La bataille d'Arcul

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

La bataille de Yesil-köl-nor

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

Hommage rendu par le Khan de Badakhshan

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

L'empereur et les prisonniers musulmans arrêtés pendant la pacification

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

Assaut sur le camp établi à Gadan-Ola

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

Pacification et capitulation de Yili

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

La bataille d'Oroi-Jalatu

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

La victoire de Khorgos

Les « Gravures sur cuivre de la bataille » sont une série d'impressions de gravures sur cuivre qui datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elles avaient été commandées par l'empereur Qianlong de la dynastie Qing (1644-1911) qui régna de 1735 à 1796. Elles décrivent les campagnes militaires menées dans les provinces chinoises et tout le long des frontières du pays. Les illustrations principales des gravures étaient de grands tableaux peints par des artistes missionnaires européens, lesquels étaient à l'époque employés au tribunal de Pékin. Ces artistes étaient entre autres le jésuite italien Giuseppe Castiglione (1688-1766), le jésuite français Jean-Denis Attiret (1702-1768), le jésuite bohémien Ignatius Sichelbarth (1708-1780) et le missionnaire italien de Saint-Augustin Jean-Damascène Sallusti (mort en 1781). Les gravures de la première série de 16 tableaux n'ont pas été produites en Chine mais plutôt à Paris qui était à cette époque le lieu de prédilection des meilleurs artisans européens du domaine. L'empereur avait même demandé à ce que l'œuvre soit à l'image du style du graveur de cuivre d'Augsbourg, Georg Philipp Rugendas dit l'Ancien (1666-1742), dont il connaissait le travail. Des copies à petite échelle des tableaux de Castiglione et de ses collègues de Pékin furent envoyées à Paris pour être gravées sur des plaques de cuivre, imprimées et renvoyées ensuite en Chine avec les plaques et les gravures. Plus tard, d'autres séries de gravures furent réalisées à Pékin par des apprentis chinois des jésuites. Elles étaient nettement distinctes en style et finition des séries faites à Paris. Les gravures de cuivre de la bataille de Qianlong étaient uniquement l'un des moyens utilisés par l'empereur mandchou pour consigner ses campagnes d'invasion militaire et de répression des soulèvements régionaux. Elles servaient à glorifier son règne et à exercer un contrôle idéologique sur l'historiographie de la Chine. Dans l'histoire de l'art chinois, la gravure sur cuivre est restée un épisode. Du point de vue de leur contexte politique, les gravures de Qianlong représentent un genre descriptif distinct et exceptionnel qui illustre l'autodramatisation du pouvoir de l'État impérial. Le Département d'Asie de l'Est de la Bibliothèque d'État de Berlin dispose d'un ensemble de cinq séries pour un total de 64 gravures. Il s'agit ici d'une des 16 impressions des séries de Paris qui décrivent la campagne de Qianlong de 1755-1757 pour annexer Zunghar Khanate, un empire nomade principalement situé sur le territoire de la région autonome du Xinjiang Uyghur, l'actuel nord-ouest de la Chine.

Locomotive : journal d'éducation politique du peuple, N°1, 1er avril 1848

Le journal radical de 1848 Locomotive est l'œuvre journalistique la plus importante de Friedrich Wilhelm Alexander Held (1813-1872). Après une carrière militaire d'officier dans l'armée prussienne, Held s'est consacré à sa vie civile et a travaillé comme acteur et écrivain pendant un temps. En 1843, il s'est installé à Leipzig où il a publié le journal Die Lokomotive (La locomotive). Le journal est très vite connu le succès avec un tirage de 12 000 exemplaires par jour. Son journal n'a pas tardé à être interdit bien que Held soit plus un partisan de la monarchie constitutionnelle qu'un radical politique. Après avoir essayé plusieurs fois de poursuivre sa publication à Leipzig, Held s'installa à Berlin où, le 1er avril 1848, il lança la publication de son journal Locomotive : Zeitung für politische Bildung des Volkes (Locomotive : journal d'éducation politique du peuple). 1848 fut une année de soulèvements révolutionnaires dans une grande partie de l'Europe, provoqués par la hausse des prix des denrées alimentaires et les troubles économiques et politiques qui entrainèrent en février le renversement du roi Louis-Philippe en France. En Allemagne, les délégués européens se réunirent à Francfort pour réclamer des réformes politiques et la création d'une Allemagne unifiée et démocratique. Les soulèvements populaires finirent par cesser ou furent réprimés par les troupes prussiennes et autrichiennes. La publication de Locomotive fut interdite en janvier 1849. Les 201 numéros du journal présentés ici, datant d'avril à décembre 1848, témoignent directement des évènements révolutionnaires de 1848.
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Les clés de la miséricorde et les secrets de la sagesse

Ce manuscrit représente une source inestimable pour comprendre les doctrines et les pratiques de l'alchimie dans le monde islamique au cours du Moyen Âge. Son auteur, l'érudit Mu‛ayyad al-Dīn al-Tuġrā’ī, est né en 1062 apr. J.-C. en Perse (l'Iran actuel) et travaillait comme secrétaire à la cour des Seldjoukides. Il fut ensuite nommé vizir à Mossoul (aujourd'hui en Irak), mais sa carrière s'interrompit de manière dramatique en 1221 lorsqu'il fut accusé à tort d'hérésie et décapité après que son protecteur soit tombé en disgrâce. Des notes sur la biographie d'al-Tuġrā’ī ont été ajoutées sur la première page de ce manuscrit à une date ultérieure, ainsi que des notes de marge destinées à corriger, souligner ou commenter des passages particuliers du traité. Kitāb mafātīh ar-rahma wa-asrār al-hikma (Les clés de la miséricorde et les secrets de la sagesse) est constitué de deux parties. La première moitié du traité est une muqaddima (une longue introduction) dans laquelle l'auteur présente un exposé systématique des doctrines de l'alchimie, à partir de la théorie des quatre éléments pour la préparation d'un élixir blanc de transmutation du cuivre en argent et d'un élixir rouge de transmutation de l'argent en or. La seconde partie du manuscrit contient la traduction en arabe par al-Tuġrā’ī d'un traité grec du célèbre alchimiste Zosime de Panopolis, qui vécut vers 300 apr. J.-C. Al-Tuġrā’ī interpole dans le texte ses propres commentaires et des citations d'autres autorités (notamment de philosophes comme Aristote, Démocrite et Galien, ainsi que de personnages mythiques ou historiques comme Hermès et Cléopâtre) à tel point qu'il est difficile d'identifier l'œuvre grecque originale. Néanmoins, l'existence même de cette traduction en dit long sur le rôle des sciences arabes dans la préservation et la transmission des connaissances scientifiques antiques et hellénistiques. Le manuscrit est embelli par de nombreux dessins d'appareils de chimie, notamment de récipients pour la distillation et la sublimation, ainsi que différents types de fourneaux. Il comporte également des tableaux destinés à expliquer le contenu théorique du texte.