23 novembre 2011

Sarah Bernhardt : puzzle en dix cartes postales représentant Sarah dans ses différents rôles

Sarah Bernhardt (1844-1923) était une actrice de théâtre française qui fut sans doute l'actrice la plus célèbre du 19ème siècle. Elle cultiva délibérément une aura autour de sa personne, utilisant toute forme de média, obtenant des titres tels que "la Divine Sarah" et le "Monstre sacré". En France et d'autres pays, son image circulait de manière incessante dans les peintures, gravures, photographies, statues, affiches, publicités, et dessins satiriques. Ce puzzle, composé de dix cartes postales, montre sa silhouette dans ses rôles les plus célèbres, féminin et masculin, tragiques et dramatiques. Tout au long de sa carrière, Bernhardt réinterpréta de nombreux rôles classiques comme le rôle principal dans Phèdre de Jean Racine (1639-99), mais elle joua également des rôles créés exclusivement pour elle par des auteurs contemporains, par exemple dans des pièces comme Le Passant (1869) par François Coppée (1842-1908), Frou-Frou (1883) par Henri Meilhac (1831-97) et Ludovic Halévy (1834-1908), Théodora (1884) par Victorien Sardou (1831-1908), et L'aiglon (1900) par Edmond Rostand (1868-1918).

Antiquités juives

Jean Fouquet (141?-80 ?) fut le plus grand peintre français du 15ème siècle. Son génie se reflète dans ses illustrations des Antiquités juives, que Fouquet créa pour Jacques d’Armagnac, le Duc de Nemours. Fouquet voyagea en Italie dans ses jeunes années, où il apprit à peindre avec une grande précision de détail et à utiliser la perspective aérienne, mais il continua de s'inspirer de sa Touraine natale à bien des égards dans son art, en particulier dans les formes et la couleur. Dans ces illustrations, sa représentation du siège de Jéricho évoque une ville sur les rives de la Loire, et son Temple de Jérusalem semble une version modifiée de la Cathédrale de Tours. Antiquités juives fut écrit par un historien juif du premier siècle Flavius Josephus (38 ?-100 ?) et raconte l'histoire du peuple juif de la Création jusqu'à l'éclatement de la révolte des juifs contre les Romains en l'an 66 après J.-C. Composé en grec et traduit en latin, le livre fut lut par les premiers chrétiens et demeura populaire chez les chrétiens comme chez les juifs. Ce manuscrit appartenait au roi François I (1494-1547), qui le confisqua en 1523 à Charles III, Duc de Bourbon (1490-1527).

La Constitution du Japon (Journal officiel, édition spéciale)

Cette publication est une édition supplémentaire de la Gazette officielle dans laquelle la Constitution du Japon fut promulguée. Elle fut conservée dans les archives d'Irie Toshio (1901-1972), directeur général du Bureau législatif sous le premier cabinet de Yoshida Shigeru en 1946-1947. Le texte révisé de la Constitution impériale fut adopté par la Chambre des représentants japonaise le 7 octobre 1946. La constitution fut promulguée le 3 novembre. Sur la page de garde de la Gazette, on peut voir les autographes du premier ministre Yoshida Shigeru (1878-1967), Ministre d'État en charge de la constitution, et plus tard premier bibliothécaire de la Bibliothèque nationale, de Kanamori Tokujirō (1886-1959), et d'Ashida Hitoshi (1887-1959), Président de la Commission du texte de révision de la Constitution impériale au sein de la Chambre des représentants.

Un million de petites pagodes en bois et prières Dharani

Hyakumanto Darani (Un million de pagodes et de prières Dharani) est la publication la plus ancienne dont on ait une trace au niveau mondial et dont la date de production est clairement déterminée. En 764, l'Impératrice Shōtoku (718-770) ordonna la donation de Hyakumanto Darani, chacun contenant un petit rouleau imprimé avec quatre soutras Dharani Bouddhistes, à dix temples importants. La National Diet Library (Bibliothèque nationale du Japon) détient plusieurs des rouleaux qui furent donnés au Temple Hōryūji dans la préfecture de Nara à l'ouest du Japon. Ces pagodes à trois niveaux ont été peintes avec de l'argile blanche. Le matériau des plaques d'impression, à savoir bois ou métal, n'est pas établi.

Yoshitsune en partance pour la province Oshu

Cette peinture en rouleau raconte l'histoire de Minamoto Yoshitsune (1159-89), commandant militaire à la fin du 12ème siècle, et son légendaire serviteur Benkei (?-1189). Minamoto Yoritomo (1147-99) le frère plus âgé de Yoshitsune soupçonna ce dernier d'avoir des ambitions après que Yoshitsune ait obtenu plusieurs succès militaires. Yorimoto fit expulser Yoshitsune de Kyoto. Yoshitsune rechercha la protection de la famille Fujiwara à Hiraizume, province d'Oshū mais il fut finalement traqué à mort et forcé de se suicider par son puissant frère. L'histoire tragique de Yoshitsune et Benkei a été populaire au Japon et utilisée dans les romans et drames depuis la période Muromachi (1336-1573).

Distractions pour les douze mois

Cette peinture en rouleau, dessinée à la main et en couleur, présente les événements annuels et les jeux saisonniers à Kyoto, mois par mois. Ce dessin particulier dépeint des enfants tenant des balais et jouant à un jeu de balle appelé gicchō dans une rue à Kyoto. Le style de calligrapie et la facture indiquent que le rouleau fut réalisé au début de la période Edo (1600-1867). La Bibliothèque Chester Beatty à Dublin en Irlande, possède le même type de peinture en rouleau.