiée à Amsterdam en 1630, contient le texte de la Charte des libertés et exemptions.

Histoire et description véridiques d'un pays en Amérique, dont les habitants sont sauvages, nus, très incroyants et de cruels cannibales

Hans Staden est né dans la Hesse, en Allemagne, vers 1525 - 1528. Il effectua son premier voyage au Brésil en 1547-1548, en servant comme artilleur sur un navire portugais. En 1550, il se joignit à une expédition espagnole du fleuve de La Plata, mais fit naufrage et fut finalement capturé par des Indiens Tupinamba, réputés être des cannibales qui mangeaient leurs prisonniers. Staden parvint par divers moyens à éviter d'être tué, mais il resta neuf mois prisonnier des Tupinamba. En février 1555, il s'échappa pour rejoindre un navire français. Il retourna vers son pays natal, l'Allemagne, où en 1557 il publia un compte-rendu sinistre de ses aventures et de sa vie parmi les Tupinamba. Le livre de Staden devint immédiatement un succès de librairie qui fut réédité plusieurs fois en allemand et traduit en néerlandais, en latin ainsi qu'en français. Cette édition, publiée à Amsterdam en 1595, est l'une des nombreuses éditions publiées en néerlandais entre 1558 et 1736. L'ouvrage de Staden contient des dessins et des descriptions détaillées des villages Tupinamba, de la nourriture, de la fabrication de poteries et d'autres objets artisanaux, de la religion, des coutumes matrimoniales, et des pratiques politiques. Le livre est considéré par de nombreux spécialistes comme une source essentielle et importante pour l'étude de la culture Tupinamba, qui est maintenant éteinte.