Trois chansons de nô : Takasago, Kamo, et Kantan

Description

Ce grand livre manuscrit date du milieu de la période Edo (1600–1867). Le titre se trouve sur la page de garde, après la deuxième de couverture. L’ouvrage contient le livret et les notations musicales de trois chants ou chansons de nô, Takasago, Kamo et Kantan, accompagnés de six illustrations couleur d’acteurs de nô. Le papier comporte des motifs à la peinture dorée sous le texte. Le nô, une forme classique de théâtre musical japonais, s’est développé au Moyen Âge. Les acteurs, les chœurs et les musiciens apparaissent tous ensemble sur scène. La musique, comme le mouvement, est réduite à sa plus simple expression afin de créer une atmosphère simple, intense. Takasago est un chef-d’œuvre de Zeami (1363–1443) qui établit le nô en tant qu’art théâtral classique. Il s’agit de l’histoire de la rencontre d’un prêtre Shinto avec les esprits de deux arbres anciens, l’un à Takasago, dans la province de Harima, et l’autre dans la province de Settsu. Les esprits révèlent qu’ils sont mari et femme, et que malgré la grande distance qui les sépare, leurs cœurs sont unis. Kamo est généralement attribuée à Konparu Zenchiku (1405–1469 environ), qui continua de développer le théâtre de nô après Zeami. Kamo raconte les origines du sanctuaire de Kamo, à Kyoto, avec des chants de grâce et de gloire. Kantan est une fable d’illumination morale, basée sur Zhenzhong ji (Récit au sein d’un oreiller), un conte chinois de la dynastie Tang (618–907). Un jeune homme s’assoupit dans une auberge après avoir emprunté un oreiller magique et rêve d’une vie glorieuse, au cours de laquelle il règne durant 50 ans. En se réveillant après ce bref rêve, il comprend que c’est la vie même qui est courte est fragile.

Dernière mise à jour : 14 février 2012