5 décembre 2011

Le Carte archéologique de l'Irak

Les premières civilisations se développèrent dans la vallée fertile située entre le Tigre et l'Euphrate, la région du Moyen-Orient autrefois nommée Mésopotamie (du grec qui signifie “entre deux fleuves“) et qui correspond aujourd'hui au territoire de l'Irak. Ces anciennes civilisations comprenaient les empires sumérien, babylonien et assyrien. Cette carte moderne, produite par la direction générale des antiquités de l'Irak, montre l'emplacement des sites archéologiques et des monuments rocheux dans le pays. Le tableau en bas à gauche dresse la liste des périodes chronologiques, de la période paléolithique à la période islamique. Le tableau en haut à droite dresse la liste des noms de lieux anciens tels que Assur, Babylone et Ninive, et leurs équivalents en arabe moderne.

La Ville de Salvador

Cette carte de 1671 de Salvador, sur la côte nord-est du Brésil, est tirée de l'ouvrage monumental de l'écrivain néerlandais Arnoldus Montanus (1625-1683), De Nieuwe en Onbekende Weereld: Of Beschryving van America en ’t Zuid-land (Le nouveau monde inconnu: ou description de l'Amérique et de la terre du Sud). Montanus était pasteur protestant et directeur de l'école latine dans la ville de Schoonhoven. Il écrivit des livres sur l'histoire de l'Église et de la théologie, sur l'histoire des Pays-Bas, et sur les peuples et les cultures des Amériques et de l'Australie. (La “Terre du Sud“ dans le titre de son livre fait référence à l'Australie, que l'on venait de découvrir.) Montanus n'a jamais visité le Nouveau Monde et son oeuvre contient de nombreuses erreurs et des conceptions invraisemblables sur les peuples des Amériques. Cela n'empêcha pas son ouvrage de devenir une référence en Europe et d'être beaucoup lu pendant de nombreuses années. Son éditeur était le libraire et graveur d'Amsterdam, Jacob van Meurs, qui travailla de 1651 à 1680 à la publication d'ouvrages d'histoire, de géographie et de voyage.

6 décembre 2011

Nouvelle constitution, vie radieuse

Cet ouvrage fut publié en 1947 pour populariser la nouvelle constitution japonaise. Intitulé Atarashii Kenpō Akarui Seikatsu (Nouvelle constitution, vie radieuse), il fut distribué dans chaque foyer à travers le pays. Parmi les objectifs de l’occupation alliée du Japon qui suivit la Seconde Guerre mondiale figurait l’établissement d’un gouvernement démocratique, basé sur une nouvelle constitution libérale et l’expression de la volonté du peuple japonais. La Kenpō Fukyū Kai (Société pour la popularisation de la constitution) fut fondée le 1er décembre 1946, suite à la pression des fonctionnaires de l’occupation, afin de « populariser complètement l’esprit de la nouvelle constitution à travers des activités de sensibilisation pour qu’elle puisse toucher chaque aspect de la vie des citoyens ». La société poursuivit sa mission pendant près d’un an après la promulgation de la constitution en 1947.

10 illustrations explicatives de la constitution du Japon

Ces illustrations couleur furent réalisées par l’Université Nihon en 1947 pour offrir une explication simple des principes fondamentaux de la nouvelle constitution japonaise. Elles évoquent des sujets tels que « les droits et les devoirs du peuple », « les droits de l’individu » et « l’égalité des personnes », par le biais de magnifiques couleurs et d’illustrations humoristiques. Ces illustrations, ainsi que des livres et d’autres documents, furent commandés par la Kenpō Fukyū Kai (Société pour la popularisation de la constitution), fondée le 1er décembre 1946 afin de populariser l’esprit de la nouvelle constitution et de sensibiliser l’ensemble de la population à ce sujet.

Linge séchant au bord de la rivière Soukhona, à Totma, en Russie

Cette photographie d'un jour de lessive sur la rivière Soukhona à Totma a été prise en 1998 par William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet de la Bibliothèque du Congrès intitulé « Réunion des frontières ». La Soukhona relie le partie méridionale centrale de l'Oblast de Vologda avec le Nord-Est et faisait partie pendant des siècles d'un important réseau commercial orienté vers le nord et la mer Blanche. La Soukhona traverse les villes historiques de Totma et Veliki Oustioug, toutes deux connues pour leurs églises de brique des XVIIe et XVIIIe siècles fondées par des commerçants locaux. Bien que l'intérieur des églises de Totma ait été gravement endommagé au cours de l'ère soviétique, ces édifices sont toujours là et représentent l'une des pages les plus brillantes de la culture de la Russie septentrionale. La prospérité de ces villes fluviales du nord se fondait sur leur situation le long d'une route commerciale importante et sur les liens étroits qu'elles entretenaient avec les plus grandes villes de la Russie, Saint-Pétersbourg et Moscou. L'influence de Totma s'étendait même jusqu'au Nouveau Monde par l’intermédiaire de l'Alaska. Parmi les citoyens remarquables de Totma se trouvait Ivan Kouskov, le premier commandant du Fort Ross, en Californie. Bien que la Soukhona ait depuis longtemps perdu son importance en tant que grande voie de transport, elle joue encore un rôle essentiel dans la cadence éternelle de cette petite ville au passé glorieux.

L’Égypte et l’Arabie pétrée

Cette carte illustrée de l'Égypte et de la péninsule du Sinaï est une carte de Tallis, identifiable par les arabesques des bordures et les scènes délicatement dessinées inscrites sur la carte. John Tallis et Cie était une entreprise de cartographie britannique active de 1835 environ jusqu'à 1860. L'Égypte et l'Arabie pétrée faisait partie de son projet à grande échelle, The llustrated Atlas, and Modern History of the World, Geographical, Political, Commercial & Statistical (L’Atlas illustré, et histoire moderne du monde, géographique, politique, commercial et statistique), publié en 1851. L'Arabie pétrée, nom datant de l'Empire romain, était composée des terres qui sont maintenant la péninsule du Sinaï en Égypte, la Jordanie moderne, la Palestine, Israël, le sud de la Syrie et l'ouest de l'Arabie Saoudite. Les cartes furent dessinées et gravées par le cartographe John Rapkin et d'autres illustrateurs gravèrent les vignettes. Les cartes de Tallis étaient réputées pour la précision des dessins, les nombreux noms de lieux, les détails et les informations géographiques ainsi que l'usage de zones ombrées pour indiquer des caractéristiques topographiques. La finesse de la réalisation et le détail des informations donnent à ces cartes un air moderne par rapport aux techniques cartographiques plus anciennes. Ces productions sont souvent décrites comme les dernières de la tradition des cartes décoratives.