23 novembre 2011

Place de l'église, Pretoria, Afrique du Sud, 1905

Cette photographie de 1905 montre la Place de l'église à Pretoria, Afrique du Sud, orientée vers l'est. La fontaine en fonte, connue sous le nom de Fontaine Sammy Marks, fut importée d'Irlande par l'homme d'affaires Sammy Marks (1843-1920) et déplacée de la Place de l'église au zoo de la ville en 1910. Né en Lituanie, fils d'un tailleur juif, Marks arriva en Afrique du Sud en 1868. Il commença sa carrière dans le commerce ambulant de bijoux et de couverts, mais rapidement il s'impliqua dans les industries en pleine croissance d'extraction d'or, de diamant et de charbon. Derrière la fontaine se trouvent le bâtiment des Tudor Chambers récemment achevé, qui était alors le plus grand immeuble de bureaux de Pretoria, construit par George Heys (1852-1939), autre homme d'affaires important d'Afrique du Sud. Heys était originaire de Durban et partit vivre à Pretoria dans ses jeunes années. Il fonda la société de transport par voiture (diligence) de Heys and Gibson qui fonctionna entre Kimberley et Pretoria, puis il s'orienta vers l'immobilier et les investissements. La photographie provient de la collection Van der Waal du Département des Services de bibliothèque de l'Université de Pretoria, Afrique du Sud. La Collection Van der Waal fait partie d'archives de l'architecture sud-africaine rassemblées par l'historien en architecture le Dr Gerhard-Mark van der Waal.

Femme chola, portrait en pied, debout, profil droit, La Paz, en Bolivie

Cette photographie d'une Bolivienne provient de la collection Frank et Frances Carpenter à la Bibliothèque du Congrès. Frank G. Carpenter (1855-1924) était un auteur américain de livres de voyage et de géographie mondiale dont les travaux ont contribué à populariser l'anthropologie culturelle et la géographie aux États-Unis au début du XXe siècle. Composée de photographies prises et réunies par Carpenter et sa fille Frances (1890-1972) pour illustrer ses écrits, la collection comprend quelque 16 800 photographies et 7 000 négatifs sur verre et sur film. Max T. Vargas, un célèbre photographe péruvien et éditeur de cartes postales qui travaillait à La Paz, en Bolivie, au début du XXe  siècle, a pris cette photo.

Carte du monde

Cette carte du monde en latin de la fin du XVIIIe siècle par l'éditeur d’Augsbourg Tobias Lotter (1717-1777) est basée sur une carte du cartographe français Guillaume de l'Isle (1675-1726). Celui-ci faisait partie du groupe de cartographes français qui a mis fin à la supériorité des Néerlandais dans le domaine de la cartographie à la fin du XVIIe siècle. De l'Isle était un enfant prodige qui a dessiné sa première carte à l'âge de neuf ans. Il a été instruit en histoire et géographie, ainsi qu'en mathématiques et astronomie. Il s’est largement inspiré des cartographes et auteurs de récits de voyage arabes et persans de l'antiquité et il tenait à la précision scientifique de ses ouvrages. En 1702, deux ans après la publication de son premier atlas, il a été élu membre de l'Académie royale des sciences et en 1718 il a été nommé premier géographe du roi. La côte ouest de l'Amérique du Nord, l'Arctique et la côte est de l'Australie, alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande, étaient encore inexplorés au moment de la publication de cette carte. Celle-ci utilise des teintes différentes et des bordures pour délimiter les divisions entre les continents, comme l'indiquent les bordures très nettes entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. En plus de cartographier le territoire, la carte de Guillaume de l'Isle présente des voyages d'exploration à travers l’océan Pacifique et l’océan Indien.

L'acteur Nakamura Utaemon dans le rôle de Kato Masakiyo

L'art japonais de l’ukiyo-e (« Images du monde flottant [ou souffrant] ») est né dans la ville d'Edo (aujourd'hui Tokyo) durant l'époque de Tokugawa ou d'Edo (1600-1868), une époque relativement paisible durant laquelle les shoguns Tokugawa gouvernaient le Japon et ont fait d'Edo le siège du pouvoir. La tradition d'estampes et de peintures sur bois ukiyo-e s'est poursuivie jusqu'au XXe siècle. Cette estampe réalisée entre 1818 et 1830 montre l'acteur Nakamura Utaemon représenté comme un guerrier dans le rôle de Kato Kiyomasa (Masakiyo), un général du XVIe siècle qui a dirigé les forces japonaises pendant la guerre de Sept Ans (1592-98) contre la Corée.

Pivoine et canari

L'art japonais de l’ukiyo-e (« Images du monde flottant [ou souffrant] ») est né dans la ville d'Edo (aujourd'hui Tokyo) durant l'époque de Tokugawa ou d'Edo (1600-1868), une époque relativement paisible durant laquelle les shoguns Tokugawa gouvernaient le Japon et ont fait d'Edo le siège du pouvoir. La tradition d'estampes et de peintures sur bois ukiyo-e s'est poursuivie jusqu'au XXe siècle. Cette estampe, réalisée en 1833 ou 1834, fait partie de la série « Petites fleurs » de Katsushika Hokusai (1760-1849). Sa couleur de fond et sa taille sont inhabituelles. D'autres exemples de cette estampe, que l'on trouve au British Museum et au Musée national de Tokyo, ont un fond bleu intense. Elle est similaire à une estampe de la collection James A. Michener de l'Académie des Arts d’Honolulu et, comme celle-ci, porte des cachets du censeur et de l'artiste.

Défilé pour le droit de vote, New York, le 6 mai 1912

Le défilé pour le suffrage fut un nouveau développement dans la lutte pour le droit de vote des femmes aux États-Unis. C’était une tactique audacieuse adoptée par ceux qui luttaient pour le droit de vote et les suffragettes les plus militantes peu après le début du siècle. Bien que certaines femmes aient choisi de quitter le mouvement plutôt que de manifester en public, d'autres embrassèrent le défilé comme un moyen de faire connaître leur cause et de combattre l'idée que les femmes devraient rester au foyer. Les défilés unissaient souvent des femmes de milieux socioéconomiques différents. Étant donné qu’ils avaient lieu en public, ils sont aussi devenus médiatiques. La couverture médiatique - même quand elle était négative - a contribué à la diffusion du message de ceux qui luttaient pour le droit de vote. Certains États ont permis aux femmes de voter plus tôt, mais les Américaines ont obtenu le droit de vote au niveau national en 1920, dans le cadre du dix-neuvième amendement à la Constitution.