23 décembre 2011

Monastère de l'archange Michel, cathédrale de l'Archange (entre 1653 et 1656), vue est intérieure avec son iconostase (fin du XVIIIe siècle), à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue intérieure de l'église principale (sobor) de l'archange Michel à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Des chroniques médiévales indiquent que le monastère de l'archange Michel, l'un des plus anciens dans le nord de la Russie, fut fondé par le vénérable moine Cyprien en 1212. En 1653, son ancienne cathédrale en bois à plusieurs dômes, dédiée à l'archange Michel, fit place à une imposante structure en briques construite grâce aux dons du marchand Nikifor Reviakin. Son intérieur est délimité par quatre piliers soutenant les voûtes du plafond. Les murs ne furent que partiellement peints avec des panneaux dans un style académique occidental. L'élément dominant de l'intérieur est la magnifique iconostase dorée à trois niveaux dont le cadre combine des éléments baroques et néoclassiques. La plupart des icônes du premier niveau (rangée des icônes) sont absentes, mais la porte royale baroque sculptée en son centre est restée intacte. Les icônes des registres supérieurs (les fêtes et la déisis) furent à l'origine peintes pour la cathédrale de la Dormition de la Vierge de la ville. L'iconostase est dominée par un crucifix (encadré par Marie et Saint-Jean) qui s'étend dans le tambour sous le dôme principal et est inondée de lumière naturelle.

Monastère de l'Archange Michel, cathédrale de l'Archange (entre 1653 et 1656), vue intérieure avec son iconostase, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue de l'iconostase de l'église principale (sobor) de l'archange Michel à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Des chroniques médiévales indiquent que le monastère de l'archange Michel, l'un des plus anciens dans le nord de la Russie, fut fondé par le vénérable moine Cyprien en 1212. En 1653, son ancienne cathédrale en bois à plusieurs dômes, dédiée à l'archange Michel, fit place à une imposante structure en briques construite grâce aux dons du marchand Nikifor Reviakin. Son intérieur est délimité par quatre piliers soutenant les voûtes du plafond. Les murs ne furent que partiellement peints avec des panneaux dans un style académique occidental. L'élément dominant de l'intérieur est la magnifique iconostase dorée à trois niveaux dont le cadre combine des éléments baroques et néoclassiques. La plupart des icônes du premier niveau (rangée des icônes) sont absentes, mais la porte royale baroque sculptée en son centre est restée intacte. Les icônes des registres supérieurs (les fêtes et la déisis) furent à l'origine peintes pour la cathédrale de la Dormition de la Vierge de la ville. L'iconostase est dominée par un crucifix (encadré par Marie et Saint-Jean) qui s'étend dans le tambour sous le dôme principal et est inondée de lumière naturelle.

Église Saint-Dimitri (entre 1700 et 1709) et église Saint-Serge-de-Radonège (entre 1739 et 1747) à Dymkova Sloboda, panorama est avec la Soukhona, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue de l'ouest de la Soukhona et de l'ensemble religieux dans le village de Dymkovo (près de Veliki Oustioug, dans l'oblast de Vologda) fut prise en 1998 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Situé sur la rive droite (ouest) de la Soukhona face à Veliki Oustioug, le village de Dymkovo Sloboda (son ancien nom) fut probablement établi en même temps qu'Oustioug. Les registres indiquent que les églises furent construites en bois en 1383, une date qui laisse supposer qu'elles commémoraient le rôle d'Oustioug dans la grande bataille de 1380 contre le khan Mamaï sur la plaine de Koulikovo (« le champ des bécasses »). Les églises en bois furent reconstruites au cours des siècles, jusqu'à leur remplacement par les églises actuelles. Cette vue montre les façades est et nord de l'église Saint-Serge-de-Radonège construite entre 1739 et 1747 (à gauche), et au nord de cette église, l'église Saint-Dimitri-Solunski (de Thessalonique) à cinq coupoles, construite entre 1700 et 1708. L'église Saint-Serge-de-Radonège possède des autels sur deux niveaux, avec une abside plus longue dépassant du niveau inférieur (visible à travers les arbres) pour le culte durant l'hiver. Un réfectoire s'étend sur le côté ouest et l'église se termine par une coupole dorée sur une tour d'octogones ascendants.

Église Saint-Dimitri (entre 1700 et 1709, et entre 1739 et 1747) à Dymkova Sloboda, vue du sud, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue du sud de l'église Saint-Dimitri-Solunski (de Thessalonique) à Dymkovo Sloboda (près de Veliki Oustioug, oblast de Vologda) fut prise en 1998 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Situées sur la rive droite (ouest) de la rivière Soukhona, l'église Saint-Dimitri-Solunski et l'église adjacente Saint-Serge-de-Radonège furent d'abord construites en rondins en 1383, comme mentionné dans les registres, une date qui laisse supposer qu'elles commémoraient la participation d'Oustioug à la grande bataille de 1380 contre le khan Mamaï sur la plaine de Koulikovo (« le champ des bécasses »). Cette hypothèse est etayée par le dévouement à Saint-Dimitri, le saint patron du prince Dimitri Donskoï, le vainqueur de cette bataille. L'église Saint-Dimitri-Solunski à cinq coupoles fut construite entre 1700 et 1708. Son intérieur élevé non chauffé n'était donc utilisé qu'en été (en hiver, les services avaient lieu dans l'église Saint-Serge-de-Radonège). Les entourages de fenêtres sont ornementés dans un style du XVIIe siècle et les murs supérieurs sont décorés de deux rangées de gâbles arrondis (zakomary) sous la corniche droite de la toiture. La façade sud possède un porche voûté. Un petit réfectoire relie l'église à son élément dominant à l'ouest : un clocher avec une toiture en forme de tente. Cette église est l'une des plus élégantes de la région d'Oustioug.

Maison de G.V. Usov (fin du XVIIIe siècle), à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue de la maison d'Usov à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Située à l'emplacement où la Soukhona et le Loug se rejoignent pour former la Dvina septentrionale, la ville de Veliki Oustioug atteint l'apogée de sa prospérité au XVIIIe siècle. Entre 1785 et 1800, Vassili Usov, l'un des plus riches marchands de la Russie, construisit cette élégante maison néoclassique en briques et en stuc surplombant la rivière Soukhona. Des panneaux encastrés avec des rosettes séparent le rez-de-chaussée (pour les bureaux) du niveau principal, qui accueillait l'espace de vie familial et était accessible depuis la cour. Le centre de la façade côté rivière est marqué par un balcon soutenu par des supports en fer forgé. Cette partie centrale est encadrée par des pilastres à chapiteaux corinthiens, une touche de sophistication pour une ville de province. Le manoir possède un fronton avec une fenêtre italianisante. Un mur de cour bas s'étend de chaque côté de la structure. Après la mort du fils de Vassili Usov et de l'héritier Grigori, le manoir fut vendu en 1866 à l'administration municipale. Pendant l'ère soviétique, la demeure continua à servir une variété de fonctions administratives, jusqu'à sa conversion en musée principal de la ville.

Monastère de la Trinité de Gleden, église de la Trinité (entre 1659 et les années 1690), vue du nord-ouest, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue du nord-ouest de l'église (sobor) de la Trinité du monastère de la Trinité de Gleden (à Morozovitsa, près de Veliki Oustioug, oblast de Vologda) fut prise en 1998 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Établie par les Russes dès le XIIe siècle, la ville de Veliki Oustioug devint rapidement un centre de commerce et d'activité missionnaire. Situé au sud de la ville sur la rive opposée de la Soukhona, à Gleden, l'un des plus anciens villages de la région, le monastère de la Trinité de Gleden bénéficia des dons de marchands. La construction de l'église principale du monastère, dédiée à la Trinité, commença en 1659, mais ne se termina qu'en 1690, en raison de difficultés financières. L'église est surélevée par une base haute (podklet) qui soutient une galerie fermée (visible ici) le long des façades nord, ouest et sud. Les galeries nord et sud possèdent des chapelles symétriques à leurs extrémités est. Les murs supérieurs sont ornés de gâbles arrondis (zakomary) et l'église est couronnée de cinq dômes. Sur le côté ouest, l'église possède un grand clocher, ici masqué sous un échafaudage de réparation. L'intérieur, soutenu par deux piliers massifs, contient l'une des plus remarquables iconostases russes, réalisée entre 1776 et 1784.