Province d'Erevan

Cette carte fait partie d'une collection souvenir de 82 cartes illustrées - une pour chaque province de l'Empire russe tel qu'il existait en 1856. Chaque carte présente une vue d'ensemble de la culture, de l'histoire, de l'économie et de la géographie d’une province. Le recto de la carte présente des signes distinctifs tels que les rivières, les montagnes, les grandes villes et les principales industries. Le verso montre une carte de la province et son sceau, des informations sur la population et le costume local des habitants. La province d'Erevan représentée sur cette carte est composée d'une partie de l'Arménie actuelle, de la région du Nakhitchevan dans l'Azerbaïdjan actuel, ainsi que d'une petite partie de la Turquie actuelle.

Carte ethnographique de la péninsule balkanique

La dissolution de l'Empire austro-hongrois à la fin de la Première Guerre mondiale transforma l'organisation politique des Balkans. La guerre avait commencé dans les Balkans avec l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg par un militant serbe de Bosnie qui réclamait l'indépendance de son pays vis-à-vis de cet empire. Jovan Cvijic, l'auteur de cette « carte ethnographique » des Balkans, publiée en 1918 par la Société géographique américaine de New York, était professeur de géographie à l'université de Belgrade. Il termina son doctorat à l'université de Vienne dans les années 1890 en formations géologiques et géomorphologie physique, mais son intérêt se tourna plus tard vers la recherche « anthropogéographique » analysant les influences géographiques sur la dynamique ethnique et culturelle dans la péninsule des Balkans. La carte de Cvijic est un témoignage de la diversité ethnique, religieuse et nationale des Balkans, mais elle ne permet pas de se rendre compte des ravages démographiques que provoqua la guerre sur la péninsule, où l'on estime qu'un quart des habitants d'avant-guerre de la Serbie et du Monténégro furent tués, ce qui représente l'un des taux les plus élevés de mortalité de tous les pays combattants.

Carte générale des explorations et des levés de l'expédition, 1907-1909

L'expédition britannique en Antarctique de 1907-1909, dirigée par Ernest H. Shackleton, quitta Port Lyttelton, en Nouvelle-Zélande, sur le navire Nimrod le 1er janvier 1908. Le 3 février, le Nimrod déposa Shackleton et un groupe de 14 hommes au cap Royds. Les hommes se répartirent en trois groupes. Le premier essaierait d'atteindre le pôle Sud, le deuxième se dirigea vers le nord pour atteindre le pôle Sud magnétique, tandis que le troisième explora les montagnes à l'ouest du détroit de McMurdo. Shackleton, trois compagnons et quatre poneys se mirent en route pour le pôle Sud le 29 octobre. Après de nombreuses tribulations, ils atteignirent le 9 janvier 1909 la latitude de 88°23’S, plus au sud que toutes les expéditions précédentes. Là, de violents blizzards et la perspective de manquer de vivres les forcèrent à faire demi-tour. Cette carte, tirée d'un article de Shackleton de 1909, retrace l'itinéraire des trois groupes d'explorateurs et du Nimrod, à bord duquel les hommes rentrèrent sains et saufs en Nouvelle-Zélande. L'expédition fit d'importantes découvertes scientifiques en géologie, en biologie et dans d'autres domaines. Un peu moins de trois ans plus tard, le 14 décembre 1911, le norvégien Roald Amundsen et quatre compagnons atteignirent finalement le pôle.

Carte générale de la Russie d’Asie montrant la division la plus récente en provinces et en régions, l'administration maritime de la région maritime et les routes prises par les navigateurs russes

Cette carte russe de la Sibérie montre les limites des régions et des districts, les agglomérations, les routes, les forteresses, les redoutes, les avant-postes, les postes de garde, les usines, les mines et les ruines. Elle indique également les territoires des diverses nationalités de la Sibérie et montre en détail les routes prises par les grands explorateurs de la Russie – Béring, Billings, Kruzenshtern, Golovine, Sarytchev et Gall – lors de leurs expéditions vers le Pacifique nord et l'Alaska. Cette carte fut produite par le Corps des topographes militaires qui, en vertu d'une réglementation gouvernementale de 1822, était rattaché à l'état-major et au dépôt topographique militaire « afin de mener au mieux des levés en temps de paix et la reconnaissance des localités à l'arrière de l'armée en temps de guerre ». En Russie comme dans d'autres pays européens (et aux États-Unis), au XIXe siècle, la responsabilité de cartographier le territoire national était souvent assignée à l'armée.

Grandes routes commerciales du Sahara

Cette carte de 1889 des routes commerciales transsahariennes par l'explorateur français Edouard Blanc reflète la priorité croissante donnée par les Européens au commerce terrestre pendant la « ruée sur l'Afrique » impériale de la fin du XIXe siècle. Dans des articles sur son travail, Blanc souligna l'importance de l'identification de routes géographiques « naturelles » qui relieraient les possessions coloniales françaises en Afrique de l'Ouest, comme le Sénégal, à l'Algérie en Afrique du Nord et feraient le lien entre la côte méditerranéenne et le Soudan ainsi que l'Afrique centrale. Blanc basa ses cartes non seulement sur ses propres voyages, mais aussi sur près d'un siècle de récits de voyageurs européens remontant jusqu'au voyage au Darfour de l'Anglais W.G. Browne en 1793. Les caractéristiques indiquées sur la carte comprennent les dunes, les cours d’eau et les vallées sèches ainsi que les routes caravanières arabes, les lignes ferroviaires coloniales et les routes. Les itinéraires de plusieurs explorateurs européens sont également décrits, y compris l'expédition de Gustav Nachtigal en 1869 au Soudan, les voyages d'Oskar Lenz du Maroc à Tombouctou en 1880, le voyage de 1880 au Soudan par les Italiens Matteucci et Massari, et plusieurs expéditions françaises partant de la côte algérienne, y compris celle de Colonieu en 1860 depuis Oran et celle de Flatters de Constantine en 1880 et 1881.

Le Testament en bas-sorabe de Miklawuš Jakubica, 1548

Ce manuscrit de 669 pages contient la traduction complète du Nouveau Testament en bas-sorabe par le pasteur Miklawus Jakubica. Il s'agit de l'un des documents culturels relatifs au peuple sorabe d'Allemagne de l'Est les plus importants et d'une source importante pour l'étude des langues slaves de l'ouest. Terminée en 1548, la traduction de Jakubica, qui inclut de nombreuses illustrations en couleurs de fleurs, d'arbres et d'animaux, n'a jamais été imprimée. Quant au travail préparatoire pour sa traduction, Jakubica utilisa la traduction de la Bible en allemand par Martin Luther, ainsi que les modèles de la Bible en vulgate et en tchèque. L'œuvre est en fait la toute première traduction de la Bible de Luther en une autre langue. Jakubica utilisa le dialecte de Sorau (ville située au sud du Brandebourg) et fit appel aux mots en tchèque et en haut-sorabe pour tenter de créer une langue écrite de l'Église, commune pour tous les Sorabes. Le bas-sorabe et le haut-sorabe sont des langues slaves de l'ouest liées au polonais et au tchèque qui sont parlées par les Sorabes, une minorité reconnue d'Allemagne.

Linge séchant au bord de la rivière Soukhona, à Totma, en Russie

Cette photographie d'un jour de lessive sur la rivière Soukhona à Totma a été prise en 1998 par William Brumfield, photographe américain et historien de l'architecture russe, dans le cadre du projet de la Bibliothèque du Congrès intitulé « Réunion des frontières ». La Soukhona relie le partie méridionale centrale de l'Oblast de Vologda avec le Nord-Est et faisait partie pendant des siècles d'un important réseau commercial orienté vers le nord et la mer Blanche. La Soukhona traverse les villes historiques de Totma et Veliki Oustioug, toutes deux connues pour leurs églises de brique des XVIIe et XVIIIe siècles fondées par des commerçants locaux. Bien que l'intérieur des églises de Totma ait été gravement endommagé au cours de l'ère soviétique, ces édifices sont toujours là et représentent l'une des pages les plus brillantes de la culture de la Russie septentrionale. La prospérité de ces villes fluviales du nord se fondait sur leur situation le long d'une route commerciale importante et sur les liens étroits qu'elles entretenaient avec les plus grandes villes de la Russie, Saint-Pétersbourg et Moscou. L'influence de Totma s'étendait même jusqu'au Nouveau Monde par l’intermédiaire de l'Alaska. Parmi les citoyens remarquables de Totma se trouvait Ivan Kouskov, le premier commandant du Fort Ross, en Californie. Bien que la Soukhona ait depuis longtemps perdu son importance en tant que grande voie de transport, elle joue encore un rôle essentiel dans la cadence éternelle de cette petite ville au passé glorieux.

L’Égypte et l’Arabie pétrée

Cette carte illustrée de l'Égypte et de la péninsule du Sinaï est une carte de Tallis, identifiable par les arabesques des bordures et les scènes délicatement dessinées inscrites sur la carte. John Tallis et Cie était une entreprise de cartographie britannique active de 1835 environ jusqu'à 1860. L'Égypte et l'Arabie pétrée faisait partie de son projet à grande échelle, The llustrated Atlas, and Modern History of the World, Geographical, Political, Commercial & Statistical (L’Atlas illustré, et histoire moderne du monde, géographique, politique, commercial et statistique), publié en 1851. L'Arabie pétrée, nom datant de l'Empire romain, était composée des terres qui sont maintenant la péninsule du Sinaï en Égypte, la Jordanie moderne, la Palestine, Israël, le sud de la Syrie et l'ouest de l'Arabie Saoudite. Les cartes furent dessinées et gravées par le cartographe John Rapkin et d'autres illustrateurs gravèrent les vignettes. Les cartes de Tallis étaient réputées pour la précision des dessins, les nombreux noms de lieux, les détails et les informations géographiques ainsi que l'usage de zones ombrées pour indiquer des caractéristiques topographiques. La finesse de la réalisation et le détail des informations donnent à ces cartes un air moderne par rapport aux techniques cartographiques plus anciennes. Ces productions sont souvent décrites comme les dernières de la tradition des cartes décoratives.

Province d'Ekaterinoslav

Cette carte fait partie d'une collection souvenir de 82 cartes illustrées - une pour chaque province de l'Empire russe tel qu'il existait en 1856. Chaque carte présente une vue d'ensemble de la culture, de l'histoire, de l'économie et de la géographie d’une province. Le recto de la carte présente des signes distinctifs tels que les rivières, les montagnes, les grandes villes et les principales industries. Le verso montre une carte de la province et son sceau, des informations sur la population et le costume local des habitants. La province d'Ekaterinoslav représentée sur cette carte se trouve dans l'Ukraine actuelle.

Carte économique de l'Oblast de Yakutsk

Cette carte économique de l'époque soviétique de la République socialiste soviétique autonome yakoute provient de l’atlas RSSA de Yakoutie : Atlas, Yakoutie socialiste. Elle présente six zones économiques de cette vaste région de Sibérie. Les centres de production de machines, d'électricité et de produits alimentaires sont représentés sur la carte ainsi que les centres des industries extractives produisant du charbon, du gaz naturel, de l'or, du mica, du sel, des matériaux de construction et des diamants. Le développement de l'industrie minière de la Yakoutie, qui commença dans les années 1960, provoqua l’arrivée de nombreux immigrants de la Russie d’Europe et des autres Républiques slaves de l'Union soviétique, ainsi qu'un changement dans la composition ethnique de la population. La proportion de Yakoutes dans l'ensemble de la population de la République passa de 90 % en 1920 à 43 % en 1970, 36,6 % en 1979 et 33,4 % en 1989. Cependant, après l'éclatement de l'Union soviétique, la République connut une forte émigration de Slaves et un renversement de ces tendances. En 1990, la Yakoutie changea son nom pour devenir la République de Sakha.