23 décembre 2011

Chameau broutant dans la steppe. Steppe de Golodnaia

Au début du 20e siècle, le photographe russe Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii (1863–1944) utilisait un procédé de photographie en couleur particulier destiné à créer des archives visuelles de l'empire russe. Certaines des photographies de Prokudin-Gorskii remontent aux alentours de 1905, mais la majeure partie de son travail est datée de 1909 à 1915, années pendant lesquelles, avec l'appui du tsar Nicolas II et du ministre des Transports, il entreprit de longs voyages aux quatre coins de l'empire.

Dvinsk. Église catholique romaine

Au début du 20e siècle, le photographe russe Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii (1863–1944) utilisait un procédé de photographie en couleur particulier destiné à créer des archives visuelles de l'empire russe. Certaines des photographies de Prokudin-Gorskii remontent aux alentours de 1905, mais la majeure partie de son travail est datée de 1909 à 1915, années pendant lesquelles, avec l'appui du tsar Nicolas II et du ministre des Transports, il entreprit de longs voyages aux quatre coins de l'empire.

Église de l'icône Hodigitria de la Vierge (1763), vue du sud-est, à Kimzha (Russie)

Cette vue du sud-est de l'église de l'icône Hodigitria de la Mère de Dieu, dans le village de Kimzha (district de Mtsenskiy, oblast d'Arkhangelsk), fut prise en 2000 par le Dr William Brumfield, photographe et historien américain de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Le village de Kimzha fut construit au début du XVIe siècle, sur la rive droite de la Kimzha, affluent du fleuve Mezen qui se jette dans la mer Blanche. En 1699, un éclair et le feu qui suivit détruisirent l'église de l'icône Hodigitria de la Mère de Dieu datant du XVIIe siècle. Les travaux de construction de l'actuelle église commencèrent alors. En raison des moyens insuffisants du village, l'église fut seulement consacrée en 1763. Elle est l'unique exemple ayant survécu d'un type d'église caractéristique de la région de la rivière Pinega, avec sa haute tour en forme de tente (shatër) et sa haute coupole flanquée de quatre coupoles sur pignons en forme de tonneaux (bochka). L'abside (à droite) présente un pignon similaire. Dans les années 1870, les rondins de mélèze résistants de l'église furent recouverts d'un parement en planches peint en blanc et bordé de bleu et de vert. À la même époque, un clocher fut construit au-dessus du porche ouest. (Un clocher plus ancien se trouvait alors sur la rive de la rivière). Les restaurateurs soviétiques ont critiqué le parement en planches caractéristique du XIXe siècle et ce dernier fut éliminé dans les années 1980. Le manque de fonds a interrompu le processus. Depuis 1993, plusieurs tentatives de restauration de ce monument unique ont eu lieu, mais les résultats en sont limités.

Ensemble Pogost, église de la Transfiguration (1714) (gauche), clocher (XIXe siècle), église de l'Intercession (1764), vu de l'ouest, île de Kizhi (Russie)

Cette vue de l'ouest du principal ensemble d'églises de l'île de Kizhi (Karelia) fut prise en 1993 par le Dr William Brumfield, photographe et historien américain de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières « de la Bibliothèque du Congrès. Située dans un archipel de la partie sud-ouest du lac Onega, l'île de Kizhi est l'un des lieux les plus vénérés du nord de la Russie, avec son pogost, ou cimetière clos qui comprend deux églises en bois et un clocher. L'élément dominant du site est l'église de la Transfiguration du Sauveur (à gauche), construite vers 1714. L'église est le dernier exemple nous étant parvenu d'une forme élaborée de l'architecture des églises du nord de la Russie qui consiste en des niveaux octogonaux ascendants étayés par des extensions rectangulaires aux points cardinaux. Les divers éléments de la structure en rondins de pin sont couronnés de pignons en forme de tonneaux qui soutiennent un ensemble de 22 coupoles gainées de bardeaux de tremble. Au centre de l'ensemble se trouve un clocher du XIXe siècle, constitué d'une structure en rondins avec un parement en planches. Au sud de la tour (à droite) se trouve l'église de l'Intercession de la Mère de Dieu, construite en rondins de pin en 1764 et consistant en une structure principale carrée soutenant une tour octogonale couronnée de neuf coupoles. A l'extrémité ouest de l'église se trouve un vestibule (trapeznaia). L'église de l'Intercession de la Mère de Dieu pouvait être chauffée et fut ainsi connue comme une « église d'hiver ».

Pogost (églises et cimetière) (XVIIIe et XIXe siècles), vue du nord-ouest, Liadiny (Russie)

Cette vue du nord-ouest de deux églises en bois et d'un clocher du village de Liadiny (oblast d'Arkhangelsk) fut prise en 1998 par le Dr William Brumfield, photographe et historien américain de l'architecture russe, dans le cadre du projet « Rencontre de frontières » de la Bibliothèque du Congrès. Située à 30 kilomètres environ de Kargopol, la région de Liadiny est inhabitée depuis des temps immémoriaux et le village-même fut le site d'un ancien pogost, le territoire sacré d'un cimetière clos. L'ensemble comprend deux églises : l'église de l'Épiphanie (à gauche), construite à la fin du XVIIIe siècle et l'église de l'Intercession de la Mère de Dieu achevée au milieu du XVIIIe siècle (au centre). Les églises sont construites en rondins, avec un parement en planches probablement ajouté au XIXe siècle. Les deux structures sont remarquables, mais l'église de l'Intercession de la Mère de Dieu, avec sa tour en forme de tente élancée, est la plus spectaculaire. L'intérieur de l'église de l'Intercession de la Mère de Dieu consiste en un étage inférieur pour les services d'hiver (son autel est dédié à Saint-Blaise) et un étage supérieur spacieux où se trouve l'autel principal. Cet espace supérieur contient une iconostase partiellement conservée et un superbe plafond peint. L'ensemble de Liadiny fut terminé à la fin du XVIIIe siècle avec la construction d'un clocher octogonal. Les deux églises sont en cours de restauration partielle.

Dôme de la mosquée Gour-Émir vue de l'ouest (fendue). Samarcande

Au début du 20e siècle, le photographe russe Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii (1863–1944) utilisait un procédé de photographie en couleur particulier destiné à créer des archives visuelles de l'empire russe. Certaines des photographies de Prokudin-Gorskii remontent aux alentours de 1905, mais la majeure partie de son travail est datée de 1909 à 1915, années pendant lesquelles, avec l'appui du tsar Nicolas II et du ministre des Transports, il entreprit de longs voyages aux quatre coins de l'empire.