23 décembre 2011

Cathédrale Saint-Procope d'Oustioug, vue intérieure des niveaux supérieurs de son iconostase, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue est intérieure de l'iconostase de la cathédrale Saint-Procope d'Oustioug à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1999 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Saint-Procope était un marchand allemand du XIIIe siècle (probablement de Lübeck) qui se convertit à l'orthodoxie à Novgorod dans les années 1240 et déménagea ensuite à Oustioug, où il entama une période d'abnégation personnelle de 30 ans en tant qu'yourodivy (fou en Christ). Des récits de miracles s'accumulèrent après sa mort en 1303 et il fut canonisé en 1547 (le premier yourodivy reconnu par l'église). Cette cathédrale, construite en briques par le maître d'œuvre Pëtr Kotelnikov, date de 1668. Elle fut construite grâce au soutien du métropolite Jonas de Rostov et du marchand Afanasi Guselnikov. En 1724, les voûtes du plafond et les coupoles furent reconstruites. La magnifique iconostase dorée à cinq registres date également du début du XVIIIe siècle et a parfaitement survécu à la période soviétique. Les niveaux supérieurs sont visibles ici : la rangée des fêtes, la rangée de la déisis (avec le Christ trônant au centre), la rangée des prophètes et la rangée des patriarches. La scène de la crucifixion au sommet est ici masquée par un chandelier argenté (panikadilo). L'église fut rendue à la paroisse en 1995.

Église Saint-Nicolas-Gostunski (Gostinnyi) (années 1680, années 1720), avec son clocher (années 1720), vue du nord-ouest, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue du nord-ouest de l'église Saint-Nicolas-Gostunski et de son clocher à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Pendant la période médiévale, Oustioug devint un centre important non seulement pour le commerce, mais aussi pour l'activité missionnaire de l'Église orthodoxe. Le commerce et la foi sont combinés dans l'église Saint-Nicolas-Gostunski qui fut construite dans les années 1680 sur une falaise dominant la Soukhona, près de la place commerciale principale du village (dans certaines sources, l'église est nommée « Gostinyi », un terme honorifique pour désigner un « marchand »). L'église fut la première construite sur deux niveaux à Oustioug. Sa partie inférieure, possédant un autel dédié aux saints Zosime et Savvaty, était utilisée pour le culte pendant la saison hivernale. La structure fut partiellement reconstruite dans les années 1720, époque à laquelle un clocher fut érigé au nord de l'église. L'ensemble est remarquable par ses détails décoratifs soulignés de noir sur les façades de briques blanchies à la chaux. L'église est surplombée par une tour d'octogones supportant une coupole. L'intérieur de l'église supérieure ne possède pas de piliers et est inondée de lumière par ses grandes fenêtres. Pendant la période soviétique, l'église fut utilisée comme scierie pendant un temps. En 1986, une restauration la transforma en galerie d'art locale.

Église de l'Ascension (entre 1648 et 1649, années 1670, 1742), vue de l'est, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue de l'est de l'église de l'Ascension à Veliki Oustioug (Oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Des nombreuses églises remarquables de la ville, l'église de l'Ascension est celle qui possède les plus belles ornementations, grâce aux dons du marchand Nikifor Reviakin. Construite entre 1648 et 1649 dans un style moscovite luxuriant du XVIIe siècle, elle est la plus ancienne structure existante de la ville. Des ajouts ultérieurs furent apportés dès les années 1670 et en 1742. Cette vue présente les entourages de fenêtres en céramique entourant l'abside tripartite. La structure principale de briques blanchies à la chaux est décorée de motifs qui montent vers une corniche élaborée et trois rangées de gâbles décoratifs (kokoshniki). Les éléments festifs se terminent par cinq dômes sur des cylindres décorés, ou tambours. À l'instar de nombreuses églises russes, l'église de l'Ascension possède des chapelles (pridely) rattachées à la structure principale. La chapelle de la Résurrection (à droite) est en effet une seconde église et rivalise au niveau de la décoration avec l'église principale qui comprend des carreaux de céramique et son propre escalier extérieur. En plus de l'autel principal, la chapelle dispose également d'un autel dédié au tsarévitch Dimitri et plusieurs autels consacrés à l'Épiphanie et à l'Élévation de la Croix au niveau inférieur.

Église Saint-Nicolas-Gostunski (Gostinnyi) (années 1680, années 1720), avec son clocher (années 1720), vue de l'est, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue de l'est de l'église Saint-Nicolas-Gostunski et de son clocher à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Pendant la période médiévale, Oustioug devint un centre important non seulement pour le commerce, mais aussi pour l'activité missionnaire de l'Église orthodoxe. Le commerce et la foi sont combinés dans l'église Saint-Nicolas-Gostunski qui fut construite dans les années 1680 sur une falaise dominant la Soukhona, près de la place commerciale principale du village (dans certaines sources, l'église est nommée « Gostinyi », un terme honorifique pour désigner un « marchand »). L'église fut la première construite sur deux niveaux à Oustioug. Sa partie inférieure, possédant un autel dédié aux saints Zosime et Savvaty, était utilisée pour le culte pendant la saison hivernale. La chapelle basse (visible au centre) fut reconstruite dans les années 1720 et un clocher fut érigé au nord de l'église. L'ensemble est remarquable par ses détails décoratifs soulignés de noir sur les façades de briques blanchies à la chaux. L'église est surplombée par une tour d'octogones supportant une coupole. L'intérieur de l'église supérieure ne possède pas de piliers et est inondée de lumière par ses grandes fenêtres. Pendant la période soviétique, l'église fut utilisée comme scierie pendant un temps. En 1986, une restauration la transforma en galerie d'art locale.

Église de l'Ascension (1648-1649, années 1670, 1742), intérieur, mur est et iconostase, Velikii Ustiug, Russie

Cette vue est de l'iconostase dans l'église de l'Ascension à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1998 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Établie par des Russes dès le XIIe siècle, la ville de Veliki Oustioug devint un centre important pendant la période médiévale, non seulement pour le commerce, mais aussi pour l'activité missionnaire de l'Église orthodoxe. Des nombreuses églises de la ville, l'église de l'Ascension est celle qui possède la décoration la plus luxuriante, grâce aux dons du marchand Nikifor Reviakin. Elle fut construite entre 1648 et 1649 dans un style moscovite luxuriant du XVIIe siècle. La magnifique iconostase à cinq registres fut achevée vers 1750, ce qui en fit la première iconostase baroque remarquable d'Oustioug. Cette vue présente les cinq registres : la rangée des icônes avec la porte royale (finement sculptée et dorée) au centre, la rangée des fêtes, la rangée de la déisis avec le Christ intronisé, la rangée des prophètes et la rangée des patriarches. L'iconostase est dominée par un grand crucifix sculpté, avec une peinture murale de Jérusalem en arrière-plan. Cette construction élancée aboutit au sommet de la voûte à une représentation de l'Ascension, entourée d'anges sculptés en robes rouges. La vision de l'artiste utilise pleinement l'espace architectural.

Monastère de l'Archange Michel, cathédrale de l'Archange (entre 1653 et 1656), coupoles (fin du XVIIIe siècle), vue de l'ouest, avec l'église de la Pentecôte (ou Saint-Cyprien) (1710) au premier plan, à Veliki Oustioug (Russie)

Cette vue du nord-ouest de la cathédrale monastique (sobor) de l'archange Michel à Veliki Oustioug (oblast de Vologda) fut prise en 1996 par le Dr William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Établie par les Russes dès le XIIe siècle, la ville de Veliki Oustioug devint rapidement un centre de commerce et d'activité missionnaire. Des chroniques médiévales indiquent que le monastère de l'archange Michel, l'un des plus anciens dans le nord de la Russie, fut fondé par le vénérable moine Cyprien en 1212. En 1653, son ancienne cathédrale en bois à plusieurs dômes, dédiée à l'archange Michel, fit place à une imposante structure en briques construite grâce aux dons du marchand Nikifor Reviakin. Achevée en 1656, la structure est surélevée par une base haute (podklet) et possède cinq dômes et quatre piliers intérieurs. Les murs supérieurs sont ornés de gâbles arrondis (zakomary) sous la corniche droite de la toiture. Cette forme rectangulaire est enfermée dans une galerie contenant des fresques remarquables sur les épreuves de la vie monastique. L'angle nord-ouest est ancré par un clocher (visible à l'extrême gauche) avec une tour en forme de tente. Au premier plan se trouve dans l'ombre la petite église de la mi-Pentecôte (1710), également connue sous le nom d'église Saint-Cyprien, construite sur la tombe du fondateur du monastère.