Under Four Flags

Description

Le film présenté ici est le troisième film de guerre officiel de la Première Guerre mondiale du gouvernement des États–Unis, produit en 1919 par le Corps des signaleurs de l'armée américaine. D'une durée de 25 minutes, cette réalisation en noir et blanc fut tournée sur place, principalement en France, du milieu à la fin de l'année 1918. Des équipes de la Section photographique, composées d'un cadreur d'images animées, d'un cadreur d'images fixes et d'assistants, étaient rattachées à chacune des divisions de l'American Expeditionary Force. L'image est saccadée et, sur le plan visuel, de qualité inégale. Toutefois, le film, sans recourir à la mise en scène, fait part avec une grande instantanéité de la dévastation et de la mort, de la camaraderie, du drame, de l'attention des soins infirmiers, des petits chars d'assaut de l'époque, appelés « baby tanks », et de la vie quotidienne des soldats américains « là–bas ». Il montre les champs désolés de Belgique et de France, les longues lignes de troupes en marche, des moments des batailles du bois Belleau et de Château–Thierry en juin 1918, ainsi que le président Poincaré et le général Mangin français inspectant les trophées allemands saisis. Une légende indique : « Un ferrailleur pourrait faire fortune ici ! », faisant référence à de grandes quantités d'armements ennemis abandonnés. On voit également une partie de la ville de Saint–Mihiel, qui fut le théâtre d'un triomphe américain majeur à la mi–septembre, et les suites de la victoire avec les anciens combattants français défilant dans les rues du village. Les généraux Foch, Haig, Diaz et Pershing apparaissent tous brièvement. Plusieurs légendes déclarent : « La démocratie est victorieuse ! La bonne nouvelle arrive ». Les titres des journaux annoncent la paix. Le film montre le président Woodrow Wilson et les défilés de la victoire à Washington. Il se termine avec ces mots : « Le tonnerre des canons a cessé. Les jours et les nuits sont redevenus paisibles de l'autre côté des mers. . . . Ici, depuis notre patrie, nous regarderons le soleil levant et, dans sa lueur, nous verrons les navires revenir vers l'ouest avec à leur bord les soldats qui nous avaient quittés. . . . L'histoire se rappellera qu'ils aidèrent à libérer le monde et à maintenir la flamme ardente de l'esprit de la Démocratie ».

Dernière mise à jour : 14 novembre 2017