7 novembre 2011

Vienne 1, Parlement

Rudolf von Alt (1812–1905) était un peintre autrichien, dessinateur et graveur célèbre pour ses scènes urbaines, ses paysages et ses intérieurs. Sur ce dessin d'Alt exécuté à l'encre avec des rehauts de blanc, on aperçoit le bâtiment du parlement de Vienne. L'œuvre est signée et datée de 1885 dans le coin inférieur droit. Située dans l'Innere Stadt (ville intérieure), le premier arrondissement de Vienne (« Vienne 1 »), la structure néoclassique fut construite entre 1874 et 1883 par le baron et architecte danois Theophil Edvard von Hansen (1813–1891). Elle servit de lieu de réunion aux deux chambres du Reichsrat (le Conseil impérial autrichien) jusqu'à la dissolution de la monarchie austro-hongroise en 1918. Le dessin fait partie des illustrations originales du Kronprinzenwerk (Le travail du prince de la Couronne), nom abrégé d'une encyclopédie illustrée en 24 volumes de tous les pays de la Couronne et des peuples de la monarchie austro-hongroise. Elle fut publiée entre 1886 et 1902 sous le titre Die österreichisch-ungarische Monarchie in Wort und Bild (La monarchie austro-hongroise en mots et en images) à la fois en allemand et en hongrois. Le projet fut lancé par Rodolphe, prince de la Couronne d'Autriche, qui le supervisa jusqu'à sa mort en 1889. Il reflète sa foi dans le libéralisme, la science et le progrès. La conception de Rodolphe consistait à décrire sans partialité et de manière aussi égalitaire que possible l'ensemble des peuples et des groupes ethnographiques de la monarchie.

Mariage houtsoule

Ce dessin à l'encre d'un mariage houtsoule de la fin du XIXe siècle est l'œuvre de Thaddäus Rybkowski (1848–1926), un artiste polonais dont les travaux comportent des scènes de la vie rurale en Galicie et en Pologne. Né en Pologne russe, Rybkowski fit ses études à l'École des beaux-arts de Cracovie. Plus tard, il vint à Vienne où il étudia dans l'atelier du professeur Leopold Löffler-Radymno. Les Houtsoules forment un groupe ethnoculturel semi-nomade qui habita pendant des siècles la région des Carpates. La langue houtsoule est considérée comme un dialecte de l'ukrainien, fortement influencé par le polonais et le roumain. Les dessins de Rybkowski reflètent de nombreux aspects de la culture houtsoule traditionnelle, célèbre pour ses mariages élaborés et pittoresques, ainsi que pour ses vêtements, ses arts et son artisanat de facture raffinée. Ce dessin fait partie des illustrations originales du Kronprinzenwerk (Le travail du prince de la Couronne), nom abrégé d'une encyclopédie illustrée en 24 volumes de tous les pays de la Couronne et des peuples de la monarchie austro-hongroise. Elle fut publiée entre 1886 et 1902 sous le titre Die österreichisch-ungarische Monarchie in Wort und Bild (La monarchie austro-hongroise en mots et en images) à la fois en allemand et en hongrois. Le projet fut lancé par Rodolphe, prince de la Couronne d'Autriche, qui le supervisa jusqu'à sa mort en 1889. Il reflète sa foi dans le libéralisme, la science et le progrès. La conception de Rodolphe consistait à décrire sans partialité et de manière aussi égalitaire que possible l'ensemble des peuples et des groupes ethnographiques de la monarchie.

Vue de Sarajevo

Gyula (Julius) Háry (1864–1946) était un peintre et artiste graphique hongrois, surtout connu pour ses aquarelles détaillées de scènes pittoresques en Autriche-Hongrie et en Italie. Né à Zalaegerszeg, en Hongrie occidentale, il étudia les arts à l'École d'arts appliqués de Budapest. Háry partit d'abord à Sarajevo, capitale et ville la plus importante de Bosnie-Herzégovine, en 1884, six ans après que le contrôle de la province soit passé des mains de l'Empire ottoman à celles de l'Autriche-Hongrie, en vertu du traité de Berlin de 1878. Il retourna plusieurs fois en visite à Sarajevo et réalisa de multiples aquarelles et dessins de la ville. Ce dessin signé à l'encre avec des rehauts de blanc fait partie des illustrations originales du Kronprinzenwerk (Le travail du prince de la Couronne), nom abrégé d'une encyclopédie illustrée en 24 volumes de tous les pays de la Couronne et des peuples de la monarchie austro-hongroise. Elle fut publiée entre 1886 et 1902 sous le titre Die österreichisch-ungarische Monarchie in Wort und Bild (La monarchie austro-hongroise en mots et en images) à la fois en allemand et en hongrois. Le projet fut lancé par Rodolphe, prince de la Couronne d'Autriche, qui le supervisa jusqu'à sa mort en 1889. Il reflète sa foi dans le libéralisme, la science et le progrès. La conception de Rodolphe consistait à décrire sans partialité et de manière aussi égalitaire que possible l'ensemble des peuples et des groupes ethnographiques de la monarchie. Ce dessin appartenait au volume consacré à la Bosnie-Herzégovine publié en 1901.

Proclamation d'ouverture par des autorités universitaires avant un trimestre scolaire

L'Université de Vienne fut fondée par le duc Rodolphe IV d'Autriche en 1365. Il s'agit de la plus ancienne université du monde germanophone. Comme c'était le cas dans d'autres universités européennes, la langue d'enseignement principale était le latin. Cette proclamation en latin fut écrite par Petrus Muchitsch, philologue et théologien ayant exercé deux fois le poste de président de l'université, entre 1577 et 1578, puis à nouveau en 1578. Dans ce message d'accueil, Petrus invite les étudiants à reprendre leurs études après la fin de l'épidémie de peste de 1578 de Vienne. Imprimé sous forme de placard, le document comprend l'un des plus anciens calendriers de cours magistraux d'université encore existant, énumérant les cours de la faculté de théologie, de la faculté de médecine, de la faculté de droit, de la faculté d'arts libéraux, de philosophie et de langues. Il indique également quels cours étaient destinés aux étudiants de licence et aux étudiants de maîtrise de manière séparée et quels cours magistraux étaient communs.

Ex-libris

Wolfgangus Lazius est le nom latinisé de Wolfgang Laz (1514–1565), un humaniste, historien, cartographe et médecin autrichien qui réalisa le premier ensemble de cartes des pays héréditaires de la Couronne d'Autriche. Lazius était professeur de médecine à la faculté de l'Université de Vienne dont il fut plusieurs fois doyen et président. L'empereur Ferdinand Ier fit de lui son médecin personnel, son historiographe et son conseiller, ainsi que le conservateur des collections impériales. Comme de nombreux universitaires du XVIe siècle diplômés en sciences, Lazius fut attiré par l'art de la cartographie. Il entreprit des expéditions scientifiques et géographiques à travers tout l'empire, rassemblant des données pour ses cartes, qu'il dessinait et gravait lui-même. On aperçoit ici l'ex-libris de Lazius, fait par lui-même, sur lequel apparaissent un crâne au-dessus d'une étiquette et d'un texte, des armoiries, ainsi que des ébauches de livres et de cartes réalisées par Lazius, notamment Chorographia Austriae (ou Typi Chorografici Provinciarum Austriae). La chorographie de Lazius (du grec choros signifiant « pays » et grapho signifiant « écrire ») est considérée comme étant le plus ancien atlas d'Autriche. Elle fut publiée à Vienne en 1561, ce qui suppose que l'ex-libris a été réalisé peu de temps après. La gravure à l'eau-forte est imprimée sur un papier de rebut. Le dos comporte un fragment d'une carte de Grèce dressée par Lazius.

Danses folkloriques du Japon

Cette peinture sur rouleau réalisée à la main comporte des illustrations de huit styles de danses folkloriques japonaises : Sumiyoshi Odori, une danse transmise au sanctuaire de Sumiyoshi à Osaka ; Oise Odori, une danse de la province d’Ise où le sanctuaire d’Ise est dédié à Amaterasu, la principale déesse du Shinto ; Kake Odori, au cours de laquelle un groupe de personnes se dirige en dansant vers les abords d’un village ou d’une ville pour exorciser ses esprits maléfiques ; Kokiriko Odori, au cours de laquelle des danseurs folkloriques font claquer des baguettes de bambou dans chaque main ; Komachi Odori, au cours de laquelle un groupe de jeunes femmes magnifiquement vêtues danse au son du tambour lors du Festival du tisserand ; Karako Odori, une danse d’enfants dans le style chinois ; Hōsai Odori, une danse de prières chantées créée par le moine fou Hôsai, et Sashimono Odori, une danse utilisant des drapeaux de guerre imitant ceux utilisés sur les champs de bataille. Toutes les illustrations sont peintes dans un style antérieur à l’ukiyo-e (principalement réalisé à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle) et le rouleau comporte de brèves descriptions humoristiques en vers dans la partie supérieure. Le rouleau a été dessiné dans le style d’un peintre populaire dont on ignore le nom et constitue un témoignage historique des danses folkloriques exécutées vraisemblablement au début du XVIIe siècle.