28 octobre 2011

L'ouvrage exquis sur l'efficacité des épices

Ce manuscrit du XVIIe siècle écrit par Zawraq al-Maghribī est un traité lié aux utilisations des herbes et des parties du corps d'animaux. Selon l'enseignement reçu de son père, Ḥafṣ Īsā ibn Husayn, l'auteur déclare qu'il a personnellement essayé toutes les informations contenues dans l'ouvrage. Ce dernier est divisé en 12 sections, organisées de façon méthodique en fonction du corps humain, littéralement de la tête aux orteils. Le chapitre 1 concerne les maux de tête ; le chapitre 2, l'appareil digestif et la poitrine ; le chapitre 3, l'estomac, le foie, le pancréas, les reins et la vessie ; le chapitre 4, l'estomac et les intestins, y compris l'utilisation des laxatifs ; le chapitre 5, les organes reproducteurs ; le chapitre 6, les articulations ; le chapitre 7, les blessures et les infections ; le chapitre 8, les maladies chroniques ; le chapitre 9, les diverses fièvres ; le chapitre 10, l'empoisonnement ; le chapitre 11, les talismans ; et le chapitre 12, d'autres sujets variés. L'auteur indique qu'il préfère l'usage de la science et de l'expérimentation à celui des sorts, non pas que la croyance en ces derniers soit sans fondement, mais en raison des erreurs qui peuvent être faites dans le calcul des périodes propices et des autres problèmes liés à leur usage. Il combine donc l'analyse des talismans magiques, des incantations et ce genre de choses à son analyse des observations empiriques, un aspect du texte rendant l'ouvrage très intéressant aux yeux des historiens de la science. Achevé le lundi 20 Muharram, en l'an 1073 après l'Hégire (4 septembre 1662), le manuscrit est dédié à Dawūd ibn Malik Mansūr, un dirigeant local. Le manuscrit est composé de deux pièces. La première s'arrête au feuillet 58 ; la seconde commence au feuillet 59 et continue jusqu'au feuillet 63 ; la première partie continue depuis le feuillet 64 jusqu'au 82 ; la deuxième partie continue à partir du feuillet 83 et continue jusqu'à la fin de l'ouvrage.

La pleine lune et son illumination des opérations du Soleil et de la Lune

L'auteur ou compilateur de ce manuscrit, Alī ibn Sālim ibn Muhammad, se présente comme un étudiant de Dāwūd al-Antāki et attribue ensuite le texte présenté à l'illustre scientifique du VIIIe siècle Jābir Ibn Hayyān. Le texte est divisé en trois sections principales suivies d'une conclusion. La première section concerne les mines et aborde l'association entre différentes mines et les corps célestes. La deuxième section concerne les pierres ; la troisième section aborde les plantes et les herbes. Un feuillet supplémentaire y est joint présentant certaines informations non contenues dans le traité lui-même. Le présent manuscrit, achevé en Dhu al-Qa’ida de l'an 1300 après l'Hégire (septembre 1883), n'est pas particulièrement ancien. Le manuscrit original était dans la bibliothèque de Khedive Mustafa Pasha.

Le livre des propriétés des pierres précieuses

La page de titre identifie ce manuscrit comme étant une copie du Kitab khawas al-jawāhir (Le livre sur les propriétés des pierres précieuses), écrit par Yaqūb ibn Ishāq al-Kindī au IXe siècle. L'ouvrage est composé de 25 chapitres intitulés « Connaissances des gemmes en général », « Connaissance des rubis », « Connaissance des émeraudes », « Connaissance des lapis », etc. Chacun de ces chapitres fournit les informations de base propres à ces pierres précieuses et à leurs propriétés, telles qu'elles étaient comprises à l'époque. Les informations liées à la tarification des gemmes et à l'emplacement des mines grandit l'intérêt de l'ouvrage. Le manuscrit contient également un ouvrage séparé sur les minéraux écrit par al-Kindi et intitulé Kitāb fi al-ahjār (Le livre des pierres).

Santa María Ixcatlán (Mexique)

Cette carte de Santa María Ixcatlán dans l'actuel État d'Oaxaca, au Mexique, est issue de la collection Relaciones Geográficas de la collection latino-américaine de Benson de l'Université du Texas, à Austin. Datées entre 1578 et 1586, les Relaciones Geográficas représentent les réponses à des questionnaires émis par la Couronne d'Espagne en 1577 et demandant des informations à propos des territoires espagnols des Amériques. Les questionnaires traitaient des sujets tels que la démographie, l'administration politique, les langues parlées, la physionomie des terres et la végétation. La Couronne reçut 191 réponses à ces questionnaires. Parmi les 167 réponses dont l'existence est connue, 43 font partie de la collection latino-américaine de Benson. Les autres sont conservées aux Archives générales des Indes à Séville et à l'Académie royale d'histoire à Madrid. Les « relaciones » contiennent des informations historiques, culturelles et géographiques importantes concernant la Nouvelle-Espagne au cours du XVIe siècle. Bon nombre de questionnaires sont accompagnés de cartes et d'illustrations. Celles-ci transmettent des informations à propos de sujets tels que l'économie coloniale et l'expansion de la religion européenne en Nouvelle-Espagne et font l'objet de l'étude de l'histoire de l'art et de l'enluminure latino-américaine. Cette carte, datée du 13 octobre 1579, contient des commentaires en espagnol.

Cholula (Tlaxcala, au Mexique)

Cette carte de Cholula dans l'actuel État de Puebla, au Mexique, est issue de la collection Relaciones Geográficas de la collection latino-américaine de Benson de l'Université du Texas, à Austin. Datées entre 1578 et 1586, les Relaciones Geográficas représentent les réponses à des questionnaires émis par la Couronne d'Espagne en 1577 et demandant des informations à propos des territoires espagnols des Amériques. Les questionnaires traitaient des sujets tels que la démographie, l'administration politique, les langues parlées, la physionomie des terres et la végétation. La Couronne reçut 191 réponses à ces questionnaires. Parmi les 167 réponses dont l'existence est connue, 43 font partie de la collection latino-américaine de Benson. Les autres sont conservées aux Archives générales des Indes à Séville et à l'Académie royale d'histoire à Madrid. Les « relaciones » contiennent des informations historiques, culturelles et géographiques importantes concernant la Nouvelle-Espagne au cours du XVIe siècle. Bon nombre de questionnaires sont accompagnés de cartes et d'illustrations. Celles-ci transmettent des informations à propos de sujets tels que l'économie coloniale et l'expansion de la religion européenne en Nouvelle-Espagne et font l'objet de l'étude de l'histoire de l'art et de l'enluminure latino-américaine. Cette carte datée de 1581 comprend des commentaires en nahuatl (langue des Aztèques) et en espagnol.

Bienvenue à Rainbow Springs

« Bienvenue à Rainbow Springs » est un exemple de représentation réalisée par les guides touristiques traditionnels aux sources naturelles de Floride, qui furent les premières attractions à être largement mises en avant par l'État, lui-même une destination touristique depuis longtemps. Le discours est à la fois un message de bienvenue, une chanson folklorique et une histoire à dormir debout qui montre à quel point les Afro-américains étaient partie intégrante du tourisme des premières heures en Floride. Le style d'interprétation rappelle les chansons et numéros d'acteurs blancs déguisés en Noirs des années précédentes. Skipper Lockett, le capitaine du bateau de Rainbow Springs, récite sa scène tout en guidant le tour en bateau à vision sous-marine. Ce morceau fut enregistré le 4 mai 1956 par Foster Barnes du Stephen Foster Center au Festival folklorique de Floride de 1956 à White Springs.